RAPPORT DE CONTEXTE EN ITURI 1998-2006
A. BREVE PRESENTATION
L’Ituri est l’une de cinq principales subdivisions de la Province Orientale. Situé à l’extrême Nord-Est de la RDC, sur le parement occidental du Lac Albert, il s’étend sur une superficie d’environ 65.658 Km2. Il partage ses frontières avec deux pays, à savoir : l’Ouganda et le Soudan ; il a, en son sein, cinq Territoires administratifs, qui sont : Aru, Djugu, Irumu, Mahagi et Mambasa. Sa population, majoritairement jeune, était estimée, en 1995, à environ 1.750.000 habitants. A ce jour, ce chiffre pourrait être revu à entre 4 et 4,5 millions. La population de Ituri est composée des Pygmées, des Bantous, des Nilotiques, des Hamites et des Soudanais. Ses deux plus importantes ethnies, les balendu et les bahema, sont continuellement en conflit et même, de fois, en guerre ouverte, depuis plusieurs décennies notamment au cours du règne de Mobutu. Ces deux ethnies sont continuellement dans ce qu’on peut appeler « une guerre de leadership » en ce sens que chacune d’elles lutte pour occuper les postes de responsabilité les plus hautes en Ituri.
On note, qu’à cause des multiples guerres inter-ethniques que ce district a connues et subies, il y a une quasi-paralysie des activités économiques essentielles à la base. Le tissu économique a été complètement détruit, le réseau routier y est presque inexistant (comme dans tout le reste du pays, d’ailleurs), il y a difficultés d’accès aux soins de santé, à l’information, à l’école... A cela s’ajoute l’inexistence des institutions étatiques dans tout le domaine social et un faible fonctionnement des instances judiciaires, affaiblies par des guerres de positionnement, le manque d’effectifs suffisants en termes de personnel judiciaire, l’appauvrissement des populations devenues incapables d’accéder économiquement à la justice…
Sur le plan touristique, une étude de Radio Okapi[1], émettant à Kinshasa, rapporte que le tourisme, qui faisait jadis la fierté de l’Ituri, a complètement sombré dans le noir. Certains sites on été détruits, et d’autres sont occupés par des hommes en armes. Les voies d'accès sont insécurisées. Jadis, on faisait beaucoup de recettes et plusieurs visiteurs venaient visiter le site de Moyo, la chaîne de Mont-bleu, la réserve de faune à Okapi et Kulu ainsi que les beaux paysages du Lac Albert. C’était une industrie très rentable pour l’Etat »
L’Ituri est l'une des régions les plus riches du Congo avec des réserves en or, en diamants, en coltan, en bois et en pétrole. Les gouvernements étrangers, leurs soldats et de nombreux autres acteurs qui leur sont liés de façon officieuse, le régime de Kinshasa (entre 1996 et 2003) ont toujours cherché à jouir de ces ressources nombreuses et à forte valeur.
B. EVOLUTION DU CONTEXTE
Sur le plan politique et sécuritaire
L’Ituri a connu ses véritables premiers conflits armés au cours de premières années du règne de Mobutu. Aucune de deux ethnies majoritaires (bahema et balendu) n’a jamais toléré la désignation d’un membre de « sa rivale » à un haut poste de responsabilité politique locale. Ce conflit a été longtemps exploité sur le plan politique par le régime avec le principe « diviser pour mieux régner. » Le régime de Kinshasa pouvait aisément affaiblir toute opposition politique par des nominations tendant à favoriser tantôt l’une tantôt l’autre de ces deux ethnies, presque en les opposant l’une à l’autre, selon l’enjeu politique en place. L’Ituri est, à cet effet, une contrée en continuel processus de paix depuis plusieurs décennies.
Pendant que le règne de Mobutu sonnait le glas, après une première guerre en 1996, dite de « libération », menée par Laurent Désiré Kabila, la deuxième guerre qui a commencé en 1998 a eu le mauvais mérite de transformer Ituri en un enjeu politique, économique et sécuritaire ou mieux en une poudrière de guerres d’intérêts politiques, sécuritaires et économiques, attisées par la base ethnique. La guerre de 1998 a opposé, sur le sol congolais, la RDC, soutenue par l'Angola, le Zimbabwe et la Namibie à plusieurs mouvements insurrectionnels, à leur tour soutenu par l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi. Tous ces mouvements insurrectionnels locaux soutenus par des armées étrangères n’ont pu être sélectionnés que sur base de l’élément ethnique. En 1999, les principaux protagonistes au conflit ont signé le protocole d’accord de paix de Lusaka, qui a permis le déploiement, une année plus tard (en 2000), d'une force des Nations Unies, MONUC, d’abord comme force d’observation, ensuite comme force d’imposition de la paix. L’échec de ce protocole dû au fait de n’avoir pas été respecté par les protagonistes au conflit, a fait resombrer le pays et même l’Ituri, dans une scission de fait avec des mouvements insurrectionnels, contrôlant chacun une partie du territoire. Il y avait presque autant de « Républiquettes » qu’il y avait des armées opposées les unes aux autres. Pire, les mouvements rebelles eux-mêmes se divisaient au sein d’eux-mêmes, ce qui rendait encore plus compliqué le processus de négociations.
En 1999, Wamba Dia Wamba, évincé de la présidence du RCD/Goma, a pu créer le RCD/ML, aile séparatiste, au sein duquel, trois ans plus tard, lui-même a été militairement chassé par Mbusa Nyamwisi, devenu le nouveau patron du mouvement séparatiste. Le point culminant des affrontements militaires en Ituri a été dont observé entre 2000 et fin 2002, pendant que le RCD/ML avait déplacé sa base de Kisangani à Bunia et cherché militairement à attaquer Wamba dia Wamba. Ces affrontements ont chaque fois exploité la donne ethnique : Wamba s'appuyant sur les balendu et Mbusa Nyamwisi, avec à ses côtés, un muhema[2] d’une certaine notoriété dans les affaires, John Tibasima, sur les bahema. Des milices sur place ont pu manifester leur adhésion à l’un ou l’autre mouvement insurrectionnel sur base ethnique. Après avoir militairement vaincu Wamba par le biais des bahema, Mbusa a cherché à rétablir un équilibre entre les deux ethnies. Il a ainsi approché les bahema puis, pour ne plus donner lieu à contestation entre les deux ethnies lors des désignations des cadres à des postes de responsabilité politique, il a nommé, en 2002, Jean-Pierre Molondo Lompondo, un kasaïen, au poste de gouverneur de Ituri ; poste tant convoité par l’une et l’autre de deux ethnies d’autant puis qu’il permettait à la fois de prendre le contrôle des forces militaires du RCD/ML.
Ce fut un nouvel élan de scission au sein du mouvement issu du RCD/Goma, parce que ceci a permis de limiter les ambitions politiques et militaires de Thomas Lubanga, un muhema, membre du RCD/ML et qui en assumait les fonctions de ministre de la défense, avant de créer sa propre milice. Lubanga a fait scission d’avec le RCD/ML en quelques mois plus tard en 2002, fondant son départ sur le manque de confiance entre lui et Mbusa Nyamwisi qui l’avait accusé d’avoir été à la base d’un attentat contre lui en assassinant, au cours de la même année, un de ses gardes rapprochés. Il y a eu des affrontements militaires entre les troupes fidèles à Mbusa et celles fidèles à Lubanga, regroupées au sein d’un nouveau mouvement appelé « Union des Patriotes congolais » en abrégé « UPC », avec comme base à Mandro, bourgade située à quelques Kms de Bunia. Dans leur guerre de leadership sur Ituri, les deux armées ont commis énormément de crimes graves contre la population civile, notamment contre les femmes et les enfants, une fois encore en exploitant la donne ethnique.
Les négociations inter congolaises ont commencé en 2002, à Sun City. Lubanga y a exploité à fond le discours « Ituri aux Ituriens » contre Mbusa, un ressortissant de l’autre province du Nord-Kivu (le présentant donc comme un étranger par rapport à Ituri) Une fois encore c’était l’usage de la donne régionaliste et ethnique pour abattre un adversaire politique et militaire. Par ce slogan, il a pu obtenir dans l’accord que Ituri devienne une entité administrative autonome à l’issue de la guerre. L’objectif était d’éloigner les non natifs d’Ituri de la sphère du pouvoir sur place. Ainsi, plus tard, le gouverneur Molondo (originaire du Kasaï) sera accusé de favoriser les balendu au détriment des bahema du fait d’avoir contribué à intégrer formellement une milice balendu dans les rangs des forces militaires du RCD/ML.
Les négociations de Sun City ont pu donner lieu à de nouvelles structures politiques mettant en exergue deux de plus importants mouvements insurrectionnels (le MLC – Mouvement de Libération du Congo et le RDC/ML - Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Mouvement de libération) ainsi que le gouvernement de Kinshasa. La faiblesse de cet accord dit « Accord de Sun City » était qu’il n’avait pas connu l’adhésion d’un autre mouvement insurrectionnel, non de moins importants, le RCD/Goma (Rassemblement Congolais pour la Démocratie, dont le siège était à Goma, dirigé par Azarias Ruberwa), alors lourdement soutenu par le Rwanda.
Un rapport de HRW[3] démontre que jusqu'en avril 2002, le gouvernement de Kinshasa a joué un rôle mineur en Ituri mais qu’avec l'Accord de Sun City, il a cherché à avoir plus d'influence dans des zones du Nord-est du Congo, nominalement sous contrôle du RCD-ML, de fait occupées par l'armée ougandaise. Contrairement à l'Ouganda qui avait suffisamment manipulé plusieurs liens politiques locaux pour asseoir son pouvoir sur place, Kinshasa avait travaillé avec le RCD-ML et à travers lui, sur les balendu, les bangiti et quelques autres groupes locaux minoritaires. Dans ce jeu d’alliances, l’exclusion des bahema a terni la crédibilité de Kinshasa et d'autres qui leur étaient alliés. Une nouvelle fois il s’est agi d’une crise où la donne ethnique a été exploitée par des personnes au pouvoir.
Lorsqu'en novembre 2002, Museveni (sous la forte pression de Kinshasa et de la communauté internationale) avait signifié à ses marionnettes congolaises Mbusa et Lubanga que le temps de la paix était venu2, Lubanga a opté pour une alliance avec le rival de Museveni, Kagame. Le 6 janvier, Lubanga concluait un «accord de coopération militaire, économique et politique» avec les rebelles pro-rwandais du RCD-Goma. Un rapport sur la situation de l'Ituri, émanant de la coordination des ONG européennes au Congo, précise: «Les forces rwandaises, qui était absentes de l'Ituri depuis 1998, appuient ouvertement l'UPC. Au mois de février 2003, elles auraient acheminé à Mongwalu environ 50 hommes par jour par petits porteurs, à partir de Goma. Le 9 mars 2003, environ 10.000 militaires du RCD et de l'APR ont commencé l'attaque des territoires de Beni et Lubero en vue de faire la jonction avec l'UPC en Ituri. Cette attaque avait été préparée à Vitshumbi et à Bwito par des hommes de Kigali, notamment le général Alexis Kagame de l'armée rwandaise.» Cette nouvelle alliance constituait une menace directe pour l'Ouganda. Les armées ougandaise et rwandaise avaient en effet mené ouvertement trois guerres depuis 1999 sur le territoire congolais afin d'acquérir le contrôle de la riche ville diamantaire de Kisangani. La tentative de Kagame de contrôler toute la région frontalière entre l'Ouganda et le Congo était dès lors une véritable déclaration de guerre pour Museveni . Durant les mois de février et d'avril, on s'attendait à une guerre entre l'Ouganda et le Rwanda en Ituri. Le 6 mars 2002, les troupes ougandaises ont chassé Lubanga de la ville de Bunia[4].
Dans un effort de pacifier le pays et donc l’Ituri, devenu un territoire d’affronts de plusieurs armées y compris des armées étrangères, des pressions de la communauté internationale et des efforts diplomatiques dans la région des Grands Lacs ont abouti à des accords successifs entre la RDC et le Rwanda en 2002, entre la RDC et le Burundi et entre la RDC et l’Ouganda en septembre 2002, soit deux mois après la signature de l’accord entre la RDC et le Rwanda. Ces trois pays étaient connus comme principaux parrains des mouvements insurrectionnels, notamment en Ituri. L’objectif était donc de les désengager le plus possible du conflit pour affaiblir, par voie d’effet, les mouvements insurrectionnels qui bénéficiaient du soutien de ces armées et les amener à accepter l’échec de la guerre avec l’exigence de faire la paix. C’est ainsi que, plus tard, l’accord global et inclusif, qui a abouti à la formation d’un gouvernement et des institutions politiques issues des composantes naguère belliqueuses, a pu être signé.
Même l’implication de certaines armées étrangères aux côtés des mouvements rebelles dans Ituri a pleinement exploité la donne ethnique, pour l’exploitation illégale des richesses naturelles de la place. Dans une lutte de leadership sur la partie Nord-est du pays, le Rwanda et l’Ouganda s’étaient militairement affrontés à Kisangani en mai 2002. Cette division en a rajouté à la complexité des alliances militaires locales, offrant parfois de nouvelles opportunités aux groupes locaux pour qu’ils opposent l’une des puissances les soutenant à une autre. On note aussi, pour illustrer l’exacerbation de la donne ethnique par des armées étrangères, que connaissant le grand attachement de ces deux ethnies à la propriété foncière, l'armée ougandaise, qui avait des territoires entiers sous son contrôle en Ituri, avait cillement créé un conflit foncier entre les deux ethnies dans les zones sous son contrôle. Il s’était impliqué dans un conflit foncier entre les groupes ethniques bahema et balendu en 1999 jusqu'à son opération conjointe avec les milices balendu et bangiti pour déloger les bahema de Bunia en mars 2003. La propriété foncière est donc une question presque taboue en Ituri.
L’Ouganda avait déployé nombre de ses troupes combattantes sur Ituri pour soutenir, entre autres, Mbusa Nyamwisi. En début 2003, il avait décidé d’augmenter les effectifs de ces troupes, avec pour motif récurrent, la sécurité à ses frontières. Même en dépit de l’Accord global et inclusif qui venait d’être signé par les parties essentielles au conflit (du moins celles qui l’avaient accepté), la guerre en Ituri s'était intensifiée. Il est clair que la dispersion de l’armée de Mobutu et l’appui militaire de l’Ouganda et du Rwanda y avaient facilité une dissémination intense d’armes de guerre. C’est ce qui y explique entre autres la recrudescence quasi régulière des conflits armés. Néanmoins, avec les pressions de la communauté internationale, en juin 2004, les autorités ougandaises ont pu maîtrisé Lubanga et huit de ses coéquipiers pendant qu’ils étaient de passage à Kampala, puis les ont livrés au gouvernement de Kinshasa qui les avait assignés à résidence.
Dans une tentative de résoudre le problème de sécuritaire et de motiver les chefs rebelles à se désintéresser des guerres, Joseph Kabila a signé un décret en 2004 accordant des postes de général dans la nouvelle armée congolaise intégrée à six chefs de groupes armés de l’Ituri. Ce même décret a accordé des postes et des grades à trente-deux autres membres d’anciennes milices. Les divisions au sein du gouvernement de transition au sujet des ces nominations, n’ont pas empêché les nouveaux nominés de rejoindre les rangs de l’armée avant d’être, pour la plupart d’entre eux, rattrapés par la justice pour les crimes dont ils sont chargés. Cette intégration de criminels de guerre présumés dans l’armée, à des postes de haut rang avait été dénoncée par HRW et plusieurs autres organisations internationales de défense et de promotion des droits de l’homme. Par exemple, après l’assassinat de neuf soldats de la MONUC en Ituri en février 2005, le gouvernement de transition avait arrêté Floribert Njabu, Thomas Lubanga et une poignée d’autres commandants de haut rang en Ituri. Puis les a traduit en justice.
En février 2005, après l’assassinat de plusieurs casques bleus déployés sur place, la communauté internationale à travers plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des NU et la MONUC ont mis beaucoup de pression sur les groupes armés pour leur désarmement. C’est ainsi qu’une structure gouvernementale chargée du désarmement, de la démobilisation des troupes et de la réinsertion des personnes démobilisées (DDR) a pu voir le jour. Le gouvernement de transition a pu rétablir les structures administratives locales et a nommé des administrateurs ayant plus ou moins des liens avec les groupes armés locaux.
A ce jour, il y est même signalé la continuation du recrutement d’enfants pour être enrôlés, par force, dans des troupes combattantes des milices qui continuent à opérer en toute impunité. Plus d’une dizaine de mouvements insurrectionnels continuent donc à commettre des crimes graves. On ne peut pas affirmer avec exactitude le niveau de soutien que continuent à avoir les groupes insurrectionnels locaux de la part des anciens chefs militaires et politiques membres des institutions en place. Mais une moue de prudence et une analyse de terrain font nettement croire que les milices qui continuent à sévir en Ituri pourraient avoir un subtile soutien de la part de certains d’entre eux en même temps que de certains des hommes d’affaires congolais ou même étrangers.
Sur le plan social et économique
Le contexte social et économique de l’lturi est dominé par une paupérisation observable, une destruction totale du tissu économique par le départ de nombre d’investisseurs qui y opéraient avant la guerre ouverte de 1999-2002, une déliquescence des institutions sanitaires et éducatives (hôpitaux et écoles), le défaut du pouvoir d’achat de la population amenant presque la majorité de cette population à la mendicité, faute d’emplois ; et même à l’adhésion de plusieurs jeunes désœuvrés à des groupes de bandits opérants dans l’opacité totale.
Faute d’emplois, des jeunes désœuvrés ont commencé à manifester leur adhésion à des mouvements insurrectionnels vers les années 2000. L’Ouganda et le Rwanda, pour favoriser l’exploitation illégale des ressources naturelles en Ituri, ont fourni leur assistance à nombre de milices locales, les aidant à se lancer, s'armer et se former. Avec tous ces jeunes désœuvrés et désormais ambitieux de devenir des chefs militaires ou d’acquérir une force qui fait qu’on les craigne, le soutien de l’Ouganda et du Rwanda ne pouvait donc pas manquer de preneur. Mais ce soutien a été irrégulier et déterminé par les intérêts des offreurs. Pour faciliter l’exploitation des ressources naturelles, ces deux pays, particulièrement l’Ouganda, tenaient à placer à la tête de Ituri, un « collabo », puisque les milices créées n’apportaient toujours pas la garantie voulue pour une l’exploitation paisible. Elles la mettaient en péril du fait de l’insécurité qu’elles ont, par la suite, créée.
Peu de temps après la signature de l'Accord de Sun City en 2002, les autorités de la RDC ont repris le contrôle des ressources de l'Ituri. Elles ont octroyé une licence exclusive d'exploration pétrolière à la compagnie Canado-Britannique Heritage Oil Company pour la région située sur le côté RDC de la vallée Semliki. Ceci a rapporté de l'argent frais et a établi un important précédent pour les marchés futurs sur l'exploitation des ressources. Il n’a, par contre, rien fait pour affirmer l'autorité de Kinshasa sur la zone, toujours à cause de l’exacerbation de la donne ethnique qui jouait contre Kinshasa (par le fait que les bahema se sentaient exclus du pouvoir)
Un certain nombre de rapports indépendants dont ceux produits par le Groupe d'experts des Nations Unies et ceux d'organisations internationales non-gouvernementales ont recueilli des informations sur le lien entre le conflit en RDC et l'exploitation des ressources naturelles. Les statistiques commerciales montrent combien l'Ouganda avait profité des richesses de la RDC. Les exportations d'or par l'Ouganda ont plus que doublé après que ses forces armées eurent entré en Ituri. Cet accroissement de production de l’or a coïncidé avec un fort déploiement de troupes ougandaises dans les zones minières de Ituri comme aux abords de Kilo Moto, décrit comme l'une des mines d'or les plus productives du Congo. Une étude plus éloquente démontre comment l’Ouganda qui n’avait fait aucune exportation de diamants une décennie avant, avait fini, de 1997 à 2000, par exporter entre 2 000 et 11 000 carats. Selon cette étude, en 2001, des diamants pour une valeur totale estimée à $3,8 millions ont été exportés par l’Ouganda.
