vendredi 14 octobre 2011
jeudi 6 octobre 2011
Bunia : De plus en plus de fumeurs de chanvre
A Bunia, au nord-est de la RD Congo, la consommation de chanvre augmente. Autrefois drogués par les seigneurs de guerres, les anciens combattants ne parviennent pas à arrêter. Certains de leurs proches commencent eux aussi à fumer.La société civile s’inquiète des crimes et de l’insécurité que ces consommateurs font régner sur leur cité.
En passant dans certains quartiers de Bunia, on sent une odeur particulière… Une fumée provient de petites maisons en pisé. ‘Ce sont des fumeries et des points de vente de chanvre’, indique Jean-Marie Wendo, chef du quartier Lumumba, un des plus populeux de cette cité du district de l’Ituri, au nord-est de la RD Congo. Il poursuit : ‘Une fois ciblés, les vendeurs de ce produit nocif se déplacent vers d’autres endroits. Cela rend souvent difficile la tâche des agents de l’ordre public.’ A l’intérieur de ces fumeries, fréquentées à longueur de journées, on trouve en majorité des jeunes gens, assis sur des canapés. Ils sympathisent, profitant de l’occasion pour se créer une sorte de confrérie autour des cigarettes de chanvre qu’ils se transmettent à tour de rôle. Ils paient cette drogue à un prix raisonnable, une bonne quantité provenant des villages périphériques de Bunia où le chanvre pousse abondamment dans la forêt équatoriale. Ces jeunes sont, pour la plupart, d’anciens miliciens, qui ont vécu des traumatismes au cours des guerres interethniques. Ils ont été quelquefois obligés de tuer. Certains ont perdu leurs parents. Bon nombre d’entre eux sont aujourd’hui au chômage et, désœuvrés, peinent à arrêter de fumer du chanvre. Au contraire, certains de leurs proches les ont même imités, augmentant le nombre de consommateurs. ‘Sous l’effet de cette drogue, ils ne parviennent plus à contrôler leurs actes. Ils ennuient les passants et débitent des insanités au gré de leurs caprices’, déplore un responsable de la société civile locale. ‘Bon nombre d’auteurs des violences sexuelles et autres crimes de droit commun se comptent parmi les fumeurs de chanvre !’, s’inquiètent les activistes des Droits de l’homme.
‘Beaucoup de difficultés à arrêter’
La consommation de cette drogue s’est rependue à Bunia lors des guerres interethniques en Ituri, entre 1999 et 2003. Pendant cette période, de nombreuses personnes, surtout des jeunes, avaient été recrutées dans des milices et groupes armés. ‘Ce produit nocif était donné aux combattants par les seigneurs de guerre pour les droguer afin de les utiliser dans des opérations dangereuses. Aux enfants soldats qui ne pouvaient pas fumer, on faisait consommer cette drogue dans la nourriture ou les boissons. Après la guerre, il est devenu difficile pour plusieurs d’entre eux d’abandonner cette habitude’, observe Oscar Mabawa, responsable d’un centre de rééducation d’anciens enfants soldats.
François, un ancien combattant, fait actuellement le taxi-moto. Il parle ouvertement de sa dépendance à ses clients. ‘J’ai appris à fumer le chanvre lors des conflits armés. Depuis, j’éprouve beaucoup de
difficultés à arrêter, car il me donne de la résistance et du courage. Après avoir fumé, je peux conduire la moto toute la journée et la nuit jusqu’aux petites heures du matin. Je fais ainsi de bonnes recettes’, affirme-t-il, sans se préoccuper des risques d’accidents qu’il occasionne quand il roule sous l’emprise du chanvre. Alphonse, ancien milicien, fume, lui, pour oublier le passé. ‘Lorsque je n’ai pas pris de chanvre, je me sens malade. Ce produit me console beaucoup quand j’ai des remords à cause des événements tragiques que j’ai connus pendant la guerre. Je faisais en effet partie d’un peloton d’exécution…’
L’ampleur de la consommation de cette drogue inquiète à Bunia, une région où la cohabitation pacifique entre communautés jadis en conflit se renforce jour après jour. Utilisés lors de ces conflits, ces jeunes, de différentes ethnies, sont depuis devenus des fardeaux, pour leurs propres familles et pour l’ensemble de la société.