Le rapport final du Groupe des experts des Nations Unies sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres formes de richesse en RDC, publié en octobre 2002 conclut qu' « un réseau d'élite de soldats ougandais, d'officiels et de politiciens, de rebelles locaux et d'entreprises internationales ont pillé le Congo pour leur propre bénéfice et pour financer la guerre. » Une fois encore, en exploitation de la donne ethnique, le rapport affirme que « ce réseau comprenait des hommes d'affaires bahema comme la famille Savo en Ituri. Le frère de Museveni, Salim Saleh et l'ancien Major de l'armée ougandaise, le Général James Kazini ont été identifiés comme étant les responsables du réseau, utilisant l'armée ougandaise et diverses milices rebelles comme leur force d'exécution personnelle à des fins commerciales »
Les autorités rwandaises auraient également espéré profiter de l'or de l'Ituri. L'UPC de Lubanga aurait été prêt à aider le Rwanda à obtenir une part de l'or extrait de Mongbwalu mais s'est trouvé dans l'incapacité de le faire lorsque ce groupe a perdu le pouvoir à Bunia. Le pétrole n’a commencé à y être exploité aussi qu’avec la collaboration des milices. En 2002, Heritage Oil Company aurait commencé à prendre contact avec des chefs locaux en Ituri, dont plusieurs à Burasi ainsi qu'avec le Chef Kahwa de Mandro. Pour preuve, le rapport du panel des Nations Unies cite le chef Kahwa qui avait déclaré : « J'ai été contacté par les Canadiens de la compagnie pétrolière qui sont venus me voir. Je leur ai dit qu'ils ne pourraient commencer à travailler en Ituri que quand j'aurais pris Bunia à l'UPC. » Des observateurs locaux et internationaux craignant pour l’avenir de cette partie du pays ont pu affirmer qu’ « en Ituri, on est dans une guerre du pétrole ». Cette guerre n’est pas finie, à ce jour. Nombre d’investisseurs expatriés continuent à être alléché par l’exploitation de l’or, de diamants et du pétrole de Ituri. Plusieurs rapports d’organisations internationales[5] y déplorent, des contrats léonins passés entre le gouvernement et des groupes industriels étrangers et recommandent qu’ils soient revus pour l’intérêt de la RDC.
La situation, bien qu’ayant connu quelques avancées sur le plan judiciaire, n’a pas beaucoup changé en ce qui concerne la sécurité de façon générale. Un rapport du mois d’août de la section DH/MONUC, renseigne, par exemple, qu’une jeune fille de 17 ans aurait été sérieusement blessée par fusil lors d’une attaque menée par 30 miliciens armés, probablement des bangity à Mangiva, à 75 km au sud de Bunia, le 20 août 2006. La victime aurait été blessée quand sa maison a été attaquée, alors qu’elle tentait de se cacher. Les auteurs auraient tiré sur la porte d’entrée et l’auraient atteinte par balle. La victime est complètement défigurée. Son nez, sa lèvre supérieure et les incisives sont déformes. Les auteurs auraient incendié la maison voisine avant de quitter le village. Le même rapport fait état du fait que le 30 août 2006, les habitants du groupement de Aluru - 7 km ouest de Ameri, qui est à 30 km Sud de Aru – auraient été pillés par un groupe de 51 personnes armées dont 4 femmes. Ce groupe armé est supposé appartenir à la LRA. Lors de leur incursion, deux de ces éléments armes ont sérieusement battu une femme. Sur le plan politique, la MONUC reste fortement impliquée dans le désarmement des milices. En Milieu du mois de septembre 2006, la MONUC a appuyé le voyage des représentants du FNI venus à Kinshasa à la rencontre de ses observateurs militaires pour définir le processus exact de leur désarmement. Il reste que des mesures concrètes à ce propos sont attendues du gouvernement. Le nombre des miliciens qui se sont rendus dans le district de l'Ituri depuis le 1er juin, avec l’appui de la MONUC, est estimé à 4.826.
Sur le plan judiciaire
L’Ituri est souvent décrit comme la partie la plus ensanglantée du Congo[6]. Sa population a été l’objet de graves atrocités commises par des groupes armés rivaux. Des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité y ont été commis à la suite d’abus systématiques des droits de l’homme. La justice est un besoin profond dans cette partie du pays, à la fois pour aider à reconstruire la société et pour s’assurer que ceux qui ont commis et qui continuent de commettre des abus des droits de l’homme ne sont plus libres de le faire[7]. Les parquets ne sont pas encore suffisamment préparés pour enquêter sur les crimes graves commis en Ituri. Ils ne sont pas non plus outillés en personnel et en matériel pour faire face à la petite délinquance qu s’y est développée en marge des activités des milices. Dans ces conditions, et dans l’absence d’une expertise policière, les magistrats ont soit besoin d’un temps excessivement long pour terminer leur instruction dans chaque dossier, soit leurs enquêtes resteront bâclées et incomplets.
La lutte contre l'impunité y a connu quelques développements positifs mais toujours insuffisants à cause notamment d’une faiblesse institutionnelle du système judiciaire et le manque d’une volonté plus affirmée sur le plan politique. La faiblesse du système judiciaire à enquêter et à poursuivre en justice toutes les violations graves des droits de l’homme commis en Ituri est évidente. Pour quelques avancées, on note le fait qu’en février 2005, Thomas Lubanga ait été déféré à la CPI pour y être poursuivi pour les crimes commis en Ituri. De même les tribunaux militaires congolais ont démontré une certaine volonté de faire application du Statut de Rome en poursuivant certains crimes à caractère international.
La plus grande avancée sur le plan judiciaire est certes le fait que le 02 août 2006, le tribunal militaire du district de l’Ituri a condamné Yves Kahwa Panga Mandro, chef milicien du groupe rebelle PUSIC. Kahwa Panga est le tout premier chef milicien de l’Ituri poursuivi et jugé (en Ituri même) par une juridiction congolaise pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, conformément au Statut de Rome. Le procès a commencé le 11 juillet. Kahwa était poursuivi pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre pour avoir, en 2002, lors d’une attaque de ses éléments contre la localité de Zumbe, incendié un centre de santé, des écoles, des églises. Ces attaques avaient occasionnés plusieurs morts. Il était aussi poursuivi pour avoir créé un mouvement insurrectionnel dénommé PUSIC (Parti pour l'unité et la sauvegarde de l'intégrité du Congo) en 2002, mais qui déstabilise continuellement la région par ses éléments armés qui ne sont autre que des milices. Il était également poursuivi pour importation d’armes de guerre et pour avoir distribué ces armes à ses éléments combattants. Il était finalement poursuivi pour avoir, le 11 mai 2002, assassiné un ancien Administrateur du Territoire en mission dans le fief où ses troupes étaient opérationnelles. Le tribunal militaire l’a ainsi condamné à : 10 ans de servitude pénale pour mouvement insurrectionnel ; 20 ans de servitude pénale pour détention illégale d’armes de guerre ; 20 ans de servitude pénale pour crime contre l’humanité ; 20 ans de servitude pénale pour crime de guerre ; 20 ans de servitude pénale pour assassinat ; 15 ans de servitude pénale pour coups et blessures aggravées. Kahwa a été immédiatement déchu de ses droits politiques pendant 15 ans par la même décision judiciaire.
Il est évident que l’insécurité qui continue à régner en Ituri reste aussi un frein aux activités judiciaires. A cause de l’état précaire de la sécurité, la justice à Bunia ne peut pas compter, par exemple, sur une collaboration efficace de la population, en terme de témoignage au cours des enquêtes des magistrats. Un rapport de HRW[8] affirme que « les témoins potentiels refusent de déposer, invoquant les limites de la MONUC et son incapacité à établir la sécurité sur tout le territoire de Ituri. Ils citent également les menaces dirigées contre les juges eux-mêmes, comme celles contenues dans des tract déposés dans des bureaux des juges, leur promettant la mort et envisageant de mettre le feu sur le palais de justice. » La peur de témoigner prive donc les magistrats des moyens d’enquêter sur les crimes commis en Ituri. On peut considérer ce fait comme un autre limite aux activités judiciaires sur place. D’après un magistrat cité par HRW, « la plupart des victimes qui déposent refusent ensuite de signer leurs déclarations qui ne peuvent de ce fait être utilisées au tribunal. » En somme cette peur de témoigner se justifie par une présence encore très active des milices armées.
C. LES SEIGNEURS DE GUERRE FACE AUX DROITS DE L’HOMME
Sur le plan de la liberté d’expression, l’intolérance est palpable. Un collaborateur de l’AFP, Acquitté Kisembo, est porté disparu depuis 2003 en Ituri et tout laisse penser qu’il a été assassiné par des miliciens du secteur. Et même aujourd’hui, les différents rapports des organisations de défense des droits de l’homme continuent à être alimentés par des exactions, vols, viols, prises d’otages, dont sont de jour en jour victimes les populations en Ituri. Actuellement la plupart de ces exactions et actes de banditisme sont imputés aux FARDC, à la « garde républicaine » (ex GSSP) et à certaines milices qui continuent à y opérer en toute impunité
Les multiples violations des droits de l’homme, notamment ceux des enfants et des femmes en Ituri sont allées croissantes : massacres, viols, enlèvement, tortures sexuelles, arrestations arbitraires et détentions illégales, déplacements forcés, enrôlements forcés dans des troupes combattantes …Les enfants ont été à la fois des victimes et des auteurs instrumentalisés de toutes ces atrocités contre eux-mêmes ainsi que contre d’autres personnes. Pour comprendre comment cela a pu se systématiser, un rapport de HRW établit qu’en Ituri, 75% des 1500 militaires de l’UPC (Union des Patriotes Congolais) étaient des enfants de moins de 16 ans (Rapport 2003) Ces enfants n’ont rien appris d’autre que tuer, violer, voler, piller, …
Une recrudescence de la violence s’est faite vers le mois de décembre 2004, lorsque les combattants balendu, alliés du FNI (Front des Nationalistes Intégrationnistes[9]), avaient attaqué des villages bahema en chassant de leurs maisons, environ 200.000 personnes dont les femmes et les enfants.[10] Ils avaient, par la suite brûlé ces maisons avant de s’attaquer personnellement aux personnes chassées.
Dans les provinces de l’Est de la RDC, « On estime qu’au moins 30.000 garçons et filles participent activement aux combats ou sont attachés aux forces ou groupes armés, et utilisés à des fins sexuelles ou pour d’autres services. Presque toutes les filles et certains garçons sont victimes de sévices sexuels de la part de leurs commandants ou d’autres soldats. Les enfants sont fréquemment témoins de graves violations des droits de l’homme à l’encontre des civils ou forcés d’y participer, et se battent souvent en première ligne. »[11]
Au lieu de remédier à cette situation par la démobilisation rapide des enfants enrôlés de force dans les troupes combattantes, le processus global de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) a pris une telle lenteur dans sa mise en œuvre. Le plan d’action pourtant si ambitieux de la CONADER (Commission Nationale chargée du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, n’a pas su être mis en branle à cause de l’inexpérience et des incapacités techniques propres à cet organe gouvernemental. Pire, le suivi de ses activités par l’autorité de tutelle s’avère irrégulier[12].
D’après les chiffres avancés par la CONADER, environ seulement 14.457 des enfants enrôlés dans les troupes combattantes ont pu être libérés et confiés à la garde de certaines organisations chargées de la protection de l’enfance en début de l’année 2006. Un nombre estimé à 2761 de ces enfants étaient des filles, le reste c’était des garçons. Un rapport de l’UNICEF fait remarquer qu’environ 6282 enfants ont pu être démobilisés entre 2003 et 2006 en Ituri. En considération des chiffres donnés, moins de la moitié des enfants enrôlés dans les troupes combattantes on donc pu être démobilisés à ce jour, pendant qu’il est signalé une recrudescence d’enrôlement d’enfants militaires en Ituri et une dissémination d’armes dans cette partie du pays favorisée, entre autres, par les anciens combattants démobilisés, devenus « sans emplois », désœuvrés.
La CONADER a annoncé avoir suspendu, le 7 juillet 2006, ses actions de désarmement et de démobilisation des combattants congolais à cause de l’absence de financement. Dans ce cadre, 18 centres d’orientation ont été fermés le 30 juin 2006 à travers le pays. Elle prévoit néanmoins de mettre en place des équipes mobiles qui pourraient intervenir au cas par cas pour faire face aux conséquences de la fermeture des centres d’orientation jusqu’à nouvel ordre. Le manque de moyens financiers pourrait être lié à plusieurs difficultés rencontrées par la CONADER depuis le lancement du PNDDR, dont des problèmes de gestion de fonds mis à disposition par les donateurs[13].
Situation des chefs miliciens
Ituri a été aussi le théâtre de mauvais traitements des défenseurs des droits de l’homme et leur prise en otage, par moments. Même les officiels n’y ont pas échappé, comme le confirme ce même rapport de HRW, qui cite Kahwa Mandro[14], un autre ancien chef d’une milice local, qui disait, à propos de la prise d’otages du ministre des droits humains et de sa délégation au mois septembre 2002 : « J'ai pris le Ministre des droits humains en otage parce que je voulais trouver un moyen de libérer Lubanga. Je les ai tous pris et après on a négocié la libération de nos amis. J'ai tout planifié moi-même et ça a très bien marché. Lubanga et les autres ont été libérés »[15]
En juin 2005 deux membres de l’organisation MSF-Be ont aussi été pris en orage. Des témoins avaient alors rapporté les avoir vus se faire arrêter et conduire à pied par un groupe d’hommes armés non identifié vers une destination inconnue[16]. On note aussi que même de casques bleus de la MONUC, des militaires régulièrement enrôlés dans l’armée nationale, … ont déjà été victimes d’une prise d’otages en Ituri.
En début de l’année 2005, le chef d’état major congolais a fait nommer cinq anciens seigneurs de la guerre du district d’Ituri, dans le Nord-Est du Congo à des postes de généraux de l’armée régulière. Quatre d’entre eux (Jérôme Kakwavu, Floribert Kisembo, Bosco Taganda et Germain Katanga) sont présumés auteurs de graves atteintes aux droits humains notamment des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à l’Est. Ils sont accusés d’avoir ordonné, toléré ou personnellement commis des massacres ethniques, des meurtres, des actes de torture, des viols, des mutilations et particulièrement des recrutements d’enfants soldats. Selon les estimations des Nations unies[17], le conflit en Ituri a coûté la vie à plus de 60 000 civils dont une grande majorité est constituée d’enfants malades sans soins, abandonnés ou recrutés de force par les milices.
Parmi les chefs miliciens ayant opéré en Ituri et perpétré des violations des droits fondamentaux des enfants et des femmes, on cite :
Germain Katanga (élevé au grade de général dans l’armée congolaise.) Il était le chef des Forces Patriotiques de Résistance de l’Ituri (FRPI). Il a contribué à diriger l’un des plus importants massacres en Ituri, notamment, celui de l’hôpital de Nyakunde en septembre 2002. Sur une période de dix jours, ses combattants bangiti (nom d’un groupe ethnique en Ituri) avaient massacré, avec l’appui de soldats du RCD-ML, au moins 1200 bahema ainsi que d’autres civils pris pour cibles sur la base de leur appartenance ethnique. Germain Katanga a également dirigé des combattants FRPI lors d’autres massacres, notamment ceux de Bunia, Komanda et Bogoro en 2002 et 2003.
Jérôme Kakwavu (nommé général dans l’armée congolaise.) Il était président des Forces Armées du Peuple Congolais (FAPC – Forces Armées de l’UPC). Il est soupçonné d’avoir commis des exécutions sommaires, des actes de torture et des viols. En octobre 2004, les combattants des FAPC sous le commandement de Jérôme Kakwavu ont arrêté 24 civils et les ont maltraités. Deux personnes sont mortes immédiatement et quatre sont mortes quelques jours plus tard de suites de leurs blessures. Entre 2002 et 2004, Jérôme a ordonné que soient publiquement exécutés cinq soldats accusés de crimes sans qu’aucune action judiciaire n’ait été conduite. Dans certains cas, il a lui-même exécuté ces hommes. Les combattants (dont les enfants militaires) aux ordres du commandant Jérôme ont torturé des civils accusés de s’opposer à lui ou de soutenir ses rivaux.
Floribert Kisembo Bahemuka (aussi élevé au grade de général dans l’armée congolaise) : Il était responsable de l’Union des Patriotes Congolais/aile Kisembo (UPC-K), un groupe dissident de l’UPC de Lubanga. Il était un ancien chef d’état major de l’UPC à majorité bahema (de Lubanga) et fut l’un des commandants responsables de la campagne d’exécutions et de disparitions forcées qui a frappé les civils d’origine balendu ainsi que d’autres personnes qui osaient s’opposer aux idées de l’UPC à Bunia, en fin 2002. Il est accusé d’avoir torturé et tué 100 personnes. Les troupes de l’UPC sous le commandement de Kisembo ont également participé à des massacres ethniques de civils, dans plusieurs localités notamment Songolo, Mongbwalu, Kilo, Kobu et Lipri. Dans la ville de Kilo en décembre 2002, Kisembo avait donné pour ordre à des civils de « creuser leur propre tombe avant que ses combattants ne les massacrent ». Parmi les victimes se trouvaient des femmes et des enfants, certains tués à coups de masse. Il avait fait scission avec l’UPC en début 2004.
Bosco Taganda (vient d’être aussi nommé général au sein des FARDC) : Il a assumé de hautes fonctions de responsable au sein de l’Union des Patriotes Congolais de Lubanga en Ituri. Bosco Taganda a été impliqué dans de nombreux massacres et de graves abus contre les droits des enfants. A Songolo, en août 2002, les combattants (en majorité des enfants) sous son commandement avaient encerclé la ville et s’étaient livrés à des massacres, maison par maison, tuant des civils balendu et bangiti avec des armes à feu, des machettes ou des lances. De août 2002 à mars 2003, Bosco a participé à la traque, aux arrestations et à la torture d’environ 100 personnes, appartenant au groupe ethnique des balendu ainsi que d’autres personnes opposées aux politiques de l’UPC à Bunia. Selon un rapport de la MONUC, l’UPC de Bosco est responsable du meurtre d’un soldat kenyan membre de ses contingents en janvier 2004 et de l’enlèvement d’un soldat marocain, toujours membre de ses contingents.
Rafiki Saba Aimable : Ancien commandant en chef de l’UPC, Rafiki est en partie responsable de la traque de civils balendu et d’autres personnes opposées à l’UPC. Rafiki a été arrêté et quelques mois plus tard, le tribunal local de Bunia l’a reconnu coupable d’arrestations arbitraires, aggravées d’actes de torture et l’a condamné à 20 ans de prison. Il est actuellement incarcéré à Kinshasa (CPRK) Selon le quotidien « Le Phare[18] » paraissant à Kinshasa, il a totalisé 1005 jours au CPRK, le 7 août 2006. Il en aurait 1058 jours au 30 septembre 2006.
Salumu Mulenda (nommé lieutenant-colonel dans les FARDC) : Il étai le commandant en chef au sein des FAPC de Jérôme. Il fait partie des commandants qui ont dirigé les massacres de civils entre 2002 et 2004 à Mongbwalu, Kilo, Kobu et Lipri. Il a ordonné l’exécution, fin 2003, de civils qui participaient aux négociations de paix. Ses combattants ont encerclé le site où se tenaient les discussions à Kobu et ont massacré les chefs communautaires qui se trouvaient à l’intérieur des bâtiments. Selon les estimations de l’ONU transmises au Conseil de sécurité, Salumu a dirigé les opérations militaires qui ont fait au moins 350 victimes. En 2004, Salumu a rejoint les forces FAPC de Jérôme et était présent lorsque des soldats ont été exécutés en représailles pour de présumés crimes mais sans qu’aucun procès n’ait été organisé.
Le 4 novembre 2005, le Conseil de sécurité des NU a rendu public un communiqué faisant état des sanctions décrétées par lui sur tous ces chefs militaires, comprenant un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager. Par ce communiqué il demande aux États de prendre « les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire » de ces personnes, notamment soupçonnées de violer l’embargo sur les armes, imposé aux province de l’est de la RDC en mars 2004 et étendu à l’ensemble du pays en avril 2005. Ces mesures, individuelles, visent notamment Jérôme Kakwavu, Germain Katanga, Thomas Lubanga, Bosco Taganda, Yves Khawa Mandro et Floribert Njabu, des chefs miliciens d’Ituri, un district du nord-est en proie à des violences récurrentes. Selon ce communiqué, tous ces chefs miliciens, à l’exception de Bosco Taganda, ont été arrêtés au printemps (entre mars et juin) 2005 et sont actuellement en détention.