Désiré BIGEGA
En passant dans certains quartiers de Bunia, on sent une odeur particulière… Une fumée provient de petites maisons en pisé. ‘Ce sont des fumeries et des points de vente de chanvre’, indique Jean-Marie Wendo, chef du quartier Lumumba, un des plus populeux de cette cité du district de l’Ituri, au nord-est de la RD Congo. Il poursuit : ‘Une fois ciblés, les vendeurs de ce produit nocif se déplacent vers d’autres endroits. Cela rend souvent difficile la tâche des agents de l’ordre public.’ A l’intérieur de ces fumeries, fréquentées à longueur de journées, on trouve en majorité des jeunes gens, assis sur des canapés. Ils sympathisent, profitant de l’occasion pour se créer une sorte de confrérie autour des cigarettes de chanvre qu’ils se transmettent à tour de rôle. Ils paient cette drogue à un prix raisonnable, une bonne quantité provenant des villages périphériques de Bunia où le chanvre pousse abondamment dans la forêt équatoriale. Ces jeunes sont, pour la plupart, d’anciens miliciens, qui ont vécu des traumatismes au cours des guerres interethniques. Ils ont été quelquefois obligés de tuer. Certains ont perdu leurs parents. Bon nombre d’entre eux sont aujourd’hui au chômage et, désœuvrés, peinent à arrêter de fumer du chanvre. Au contraire, certains de leurs proches les ont même imités, augmentant le nombre de consommateurs. ‘Sous l’effet de cette drogue, ils ne parviennent plus à contrôler leurs actes. Ils ennuient les passants et débitent des insanités au gré de leurs caprices’, déplore un responsable de la société civile locale. ‘Bon nombre d’auteurs des violences sexuelles et autres crimes de droit commun se comptent parmi les fumeurs de chanvre !’, s’inquiètent les activistes des Droits de l’homme.
‘Beaucoup de difficultés à arrêter’
La consommation de cette drogue s’est rependue à Bunia lors des guerres interethniques en Ituri, entre 1999 et 2003. Pendant cette période, de nombreuses personnes, surtout des jeunes, avaient été recrutées dans des milices et groupes armés. ‘Ce produit nocif était donné aux combattants par les seigneurs de guerre pour les droguer afin de les utiliser dans des opérations dangereuses. Aux enfants soldats qui ne pouvaient pas fumer, on faisait consommer cette drogue dans la nourriture ou les boissons. Après la guerre, il est devenu difficile pour plusieurs d’entre eux d’abandonner cette habitude’, observe Oscar Mabawa, responsable d’un centre de rééducation d’anciens enfants soldats.
François, un ancien combattant, fait actuellement le taxi-moto. Il parle ouvertement de sa dépendance à ses clients. ‘J’ai appris à fumer le chanvre lors des conflits armés. Depuis, j’éprouve beaucoup de
difficultés à arrêter, car il me donne de la résistance et du courage. Après avoir fumé, je peux conduire la moto toute la journée et la nuit jusqu’aux petites heures du matin. Je fais ainsi de bonnes recettes’, affirme-t-il, sans se préoccuper des risques d’accidents qu’il occasionne quand il roule sous l’emprise du chanvre. Alphonse, ancien milicien, fume, lui, pour oublier le passé. ‘Lorsque je n’ai pas pris de chanvre, je me sens malade. Ce produit me console beaucoup quand j’ai des remords à cause des événements tragiques que j’ai connus pendant la guerre. Je faisais en effet partie d’un peloton d’exécution…’ L’ampleur de la consommation de cette drogue inquiète à Bunia, une région où la cohabitation pacifique entre communautés jadis en conflit se renforce jour après jour. Utilisés lors de ces conflits, ces jeunes, de différentes ethnies, sont depuis devenus des fardeaux, pour leurs propres familles et pour l’ensemble de la société.
Désiré BIGEGA
Cobra Matata: « Je suis bel et bien vivant »- Okapi
«C’est moi-même Colonel Cobra Matata qui vous parle. Ce que Fal a dit est faux.» C’est en ces termes que le chef du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI), Matata Banaloki alias Cobra Matata a démenti au téléphone, mardi 4 octobre en Ituri en Province Orientale, la nouvelle de sa mort.