Subsistance d’insécurité : le MRC et le FNI
Il existe un mouvement militaire actif en Ituri, tout aussi créé avec l’appui de l’Ouganda, appelé MRC (Mouvement des Révolutionnaires du Congo) Ce mouvement se développe au Nord-Est de l’Ituri. Le commissaire de district de l'Ituri a dénoncé, en avril 2006, le fait que ce mouvement procède à un recrutement des jeunes soldats ainsi que des adultes démobilisés, justifiant ce nouveau recrutement comme l’expression d’une insuffisance dans les programmes de réinsertion communautaire des ex combattants. Les démobilisés qui se retrouvent sans moyens de survie et sans occupation, retrouvent très vite leur ancien « job[19] » à travers ces recrutements. Le programme de la CONADER n’est pas encore parvenu à insérer, comme priorité, les projets réels de réinsertion sociale au profit de démobilisés. Il se consacre et même se limite à des activités d’ordre procédurier et administratif[20].
En juillet 2006, le gouvernement et les miliciens du MRC ont conclu « un accord » pour « mettre fin » au conflit. Cet accord prévoit la démobilisation des miliciens. Il a été cosigné par la MONUC en qualité de « facilitateur » L’avantage escompté lors de cet accord était de permettre à des milliers de déplacés de l’Ituri de regagner leurs villages pour participer au vote le 30 juillet 2006. L’accord prévoit aussi « une amnistie générale » pour tous les membres du MRC, pour inciter les miliciens à « mettre fin au conflit armé » et à « créer les conditions d'un retour à la paix, à la réconciliation entre toutes les communautés congolaises et à la consolidation du processus électoral. » Un autre point important contenu dans cet accord est une exigence soulevée par Mathieu Ngujolo à l’endroit des FARDC, de reconnaître aux combattants du MRC les grades leurs octroyés par le mouvement. Pour le compte du gouvernement, c’est le colonel Mukunto Kiyana-Tim, conseiller militaire à la présidence de la République, qui avait signé. Tandis que le commandant Mathieu Nagudjolo avait signé pour le MRC et Charles Gomis, chef du bureau de Mission de l'Onu en RDC (Monuc) en Ituri pour le compte du « facilitateur » L’échec de cet accord ressort de la conviction que toutes les parties ont se faire : « il n’avait de rôle qu’électoraliste[21] »
Du point de vue de sa composition, le MRC regroupe plusieurs milliers de combattants issus d'anciens groupes armés d'Ituri. Il est présenté comme la seule milice structurée encore active dans ce district où elle a récemment multiplié les attaques contre les positions de l'armée régulière. Lors des représailles organisées par les FARDC contre cette milice, le bilan officiel en terme de vies humaines a été de 4 morts. Les combats avaient duré plusieurs heures.
De même, on a noté, en juin 2006 une reprise de combat en Ituri, plus précisément à Tchieyi. Cette dernière bourgade a été reprise et occupée pendant quelques mois, par un groupe de miliciens non encore impliqués dans le processus DDRR. Plusieurs ultimatums donnés à ces miliciens pour déposer leurs armes au plus tard le 25 juillet sont restés sans effet. Une série de négociations a alors été amorcée entre le gouvernement et Peter Karim, le chef de ladite milice (FNI) depuis jeudi 13 juillet en Ituri. Les deux parties se sont rencontrées à Doye, localité située à une soixantaine de kilomètres au nord de Bunia. La MONUC y a joué un rôle de facilitateur. A l’issue de cette rencontre, Peter Karim s’est dit « prêt de joindre le processus de la transition et l’armée congolaise » mais jusqu’à aujourd’hui il n’a pas encore fait preuve de vouloir respecter les termes de la négociation (les miliciens de Karim seraient en effet en train de se réarmer et recruter, autant que le MRC, leurs combattants parmi les miliciens démobilisés. Parmi ceux-ci, il y a plusieurs enfants).
En somme, les milices continuent à sévir la population, à s’attaquer contre les opérateurs judiciaires, les défenseurs des droits de l’homme et à soutenir les exploitations illégales des ressources naturelles du pays.
[1] http://radiookapi.net/article.php?id=5499
[2] En Swahili On utilise le BA pour indiquer le pluriel (ex. les bahema) et le MU pour le singulier (un muhema)
[3].Human Ringts Watch :
http://hrw.org/french/reports/2003/ituri0703/FRENCH%20FINAL2%20Ituri%20June%202003%20(formatted%206.2.03)-02.htm
[4] http://www.ptb.be/international/article.phtml?section=A1AAABBR&object_id=20064
[5] Cfr. Rapport de NIZA et différents rapports rendus public par Crisis Group, Amnesty Internationale et HRW sur la RDC entre les années 2003 et 2006.
[6] Lire notamment, « Les humanitaires en guerre », Securité des travailleurs humanitaire en mission en RDC et au Burundi , écrit sous la coordination de Xavier ZEEBROECK, GRIP, Edition complexe, pp 185
[7] http://hrw.org/french/backgrounder/2004/drc0904/1.htm#_Toc81037429
[8]Lire http://hrw.org/french/backgrounder/2004/drc0904/4.htm#_Toc81037432. Lire aussi : Human Rights Watch, République démocratique du Congo, Le fléau de l’or », On est maudit à cause de notre or. On ne fait que souffrir, Rapport 2004
[9] Naguère dirigé par Peter Karim, actuellement promu colonel de l’armée régulière en juillet 2006
[10] DRC : Insecurity Creates Food Shortage in Ituri, 4 avril 2005
[11] WACTHLIST on children and armed conflict, Survivre, Le défi quotidien des enfants dans le conflit armé en République démocratique du Congo, avril 2006, PP 76.
[12] WACTHLIST, Op. Cit, PP. 47-49
[13] GRIP • Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité, www.grip.org, http://213.219.171.5/bdg/g1054.html#_13
[14] Président du Parti pour l'Unité et la Sauvegarde de l'Intégrité du Congo – PUSIC - une dissidence de l ' UPC de Thomas Lubanga, créée en février 2003
[15] Lubanga a été arrêté une première fois en 2002 sous pression du pouvoir Ougandais qu’il avait dérangé par ses alliances avec le Rwanda, alors considéré comme enemi (de l’Ouganda)
[16] http://www.msf.be/fr/terrain/pays/afrique/congo_news_44.shtml
[17] http://hrw.org/french/docs/2005/01/14/congo10015.htm
Lire aussi : WACTHLIST on children and armed conflict, Survivre, Le défi quotidien des enfants dans le conflit armé en République démocratique du Congo, avril 2006, PP 76.
[18] http://www.lepharerdc.com/index_view.php?storyID=813&rubriqueID=13
[19] www.radiookapi.net/article.php?id=4457 - 11k
[20] www.radiookapi.net/article.php?id=4404 - 11k
[21] http://www.congovision.com/nouvelles/elections_afp2.html
par Maître Charles-M. MUSHIZI
jeudi 5 février 2009
Ituri:vient de paraître, « Le conflit armé en Ituri. La problématique de sa prévention et de sa gestion »
Le général Unyon Vapka Katumba, inspecteur de la police nationale congolaise, est l'auteur d'un ouvrage qui vient de paraître et qui s'intitule: "Le conflit armé en Ituri. La problématique de sa prévention rt de sa gestion". De 146 pages de format A5, le livre est publié aux éditions l’harmattan, à Paris , en France. Son baptême a eu lieu mercredi 04 fervier dans un hôtel Kinshasa de la place en présence du vice premier ministre chargé de la Reconstruction, Emile Bongeli, rapporte radiookapi.net
Le général Unyon Vapka dédie ce livre, son premier ouvrage du genre, aux victimes de la guerre en Ituri : « J’ai dédié cet ouvrage aux 60 mille personnes tuées pendant le conflit armé de l’Ituri. En ce jour mémorable, ma pensée se tourne vers tous ceux qui nous ont quittés dans cette situation dramatique que l’Ituri est en train de connaître. », écrit-il
Le général Unyon Vapka dédie ce livre, son premier ouvrage du genre, aux victimes de la guerre en Ituri : « J’ai dédié cet ouvrage aux 60 mille personnes tuées pendant le conflit armé de l’Ituri. En ce jour mémorable, ma pensée se tourne vers tous ceux qui nous ont quittés dans cette situation dramatique que l’Ituri est en train de connaître. », écrit-il
mercredi 4 février 2009
Lettre de Human Rights Watch au chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange
Lettre de Human Rights Watch au chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange
Votre Excellence,
Human Rights Watch a l’honneur de s’adresser à vous pour exprimer sa profonde préoccupation quant au fait que votre gouvernement envisage de nommer Bosco Ntaganda à une haute fonction relative aux opérations militaires dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), au lieu de l’arrêter. Ntaganda, anciennement chef d’état major militaire pour le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), joue actuellement un rôle crucial dans le processus d’intégration des troupes du CNDP dans les FARDC. Il avait reçu le grade de général dans les forces armées congolaises en janvier 2005, bien qu’il n’ait pas assumé ces fonctions à ce moment là.
Comme vous le savez, Ntaganda est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre, pour avoir enrôlé et recruté des enfants de moins de 15 ans comme soldats et les avoir utilisés dans le cadre des hostilités en 2002-2003, dans le district d’Ituri de l’Est du Congo.
En tant qu’Etat partie au Statut de Rome qui a établi la CPI, le Congo a l’obligation d’aider la cour à arrêter les personnes faisant l’objet d’un mandat d’arrestation. En mai 2007, le Congo a reconnu cette responsabilité en sollicitant l’assistance de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) pour arrêter Ntaganda, demande qui a exigé beaucoup de courage et que nous avons alors applaudie.
Malgré son obligation internationale d’arrêter Ntaganda, votre gouvernement n’a fait jusqu’ici aucune tentative à cet égard. Le 16 janvier, Ntaganda se trouvait à Goma pour une conférence de presse commune aux côtés du ministre congolais de l’Intérieur et de la Sécurité, Célestin Mbuyu Kabangu, de l’Inspecteur général de la police, le Général John Numbi, du Chef d’état-major de la Défense du Rwanda, le Général James Kabarebe, et d’autres hauts gradés de l’armée congolaise. Le 29 janvier, le ministre de la Défense, Charles Mwando Simba, et d’autres hauts représentants du gouvernement, se trouvaient à une cérémonie à Rumangabo aux côtés de Ntaganda.
Les efforts des autorités congolaises pour légitimer Ntaganda comme un «partenaire pour la paix» renforcent l’impression dominante que ceux qui commettent des crimes abjects contre les civils au Congo seront récompensés au lieu d’être punis. Au lieu d’encourager le respect pour l’Etat de droit, de telles pratiques nourrissent la culture cruelle de l’impunité qui ravage le Congo depuis longtemps.
Lors d’une conférence de presse le 31 janvier à Kinshasa, vous avez déclaré que le choix était difficile entre la justice et la paix, la stabilité et la sécurité dans l’est du Congo, et que votre choix était de privilégier la paix. Nous voulons aussi voir la paix régner dans l’Est du Congo ainsi que la fin des atteintes terribles aux droits humains que subissent les populations depuis trop longtemps. Mais une paix durable est rarement possible sans la justice. La paix et la justice devraient être considérées comme complémentaires, et non comme contradictoires. Favoriser le respect de l’Etat de droit est la seule solution pour garantir la protection des citoyens congolais qui supportent le fardeau des violations des droits humains.
La fréquence des exactions terribles qu’aurait commises Ntaganda contre les civils au Congo souligne l’importance de son arrestation. Au-delà des crimes de guerre qui constituent le fondement du mandat d’arrêt de la CPI à son encontre, les chefs d’accusation contre Ntaganda sont les suivants :
· Les 4 et 5 novembre 2008, les troupes du CNDP sous le commandement de Ntaganda ont tué environ 150 personnes dans la ville de Kiwanja, l’un des pires massacres au Nord Kivu des deux dernières années.
· En tant que chef des opérations militaires de l’Union des patriotes congolais (UPC), Ntaganda commandait les forces qui ont arrêté, torturé ou tué des centaines de civils appartenant aux ethnies Lendu et Ngiti, entre août 2002 et mars 2003.
· En novembre 2002, Ntaganda commandait les troupes qui ont massacré au moins 800 civils pour des motifs ethniques à Mongbwalu, notamment le premier prêtre tué dans le conflit de l’Ituri, l’Abbé Boniface Bwanalonga.
· En novembre 2005, Ntaganda a été placé sur une liste de sanctions de l’ONU pour avoir violé l’embargo sur les armes. Il figure toujours sur cette liste.
· Selon les soldats de maintien de la paix de l’ONU, les soldats placés sous le commandement de Ntaganda se sont rendus coupables du meurtre d’un soldat kényan de maintien de la paix en janvier 2004 et de l’enlèvement d’un soldat marocain de maintien de la paix plus tard la même année.
Le fait que les forces se trouvant sous le commandement de Ntaganda continuent à commettre des crimes graves, comme l’a démontré le récent massacre à Kiwanja, souligne l’urgente nécessité de l’arrestation de M. Ntaganda par les autorités congolaises.
Monsieur le Président, vous avez été un solide partisan de la fin de la culture de l’impunité au Congo. Votre gouvernement a été au premier rang de la coopération avec la CPI avec le transfert de trois ressortissants congolais à la Haye, pour y être jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Vous avez réitéré votre engagement à établir l’Etat de droit dans de nombreux discours, tels ceux adressés au parlement congolais et à l’Assemblée générale des Nations unies. Pour que ces engagements soient réalisés, nous vous exhortons à donner des instructions à vos autorités judiciaires pour que M. Ntaganda soit arrêté et transféré à la juridiction de la CPI.
Nous pensons aussi que Laurent Nkunda devrait être tenu pour responsable des crimes que les troupes sous son commandement ont commis à Kisangani en mai 2002, à Bukavu en juin 2004 et dans le Nord Kivu entre 2006 et 2008. Nous notons que votre gouvernement demande son extradition au Congo pour y être jugé. Nous vous exhortons à mettre en place un mécanisme judiciaire spécial au sein du système judiciaire congolais pour mener des enquêtes et exiger des comptes aux individus, tels que Nkunda, qui ont commis de graves violations du droit international humanitaire. Ce mécanisme devrait être conforme aux normes internationales de procès équitable et exiger des comptes non seulement à Nkunda, mais aussi aux individus d’autres groupes armés et de l’armée congolaise qui ont perpétré des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Votre gouvernement s’est opposé fermement à l’amnistie pour les crimes graves. Une paix durable dans l’est du Congo exige la traduction en justice des personnes qui ont commis des atrocités contre le peuple congolais. Nous espérons que vous agirez afin que Ntaganda soit arrêté et transféré à La Haye, et pour mettre en place un mécanisme judiciaire qui puisse rendre la justice pour les victimes et mettre fin à la culture d’impunité.
Veuillez agréer, Votre Excellence, l’expression de notre haute considération.
New York, le 1er février 2009
Kenneth Roth
Votre Excellence,
Human Rights Watch a l’honneur de s’adresser à vous pour exprimer sa profonde préoccupation quant au fait que votre gouvernement envisage de nommer Bosco Ntaganda à une haute fonction relative aux opérations militaires dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), au lieu de l’arrêter. Ntaganda, anciennement chef d’état major militaire pour le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), joue actuellement un rôle crucial dans le processus d’intégration des troupes du CNDP dans les FARDC. Il avait reçu le grade de général dans les forces armées congolaises en janvier 2005, bien qu’il n’ait pas assumé ces fonctions à ce moment là.
Comme vous le savez, Ntaganda est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crime de guerre, pour avoir enrôlé et recruté des enfants de moins de 15 ans comme soldats et les avoir utilisés dans le cadre des hostilités en 2002-2003, dans le district d’Ituri de l’Est du Congo.
En tant qu’Etat partie au Statut de Rome qui a établi la CPI, le Congo a l’obligation d’aider la cour à arrêter les personnes faisant l’objet d’un mandat d’arrestation. En mai 2007, le Congo a reconnu cette responsabilité en sollicitant l’assistance de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC) pour arrêter Ntaganda, demande qui a exigé beaucoup de courage et que nous avons alors applaudie.
Malgré son obligation internationale d’arrêter Ntaganda, votre gouvernement n’a fait jusqu’ici aucune tentative à cet égard. Le 16 janvier, Ntaganda se trouvait à Goma pour une conférence de presse commune aux côtés du ministre congolais de l’Intérieur et de la Sécurité, Célestin Mbuyu Kabangu, de l’Inspecteur général de la police, le Général John Numbi, du Chef d’état-major de la Défense du Rwanda, le Général James Kabarebe, et d’autres hauts gradés de l’armée congolaise. Le 29 janvier, le ministre de la Défense, Charles Mwando Simba, et d’autres hauts représentants du gouvernement, se trouvaient à une cérémonie à Rumangabo aux côtés de Ntaganda.
Les efforts des autorités congolaises pour légitimer Ntaganda comme un «partenaire pour la paix» renforcent l’impression dominante que ceux qui commettent des crimes abjects contre les civils au Congo seront récompensés au lieu d’être punis. Au lieu d’encourager le respect pour l’Etat de droit, de telles pratiques nourrissent la culture cruelle de l’impunité qui ravage le Congo depuis longtemps.
Lors d’une conférence de presse le 31 janvier à Kinshasa, vous avez déclaré que le choix était difficile entre la justice et la paix, la stabilité et la sécurité dans l’est du Congo, et que votre choix était de privilégier la paix. Nous voulons aussi voir la paix régner dans l’Est du Congo ainsi que la fin des atteintes terribles aux droits humains que subissent les populations depuis trop longtemps. Mais une paix durable est rarement possible sans la justice. La paix et la justice devraient être considérées comme complémentaires, et non comme contradictoires. Favoriser le respect de l’Etat de droit est la seule solution pour garantir la protection des citoyens congolais qui supportent le fardeau des violations des droits humains.
La fréquence des exactions terribles qu’aurait commises Ntaganda contre les civils au Congo souligne l’importance de son arrestation. Au-delà des crimes de guerre qui constituent le fondement du mandat d’arrêt de la CPI à son encontre, les chefs d’accusation contre Ntaganda sont les suivants :
· Les 4 et 5 novembre 2008, les troupes du CNDP sous le commandement de Ntaganda ont tué environ 150 personnes dans la ville de Kiwanja, l’un des pires massacres au Nord Kivu des deux dernières années.
· En tant que chef des opérations militaires de l’Union des patriotes congolais (UPC), Ntaganda commandait les forces qui ont arrêté, torturé ou tué des centaines de civils appartenant aux ethnies Lendu et Ngiti, entre août 2002 et mars 2003.
· En novembre 2002, Ntaganda commandait les troupes qui ont massacré au moins 800 civils pour des motifs ethniques à Mongbwalu, notamment le premier prêtre tué dans le conflit de l’Ituri, l’Abbé Boniface Bwanalonga.
· En novembre 2005, Ntaganda a été placé sur une liste de sanctions de l’ONU pour avoir violé l’embargo sur les armes. Il figure toujours sur cette liste.
· Selon les soldats de maintien de la paix de l’ONU, les soldats placés sous le commandement de Ntaganda se sont rendus coupables du meurtre d’un soldat kényan de maintien de la paix en janvier 2004 et de l’enlèvement d’un soldat marocain de maintien de la paix plus tard la même année.
Le fait que les forces se trouvant sous le commandement de Ntaganda continuent à commettre des crimes graves, comme l’a démontré le récent massacre à Kiwanja, souligne l’urgente nécessité de l’arrestation de M. Ntaganda par les autorités congolaises.
Monsieur le Président, vous avez été un solide partisan de la fin de la culture de l’impunité au Congo. Votre gouvernement a été au premier rang de la coopération avec la CPI avec le transfert de trois ressortissants congolais à la Haye, pour y être jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Vous avez réitéré votre engagement à établir l’Etat de droit dans de nombreux discours, tels ceux adressés au parlement congolais et à l’Assemblée générale des Nations unies. Pour que ces engagements soient réalisés, nous vous exhortons à donner des instructions à vos autorités judiciaires pour que M. Ntaganda soit arrêté et transféré à la juridiction de la CPI.