A côté du chef d’état major de sa milice de FRPI, Mbadu Adirodu, Cobra Matata officier déserteur des FARDC depuis juin 2010 a expliqué le choix de son retour au maquis :
Le commandant de la zone opérationnelle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le colonel Fal Sikabwe, avait annoncé, lundi 3 octobre sur les ondes des radios locales de l’Ituri que le colonel Matata Banaloki alias Cobra était décédé depuis le 20 septembre, au cours d’un accrochage entre les miliciens des Forces de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) et les FARDC aux environs des groupements Bukiringi et Matalatala, dans la collectivité des Walendu-Bindi en Ituri (Province Orientale).
Joint au téléphone à Kinshasa où il est en mission, le colonel Fal Sikabwe, commandant de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri a nié avoir confirmé la mort de Cobra Matata auprès des journalistes de Bunia :
«Dans le processus [de paix], nous nous sommes convenus que l’amnistie nous soit accordée et qu’on libère tous nos camarades emprisonnés et qu’on organise un mixage [opération de mise en commun des anciens miliciens intégrés dans l'armée nationale] pour nous. Si le gouvernement accepte de faire tout cela, nos bons rapports seront rétablis», a déclaré Cobra Matata.
Le commandant de la zone opérationnelle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le colonel Fal Sikabwe, avait annoncé, lundi 3 octobre sur les ondes des radios locales de l’Ituri que le colonel Matata Banaloki alias Cobra était décédé depuis le 20 septembre, au cours d’un accrochage entre les miliciens des Forces de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) et les FARDC aux environs des groupements Bukiringi et Matalatala, dans la collectivité des Walendu-Bindi en Ituri (Province Orientale).Joint au téléphone à Kinshasa où il est en mission, le colonel Fal Sikabwe, commandant de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri a nié avoir confirmé la mort de Cobra Matata auprès des journalistes de Bunia :
«Premièrement, je n’ai pas publié la mort de Cobra Matata. Nous avons des images des corps. Maintenant, il s’agit de vérifier les images avec les gens qui vont identifier les corps», a-t-il déclaré confirmant qu’il y a un corps que l’on croit être celui de Cobra Matata.De son côté, l’officier déserteur Cobra Matata s’engage à sécuriser les prochaines élections dans l’espace sous contrôle de sa milice.
mardi 4 octobre 2011
Les FARDC annoncent la mort du colonel Cobra Matata depuis le 20 septembre
Le colonel Matata Banaloki alias Cobra est décédé depuis le 20 septembre. Le commandant de la zone opérationnelle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le colonel Fal Sikabwe, a annoncé cette information lundi 3 octobre sur les ondes des radios locales.Il a aussi affirmé que «Cobra» Matata est mort au cours d’un accrochage entre les miliciens des Forces de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) et les FARDC aux environs des groupements Bukiringi et Matalatala, dans la collectivité des Walendu-Bindi en Ituri dans la Province Orientale.
Selon le colonel Fal, «Cobra» Matata serait tombé avec trois de ses proches collaborateurs. Il brandit pour preuve un élément vidéo illustrant le cadavre du chef de FRPI.
Cette nouvelle n’est pas confirmée par sa famille biologique. Celle-ci réclame le cadavre de «Cobra» Matata pour l’enterrer.
Le colonel Fal a déclaré que seule sa hiérarchie va se prononcer à ce sujet.
«Cobra» Matata a déserté les FARDC au mois de Juin 2010 pour rejoindre les rangs des miliciens de la Force de résistance patriotique de l’Ituri, FRPI, son ancien maquis.
Okapi
lundi 3 octobre 2011
RDC-Elections: menaces des groupes armés, les acteurs politiques et la société civile de l’Ituri en appellent à la Monusco
| De g. à d. Hon Marie Avongi et Androa |
Les femmes candidates aux élections législatives ont évoqué les difficultés de pouvoir battre campagne dans les zones encore sous la menace des groupes armés comme dans le territoire d’Irumu.
Selon Jeanne Alasha, candidate à la députation nationale, les femmes doivent relever un autre défi: convaincre les hommes de la nécessité de la parité.