Nous pensons aussi que Laurent Nkunda devrait être tenu pour responsable des crimes que les troupes sous son commandement ont commis à Kisangani en mai 2002, à Bukavu en juin 2004 et dans le Nord Kivu entre 2006 et 2008. Nous notons que votre gouvernement demande son extradition au Congo pour y être jugé. Nous vous exhortons à mettre en place un mécanisme judiciaire spécial au sein du système judiciaire congolais pour mener des enquêtes et exiger des comptes aux individus, tels que Nkunda, qui ont commis de graves violations du droit international humanitaire. Ce mécanisme devrait être conforme aux normes internationales de procès équitable et exiger des comptes non seulement à Nkunda, mais aussi aux individus d’autres groupes armés et de l’armée congolaise qui ont perpétré des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Votre gouvernement s’est opposé fermement à l’amnistie pour les crimes graves. Une paix durable dans l’est du Congo exige la traduction en justice des personnes qui ont commis des atrocités contre le peuple congolais. Nous espérons que vous agirez afin que Ntaganda soit arrêté et transféré à La Haye, et pour mettre en place un mécanisme judiciaire qui puisse rendre la justice pour les victimes et mettre fin à la culture d’impunité.
Veuillez agréer, Votre Excellence, l’expression de notre haute considération.
New York, le 1er février 2009
Kenneth Roth
lundi 2 février 2009
Ituri : les déplacés des atrocités des LRA vivent dans la mendicité à Ariwara
Plus de 4500 déplacés venus du district du haut Uélé vivent dans des conditions déplorables dans la cité d’Ariwara en territoire d’Aru à plus de 260 kilomètres au Nord de Bunia. Ils n’ont ni abris, ni nourriture, ni médicaments. Selon les témoignages de certains déplacés, ils sont obligés de mendier pour survivre, a constaté radiookapi.net
Certains de ces déplacés sont hébergés dans de petites cases en paille leur accordés par les autorités locales. Dans la plupart de ces habitations, il y a une dizaine de personnes entassées. Ils n’ont ni nattes ni couvertures pour se protéger contre les intempéries. D’autres déplacés passent la nuit à la belle étoile devant les vérandas de maisons des autochtones. Selon le président de la société civile d’Ariwara, une trentaine d’enfants sont malades à cause de ces mauvaises conditions de vie. Il ajoute que, ces déplacés avaient déserté les écoles et les églises locales où ils avaient trouvé refuge à cause des menaces des forces de l’ordre pendant les patrouilles.
Pour survivre, certains déplacés vont mendier aux marchés auprès des autochtones. D’autres sollicitent des travaux manuels dans les champs de ces derniers. Le président de la société civile locale lance un SOS en faveur de ces déplacés. Les autorités locales qui continuent d’enregistrer des nouveaux déplacés sont inquiètes à cause de cette situation. Selon la société civile, plus de 200 nouveaux déplacés arrivent chaque jour à Ariwara en provenance des villages qui ont été les cibles des attaques des LRA notamment Tomate, Sambia, Akua et Tadu en district du Haut Uélé.
Ces personnes ont fui leur district d’origine à la suite des exactions perpétrées contre les civils par des rebelles ougandais de LRA. La société civile d’Ariwara qui déplore la passivité du gouvernement et des humanitaires, lance un cri d’alarme pour une assistance en faveur de ces déplacés dont le nombre ne cesse d’accroître.
(okapi)
Certains de ces déplacés sont hébergés dans de petites cases en paille leur accordés par les autorités locales. Dans la plupart de ces habitations, il y a une dizaine de personnes entassées. Ils n’ont ni nattes ni couvertures pour se protéger contre les intempéries. D’autres déplacés passent la nuit à la belle étoile devant les vérandas de maisons des autochtones. Selon le président de la société civile d’Ariwara, une trentaine d’enfants sont malades à cause de ces mauvaises conditions de vie. Il ajoute que, ces déplacés avaient déserté les écoles et les églises locales où ils avaient trouvé refuge à cause des menaces des forces de l’ordre pendant les patrouilles.
Pour survivre, certains déplacés vont mendier aux marchés auprès des autochtones. D’autres sollicitent des travaux manuels dans les champs de ces derniers. Le président de la société civile locale lance un SOS en faveur de ces déplacés. Les autorités locales qui continuent d’enregistrer des nouveaux déplacés sont inquiètes à cause de cette situation. Selon la société civile, plus de 200 nouveaux déplacés arrivent chaque jour à Ariwara en provenance des villages qui ont été les cibles des attaques des LRA notamment Tomate, Sambia, Akua et Tadu en district du Haut Uélé.
Ces personnes ont fui leur district d’origine à la suite des exactions perpétrées contre les civils par des rebelles ougandais de LRA. La société civile d’Ariwara qui déplore la passivité du gouvernement et des humanitaires, lance un cri d’alarme pour une assistance en faveur de ces déplacés dont le nombre ne cesse d’accroître.
(okapi)
jeudi 29 janvier 2009
Foire aux questions : l'investiture du nouveau président
*AFI302 01/07/2009
(Encadré extrait de la revue électronique relative à la période précédant l'entrée en fonction du président des États-Unis. Cette revue doit paraître au milieu du mois de janvier 2009.)
Question - Pourquoi l’investiture a-t-elle lieu si longtemps après l’élection présidentielle ?
Réponse - L'investiture se tenait autrefois le 4 mars de manière à ce que les grands électeurs de chaque État disposent d’un délai suffisant pour pouvoir voter. La Constitution a été amendée en 1933 afin d'avancer la date de l'entrée en fonction du nouveau président au 20 janvier.
Question - Quel est le coût des cérémonies organisées à l'occasion de l'investiture ?
Réponse - Les bals organisés à cette occasion sont financés par le secteur privé. Les montants engagés varient d'une fois à l'autre. Neuf bals ont eu lieu lors de l'investiture de George W. Bush en 2005. Le budget total des cérémonies a dépassé 42 millions de dollars, ce qui en a fait l’investiture la plus coûteuse de l’histoire des États-Unis. La première investiture de Bill Clinton avait coûté environ 30 millions de dollars, soit un montant comparable à celui de l'investiture de H.W. Bush en 1989.
Le maire de Washington estime que la sécurité et les services fournis à cette occasion devraient coûter environ 50 millions de dollars à la ville. Ce montant est comparable aux subventions accordées par le Congrès aux villes de Denver (Colorado) et de Saint Paul (Minnesota) pour accueillir les conventions des partis politiques chargées de désigner le candidat démocrate et le candidat républicain à l'élection présidentielle durant l'été 2008.
Question - Quelles sont les mesures de sécurité mises en œuvre ce jour-là ?
Réponse - Les rues seront fermées des deux côtés de l'avenue Pennsylvanie. Des milliers de caméras serviront à surveiller la foule. Il y aura également des patrouilles de surveillance aérienne. Des tireurs d'élite seront présents sur le terrain, et les effets personnels des visiteurs pourront être fouillés. Tous les participants au défilé et aux divers événements feront l’objet d'un contrôle approfondi. La ville doublera ses effectifs policiers, actuellement de 4.100 agents, en faisant appel à des renforts venus d’autres circonscriptions. L’espace aérien de la région de Washington sera surveillé de manière extrêmement stricte, et la présence des forces de police sera renforcée sur les cours d'eau proches de la ville.
Question - Le président doit-il prêter serment sur un document particulier lors de son investiture ?
Réponse - Tous les présidents ont jusqu'ici prêté serment sur une bible. Plusieurs d’entre eux ont choisi celle utilisée par George Washington à New York en 1789, lors de la première prestation de serment d'un président de l’histoire des États-Unis. Ce fut notamment le cas de George W. Bush. Barack Obama prêtera serment sur la bible qu'Abraham Lincoln a employée lors de sa première prestation de serment en 1861.
Question - A quel moment le président sortant doit-il quitter la Maison-Blanche afin de laisser la place au nouveau président ?
Réponse - Le président sortant et le nouveau président se retrouveront avec leurs familles à la Maison-Blanche le matin du 20 janvier, pour la tasse de café traditionnelle. Les deux familles quitteront la résidence présidentielle vers 10 h 45. C’est alors qu’une équipe de 97 employés de la Maison-Blanche exécuteront, en toute discrétion, leur chorégraphie de transformation des lieux. En trois heures, ils auront enlevé des 132 pièces de la résidence présidentielle les effets personnels de la famille du président sortant et installé ceux de la famille du nouveau président.
Question - Qui organise les cérémonies de l’investiture ?
Réponse - La General Services Administration (GSA) fournit un soutien durant toute la période de transition. Divers services des forces armées apportent un soutien logistique et participent à la cérémonie de prestation de serment. Le Comité de l’investiture présidentielle en arrête les modalités ; la commission mixte du Congrès chargée des cérémonies de l’investiture est responsable de la plupart des événements qui se déroulent au Capitole.
Question - Qui fait prêter serment au président ?
Réponse - Traditionnellement, cette responsabilité incombe au président de la Cour suprême des États-Unis.
Question - La prestation de serment du vice-président a-t-elle lieu au même moment ?
Réponse - La prestation de serment du vice-président précède celle du président de quelques minutes. C’est ainsi qu'en 1997 Ruth Bader Ginsburg, juge à Cour Suprême, a tout d’abord fait prêter serment au vice-président Al Gore. La cantatrice Jessye Norman a ensuite interprété quelques hymnes patriotiques et religieux. Enfin, Bill Clinton a prêté serment.
Question - La prestation de serment a-t-elle toujours lieu à Washington ?
Réponse - En temps normal, la prestation de serment se tient sur les marches du Capitole à Washington. La première prestation de serment de George Washington s'est tenue à New York en 1789, et la seconde à Philadelphie. Thomas Jefferson est le premier président dont l’investiture a eu lieu à Washington, en 1801, la ville étant devenue la capitale des États-Unis en juin 1800. Le nouveau président prête serment dès que possible lorsque des circonstances exceptionnelles l’exigent, notamment en cas de décès du président en exercice. C’est ainsi qu’un juge fédéral a fait prêter serment à Lyndon Johnson dans l’avion qui le ramenait à Washington, après l’assassinat du président John Kennedy. Après le décès de Warren Harding, le père de Calvin Coolidge a fait prêter serment à son fils, dans la résidence familiale de Plymouth (Vermont).
Question - Qui doit présenter le budget fédéral ? Le président sortant ou le nouveau président ?
Réponse - Avant 1990, le président sortant était tenu de soumettre au Congrès le budget fédéral. Depuis 1990, la loi autorise le président sortant à laisser cette tâche à la charge de son successeur. Tous les présidents ont exercé cette option depuis lors.
Question - On sait que Barack Obama aime jouer au basketball. Y-a-t-il un terrain de basket à la Maison-Blanche ?
Réponse - Il en existe un à l'extérieur, près de la piscine. En outre, George H.W. Bush a fait installer un terrain pour jouer au fer à cheval.
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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(Encadré extrait de la revue électronique relative à la période précédant l'entrée en fonction du président des États-Unis. Cette revue doit paraître au milieu du mois de janvier 2009.)
Question - Pourquoi l’investiture a-t-elle lieu si longtemps après l’élection présidentielle ?
Réponse - L'investiture se tenait autrefois le 4 mars de manière à ce que les grands électeurs de chaque État disposent d’un délai suffisant pour pouvoir voter. La Constitution a été amendée en 1933 afin d'avancer la date de l'entrée en fonction du nouveau président au 20 janvier.
Question - Quel est le coût des cérémonies organisées à l'occasion de l'investiture ?
Réponse - Les bals organisés à cette occasion sont financés par le secteur privé. Les montants engagés varient d'une fois à l'autre. Neuf bals ont eu lieu lors de l'investiture de George W. Bush en 2005. Le budget total des cérémonies a dépassé 42 millions de dollars, ce qui en a fait l’investiture la plus coûteuse de l’histoire des États-Unis. La première investiture de Bill Clinton avait coûté environ 30 millions de dollars, soit un montant comparable à celui de l'investiture de H.W. Bush en 1989.
Le maire de Washington estime que la sécurité et les services fournis à cette occasion devraient coûter environ 50 millions de dollars à la ville. Ce montant est comparable aux subventions accordées par le Congrès aux villes de Denver (Colorado) et de Saint Paul (Minnesota) pour accueillir les conventions des partis politiques chargées de désigner le candidat démocrate et le candidat républicain à l'élection présidentielle durant l'été 2008.
Question - Quelles sont les mesures de sécurité mises en œuvre ce jour-là ?
Réponse - Les rues seront fermées des deux côtés de l'avenue Pennsylvanie. Des milliers de caméras serviront à surveiller la foule. Il y aura également des patrouilles de surveillance aérienne. Des tireurs d'élite seront présents sur le terrain, et les effets personnels des visiteurs pourront être fouillés. Tous les participants au défilé et aux divers événements feront l’objet d'un contrôle approfondi. La ville doublera ses effectifs policiers, actuellement de 4.100 agents, en faisant appel à des renforts venus d’autres circonscriptions. L’espace aérien de la région de Washington sera surveillé de manière extrêmement stricte, et la présence des forces de police sera renforcée sur les cours d'eau proches de la ville.
Question - Le président doit-il prêter serment sur un document particulier lors de son investiture ?
Réponse - Tous les présidents ont jusqu'ici prêté serment sur une bible. Plusieurs d’entre eux ont choisi celle utilisée par George Washington à New York en 1789, lors de la première prestation de serment d'un président de l’histoire des États-Unis. Ce fut notamment le cas de George W. Bush. Barack Obama prêtera serment sur la bible qu'Abraham Lincoln a employée lors de sa première prestation de serment en 1861.
Question - A quel moment le président sortant doit-il quitter la Maison-Blanche afin de laisser la place au nouveau président ?
Réponse - Le président sortant et le nouveau président se retrouveront avec leurs familles à la Maison-Blanche le matin du 20 janvier, pour la tasse de café traditionnelle. Les deux familles quitteront la résidence présidentielle vers 10 h 45. C’est alors qu’une équipe de 97 employés de la Maison-Blanche exécuteront, en toute discrétion, leur chorégraphie de transformation des lieux. En trois heures, ils auront enlevé des 132 pièces de la résidence présidentielle les effets personnels de la famille du président sortant et installé ceux de la famille du nouveau président.
Question - Qui organise les cérémonies de l’investiture ?
Réponse - La General Services Administration (GSA) fournit un soutien durant toute la période de transition. Divers services des forces armées apportent un soutien logistique et participent à la cérémonie de prestation de serment. Le Comité de l’investiture présidentielle en arrête les modalités ; la commission mixte du Congrès chargée des cérémonies de l’investiture est responsable de la plupart des événements qui se déroulent au Capitole.
Question - Qui fait prêter serment au président ?
Réponse - Traditionnellement, cette responsabilité incombe au président de la Cour suprême des États-Unis.
Question - La prestation de serment du vice-président a-t-elle lieu au même moment ?
Réponse - La prestation de serment du vice-président précède celle du président de quelques minutes. C’est ainsi qu'en 1997 Ruth Bader Ginsburg, juge à Cour Suprême, a tout d’abord fait prêter serment au vice-président Al Gore. La cantatrice Jessye Norman a ensuite interprété quelques hymnes patriotiques et religieux. Enfin, Bill Clinton a prêté serment.
Question - La prestation de serment a-t-elle toujours lieu à Washington ?
Réponse - En temps normal, la prestation de serment se tient sur les marches du Capitole à Washington. La première prestation de serment de George Washington s'est tenue à New York en 1789, et la seconde à Philadelphie. Thomas Jefferson est le premier président dont l’investiture a eu lieu à Washington, en 1801, la ville étant devenue la capitale des États-Unis en juin 1800. Le nouveau président prête serment dès que possible lorsque des circonstances exceptionnelles l’exigent, notamment en cas de décès du président en exercice. C’est ainsi qu’un juge fédéral a fait prêter serment à Lyndon Johnson dans l’avion qui le ramenait à Washington, après l’assassinat du président John Kennedy. Après le décès de Warren Harding, le père de Calvin Coolidge a fait prêter serment à son fils, dans la résidence familiale de Plymouth (Vermont).
Question - Qui doit présenter le budget fédéral ? Le président sortant ou le nouveau président ?
Réponse - Avant 1990, le président sortant était tenu de soumettre au Congrès le budget fédéral. Depuis 1990, la loi autorise le président sortant à laisser cette tâche à la charge de son successeur. Tous les présidents ont exercé cette option depuis lors.
Question - On sait que Barack Obama aime jouer au basketball. Y-a-t-il un terrain de basket à la Maison-Blanche ?
Réponse - Il en existe un à l'extérieur, près de la piscine. En outre, George H.W. Bush a fait installer un terrain pour jouer au fer à cheval.
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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Michelle Obama présente une image moderne pour les femmes noires et la vie familiale.)
(965)
Par Katherine Lewis
Correspondante
Washington - Chaque fois que Michelle Obama fait une apparition en tant que « première dame » des États-Unis, la fusion de sa réussite professionnelle et de sa qualité de mère de famille remet en question les stéréotypes de la femme noire en Amérique.
Première Afro-Américaine à revêtir ce titre, Michelle Obama fait exploser les idées préconçues qui ont cours depuis des générations à propos des femmes noires et des mères qui travaillent. « Le fait qu'une Noire soit parvenue à cette position place toutes les Noires sur le devant de la scène en tant qu'Américaines à part entière et, chose plus importante, en tant que dames », a déclaré à America.gov Andra Gillespie, professeure de sciences politiques à l'université Emory. « Cela affirme la féminité et l'humanité des femmes noires », a-t-elle ajouté.
Diplômée de l'université de Princeton et de l'école de droit de Harvard, Michelle Obama avait inscrit à son actif une belle carrière en tant qu'avocate d'entreprise et administratrice au Centre médical de l'université de Chicago avant que son mari, Barack Obama, ne remporte l'élection présidentielle américaine de 2008. Professionnelle accomplie, ayant un mariage stable, mère de deux charmantes petites filles bien élevées, elle s'oppose en contraste frappant aux images médiatiques des femmes noires, corpulentes et agressives, personnages caricaturaux de comédies hollywoodiennes ou danseuses hypersexualisées de clips vidéo musicaux.
« Les représentations populaires en font soit des mégères émasculatrices, soit des objets sexuels à exploiter, dit Mme Gillespie. Il y a maintenant toute une génération de jeunes filles qui voient une image très positive de ce qu'est une femme noire (...) Elle est remarquablement bien placée pour donner une image positive à la société américaine ainsi qu'à l'Amérique noire. »
L'histoire des femmes noires et de leur stigmatisation aux États-Unis est issue de l'esclavage qui disloquait les familles noires et qui permettait aux Blancs d'abuser des esclaves noires dont ils étaient propriétaires, a dit à America.gov Bart Landry, professeur de sociologie à l'université du Maryland.
Après l'abolition de l'esclavage à la suite de la guerre de Sécession, les femmes noires « ont été perçues comme faisant partie de la main-d'œuvre qui reconstruirait le Sud et son économie », explique M. Landry. Tandis que de nombreuses femmes blanches s'abstenaient de travailler contre salaire et sacrifiaient au « culte de la domesticité » très répandu au XIXe siècle, les femmes noires « étaient ridiculisées lorsqu'elles se comportaient en dames de la bonne société ».
Bien que négatif dans son ensemble, ce message a quand même eu pour avantage de permettre aux femmes noires de chercher à faire carrière sans éprouver à cet égard les sentiments ambivalents de beaucoup de femmes blanches employées hors du foyer familial, dit M. Landry, auteur de Black Working Wives (Épouses noires au travail).
En fait, les femmes noires sont aujourd'hui plus nombreuses que les hommes noirs à faire des études supérieures et, selon les données du Bureau du recensement, elles obtiennent 57 % des diplômes universitaires et professionnels décernés aux Afro-Américains. Une meilleure éducation se traduit généralement par des revenus supérieurs.