«On doit continuer à sensibiliser pour montrer que la parité est vraiment quelque chose d’important et qu’il est nécessaire que toute la population participe au développement du Congo,» a-t-elle déclaré.
Pour le Parti pour l’unité et la sauvegarde de l’intégrité du Congo (Pusic), l’impartialité des autorités locales lors des prochaines élections n’est pas garantie.
Me John Tibasima du Pusic a affirmé que les autorités locales ont été nommées par la Majorité présidentielle, les élections locales n’ayant pas eu lieu.
«Je voudrais à ce qu’on nous garantisse qu’il y aura des élections jusqu’au niveau local, pour que demain quand il y aura élections, nous ayons des personnes vraiment impartiales,» a-t-il ajouté.
L’objectif de ces formations qui se sont clôturées, vendredi 30 septembre, était d’impliquer les acteurs politiques et les membres de la société civile à l’organisation des élections apaisées en Ituri. Plus d’une centaine de personnes y ont participé.
Okapi
mardi 27 septembre 2011
Législatives 2011 : Surnombre des candidats PPRD en Ituri
La liste de candidats du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) à l’élection législative dans la circonscription électorale de l’Ituri compte plus de candidats que de sièges à pourvoir. Le parti présente dix candidats alors qu’il n’y a que cinq sièges à pourvoir.
Les candidats des autres partis déplorent la situation et qualifient cette liste d’illégal.
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| Photo MSR |
L’alinéa 2 de l’article 22 de la loi électorale stipule qu’une liste présentée par un parti politique, un regroupement politique ou une candidature présentée par un indépendant est déclarée irrecevable lorsqu’elle porte un nombre de candidats supérieur au nombre maximum fixé pour chaque circonscription.
Un candidat de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) de Modeste Bahati Lukwebo, parti membre de la Majorité présidentielle, note que le PPRD a aligné, au niveau de chaque territoire, deux fois plus de candidats que de sièges à pourvoir.
Le responsable du Bureau de réception et de traitement des candidatures (BRTC) dela Cenià Bunia, explique qu’il s’agit d’une erreur technique.
Selon lui, des candidats du Parti du peuple pour la paix et le développement (PPPD) ont été versés par erreur sur la liste du PPRD.
Il affirme que cinq candidats qui figurent sur la liste du PPRD sont plutôt de la liste du PPPD.
OKapi
Législatives 2011 : Surnombre des candidats PPRD en Ituri, la malice du pouvoir mise à nu
Joska
REACTIONS :
1. ( Hon. Kakura) La position du chef local de la CENI est d'autant plus claire qu'il est à peine besoin de rappeler que les stratégies électorales mises en oeuvre par le PPRD et son fils aîné MSR sont des pratiques courantes en démocratie. Les deux partis attendent conforter la majorité obtenue en 2006 aux fins de poursuivre sans heurts ni entraves le programme de reconstruction et de modernisation du Congo et de l'Ituri.
Dans un climat apaisé, ensemble retrouvons nous le 28 novembre prochain.
Salutations fraternelles.
Envoyé par mon smartphone BlackBerry
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2. (Dieudonné)Ignorer de telles stratégies serait rêver en couleurs en plein jour.
La politique est l'art d'user de toutes les stratégies disponibles pour accéder au pouvoir si l'on est dans l'opposition ou de s'y maintenir si l'on est au pouvoir.
Nos parents ne nous disaient-ils pas que la politique, c'est l'art de savoir mentir.
Ils n'avaient vraiment pas tort...
Et c'est partout pareil.
Nous qui avons la chance d'observer ce qui se déroule sous d'autres cieux, pouvons vous le confirmer mains sur coeur.
Il n'y a que le Congo où les gens pensent qu'on viendra leur présenter le pouvoir sur un plateau d'argent par le providentiel sacré principe de l'alternance... Bakozela mingi, bakozela trop....
Réveillons-nous et rentrons dans la réalité.
Dieudonné
3.