Michelle Obama présente ainsi une autre image importante, celle d'une Noire qui a réussi dans la vie professionnelle mais aussi d'une mère et d'une épouse dévouée. Pendant la campagne présidentielle de son mari, selon David Colbert, auteur de Michelle Obama : An American Story, elle a tenu à rester à la maison et à assister aux récitals de ballet ou aux manifestations sportives auxquelles ses filles participaient et n'a que rarement passé la nuit hors de chez elle.
« Les femmes noires sont extrêmement encouragées et fières de voir quelqu'un comme Michelle Obama à la Maison-Blanche », a dit à America.gov Tarshia Stanley, professeure associée au collège Spelman d'Atlanta. « Elle est représentative d'un immense groupe de femmes qui prennent leur rôle de mère très au sérieux, qui s'en acquittent parfaitement bien, mais qui restent invisibles dans la presse. »
Le soir où Barack Obama a remporté l'élection présidentielle, il a remercié son épouse, qu'il a décrite comme « ma meilleure amie depuis 16 ans, le roc sur lequel repose notre famille, l'amour de ma vie, la prochaine première dame de la nation ».
« Toutes les femmes admirent la manière dont il parle de son épouse. C'est très attachant », a dit à America.gov Liza Mundy, journaliste au Washington Post et auteure de Michelle : A Biography. « Pour les Afro-Américaines, le fait de pouvoir dire à leur fils, 'Voilà un exemple de relation humaine', a une très grande valeur », note Mme Mundy.
Les Obama se sont tous deux exprimés ouvertement sur les difficultés qu'il y a à concilier la vie familiale, la profession de Michelle Obama et la carrière politique de l'actuel président.
« C'était incontestablement difficile, dit M. Colbert. Elle avait un poste très exigeant à l'université. Lorsqu'il était au travail, il était très loin. Lorsqu'il n'y était pas, il y pensait constamment. Il était toujours en train d'écrire un livre. »
Au bout d'un certain temps, Michelle Obama a commencé à se lever à 4h30 du matin pour aller faire sa gymnastique en salle de sport quand son mari était en ville. Lorsque leurs filles se réveillaient, dit Barack Obama, c'était lui qui devait les habiller et préparer leur petit déjeuner, puisque leur mère n'était pas là.
En tant que première dame, elle a l'intention de plaider en faveur de l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Mais même si Barack Obama n'avait pas remporté l'élection, elle espérait que sa candidature viendrait corriger l'image erronée que se font les gens des familles noires.
Comme le rappelle Mme Mundy : « Michelle Obama a déclaré dès le début de la campagne : 'Si tout ce que je fais c'est de montrer que nous sommes pas tous tributaires de l'assistance publique ou alors des athlètes, mais que nous sommes des professionnels comme les autres, qui ont une famille fonctionnelle, cela me suffira'. »
(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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Par Katherine Lewis
Correspondante
Washington - Chaque fois que Michelle Obama fait une apparition en tant que « première dame » des États-Unis, la fusion de sa réussite professionnelle et de sa qualité de mère de famille remet en question les stéréotypes de la femme noire en Amérique.
Première Afro-Américaine à revêtir ce titre, Michelle Obama fait exploser les idées préconçues qui ont cours depuis des générations à propos des femmes noires et des mères qui travaillent. « Le fait qu'une Noire soit parvenue à cette position place toutes les Noires sur le devant de la scène en tant qu'Américaines à part entière et, chose plus importante, en tant que dames », a déclaré à America.gov Andra Gillespie, professeure de sciences politiques à l'université Emory. « Cela affirme la féminité et l'humanité des femmes noires », a-t-elle ajouté.
Diplômée de l'université de Princeton et de l'école de droit de Harvard, Michelle Obama avait inscrit à son actif une belle carrière en tant qu'avocate d'entreprise et administratrice au Centre médical de l'université de Chicago avant que son mari, Barack Obama, ne remporte l'élection présidentielle américaine de 2008. Professionnelle accomplie, ayant un mariage stable, mère de deux charmantes petites filles bien élevées, elle s'oppose en contraste frappant aux images médiatiques des femmes noires, corpulentes et agressives, personnages caricaturaux de comédies hollywoodiennes ou danseuses hypersexualisées de clips vidéo musicaux.
« Les représentations populaires en font soit des mégères émasculatrices, soit des objets sexuels à exploiter, dit Mme Gillespie. Il y a maintenant toute une génération de jeunes filles qui voient une image très positive de ce qu'est une femme noire (...) Elle est remarquablement bien placée pour donner une image positive à la société américaine ainsi qu'à l'Amérique noire. »
L'histoire des femmes noires et de leur stigmatisation aux États-Unis est issue de l'esclavage qui disloquait les familles noires et qui permettait aux Blancs d'abuser des esclaves noires dont ils étaient propriétaires, a dit à America.gov Bart Landry, professeur de sociologie à l'université du Maryland.
Après l'abolition de l'esclavage à la suite de la guerre de Sécession, les femmes noires « ont été perçues comme faisant partie de la main-d'œuvre qui reconstruirait le Sud et son économie », explique M. Landry. Tandis que de nombreuses femmes blanches s'abstenaient de travailler contre salaire et sacrifiaient au « culte de la domesticité » très répandu au XIXe siècle, les femmes noires « étaient ridiculisées lorsqu'elles se comportaient en dames de la bonne société ».
Bien que négatif dans son ensemble, ce message a quand même eu pour avantage de permettre aux femmes noires de chercher à faire carrière sans éprouver à cet égard les sentiments ambivalents de beaucoup de femmes blanches employées hors du foyer familial, dit M. Landry, auteur de Black Working Wives (Épouses noires au travail).
En fait, les femmes noires sont aujourd'hui plus nombreuses que les hommes noirs à faire des études supérieures et, selon les données du Bureau du recensement, elles obtiennent 57 % des diplômes universitaires et professionnels décernés aux Afro-Américains. Une meilleure éducation se traduit généralement par des revenus supérieurs.
Michelle Obama présente ainsi une autre image importante, celle d'une Noire qui a réussi dans la vie professionnelle mais aussi d'une mère et d'une épouse dévouée. Pendant la campagne présidentielle de son mari, selon David Colbert, auteur de Michelle Obama : An American Story, elle a tenu à rester à la maison et à assister aux récitals de ballet ou aux manifestations sportives auxquelles ses filles participaient et n'a que rarement passé la nuit hors de chez elle.
« Les femmes noires sont extrêmement encouragées et fières de voir quelqu'un comme Michelle Obama à la Maison-Blanche », a dit à America.gov Tarshia Stanley, professeure associée au collège Spelman d'Atlanta. « Elle est représentative d'un immense groupe de femmes qui prennent leur rôle de mère très au sérieux, qui s'en acquittent parfaitement bien, mais qui restent invisibles dans la presse. »
Le soir où Barack Obama a remporté l'élection présidentielle, il a remercié son épouse, qu'il a décrite comme « ma meilleure amie depuis 16 ans, le roc sur lequel repose notre famille, l'amour de ma vie, la prochaine première dame de la nation ».
« Toutes les femmes admirent la manière dont il parle de son épouse. C'est très attachant », a dit à America.gov Liza Mundy, journaliste au Washington Post et auteure de Michelle : A Biography. « Pour les Afro-Américaines, le fait de pouvoir dire à leur fils, 'Voilà un exemple de relation humaine', a une très grande valeur », note Mme Mundy.
Les Obama se sont tous deux exprimés ouvertement sur les difficultés qu'il y a à concilier la vie familiale, la profession de Michelle Obama et la carrière politique de l'actuel président.
« C'était incontestablement difficile, dit M. Colbert. Elle avait un poste très exigeant à l'université. Lorsqu'il était au travail, il était très loin. Lorsqu'il n'y était pas, il y pensait constamment. Il était toujours en train d'écrire un livre. »
Au bout d'un certain temps, Michelle Obama a commencé à se lever à 4h30 du matin pour aller faire sa gymnastique en salle de sport quand son mari était en ville. Lorsque leurs filles se réveillaient, dit Barack Obama, c'était lui qui devait les habiller et préparer leur petit déjeuner, puisque leur mère n'était pas là.
En tant que première dame, elle a l'intention de plaider en faveur de l'équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Mais même si Barack Obama n'avait pas remporté l'élection, elle espérait que sa candidature viendrait corriger l'image erronée que se font les gens des familles noires.
Comme le rappelle Mme Mundy : « Michelle Obama a déclaré dès le début de la campagne : 'Si tout ce que je fais c'est de montrer que nous sommes pas tous tributaires de l'assistance publique ou alors des athlètes, mais que nous sommes des professionnels comme les autres, qui ont une famille fonctionnelle, cela me suffira'. »
(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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mercredi 28 janvier 2009
CONFÉRENCE DE PRESSE MONUC DU MERCREDI 28 Janvier 2009:Dans la Province Orientale
Situation militaire (Lt Col Jean-Paul Dietrich)
Dans la Province Orientale, les rapports ont signalé qu’à Tora, situé à environ 11 kilomètres au Sud de Watsa, où les rebelles ont attaqué le 16 janvier 2009, au moins 100 corps ont été retrouvés par le groupe d’autodéfense local. L’attaque aurait été menée par 13 rebelles. Le 17 janvier 2009, les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont tué 2 personnes à Kapili, situé à 30 kilomètres au Nord de Ngilima. Le 19 janvier 2009, deux autres personnes ont été tuées à Atande, situé à 30 kilomètres au Sud de Dungu.
En Ituri, le 23 janvier 2009, le Général de Brigade Fakhruddin Haider de Bangladesh, a effectivement pris le commandement de la Brigade d’Ituri en remplacement du Général de Brigade Lok Bahadur Thapa du Népal, qui a terminé son mandat d’une année à la tête de cette Brigade d’Ituri et qui depuis a quitté la République démocratique du Congo.
Dans la Province Orientale, les rapports ont signalé qu’à Tora, situé à environ 11 kilomètres au Sud de Watsa, où les rebelles ont attaqué le 16 janvier 2009, au moins 100 corps ont été retrouvés par le groupe d’autodéfense local. L’attaque aurait été menée par 13 rebelles. Le 17 janvier 2009, les rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont tué 2 personnes à Kapili, situé à 30 kilomètres au Nord de Ngilima. Le 19 janvier 2009, deux autres personnes ont été tuées à Atande, situé à 30 kilomètres au Sud de Dungu.
En Ituri, le 23 janvier 2009, le Général de Brigade Fakhruddin Haider de Bangladesh, a effectivement pris le commandement de la Brigade d’Ituri en remplacement du Général de Brigade Lok Bahadur Thapa du Népal, qui a terminé son mandat d’une année à la tête de cette Brigade d’Ituri et qui depuis a quitté la République démocratique du Congo.
mardi 27 janvier 2009
Kinshasa : un nouveau whisky « Supu na tolo »
“Supu na tolo”, entendez par là, « la soupe sur la poitrine ». C’est le nom du nouveau whisky qui fait rage à Kinshasa. Fabriqué d’une manière artisanale, cette boisson alcoolique est à la portée de toutes les bourses, et la dernière mesure se vend à 100 Francs Congolais. Ce whisky se vend par mesure et consommé très souvent par les jeunes gens, malgré ses effets nocifs. Le président du comité anti-drogue déplore le fait que le taux d’alcool n’est pas indiqué sur l’emballage de ces bouteilles, rapporte radiookapi.net
« Supu na tolo » se vend sur toutes les bourses et presque dans tous les marchés de Kinshasa. L’Etat congolais avait interdit la vente des whiskies en sachet, cette fois-ci, les fabricants ont trouvé un autre moyen de contrer cette décision, c’est-à-dire vendre en petites mesures qui équivaut en fait à en petits sachets. Le comble est que certaines de ces bouteilles n’ont aucune indication. Pas de marque de fabrication, ni de taux d’alcool, et pas même la date d’expiration. Et cela ne dérange pas toujours les consommateurs.
Quelques-uns ont donné leurs points de vue : « Si les jeunes boivent ce whisky, c’est par manque d’occupation. C’est pour se distraire. Quand on n’a pas beaucoup d’argent, alors qu’avec 300, 400, voire 100 Francs Congolais, tu peux boire ce whisky. Pour moi, ce n’est pas bon, ça défigure les gens, c’est très toxique. »
Le président du comité national de la lutte contre la drogue, se dit préoccupé par les conséquences causées par ce whisky. Pierre Didier Mpini explique : « Plusieurs whiskies fabriqués localement, très souvent, on vous dit que l’OCC nous a donné l’autorisation, notre whisky, c’est 43%, 40%, etc. La loi interdit le whisky qui a plus de 45°. Et puis vous allez attraper toutes sortes de maladies internes. Ces gens là, quand ils attrapent des effets hallucinogènes, ils attaquent, parce qu’on dit qu’il n’y a pas de crime sans drogue. »
Par ailleurs, le responsable du service laboratoire de l’Office Congolais de Contrôle, OCC, Docteur Kintaba, souligne que leur tâche consiste à analyser les échantillons des produits que les fabricants leur apportent. Ceci pour détecter s’il y a des éléments nuisibles dans la boisson. Et très souvent, le stock mis sur le marché diffère de celui qui a été analysé.
Okapi
« Supu na tolo » se vend sur toutes les bourses et presque dans tous les marchés de Kinshasa. L’Etat congolais avait interdit la vente des whiskies en sachet, cette fois-ci, les fabricants ont trouvé un autre moyen de contrer cette décision, c’est-à-dire vendre en petites mesures qui équivaut en fait à en petits sachets. Le comble est que certaines de ces bouteilles n’ont aucune indication. Pas de marque de fabrication, ni de taux d’alcool, et pas même la date d’expiration. Et cela ne dérange pas toujours les consommateurs.
Quelques-uns ont donné leurs points de vue : « Si les jeunes boivent ce whisky, c’est par manque d’occupation. C’est pour se distraire. Quand on n’a pas beaucoup d’argent, alors qu’avec 300, 400, voire 100 Francs Congolais, tu peux boire ce whisky. Pour moi, ce n’est pas bon, ça défigure les gens, c’est très toxique. »
Le président du comité national de la lutte contre la drogue, se dit préoccupé par les conséquences causées par ce whisky. Pierre Didier Mpini explique : « Plusieurs whiskies fabriqués localement, très souvent, on vous dit que l’OCC nous a donné l’autorisation, notre whisky, c’est 43%, 40%, etc. La loi interdit le whisky qui a plus de 45°. Et puis vous allez attraper toutes sortes de maladies internes. Ces gens là, quand ils attrapent des effets hallucinogènes, ils attaquent, parce qu’on dit qu’il n’y a pas de crime sans drogue. »
Par ailleurs, le responsable du service laboratoire de l’Office Congolais de Contrôle, OCC, Docteur Kintaba, souligne que leur tâche consiste à analyser les échantillons des produits que les fabricants leur apportent. Ceci pour détecter s’il y a des éléments nuisibles dans la boisson. Et très souvent, le stock mis sur le marché diffère de celui qui a été analysé.
Okapi
Goma: Human Rights Watch réclame l'arrestation de Bosco Ntanganda
Human Rights Watch réclame l’arrestation du général Bosco Ntaganda, actuel chef d’état major du CNDP et son transfert à la Cour pénale internationale, CPI. Dans un communiqué du 23 janvier2009, cette ONG déplore qu’aucune tentative d’arrestation n’a été faite jusque là par le gouvernement congolais, depuis que Bosco Ntanganda est à Goma, rapporte radiookapi.net
Anneke Van Woudenberg, chercheuse à Human Rights Watch: « Je dois dire que Human Rights Watch on a été très surpris quand nous avons vu qu’il y avait une conférence de presse ensemble avec le ministre de l’intérieur et Bosco Ntanganda; et il n’ y avait aucun effort de la part du gouvernement congolais pour arrêter Bosco Ntanganda. Franchement, c’est des choses qui ne doivent pas continuer. C’est quelqu’un qui doit être arrêté. Il a commis des crimes graves en Ituri. C’est quelqu’un qui continue avec des atrocités, c’est quelqu’un qui n’est pas un partenaire viable, ni pour le gouvernement congolais, ni pour le CNDP, ni pour le gouvernement rwandais. Ça fait 10 ans que je travaille au Congo, je doute vraiment qu’on ait une paix durable avec ce type de personne. On doit arrêter cette culture d’impunité, et on n’arrive pas à une paix durable avec des gens qui ont commis ces types de crimes.»
Okapi
Anneke Van Woudenberg, chercheuse à Human Rights Watch: « Je dois dire que Human Rights Watch on a été très surpris quand nous avons vu qu’il y avait une conférence de presse ensemble avec le ministre de l’intérieur et Bosco Ntanganda; et il n’ y avait aucun effort de la part du gouvernement congolais pour arrêter Bosco Ntanganda. Franchement, c’est des choses qui ne doivent pas continuer. C’est quelqu’un qui doit être arrêté. Il a commis des crimes graves en Ituri. C’est quelqu’un qui continue avec des atrocités, c’est quelqu’un qui n’est pas un partenaire viable, ni pour le gouvernement congolais, ni pour le CNDP, ni pour le gouvernement rwandais. Ça fait 10 ans que je travaille au Congo, je doute vraiment qu’on ait une paix durable avec ce type de personne. On doit arrêter cette culture d’impunité, et on n’arrive pas à une paix durable avec des gens qui ont commis ces types de crimes.»
Okapi
Bunia : pour raison de sécurité, la projection du procès Thomas Lubanga dans la salle polyvalente a été interrompue
Les images de la 1 ère journée du procès le procureur contre Thomas Lubanga étaient projetés lundi dans la salle polyvalente du district devant des centaines de personnes. Parmi elles, des délégués de partis politiques, de confessions religieuses, des étudiants et des autorités politico administratives locales. Deux heures plus tard, l'équipe de sensibilisation de la CPI a du interrompre la projection des images, pour raison de sécurité, constate radiookapi.net
Le débat contradictoire annoncé à l'issue de cette 1 ère journée du procès n'a plus eu lieu. Dans la salle, lundi matin, la plupart de téléspectateurs qui suivaient devant un écran géant les accusations formulées par le procureur Louis Moreno O Campo contre Thomas Lubanga n’a pas pu retenir ses émotions : « Ne voyez-vous pas que vos sources sont douteuses, même les shégués, les enfants ramassés ou corrompus, pouvaient se présenter dans la vidéo du juge ? « , s’est écrié un premier participant, remettant ainsi en cause la crédibilité des témoignages des enfants présentés comme des victimes :
Ce à quoi l’équipe de la CPI a répliqué. Selon Catherine Morel de l’Unité de sensibilisation de la cour, il est nécessaire de faire la différence entre le bureau du procureur et d’autres intervenants de la CPI, notamment les juges : « les éléments dont vous parlez, sont les éléments affirmés par le bureau du procureur, (ce n’est) pas nous, (ce n’est) pas les juges. Donc, pour le moment rien n’est avéré, ce ne sont que des allégations. »
L’organisation ayant constaté que la salle était remplie de sympathisants de Thomas Lubanga, a préféré interrompre la séance de projection. Catherine Morel de l’Unité de sensibilisation de la cour, s’est de nouveau expliquée : « On a décidé d’interrompre, le fait qu’il y ait trop de monde, que ce soit en tout petit peu tendu, puisqu’il y avait quand même des propos pas toujours faciles à gérer pour nous, le fait que le dispositif de sécurité ait été insuffisant et que cette salle est inadaptée »
L’unité de sensibilisation de la CPI s’engage à se servir désormais des radios locales pour communiquer régulièrement à la population les résumés des audiences relatives à ce procès.