Merci Ibra,
C'est la panique totale dans le camp de l'AMP et son chef de fil, croyant faire le malin en se présentant comme "indépendant". Quelle honte pour un président sortant ayant brillé par une incompétence notoire au cours de 10 dernières années! Cette stratégie de tricherie est déjà démasquée! Quelque soit l'ampleur de la manigance, fini avec ce malin! Les éléctions seront gagnées sûrement par Ya Tshitshi! S'il ose tricher il s'en prendra à lui-même! Je demande à tous les ituriens d'etre vigilant et de se ranger derrière Dr Etienne Tshisekedi, le seul qui peut sortir la RDC du cauchemar et du chaos dans lequel Joska l'a plongé! Poser cette question à joska: Pourqoui, dans trois quart de l'Ituri, la monaie congolaise n'existe pas? Ces députés qui manquent le courage et tiennent à se cacher derrière les partis satellites de PPRD seront battus et qu'ils sachent que Joska ne sera pas président de la RDC! Bref fini avec Joska!
Votons tous pour Ya tshitshi!!!!!!!
Fini avec cet incompétent!
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4.
Message Body
Dr Ruku, mon frère,
Novembre n'est plus loin et nous verrons de quel côté se situe le voeu pieux et où se trouve la réalité...
Bonne journée chez toi.
Comment vas-tu? Ça fait quelques temps on ne t'a pas lu...
À +
D. Grodya
vendredi 23 septembre 2011
TSHISEKEDI COURTISE THOMAS LUBANGA
Pourquoi Etienne Tshisekedi n’a-t-il pas cette fois-ci rencontré Jean-Pierre Bemba alors que l’opportunité s’y prête ? La question est sur toutes les lèvres. Car, beaucoup de questions devaient être tirées au clair avant la date du 28 novembre 2011. Notamment celle relative à une consigne de l’un en faveur de l’autre. Toutefois, joint au téléphone par notre rédaction, le secrétaire général de l’UDPS s’empresse de fixer l’opinion. «A la première rencontre, le président Tshisekedi et Jean-Pierre Bemba avaient vidé toutes les questions d’intérêt commun entre nos deux partis», a affirmé Jacquemain Shabani. Autant dire que la rencontre entre les deux leaders n’était pas inscrite à l’agenda du président de l’UDPS.Pour gagner le scrutin présidentiel du 28 novembre 2011, il faut rallier à sa cause davantage d’électeurs. Après avoir rencontré Jean-Pierre Bemba lors de sa première visite à la Cour pénale internationale, à La Haye, Etienne Tshisekedi a cette fois-ci échangé avec Thomas Lubanga, président national de l’Union des patriotes congolais (UPC). Le leader de l’UDPS vise à rallier à sa cause la base de ce dernier très bien implantée en Ituri, dans la Province Orientale.
Le président national de l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, Etienne Tshisekedi, séjourne présentement à l’étranger. Après l’Europe, il est attendu au courant de cette semaine aux Etats-Unis d’Amérique. Le vendredi 16 septembre 2011, le leader de l’UDPS a effectué un deuxième déplacement à La Haye, à la Cour pénale internationale (CPI) où il a rencontré Thomas Lubanga, leader de l’UPC, un parti politique très bien implanté en Ituri, dans la Province Orientale. Cet ancien seigneur de guerre est le premier prévenu de la CPI depuis la mise en œuvre du statut de Rome. Il est également le premier Congolais à y être conduit. Aujourd’hui âgé de 50 ans, Thomas Lubanga est jugé pour l’enrôlement et la conscription d’enfants de moins de 15 ans et pour les avoir fait participer activement à des hostilités pendant la guerre civile en Ituri entre septembre 2002 et août 2003.
Son procès s’était ouvert le 26 janvier 2009 et a été clos le jeudi 25 aout 2011. Il n’attend s que le prononcé du jugement quand bien même il n’aurait pas cessé de plaider non coupable.
Rappelons que lors de son premier séjour américano-européen, Etienne Tshisekedi s’était rendu à La Haye pour rencontrer le président national du Mouvement pour la Libération du Congo(MLC), le sénateur Jean-Pierre Bemba. Leurs entretiens avaient tourné autour de la situation générale du pays, et principalement du processus électoral en cours qui devra aboutir à la tenue des élections couplées, présidentielle et législatives, le 28 novembre 2011.