(Okapi )
Le débat contradictoire annoncé à l'issue de cette 1 ère journée du procès n'a plus eu lieu. Dans la salle, lundi matin, la plupart de téléspectateurs qui suivaient devant un écran géant les accusations formulées par le procureur Louis Moreno O Campo contre Thomas Lubanga n’a pas pu retenir ses émotions : « Ne voyez-vous pas que vos sources sont douteuses, même les shégués, les enfants ramassés ou corrompus, pouvaient se présenter dans la vidéo du juge ? « , s’est écrié un premier participant, remettant ainsi en cause la crédibilité des témoignages des enfants présentés comme des victimes :
Ce à quoi l’équipe de la CPI a répliqué. Selon Catherine Morel de l’Unité de sensibilisation de la cour, il est nécessaire de faire la différence entre le bureau du procureur et d’autres intervenants de la CPI, notamment les juges : « les éléments dont vous parlez, sont les éléments affirmés par le bureau du procureur, (ce n’est) pas nous, (ce n’est) pas les juges. Donc, pour le moment rien n’est avéré, ce ne sont que des allégations. »
L’organisation ayant constaté que la salle était remplie de sympathisants de Thomas Lubanga, a préféré interrompre la séance de projection. Catherine Morel de l’Unité de sensibilisation de la cour, s’est de nouveau expliquée : « On a décidé d’interrompre, le fait qu’il y ait trop de monde, que ce soit en tout petit peu tendu, puisqu’il y avait quand même des propos pas toujours faciles à gérer pour nous, le fait que le dispositif de sécurité ait été insuffisant et que cette salle est inadaptée »
L’unité de sensibilisation de la CPI s’engage à se servir désormais des radios locales pour communiquer régulièrement à la population les résumés des audiences relatives à ce procès.
(Okapi )
Foreignpolicyexchange Blog:Divining Obama's Africa Policy
Foreignpolicyexchange Blog
Thursday, 15 January 2009
A day after Hillary Clinton pledged to implement "smart power" diplomacy at her confirmation hearing, her husband and the former US President, Bill Clinton was in Abuja the Nigerian capital on what would be his third visit to Nigeria this decade and the 2nd since he left office.
This visit was his first foreign trip as the spouse of America's new top diplomat, and as such his words were being watched closely. He was in town to deliver the keynote speech at the Thisday Awards and he also paid a visit to President Yar A'dua.
While the media spotlight was on Clinton, the real action was elsewhere. At a panel discussion chaired by former Nigerian Foreign Minister, Bolaji Akinyemi in Abuja yesterday, political heavyweights from the outgoing Republican and incoming Democratic parties made the case for the Obama administration's Africa policy.
The Associated Press reports that panel member and outgoing Democratic party chair, Howard Dean said
"He will see an increased emphasis on Africa, not just because Barack Obama is an African American but because he hired some people in key positions who know and have worked on African issues."
Dean may be referring to people such as Susan Rice and Samantha Power, who are well known for their Africa expertise.
But this view was countered by another panelist, Karl Rove, a key player in the outgoing Bush administration once described by the Washington Post as "President Bush's eyes and ears." He was reported as saying "Africa was not at the center of American political dialogue this year."
He went on to say "Sure, Barack Obama talked about the genocide in Darfur but gave no indication of what he will do differently than the current administration. He, like the current administration, decried Mugabe, but he did not talk specifically what he will do differently," Rove said. "He talked about Somalia and the desire to have civil government, but again did not talk specifically about what he will do differently than the current administration."
So there you have what the old guard think. Old guard in that none of these panelists are seasoned Africa hands and more importantly, none will play any significant role in crafting or implementing Obama's policy towards Africa.
A better bet on defining what the future will look like would have been any of the 2 afore mentioned ladies who will play key roles in this area. An even better choice for the organizers whould have been Witney Schneidman, who is being touted as the man to suceed Jendayi Frazer as Assistant Secretary of State for African Affairs.
He advised the Obama campaign on Africa policy and laid out the framework for Obama's policy toward Africa in this September article.
Here's the executive summary:
"Barack Obama will pursue three fundamental objectives on the continent.
- One is to accelerate Africa's integration into the global economy.
- A second is to enhance the peace and security of African states.
- And a third is to strengthen relationships with those governments, institutions and civil society organizations committed to deepening democracy, accountability and reducing poverty in Africa."
If the conventional wisdom holds true, then we will certainly hear a lot more from Dr Schneidman in the coming years. Watch this space!
Posted by Dade at 04:08
Thursday, 15 January 2009
A day after Hillary Clinton pledged to implement "smart power" diplomacy at her confirmation hearing, her husband and the former US President, Bill Clinton was in Abuja the Nigerian capital on what would be his third visit to Nigeria this decade and the 2nd since he left office.
This visit was his first foreign trip as the spouse of America's new top diplomat, and as such his words were being watched closely. He was in town to deliver the keynote speech at the Thisday Awards and he also paid a visit to President Yar A'dua.
While the media spotlight was on Clinton, the real action was elsewhere. At a panel discussion chaired by former Nigerian Foreign Minister, Bolaji Akinyemi in Abuja yesterday, political heavyweights from the outgoing Republican and incoming Democratic parties made the case for the Obama administration's Africa policy.
The Associated Press reports that panel member and outgoing Democratic party chair, Howard Dean said
"He will see an increased emphasis on Africa, not just because Barack Obama is an African American but because he hired some people in key positions who know and have worked on African issues."
Dean may be referring to people such as Susan Rice and Samantha Power, who are well known for their Africa expertise.
But this view was countered by another panelist, Karl Rove, a key player in the outgoing Bush administration once described by the Washington Post as "President Bush's eyes and ears." He was reported as saying "Africa was not at the center of American political dialogue this year."
He went on to say "Sure, Barack Obama talked about the genocide in Darfur but gave no indication of what he will do differently than the current administration. He, like the current administration, decried Mugabe, but he did not talk specifically what he will do differently," Rove said. "He talked about Somalia and the desire to have civil government, but again did not talk specifically about what he will do differently than the current administration."
So there you have what the old guard think. Old guard in that none of these panelists are seasoned Africa hands and more importantly, none will play any significant role in crafting or implementing Obama's policy towards Africa.
A better bet on defining what the future will look like would have been any of the 2 afore mentioned ladies who will play key roles in this area. An even better choice for the organizers whould have been Witney Schneidman, who is being touted as the man to suceed Jendayi Frazer as Assistant Secretary of State for African Affairs.
He advised the Obama campaign on Africa policy and laid out the framework for Obama's policy toward Africa in this September article.
Here's the executive summary:
"Barack Obama will pursue three fundamental objectives on the continent.
- One is to accelerate Africa's integration into the global economy.
- A second is to enhance the peace and security of African states.
- And a third is to strengthen relationships with those governments, institutions and civil society organizations committed to deepening democracy, accountability and reducing poverty in Africa."
If the conventional wisdom holds true, then we will certainly hear a lot more from Dr Schneidman in the coming years. Watch this space!
Posted by Dade at 04:08
lundi 26 janvier 2009
Mbandaka : destitué par l'Assemblée provinciale, José Makila annonce un recours à la cour suprême
Une motion de défiance a été votée samedi contre le gouverneur de province José Makila Sumanda à l’Assemblée Provinciale. Dans une interview exclusive accordée dimanche à radiookapi.net, José Makila déclare avoir pris acte de la décision de l’Assemblée Provinciale. Il compte cependant se référer à la Cour Suprême de Justice. En attendant, il se considère encore comme gouverneur de la province de l’Equateur, note radiookapi.net
José Makila José Makila, gouverneur de l'Equateur
José Makila explique : « Je tiens d’abord à souligner que je suis gouverneur élu de la province de l’Equateur, jusqu’à preuve du contraire. Il y a eu une motion de défiance en mon endroit par l’assemblée provinciale de l’Equateur, que je respecte. C’est la première institution provinciale. Mais je tiens à vous dire que la RDC est un état de droit et que je ne compte pas me limiter au niveau de l’Assemblée provinciale, pendant que la constitution et les lois de la République nous donne les possibilités de faire le recours, si jamais il y a eu des irrégularités. Je ne dis pas qu’il y a des irrégularités parce que je ne dis pas le droit ici. Mais, je vais me référer à la constitution et aux lois de la RDC pour qu’enfin la justice soit faite, pour que la cour suprême puisse dire le droit. »
Pour rappel, l’Assemblée provinciale a voté samedi, par 63 voix contre 35, la motion de défiance déposée contre le gouverneur José Makila par le président du groupe parlementaire CDR. Dans cette motion, on lui reproche d’avoir détourné 2,7 milliards de Francs congolais (plus de 3,8 millions de USD), somme allouée par le gouvernement central aux entités territoriales décentralisées de la province de l’Equateur.
(Okapi )
José Makila José Makila, gouverneur de l'Equateur
José Makila explique : « Je tiens d’abord à souligner que je suis gouverneur élu de la province de l’Equateur, jusqu’à preuve du contraire. Il y a eu une motion de défiance en mon endroit par l’assemblée provinciale de l’Equateur, que je respecte. C’est la première institution provinciale. Mais je tiens à vous dire que la RDC est un état de droit et que je ne compte pas me limiter au niveau de l’Assemblée provinciale, pendant que la constitution et les lois de la République nous donne les possibilités de faire le recours, si jamais il y a eu des irrégularités. Je ne dis pas qu’il y a des irrégularités parce que je ne dis pas le droit ici. Mais, je vais me référer à la constitution et aux lois de la RDC pour qu’enfin la justice soit faite, pour que la cour suprême puisse dire le droit. »
Pour rappel, l’Assemblée provinciale a voté samedi, par 63 voix contre 35, la motion de défiance déposée contre le gouverneur José Makila par le président du groupe parlementaire CDR. Dans cette motion, on lui reproche d’avoir détourné 2,7 milliards de Francs congolais (plus de 3,8 millions de USD), somme allouée par le gouvernement central aux entités territoriales décentralisées de la province de l’Equateur.
(Okapi )
mardi 13 janvier 2009
USA: Le Sénat va procéder à l'audition des ministres nommés par M. Obama
*AFI501 01/09/2009
Le Sénat va procéder à l'audition des ministres nommés par M. Obama
(Leur nomination doit être approuvée pour qu'ils puissent exercer leurs fonctions.) (691)
Par Michelle Austein Brooks
Rédactrice
Washington - Bien que M. Barack Obama ne doive assumer ses fonctions de président des États-Unis que le 20 janvier, une commission sénatoriale a tenu, le 8 janvier, la première des nombreuses auditions qui seront consacrées à la nomination des ministres et d'autres hauts responsables du prochain gouvernement.
Tout comme pour les autres présidents, la nomination par M. Obama de ses ministres et d'autres hauts responsables doit être entérinée par le Sénat, conformément à la Constitution des États-Unis.
Cette nomination ne peut pas être officielle avant son entrée en fonction, mais le futur président a déjà fait connaître ses choix qui comprennent deux républicains, cinq femmes, deux Hispaniques, trois Afro-Américains, deux Asio-Américains et un Arabo-Américain.
Avant l'entrée en fonction du nouveau président, les commissions sénatoriales peuvent tenir des auditions pour poser des questions aux personnes nommées par M. Obama et faire des recommandations aux autres sénateurs pour leur vote en séance plénière. Toutefois, le Sénat ne peut pas entériner la nomination d'un haut responsable tant que M. Obama n'aura pas prêté serment et qu'il n'aura pas soumis officiellement au Sénat un document relatif à ces nominations.
Selon l'article II de la Constitution des États-Unis, le président « proposera au Sénat et, sur l'avis et le consentement de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, les juges à la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n'est pas prévue par la présente Constitution ».
En général, le Sénat donne son consentement à la nomination de quelque 2.000 hauts responsables. Il entérine environ 99 % des nominations qui lui sont soumises. La plupart du temps, son consentement est rapide et ne donne pas lieu à controverse. Toutefois, pour des postes de grande responsabilité, telles que ceux de ministre ou de juge à la Cour suprême, il arrive que, si la nomination d'une personne donnée est controversée, il faille des semaines, voire des mois, avant qu'il donne son consentement.
Pour les postes de ministre et de juge à la Cour suprême, ce sont des commissions sénatoriales qui posent des questions aux candidats et qui examinent leurs antécédents. Par exemple, c'est la commission de l'agriculture, de l'alimentation et des forêts qui sera chargée d'auditionner celui que M. Obama a choisi pour exercer les fonctions de ministre de l'agriculture, à savoir M. Tom Vilsack (ancien gouverneur de l'État agricole de l'Iowa).
Les membres de la commission compétente peuvent voter soit en faveur de la nomination soit contre soit encore n'émettre aucune recommandation. Le Sénat ne peut pas considérer une nomination en séance plénière si la commission compétente ne lui a pas soumis son rapport. Lorsqu'il a reçu ce rapport, il peut procéder à un débat. À l'issue de ce débat, les sénateurs peuvent voter en faveur de la nomination, la rejeter ou ne rien faire. Il suffit d'une majorité simple pour que la nomination soit entérinée.
Le 8 janvier, M. Tom Daschle, que M. Obama a choisi pour occuper les fonctions de ministre de la santé et des services sociaux, a paru devant la commission sénatoriale de la santé, de l'éducation, du travail et des pensions. Ancien sénateur du Dakota du Sud, il est bien au courant des modalités d'une audition devant une commission.
« Le ministre de la santé et des services sociaux, a-t-il dit, touche la vie de tous les Américains d'une manière fondamentale. Il est appelé à protéger nos concitoyens et à leur offrir une aide pour exécuter les tâches essentielles à leur bien-être. »
M. Daschle a indiqué qu'il comptait faire tout son possible en vue de diminuer le nombre des Américains qui n'avaient pas d'assurance maladie, d'accroître les soins préventifs et de renforcer les pouvoirs de l'Administration des produits alimentaires et pharmaceutiques. On s'attend à ce que le Sénat entérine sa nomination rapidement.
Plus d'une dizaine d'auditions, notamment celle de Mme Hillary Clinton pour le poste de secrétaire d'État (le 13 janvier) et de M. Timothy Geithner pour le poste de ministre des finances (le 15 janvier) devraient avoir lieu avant l'entrée en fonction du président Obama.
(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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Le Sénat va procéder à l'audition des ministres nommés par M. Obama
(Leur nomination doit être approuvée pour qu'ils puissent exercer leurs fonctions.) (691)
Par Michelle Austein Brooks
Rédactrice
Washington - Bien que M. Barack Obama ne doive assumer ses fonctions de président des États-Unis que le 20 janvier, une commission sénatoriale a tenu, le 8 janvier, la première des nombreuses auditions qui seront consacrées à la nomination des ministres et d'autres hauts responsables du prochain gouvernement.
Tout comme pour les autres présidents, la nomination par M. Obama de ses ministres et d'autres hauts responsables doit être entérinée par le Sénat, conformément à la Constitution des États-Unis.
Cette nomination ne peut pas être officielle avant son entrée en fonction, mais le futur président a déjà fait connaître ses choix qui comprennent deux républicains, cinq femmes, deux Hispaniques, trois Afro-Américains, deux Asio-Américains et un Arabo-Américain.
Avant l'entrée en fonction du nouveau président, les commissions sénatoriales peuvent tenir des auditions pour poser des questions aux personnes nommées par M. Obama et faire des recommandations aux autres sénateurs pour leur vote en séance plénière. Toutefois, le Sénat ne peut pas entériner la nomination d'un haut responsable tant que M. Obama n'aura pas prêté serment et qu'il n'aura pas soumis officiellement au Sénat un document relatif à ces nominations.
Selon l'article II de la Constitution des États-Unis, le président « proposera au Sénat et, sur l'avis et le consentement de ce dernier, nommera les ambassadeurs, les autres ministres publics et les consuls, les juges à la Cour suprême, et tous les autres fonctionnaires des États-Unis dont la nomination n'est pas prévue par la présente Constitution ».
En général, le Sénat donne son consentement à la nomination de quelque 2.000 hauts responsables. Il entérine environ 99 % des nominations qui lui sont soumises. La plupart du temps, son consentement est rapide et ne donne pas lieu à controverse. Toutefois, pour des postes de grande responsabilité, telles que ceux de ministre ou de juge à la Cour suprême, il arrive que, si la nomination d'une personne donnée est controversée, il faille des semaines, voire des mois, avant qu'il donne son consentement.
Pour les postes de ministre et de juge à la Cour suprême, ce sont des commissions sénatoriales qui posent des questions aux candidats et qui examinent leurs antécédents. Par exemple, c'est la commission de l'agriculture, de l'alimentation et des forêts qui sera chargée d'auditionner celui que M. Obama a choisi pour exercer les fonctions de ministre de l'agriculture, à savoir M. Tom Vilsack (ancien gouverneur de l'État agricole de l'Iowa).
Les membres de la commission compétente peuvent voter soit en faveur de la nomination soit contre soit encore n'émettre aucune recommandation. Le Sénat ne peut pas considérer une nomination en séance plénière si la commission compétente ne lui a pas soumis son rapport. Lorsqu'il a reçu ce rapport, il peut procéder à un débat. À l'issue de ce débat, les sénateurs peuvent voter en faveur de la nomination, la rejeter ou ne rien faire. Il suffit d'une majorité simple pour que la nomination soit entérinée.
Le 8 janvier, M. Tom Daschle, que M. Obama a choisi pour occuper les fonctions de ministre de la santé et des services sociaux, a paru devant la commission sénatoriale de la santé, de l'éducation, du travail et des pensions. Ancien sénateur du Dakota du Sud, il est bien au courant des modalités d'une audition devant une commission.
« Le ministre de la santé et des services sociaux, a-t-il dit, touche la vie de tous les Américains d'une manière fondamentale. Il est appelé à protéger nos concitoyens et à leur offrir une aide pour exécuter les tâches essentielles à leur bien-être. »
M. Daschle a indiqué qu'il comptait faire tout son possible en vue de diminuer le nombre des Américains qui n'avaient pas d'assurance maladie, d'accroître les soins préventifs et de renforcer les pouvoirs de l'Administration des produits alimentaires et pharmaceutiques. On s'attend à ce que le Sénat entérine sa nomination rapidement.
Plus d'une dizaine d'auditions, notamment celle de Mme Hillary Clinton pour le poste de secrétaire d'État (le 13 janvier) et de M. Timothy Geithner pour le poste de ministre des finances (le 15 janvier) devraient avoir lieu avant l'entrée en fonction du président Obama.
(Les articles du «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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jeudi 8 janvier 2009
Les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU relatives au commerce des ressources naturelles dans l’est du Congo constituent un pas en avant majeur
Global Witness Press Release – 07/01/2009
Global Witness se félicite de l’adoption récente par le Conseil de Sécurité de l’ONU de deux résolutions comprenant des mesures visant à mettre un terme au commerce illicite de ressources naturelles qui alimente le conflit armé dans l’est de la RDC.
Des enquêtes récentes ont permis à Global Witness de mettre en évidence des éléments démontrant que toutes les principales parties au conflit qui sévit dans l’est de la RDC (aussi bien des groupes armés que l’armée congolaise) se financent au moyen de l’exploitation et du commerce des richesses minérales de l’est de la RDC. Parmi ces minerais figurent la cassitérite (minerai d’étain), l’or, le coltan (un composant essentiel des téléphones mobiles) et la wolframite (dont est dérivé le tungstène). Les parties belligérantes ont toutes commis d’épouvantables atteintes aux droits de l’homme à l’encontre de la population civile de la région.
Le 22 décembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU (CS) a adopté la résolution 1856 qui proroge et élargit le mandat de la MONUC (Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo). Pour la première fois depuis ses neuf années d’existence, la MONUC est désormais chargée d’« utiliser ses moyens de surveillance et d’inspection pour empêcher les groupes armés illégaux de bénéficier d’un appui provenant du trafic des ressources naturelles ». Cette mesure devrait permettre à la MONUC de s’atteler à la réduction des sorties illicites de minerais de forte valeur qui aident les groupes armés à poursuivre leur activité.
La résolution 1856 engage également tous les États, en particulier ceux de la région, à prendre les mesures voulues pour mettre fin au commerce illicite de ressources naturelles.
Dans une seconde résolution (1857) adoptée le même jour, le Conseil de Sécurité de l’ONU élargit son arsenal actuel de sanctions ciblées pour qu’elles incluent également « les personnes ou entités appuyant les groupes armés illégaux… au moyen du commerce illicite de ressources naturelles ». Il encourage les États membres à s’assurer que les entreprises qui manipulent des minerais congolais font preuve d’une diligence raisonnable à l’égard de leurs fournisseurs.