Des zones d’ombre
Sur ce point, certains observateurs affirment, la main sur le cœur, que si Bemba a réalisé 42% de suffrages en 2006, il le doit aux sympathisants de l’UDPS qui avaient voté massivement pour lui, malgré l’interdiction de se faire enrôler.
En rencontrant Thomas Lubanga, Etienne Tshisekedi voudrait jeter un ancrage durable dans l’Est du pays à partir de la Province Orientale. Il compte rallier à sa cause la base de l’UPC qui continue à faire confiance à son leader, malgré la détention prolongée.
Par ailleurs, il nous revient que le président de l’UDSP a fort à faire, car Vital Kamerhe avait déjà rencontré Thomas Lubanga en 2010 et aurait même conclu un accord avec lui. Si cela se révélait vrai les enjeux ne feraient que se corser sur le terrain pour la plupart des candidats à l’élection présidentielle prochaine.
samedi 17 septembre 2011
Ituri : fin de la ruée vers l'or
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| (photo Okapi) |

La ville de Mongwalu, située à 87 km au nord de Bunia, district d’Ituri dans la Province Orientale ne paye pas de mine. Des gens s'y promènent pieds nus et vivent dans des petites maisons en planches et en pisé. Le centre commercial abrite les mêmes maisons qui servent de comptoirs d’achat d’or, de restaurants et à d’autres activités commerciales. Les infrastructures sociales y sont peu visibles : quelques écoles, un hôpital mal équipé et quelques petits centres de santé primaire. Elle est dotée d’un aérodrome avec une petite piste en terre battue où atterrissent à tout moment des avions petits porteurs affrétés par les exploitants miniers. Pourtant, c'est une cité minière qui vit de l'or. Elle connait une forte concentration de populations venues de différentes régions qui s’y sont ruées dans l'espoir d'enrichir. C'est pourquoi "la mesure de suspension de l'exploitation artisanale de l’or, prise par l’autorité provinciale au début de l’année 2011, a été mal accueillie et a provoqué un tollé général chez les orpailleurs. Des voix se sont élevées de partout pour contester cette mesure", relate le président de la société civile de la ville.
De l'or mais pas de vivresLes gens n'ont en effet pas d'autres ressources que l'or. Mongwalu dispose de trois importantes mines d’or (Adidi, Sezale et Makale) exploitées par les gens de la région depuis plus de trois décennies. Un autre gisement très important, celui de D7 Kanga, renfermerait, selon les experts et prospecteurs, des quantités importantes d’or non encore exploitées. Les habitants ne cultivent pratiquement pas et les denrées alimentaires proviennent de Bunia et de ses environs et coûtent cher dans cette cité minière. "Déjà rien qu’avec la fermeture de la seule mine d’or d’Adidi, la circulation monétaire a baissé sur le marché à Bunia et ses environs", indique André Paluku, opérateur économique et membre de la FEC (Fédération des entreprises du Congo). Ceux qui y travaillaient se déplacent vers les mines encore en activité. "Mais pour combien de temps ?", s'interrogent-ils.
"L’or étant une matière non renouvelable, la population doit être conscientisée afin qu’elle bouge et se reconvertisse pour son avenir, insiste Raymond Onyani, secrétaire exécutif de l’Ong ADEI (Action pour le développement en Ituri). Le district d’Ituri disposant d’une bonne étendue de terres fertiles, il faudra chercher des alternatives, notamment par le développement de l’agriculture, de l’élevage et la création des coopératives agricoles."
Les inquiétudes de la population sont liées aussi à l’ouverture d’une mine d’or par la société anglaise AGK (Aglo Gold Kilo), qui compte bientôt se mettre au travail et qui a fourni à l’autorité provinciale des données techniques d'exploitation. Celles-ci imposent un déplacement de la population pour des raisons à la fois sécuritaires et sanitaires. "La population sera éventuellement délocalisée vers un autre lieu qui n’est pas encore ciblé pour la protéger contre les risques d'accidents dans ce périmètre, dus aux explosions à la dynamite lors des excavations", explique Jean Pierre Baklisende, chef de la cité minière de Mongwalu.