« Jusqu’à ce jour, la communauté internationale n’est pas parvenue à traiter les moteurs économiques du conflit en RDC ; ces résolutions représentent par conséquent un pas en avant majeur », a affirmé Patrick Alley, le directeur de Global Witness. « Au cours des prochaines semaines, le défi pour la MONUC et les États membres de l’ONU sera de montrer qu’ils les mettent bel et bien en œuvre. »
Au titre de la résolution 1857, les États membres ont 45 jours pour rendre compte au Conseil de Sécurité de l’ONU des dispositions qu’ils auront prises pour mettre en œuvre les mesures soulignées, y compris des sanctions appliquées aux personnes ou entités impliquées dans le commerce illicite de ressources naturelles.
La résolution constitue un avertissement adressé non seulement aux gouvernements, mais également au secteur privé.
« Les entreprises et les individus qui font le commerce des ressources naturelles d’une manière qui profite aux groupes armés pourraient désormais se voir imposer un gel de leurs actifs et une interdiction de déplacements », a commenté Patrick Alley. « Les entreprises qui manipulent des minerais et des métaux en provenance de la région des Grands Lacs se doivent de divulguer publiquement tous les détails de leurs chaînes d’approvisionnement afin de démontrer qu’ils n’alimentent pas le conflit au Congo. »
Notes à l’attention des équipes de rédaction :
Les textes des résolutions 1856 et 1857 du Conseil de Sécurité de l’ONU peuvent être téléchargés à l’adresse : http://www.un.org/french/docs/sc/2008/cs2008.htm.
Pour tout renseignement complémentaire sur les conclusions de Global Witness en ce qui concerne la participation de groupes armés et de l’armée congolaise au commerce de minerais dans l’est de la RDC, consulter « Le contrôle des mines exercé par les parties belligérantes menace les efforts de paix dans l’est du Congo » (10 septembre 2008), disponible à l’adresse http://www.globalwitness.org/media_library_detail.php/663/fr/le_controle.
Pour connaître les recommandations émises par Global Witness en matière de diligence raisonnable, consulter « Recommandations en matière de diligence raisonnable à l’intention des acheteurs et entreprises faisant le commerce de minerais en provenance de l’est de la RDC et de leurs gouvernements » (novembre 2008), disponible à l’adresse http://www.globalwitness.org/media_library_detail.php/681/fr/recommandations.
Pour tout complément d’information sur les travaux menés par Global Witness dans l’est de la RDC, consulter : http://www.globalwitness.org/pages/fr/drc_conflict.html
Global Witness se félicite de l’adoption récente par le Conseil de Sécurité de l’ONU de deux résolutions comprenant des mesures visant à mettre un terme au commerce illicite de ressources naturelles qui alimente le conflit armé dans l’est de la RDC.
Des enquêtes récentes ont permis à Global Witness de mettre en évidence des éléments démontrant que toutes les principales parties au conflit qui sévit dans l’est de la RDC (aussi bien des groupes armés que l’armée congolaise) se financent au moyen de l’exploitation et du commerce des richesses minérales de l’est de la RDC. Parmi ces minerais figurent la cassitérite (minerai d’étain), l’or, le coltan (un composant essentiel des téléphones mobiles) et la wolframite (dont est dérivé le tungstène). Les parties belligérantes ont toutes commis d’épouvantables atteintes aux droits de l’homme à l’encontre de la population civile de la région.
Le 22 décembre, le Conseil de Sécurité de l’ONU (CS) a adopté la résolution 1856 qui proroge et élargit le mandat de la MONUC (Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo). Pour la première fois depuis ses neuf années d’existence, la MONUC est désormais chargée d’« utiliser ses moyens de surveillance et d’inspection pour empêcher les groupes armés illégaux de bénéficier d’un appui provenant du trafic des ressources naturelles ». Cette mesure devrait permettre à la MONUC de s’atteler à la réduction des sorties illicites de minerais de forte valeur qui aident les groupes armés à poursuivre leur activité.
La résolution 1856 engage également tous les États, en particulier ceux de la région, à prendre les mesures voulues pour mettre fin au commerce illicite de ressources naturelles.
Dans une seconde résolution (1857) adoptée le même jour, le Conseil de Sécurité de l’ONU élargit son arsenal actuel de sanctions ciblées pour qu’elles incluent également « les personnes ou entités appuyant les groupes armés illégaux… au moyen du commerce illicite de ressources naturelles ». Il encourage les États membres à s’assurer que les entreprises qui manipulent des minerais congolais font preuve d’une diligence raisonnable à l’égard de leurs fournisseurs.
« Jusqu’à ce jour, la communauté internationale n’est pas parvenue à traiter les moteurs économiques du conflit en RDC ; ces résolutions représentent par conséquent un pas en avant majeur », a affirmé Patrick Alley, le directeur de Global Witness. « Au cours des prochaines semaines, le défi pour la MONUC et les États membres de l’ONU sera de montrer qu’ils les mettent bel et bien en œuvre. »
Au titre de la résolution 1857, les États membres ont 45 jours pour rendre compte au Conseil de Sécurité de l’ONU des dispositions qu’ils auront prises pour mettre en œuvre les mesures soulignées, y compris des sanctions appliquées aux personnes ou entités impliquées dans le commerce illicite de ressources naturelles.
La résolution constitue un avertissement adressé non seulement aux gouvernements, mais également au secteur privé.
« Les entreprises et les individus qui font le commerce des ressources naturelles d’une manière qui profite aux groupes armés pourraient désormais se voir imposer un gel de leurs actifs et une interdiction de déplacements », a commenté Patrick Alley. « Les entreprises qui manipulent des minerais et des métaux en provenance de la région des Grands Lacs se doivent de divulguer publiquement tous les détails de leurs chaînes d’approvisionnement afin de démontrer qu’ils n’alimentent pas le conflit au Congo. »
Notes à l’attention des équipes de rédaction :
Les textes des résolutions 1856 et 1857 du Conseil de Sécurité de l’ONU peuvent être téléchargés à l’adresse : http://www.un.org/french/docs/sc/2008/cs2008.htm.
Pour tout renseignement complémentaire sur les conclusions de Global Witness en ce qui concerne la participation de groupes armés et de l’armée congolaise au commerce de minerais dans l’est de la RDC, consulter « Le contrôle des mines exercé par les parties belligérantes menace les efforts de paix dans l’est du Congo » (10 septembre 2008), disponible à l’adresse http://www.globalwitness.org/media_library_detail.php/663/fr/le_controle.
Pour connaître les recommandations émises par Global Witness en matière de diligence raisonnable, consulter « Recommandations en matière de diligence raisonnable à l’intention des acheteurs et entreprises faisant le commerce de minerais en provenance de l’est de la RDC et de leurs gouvernements » (novembre 2008), disponible à l’adresse http://www.globalwitness.org/media_library_detail.php/681/fr/recommandations.
Pour tout complément d’information sur les travaux menés par Global Witness dans l’est de la RDC, consulter : http://www.globalwitness.org/pages/fr/drc_conflict.html
Mahagi : les fonctionnaires protestent contre la retenue irrégulière de 1000 fc sur leur salaire
Les fonctionnaires et agents de l'Etat ont dénoncé cette situation, le mercredi, auprès d’une délégation de l’Union nationale des travailleurs du Congo, UNTC, en mission officielle dans leur territoire. Ces retenues serviront à couvrir les frais de transport des agents payeurs, en provenance de Bunia, d'après l’administrateur du territoire de Mahagi. Pour sa part, le président du comité syndical de l’Ituri qualifie cet acte de détournement d’une partie des salaires des fonctionnaires. Allégations que rejette l’administrateur du territoire, rapporte radiookapi.net
Plus de six cents agents de Mahagi sont victimes de cette retenue d’une partie de leur salaire du mois de décembre. Selon le vice-président du syndicat des fonctionnaires de Mahagi, cette retenue, qui s’élevait à 400 FC, a été revue unilatéralement à 1000 FC par l’administrateur du territoire de Mahagi. Utshupi Atwochon déclare : « On double même pas la retenue. On dépasse même le double sans consentement de l’ayant droit. On trouve que c’est une exagération. »
Saisi de cette situation, le président du comité de l’Union nationale des travailleurs de l’Ituri qualifie cette retenue de détournement d’une partie du salaire de ces agents. Contacté, l’administrateur du territoire de Mahaga rejette les allégations selon lesquelles il aurait majoré ces retenues, initiées par ses prédécesseurs sur ordre de l’autorité du district. : « Je venais d’arriver, c’était leur organisation. Il y a le PDDA qui a demandé qu’on supporte le transport plus l’équipe qui venait ici pour le travail. En accord avec eux (les fonctionnaires : ndlr), on leur à demandé, ils ont dit Ok. », explique Stanislas Bushabu. De son côté, le commissaire du district adjoint en charge de l’économie et finances affirme ne pas être au courant de cette situation.
(okapi)
Plus de six cents agents de Mahagi sont victimes de cette retenue d’une partie de leur salaire du mois de décembre. Selon le vice-président du syndicat des fonctionnaires de Mahagi, cette retenue, qui s’élevait à 400 FC, a été revue unilatéralement à 1000 FC par l’administrateur du territoire de Mahagi. Utshupi Atwochon déclare : « On double même pas la retenue. On dépasse même le double sans consentement de l’ayant droit. On trouve que c’est une exagération. »
Saisi de cette situation, le président du comité de l’Union nationale des travailleurs de l’Ituri qualifie cette retenue de détournement d’une partie du salaire de ces agents. Contacté, l’administrateur du territoire de Mahaga rejette les allégations selon lesquelles il aurait majoré ces retenues, initiées par ses prédécesseurs sur ordre de l’autorité du district. : « Je venais d’arriver, c’était leur organisation. Il y a le PDDA qui a demandé qu’on supporte le transport plus l’équipe qui venait ici pour le travail. En accord avec eux (les fonctionnaires : ndlr), on leur à demandé, ils ont dit Ok. », explique Stanislas Bushabu. De son côté, le commissaire du district adjoint en charge de l’économie et finances affirme ne pas être au courant de cette situation.
(okapi)
Bunia : les abonnés de Tigo se plaignent du non fonctionnement du réseau
Trois mois après le lancement du réseau, les usagers du réseau de téléphonie cellulaire Tigo ne bénéficient toujours pas de ses services à Bunia. Certains revendeurs de ses produits déplorent le manque à gagner dans leurs activités. Ils exigent une compensation des fonds qu’ils ont investi dans l’achat des crédits prépayés et cartes Sim. Selon le directeur technique de Tigo à l’Est de la RDC, cette situation est due aux dommages subis par leurs antennes de la part des hommes armés, notamment dans la localité de Kombokabo, rapporte radiookapi.net
La plupart de personnes qui ont acheté les cartes Sim de Tigo lors du lancement de ce réseau, il y a environ trois mois, craignent que ces cartes ne deviennent invalides. Certains revendeurs affirment qu’ils n’arrivent pas à écouler les produits Tigo (cartes Sim et cartes prépayées). D’autres disent avoir effectué des dépenses pour la fabrication des kiosques de vente des unités. Cependant, les revendeurs déplorent le gèle de leur fonds. « Je suis vraiment déçu », se plaint le premier revendeur. « On a lancé le réseau Tigo pendant un seul jour, et depuis lors, il n’y a pas de signal à Bunia. J’ai beaucoup de cartes qui traînent ici et cela bloque mes comptes », regrette-i-il. « C’est depuis un mois que mes activités sont bloquées aussi, alors que pendant ce temps je pouvais réaliser certains bénéfices », enchaîne un deuxième revendeur.
Contacté, le directeur technique de Tigo à l’Est de la République démocratique du Congo, Didier Mbala a indiqué que leurs antennes ont été détruites par les hommes armés à Kombokabo, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Bunia. Cependant, une équipe des techniciens est déjà dépêchée sur le site pour relancer le réseau, a-t-il ajouté. Concernant les revendications et inquiétudes des abonnés et revendeurs, Didier Mbala a affirmé que des solutions seront envisagées pour les satisfaire. Il a promis que d’ici, à la fin de cette semaine, le réseau sera rétabli.
(okapi)
La plupart de personnes qui ont acheté les cartes Sim de Tigo lors du lancement de ce réseau, il y a environ trois mois, craignent que ces cartes ne deviennent invalides. Certains revendeurs affirment qu’ils n’arrivent pas à écouler les produits Tigo (cartes Sim et cartes prépayées). D’autres disent avoir effectué des dépenses pour la fabrication des kiosques de vente des unités. Cependant, les revendeurs déplorent le gèle de leur fonds. « Je suis vraiment déçu », se plaint le premier revendeur. « On a lancé le réseau Tigo pendant un seul jour, et depuis lors, il n’y a pas de signal à Bunia. J’ai beaucoup de cartes qui traînent ici et cela bloque mes comptes », regrette-i-il. « C’est depuis un mois que mes activités sont bloquées aussi, alors que pendant ce temps je pouvais réaliser certains bénéfices », enchaîne un deuxième revendeur.
Contacté, le directeur technique de Tigo à l’Est de la République démocratique du Congo, Didier Mbala a indiqué que leurs antennes ont été détruites par les hommes armés à Kombokabo, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de Bunia. Cependant, une équipe des techniciens est déjà dépêchée sur le site pour relancer le réseau, a-t-il ajouté. Concernant les revendications et inquiétudes des abonnés et revendeurs, Didier Mbala a affirmé que des solutions seront envisagées pour les satisfaire. Il a promis que d’ici, à la fin de cette semaine, le réseau sera rétabli.
(okapi)
lundi 20 octobre 2008
Aru : une nouvelle milice se constitue à la porte de l’Ituri
L’administrateur du territoire d’Aru dénonce la présence d’un groupe d’officiers de l’ancienne rébellion des Forces armées populaires du Congo, F.A.P.C dans le district frontalier de Koboko, en Ouganda. Il soupçonne ces officiers d’organiser depuis cette localité le recrutement des ex démobilisés du territoire d’Aru, rapporte radiookapi.net
L’administrateur du territoire d’Aru, Mawa Enzongozi affirme que plusieurs habitants de son entité ont vu pendant leur séjour à Koboko en Ouganda un groupe de ces officiers. Il s’agit notamment du major José Munyato, du colonel Ali Mbuy, du capitaine Wanisho et du major Sami, tous anciens de FAPC de Jérôme Kakwavu. Selon lui, ces hommes disposeraient d’un camp de regroupement des ex combattants à Pamodo, un village ougandais situé à 10 kilomètres de la frontière avec la RDC. Ces ex combattants sont estimés à environ 200 venus notamment des localités congolaises d’Ariwara, d’Igbokolo et d’Aru centre.
Selon le chef de la collectivité de Kakwa, au cours d’une réunion tenue le 9 octobre dernier à Ombatshi avec ses homologues ougandais de Koboko et sud soudanais de Morobu, un officier de la police ougandaise a refuté les allégations de recrutement des ex combattants. D’après toujours cet officier, ces anciens miliciens congolais feraient le commerce entre l’Ouganda et le Soudan.
Par contre, les autorités ougandaises présentes à cette rencontre ont accusé leur homologue congolais d’héberger les rebelles de la LRA. Face à cette situation, les trois parties ont décidé de se rencontrer au début du mois de novembre à Kaya, au Sud soudan pour discuter de ce problème de sécurité à la frontière de trois pays.
(okapi)
L’administrateur du territoire d’Aru, Mawa Enzongozi affirme que plusieurs habitants de son entité ont vu pendant leur séjour à Koboko en Ouganda un groupe de ces officiers. Il s’agit notamment du major José Munyato, du colonel Ali Mbuy, du capitaine Wanisho et du major Sami, tous anciens de FAPC de Jérôme Kakwavu. Selon lui, ces hommes disposeraient d’un camp de regroupement des ex combattants à Pamodo, un village ougandais situé à 10 kilomètres de la frontière avec la RDC. Ces ex combattants sont estimés à environ 200 venus notamment des localités congolaises d’Ariwara, d’Igbokolo et d’Aru centre.
Selon le chef de la collectivité de Kakwa, au cours d’une réunion tenue le 9 octobre dernier à Ombatshi avec ses homologues ougandais de Koboko et sud soudanais de Morobu, un officier de la police ougandaise a refuté les allégations de recrutement des ex combattants. D’après toujours cet officier, ces anciens miliciens congolais feraient le commerce entre l’Ouganda et le Soudan.
Par contre, les autorités ougandaises présentes à cette rencontre ont accusé leur homologue congolais d’héberger les rebelles de la LRA. Face à cette situation, les trois parties ont décidé de se rencontrer au début du mois de novembre à Kaya, au Sud soudan pour discuter de ce problème de sécurité à la frontière de trois pays.
(okapi)
jeudi 9 octobre 2008
Ituri : plus de 40 000 déplacés de guerre déjà enregistrés
Depuis le déclenchement des hostilités il y a 10 jours entre les FARDC et les miliciens du Front populaire pour la justice au Congo, FPJC, en Ituri, plus de 40 000personnes déplacées sont enregistrées en Ituri dont la majorité sont sans assistance humanitaire, rapporte radiookapi.net
Le dernier groupe de déplacés a fui mercredi les affrontements entre parties belligérantes aux environs de Songolo à plus de 45 kilomètres au sud de Bunia. La plupart de ces déplacés qui sont sans vivres ni médicaments passent la nuit à la belle étoile. Ces informations sont livrées par les autorités coutumières locales qui continuaient encore ce jeudi matin d’accueillir de nouveaux ménages fuyant les zones de combats. Selon le chef de la chefferie de Basilia Komanda, à environ 80 kilomètres au sud de Bunia, tous les habitants de Kombo, Kabwe et une partie de Ngadjo dont la population estimée à 2 000 personnes ont déserté le même mercredi leurs villages d’origine. Ils sont allés trouver leur refuge, notamment, dans les localités de Tshayi et de Bandiya, à environ 40 kilomètres au sud Bunia. D’autres ont préféré aller plutôt dans la brousse, d’après la même source.. De son côté, le chef de collectivité de Bayimasita a affirmé que plus de 8 000 déplacés sont déjà arrivés dans son entité à Kasenyi, au bord du lac Albert. A Songolo, également, certains notables on signalé la présence de 13 000 déplacés environ, dont certains ont fui à Tchay à cause des combats de mercredi. Tous ces déplacés n’ont pas encore bénéficié d’une assistance humanitaire en dehors de ceux du village de Kotoni, évalués à 8 000 personnes. Le chef de bureau de Ocha Ituri déclare ne pas disposer de statistiques sur ces déplacés. Il déplore notamment la situation sécuritaire qui ne permet pas aux agences humanitaires d’accéder à ces régions.(okapi)
Le dernier groupe de déplacés a fui mercredi les affrontements entre parties belligérantes aux environs de Songolo à plus de 45 kilomètres au sud de Bunia. La plupart de ces déplacés qui sont sans vivres ni médicaments passent la nuit à la belle étoile. Ces informations sont livrées par les autorités coutumières locales qui continuaient encore ce jeudi matin d’accueillir de nouveaux ménages fuyant les zones de combats. Selon le chef de la chefferie de Basilia Komanda, à environ 80 kilomètres au sud de Bunia, tous les habitants de Kombo, Kabwe et une partie de Ngadjo dont la population estimée à 2 000 personnes ont déserté le même mercredi leurs villages d’origine. Ils sont allés trouver leur refuge, notamment, dans les localités de Tshayi et de Bandiya, à environ 40 kilomètres au sud Bunia. D’autres ont préféré aller plutôt dans la brousse, d’après la même source.. De son côté, le chef de collectivité de Bayimasita a affirmé que plus de 8 000 déplacés sont déjà arrivés dans son entité à Kasenyi, au bord du lac Albert. A Songolo, également, certains notables on signalé la présence de 13 000 déplacés environ, dont certains ont fui à Tchay à cause des combats de mercredi. Tous ces déplacés n’ont pas encore bénéficié d’une assistance humanitaire en dehors de ceux du village de Kotoni, évalués à 8 000 personnes. Le chef de bureau de Ocha Ituri déclare ne pas disposer de statistiques sur ces déplacés. Il déplore notamment la situation sécuritaire qui ne permet pas aux agences humanitaires d’accéder à ces régions.(okapi)
Situation militaire ituri 08 OCTOBRE 2008(Lt Col Jean-Paul Dietrich, Porte-parole Militaire-monuc)
En Ituri, la situation sécuritaire dans les zones au Sud du territoire d’Irumu s’est rapidement détériorée la semaine dernière suite aux attaques soutenues sur les positions des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) menées par des combattants armés. En plus, il est désormais évident que les éléments dissidents du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) ont adhéré à l’alliance regroupant les autres groupes armés pour créer un nouveau mouvement appelé Front Populaire pour la Justice au Congo (FPJC).
Le 29 septembre 2008, le FRPI a attaqué simultanément les camps des FARDC à Tchey et à Quinz avec des armes lourdes, des mortiers et des armes légères.
Le 30 septembre 2008, les combats commencés le 29 septembre 2008 entre les FARDC et le FRPI se sont poursuivis dans la zone de Tchey. Les FARDC qui se sont repliées de Tchey vers Kamatsi et Aveba, sont parvenues avec l’aide des hélicoptères de combat de la Force de la MONUC à reprendre le contrôle de Bavi, situé à 60 kilomètres au Sud de Bunia, mais Tchey est demeuré sous le contrôle des miliciens du FRPI. Par ailleurs, des rapports signalent la présence de plus de 250 miliciens basés autour de Geti et de Kagaba.
Le même jour, deux convois séparés de la Force de la MONUC qui escortaient des munitions et d’autres approvisionnements des FARDC sont tombés dans des embuscades à des endroits différents. C’est ainsi que l’attaque du premier convoi sur l’axe Aveba-Bogoro a produit un important échange de coups de feu comme pour l’attaque du second convoi en provenance de Bogoro près de Kagaba, situé à 40 kilomètres au Sud de Bunia, où les miliciens armés ont attaqué trois véhicules blindés de la Force de la MONUC provoquant des blessures légères sur quatre Casques Bleus suite au bris de glaces.
Le 2 octobre 2008, les éléments du FRPI ont ouvert le feu sur deux hélicoptères de la MONUC qui étaient en reconnaissance sur Tchey. A la même date, le FRPI a tendu une embuscade aux FARDC et a saisi deux camions des munitions. Cet incident majeur, est le deuxième survenu dans moins d’une semaine.
Le 3 octobre 2008, de nouveaux accrochages entre les FARDC et le FRPI ont été signalés à Kagaba, situé à 12 kilomètres à l’Est d’Aveba, et à Geti, situé à 35 kilomètres au Nord-est d’Aveba.
Le 29 septembre 2008, le FRPI a attaqué simultanément les camps des FARDC à Tchey et à Quinz avec des armes lourdes, des mortiers et des armes légères.
Le 30 septembre 2008, les combats commencés le 29 septembre 2008 entre les FARDC et le FRPI se sont poursuivis dans la zone de Tchey. Les FARDC qui se sont repliées de Tchey vers Kamatsi et Aveba, sont parvenues avec l’aide des hélicoptères de combat de la Force de la MONUC à reprendre le contrôle de Bavi, situé à 60 kilomètres au Sud de Bunia, mais Tchey est demeuré sous le contrôle des miliciens du FRPI. Par ailleurs, des rapports signalent la présence de plus de 250 miliciens basés autour de Geti et de Kagaba.
Le même jour, deux convois séparés de la Force de la MONUC qui escortaient des munitions et d’autres approvisionnements des FARDC sont tombés dans des embuscades à des endroits différents. C’est ainsi que l’attaque du premier convoi sur l’axe Aveba-Bogoro a produit un important échange de coups de feu comme pour l’attaque du second convoi en provenance de Bogoro près de Kagaba, situé à 40 kilomètres au Sud de Bunia, où les miliciens armés ont attaqué trois véhicules blindés de la Force de la MONUC provoquant des blessures légères sur quatre Casques Bleus suite au bris de glaces.
Le 2 octobre 2008, les éléments du FRPI ont ouvert le feu sur deux hélicoptères de la MONUC qui étaient en reconnaissance sur Tchey. A la même date, le FRPI a tendu une embuscade aux FARDC et a saisi deux camions des munitions. Cet incident majeur, est le deuxième survenu dans moins d’une semaine.
Le 3 octobre 2008, de nouveaux accrochages entre les FARDC et le FRPI ont été signalés à Kagaba, situé à 12 kilomètres à l’Est d’Aveba, et à Geti, situé à 35 kilomètres au Nord-est d’Aveba.
Situation militaire ituri 08 OCTOBRE 2008(Lt Col Jean-Paul Dietrich, Porte-parole Militaire-monuc)
En Ituri, la situation sécuritaire dans les zones au Sud du territoire d’Irumu s’est rapidement détériorée la semaine dernière suite aux attaques soutenues sur les positions des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) menées par des combattants armés. En plus, il est désormais évident que les éléments dissidents du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) ont adhéré à l’alliance regroupant les autres groupes armés pour créer un nouveau mouvement appelé Front Populaire pour la Justice au Congo (FPJC).
Le 29 septembre 2008, le FRPI a attaqué simultanément les camps des FARDC à Tchey et à Quinz avec des armes lourdes, des mortiers et des armes légères.
Le 30 septembre 2008, les combats commencés le 29 septembre 2008 entre les FARDC et le FRPI se sont poursuivis dans la zone de Tchey. Les FARDC qui se sont repliées de Tchey vers Kamatsi et Aveba, sont parvenues avec l’aide des hélicoptères de combat de la Force de la MONUC à reprendre le contrôle de Bavi, situé à 60 kilomètres au Sud de Bunia, mais Tchey est demeuré sous le contrôle des miliciens du FRPI. Par ailleurs, des rapports signalent la présence de plus de 250 miliciens basés autour de Geti et de Kagaba.
Le même jour, deux convois séparés de la Force de la MONUC qui escortaient des munitions et d’autres approvisionnements des FARDC sont tombés dans des embuscades à des endroits différents. C’est ainsi que l’attaque du premier convoi sur l’axe Aveba-Bogoro a produit un important échange de coups de feu comme pour l’attaque du second convoi en provenance de Bogoro près de Kagaba, situé à 40 kilomètres au Sud de Bunia, où les miliciens armés ont attaqué trois véhicules blindés de la Force de la MONUC provoquant des blessures légères sur quatre Casques Bleus suite au bris de glaces.
Le 2 octobre 2008, les éléments du FRPI ont ouvert le feu sur deux hélicoptères de la MONUC qui étaient en reconnaissance sur Tchey. A la même date, le FRPI a tendu une embuscade aux FARDC et a saisi deux camions des munitions. Cet incident majeur, est le deuxième survenu dans moins d’une semaine.
Le 3 octobre 2008, de nouveaux accrochages entre les FARDC et le FRPI ont été signalés à Kagaba, situé à 12 kilomètres à l’Est d’Aveba, et à Geti, situé à 35 kilomètres au Nord-est d’Aveba.
lundi 6 octobre 2008
Ituri : FPJC, une nouvelle milice est née
Les miliciens qui se battent aux FARDC ne se reconnaissent pas dans la Force de Résistance Patriotique de l’Ituri, FRPI, une ancienne milice dont les combattants sont essentiellement de l'ethnie Ngiti. Joints au téléphone depuis mercredi dernier, certains de leurs responsables déclarent qu’ils combattent au nom d’un nouveau groupe armé. Il s’agit du Front populaire pour la justice au Congo, . Dans leur structure opérationnelle, figurent les noms de certains anciens chefs miliciens de l’Ituri, issus de plusieurs communautés ethniques, rapporte radiookapi.net
Bunia : les produits vivriers se raréfient
Après la reprise des combats la semaine dernière, les conséquences sont de plus de plus visible dans le territoire d'Irumu. Selon le coordonnateur des ONG de droit de l'homme de l'Ituri, les produits vivriers se raréfient à Bunia avec la fermeture de l'axe Bunia Bogoro Kasenye, radiookapi.net
Gilbert Tandia, coordonnateur des associations de droit de l'homme de L'Ituri : « Vous savez là où ils combattent ; l’axe qui mène vers Bogoro et Kasenye et vers Tsheyi. Les poissons viennent du lac. Aujourd’hui, si vous arrivez sur le marché de Bunia, il n’y a plus des poissons, sauf les stocks qui ont existé. C’est du coté de la collectivité de Walendu Bindi où viennent les cossettes de manioc et beaucoup d’autres produits vivriers, et maintenant avec l’afflux des déplacés, les gens ne vont plus aux champs, les cossettes de manioc manquent sur le marché. Ça causse la famine à Bunia. »
okapi
Gilbert Tandia, coordonnateur des associations de droit de l'homme de L'Ituri : « Vous savez là où ils combattent ; l’axe qui mène vers Bogoro et Kasenye et vers Tsheyi. Les poissons viennent du lac. Aujourd’hui, si vous arrivez sur le marché de Bunia, il n’y a plus des poissons, sauf les stocks qui ont existé. C’est du coté de la collectivité de Walendu Bindi où viennent les cossettes de manioc et beaucoup d’autres produits vivriers, et maintenant avec l’afflux des déplacés, les gens ne vont plus aux champs, les cossettes de manioc manquent sur le marché. Ça causse la famine à Bunia. »
okapi
vendredi 3 octobre 2008
UN helicopters respond to rebel attack in eastern DR Congo-reliefweb
United Nations attack helicopters firing rockets went into action in the eastern Democratic Republic of the Congo (DRC) today after rebels attempting to advance against the Government opened fire on UN reconnaissance planes.
The UN action was the latest in a series of strikes against the rebel Ituri Patriotic Resistance Front (FRPI) in Ituri province, and comes less than two weeks after peacekeepers from the UN Mission in the DRC (MONUC) sent in combat helicopters against another rebel group in North Kivu province, to the south.
"MONUC is intervening with all the means at its disposal, including attack helicopters, to protect the civilian population which is in imminent danger," the mission said in a news release. "Moreover MONUC is cooperating with the DRC armed forces to re-establish state authority over the whole of Ituri."
Residual FRPI elements launched attacks on Monday against the army, capturing two camps and advancing towards the village of Aveba before they were repulsed by MONUC.
On September 19, UN helicopters opened fire on the rebel National Congress for People's Defence (CNDP) in North Kivu, forcing them to withdraw after they tried to take control of a town 60 kilometres from the region's main city, Goma.
Humanitarian and human rights organizations are reporting a sharp increase in the recruitment of child soldiers by armed groups in North Kivu, a crime against humanity and a violation of an agreement they signed at the beginning of the year, MONUC spokesman Michel Bonnardeaux told a news conference today in Kinshasa, the DRC capital.
Hostilities have continued in eastern DRC despite stabilization in much of the rest of the vast country, which was torn by years of civil war. On Monday, the DRC called for UN peacekeepers to be given a clear mandate and the resources necessary to impose peace by force if necessary.
"Confronted by the drama occurring in the east of the Congo, MONUC must be authorized to act, and can act in a convincing manner," Permanent Representative Ileka Atoki told the General Assembly's annual General Debate.
The UN action was the latest in a series of strikes against the rebel Ituri Patriotic Resistance Front (FRPI) in Ituri province, and comes less than two weeks after peacekeepers from the UN Mission in the DRC (MONUC) sent in combat helicopters against another rebel group in North Kivu province, to the south.
"MONUC is intervening with all the means at its disposal, including attack helicopters, to protect the civilian population which is in imminent danger," the mission said in a news release. "Moreover MONUC is cooperating with the DRC armed forces to re-establish state authority over the whole of Ituri."
Residual FRPI elements launched attacks on Monday against the army, capturing two camps and advancing towards the village of Aveba before they were repulsed by MONUC.
On September 19, UN helicopters opened fire on the rebel National Congress for People's Defence (CNDP) in North Kivu, forcing them to withdraw after they tried to take control of a town 60 kilometres from the region's main city, Goma.
Humanitarian and human rights organizations are reporting a sharp increase in the recruitment of child soldiers by armed groups in North Kivu, a crime against humanity and a violation of an agreement they signed at the beginning of the year, MONUC spokesman Michel Bonnardeaux told a news conference today in Kinshasa, the DRC capital.
Hostilities have continued in eastern DRC despite stabilization in much of the rest of the vast country, which was torn by years of civil war. On Monday, the DRC called for UN peacekeepers to be given a clear mandate and the resources necessary to impose peace by force if necessary.
"Confronted by the drama occurring in the east of the Congo, MONUC must be authorized to act, and can act in a convincing manner," Permanent Representative Ileka Atoki told the General Assembly's annual General Debate.
jeudi 2 octobre 2008
Ouverture des inscriptions à la loterie de visas d'immigrant pour 2010
(*AFI301)
On trouvera ci-après le texte de la note d'information que le département d'État a diffusée le 30 septembre 2008 au sujet de l'ouverture des inscriptions à la loterie de visas d'immigrant pour 2010.
(Début du texte)
Ouverture des inscriptions à la loterie de visas d'immigrant pour 2010
Les demandes d'inscription à la loterie de visas d'immigrant pour 2010 (DV-2010 Diversity Visa Lottery) doivent être soumises électroniquement à partir du jeudi 2 octobre 2008 à midi, heure de Washington (16 h GMT, heure moyenne de Greenwich) jusqu'au lundi 1er décembre à midi, heure de Washington (17 h GMT). Les personnes intéressées peuvent obtenir le formulaire électronique pour leur demande de visa (E-DV) sur le site Internet « http://www.dvlottery.state.gov (http://www.dvlottery.state.gov/) » pendant la période d'inscription. Les demandes faites sur papier ne seront pas acceptées.
Ce programme créé par le Congrès est administré chaque année par le département d'État et mis en œuvre conformément à l'article 203 (c) de la loi sur l'immigration et la nationalité (INA). L'article 131 de la loi de 1990 (Pub. L. 101-649) a modifié l'article 203 et prévoit une catégorie d'immigrants dénommés « immigrants pour la diversité ». L'article 203 (c) prévoit qu'un nombre maximum de 55.000 visas pour la diversité (DV) seront délivrés à des personnes originaires de pays dont le taux d'immigration aux États-Unis est faible.
Le programme DV annuel permet de délivrer des visas à des personnes qui remplissent les conditions nécessaires. Ces conditions sont simples, mais strictes. Les noms seront tirés au sort à l'aide d'ordinateurs. Les visas seront répartis entre six grandes zones géographiques, et les zones dont les habitants immigrent peu aux États-Unis recevront le plus grand nombre de visas. Les personnes nées dans les pays dont plus de 50.000 ressortissants ont immigré aux États-Unis au cours des cinq dernières années ne peuvent pas participer à la loterie. Dans chaque zone, aucun pays ne pourra recevoir plus de 7 % des visas pour la diversité pour une année donnée.
En ce qui concerne les inscriptions pour 2010, Les personnes nées dans les pays suivants ne peuvent pas participer à la loterie parce que plus de 50.000 ressortissants de chacun de ces pays ont immigré aux États-Unis au cours des cinq dernières années. Il s'agit du Brésil, du Canada, de la Chine (les personnes nées dans la Chine continentale),de la Colombie, de la Corée du Sud, du Guatemala, d'Haïti, de l'Inde, de la Jamaïque, du Mexique, du Pakistan, du Pérou, des Philippines, de la Pologne, de la République dominicaine, de la République populaire de Chine, du Salvador, du Royaume-Uni et de ses territoires (à l'exception de l'Irlande du Nord) et du Vietnam. Les personnes nées à Hongkong, à Macao et à Taïwan peuvent s'inscrire à la loterie.
La Russie fait de nouveau partie de la liste des pays dont les ressortissants peuvent participer à la loterie pour 2010. Le Kosovo figure également sur cette liste. Aucun pays n'a été rayé de la liste des pays admissibles pour 2010.
Le département d'État a adopté le système d'inscription électronique à partir de 2005 en vue de rendre ce programme plus efficace et plus sûr. Il se sert de dispositifs techniques particuliers et d'autres moyens pour découvrir les personnes qui ont recours à la fraude aux fins d'immigration illicite ou qui soumettent des demandes multiples. Pour la première fois depuis la création de ce programme, les personnes qui soumettent une demande peuvent vérifier en ligne l'état d'avancement de leur demande et savoir si leur demande a été acceptée ou rejetée. Les gagnants continueront de recevoir par courrier postal une lettre les informant de leur sélection.
Pour de plus amples renseignements sur les conditions d'inscription et sur les réponses aux questions les plus fréquentes, veuillez consulter, sur le site Internet du service des affaires consulaires du département d'État (http://travel.state.gov/visa/immigrants/types/types_1318.html), les instructions relatives à la loterie DV-2010.
(Fin du texte)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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On trouvera ci-après le texte de la note d'information que le département d'État a diffusée le 30 septembre 2008 au sujet de l'ouverture des inscriptions à la loterie de visas d'immigrant pour 2010.
(Début du texte)
Ouverture des inscriptions à la loterie de visas d'immigrant pour 2010
Les demandes d'inscription à la loterie de visas d'immigrant pour 2010 (DV-2010 Diversity Visa Lottery) doivent être soumises électroniquement à partir du jeudi 2 octobre 2008 à midi, heure de Washington (16 h GMT, heure moyenne de Greenwich) jusqu'au lundi 1er décembre à midi, heure de Washington (17 h GMT). Les personnes intéressées peuvent obtenir le formulaire électronique pour leur demande de visa (E-DV) sur le site Internet « http://www.dvlottery.state.gov (http://www.dvlottery.state.gov/) » pendant la période d'inscription. Les demandes faites sur papier ne seront pas acceptées.
Ce programme créé par le Congrès est administré chaque année par le département d'État et mis en œuvre conformément à l'article 203 (c) de la loi sur l'immigration et la nationalité (INA). L'article 131 de la loi de 1990 (Pub. L. 101-649) a modifié l'article 203 et prévoit une catégorie d'immigrants dénommés « immigrants pour la diversité ». L'article 203 (c) prévoit qu'un nombre maximum de 55.000 visas pour la diversité (DV) seront délivrés à des personnes originaires de pays dont le taux d'immigration aux États-Unis est faible.
Le programme DV annuel permet de délivrer des visas à des personnes qui remplissent les conditions nécessaires. Ces conditions sont simples, mais strictes. Les noms seront tirés au sort à l'aide d'ordinateurs. Les visas seront répartis entre six grandes zones géographiques, et les zones dont les habitants immigrent peu aux États-Unis recevront le plus grand nombre de visas. Les personnes nées dans les pays dont plus de 50.000 ressortissants ont immigré aux États-Unis au cours des cinq dernières années ne peuvent pas participer à la loterie. Dans chaque zone, aucun pays ne pourra recevoir plus de 7 % des visas pour la diversité pour une année donnée.
En ce qui concerne les inscriptions pour 2010, Les personnes nées dans les pays suivants ne peuvent pas participer à la loterie parce que plus de 50.000 ressortissants de chacun de ces pays ont immigré aux États-Unis au cours des cinq dernières années. Il s'agit du Brésil, du Canada, de la Chine (les personnes nées dans la Chine continentale),de la Colombie, de la Corée du Sud, du Guatemala, d'Haïti, de l'Inde, de la Jamaïque, du Mexique, du Pakistan, du Pérou, des Philippines, de la Pologne, de la République dominicaine, de la République populaire de Chine, du Salvador, du Royaume-Uni et de ses territoires (à l'exception de l'Irlande du Nord) et du Vietnam. Les personnes nées à Hongkong, à Macao et à Taïwan peuvent s'inscrire à la loterie.
La Russie fait de nouveau partie de la liste des pays dont les ressortissants peuvent participer à la loterie pour 2010. Le Kosovo figure également sur cette liste. Aucun pays n'a été rayé de la liste des pays admissibles pour 2010.
Le département d'État a adopté le système d'inscription électronique à partir de 2005 en vue de rendre ce programme plus efficace et plus sûr. Il se sert de dispositifs techniques particuliers et d'autres moyens pour découvrir les personnes qui ont recours à la fraude aux fins d'immigration illicite ou qui soumettent des demandes multiples. Pour la première fois depuis la création de ce programme, les personnes qui soumettent une demande peuvent vérifier en ligne l'état d'avancement de leur demande et savoir si leur demande a été acceptée ou rejetée. Les gagnants continueront de recevoir par courrier postal une lettre les informant de leur sélection.
Pour de plus amples renseignements sur les conditions d'inscription et sur les réponses aux questions les plus fréquentes, veuillez consulter, sur le site Internet du service des affaires consulaires du département d'État (http://travel.state.gov/visa/immigrants/types/types_1318.html), les instructions relatives à la loterie DV-2010.
(Fin du texte)
(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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