"Notre souci est de savoir si les exploitants artisanaux et industriels vont pouvoir cohabiter, explique l’abbé Alfred Buju, coordonnateur de CAJP (Coordination de la commission diocésaine Justice et Paix) en Ituri. Il va alors falloir que l’État tienne compte de la situation des creuseurs." "On pourrait, par exemple, poursuit-il, réserver des sites dans des concessions, qui seraient cédés aux exploitants artisanaux tandis que les grandes concessions seraient laissées aux exploitants industriels." Mais rien n'est moins sûr. "L’exploitation industrielle de l’or va sans doute contraindre la population à se déplacer et à aller chercher un autre mode de vie, prévoit François Bura, chef de travaux à l’ISP (Institut supérieur pédagogique) à Bunia, car la machine va remplacer l’homme."
Il est temps pour les habitants, estiment les associations qui mènent des plaidoyers en ce sens auprès du gouvernement et des exploitants miniers, de changer d'activité et de vie, loin de celle de chercheurs d'or, dont ils n'ont guère tiré profit toutes ces décennies.
samedi 3 septembre 2011
Le premier baril du pétrole de l’Ituri projeté à l’horizon 2015
Oil of DR Congo se propose d’entamer les études sismiques sur le lac Albert au début du mois de septembre 2011.
L’exploitation du pétrole du lac Albert peut débuter en 2015. L’annonce a été faite le 19 Août, 2011 par les responsables d’Oil of DR Congo C’était au cours d’une rencontre avec les représentants de communautés de base et de la presse de l’Ituri. Cette société de droit congolais, qui s’est vue confier les travaux d’exploration des blocs 1 et 2 du lac Albert du coté congolais, se propose d’entamer les études sismiques sur ce lac Albert au début du mois de septembre 2011. Ceci, en vue de localiser les cuvettes renfermant cet or noir et en déterminer les potentialités de ses réserves en termes de baril. C’est la société ougandaise TESLA-IMC qui a gagné le marché pour ce sondage sismique. Ces travaux vont coûter deux millions 700 milles dollars pendant 18 mois.
Quant aux travaux de forage, Oil of DR Congo les a situés à 18 mois après cette campagne sismique. Oil of DR Congo s’est félicité d’avoir, dans un temps record, réalisé ce que d’autres entreprises ayant signé le CCP avec la RDC n’ont pas pu faire jusqu’à ce jour. Dans l’espace d’un an et demi d’existence Oil of DR Congo est déjà à l’étape de l’étude sismique après avoir effectué le rassemblement des données géologiques et sismiques disponibles, la production d’une étude d’interprétation détaillée et la détermination des potentialités, le rassemblement des données gravimétriques et magnétométriques nécessaire à l’identification de la grille sismique, le bornage des blocs 1 et 2 en mars 2011 par IRAGI et l’étude d’impacts environnemental en mars 2011 en pars 2011 par OEMS.
Ces étapes, à en croire les hommes de Oil of DR Congo, prennent généralement entre cinq et six ans aux autres entreprises. Il s’attribuent leur prouesses au fait que plusieurs données leur ont été fournies par des sociétés qui ont travaillé du coté ougandais sur le même lac.
Oil of DR Congo est une société mise en place par l’association Caprikat-Foxwelp de connivence avec le gouvernement congolais. L’association Caprikat-Foxwelp a signé le contrat de partage de production (CPP) avec la RDC le 5 mai 2010. Ce contrat a été approuvé par le décret présidentiel du 18 juin 2010.
Total n’a pas racheté les actions
Plusieurs intellectuels de l’Ituri considèrent que l’association Caprikat-Foxwelp n’est pas du tout crédible puisque non répertoriée parmi les géants pétroliers du monde. Beaucoup craignent que cette entreprise ne soit une « aventure » lui n’attende que le moment venu pour revendre ses actions aux « majeurs ». Déjà, à Bunia, des bruits persistants font état de l’achat d’OIL Of DR Congo par Total.
Faux, ont rétorqué les responsables d’Oil of DR Congo. Pour eux, généralement, les majeurs craignent de prendre des risques dans l’exploration du pétrole. Cette étape qui englouti beaucoup des millions de dollars ne garantis rien s’agissant de trouver le pétrole. Plusieurs sociétés ont parfois englouti des sommes d’argent pour des puits de pétrole qui ont été refermés faute de l’existence de cet or noire. La coutume est donc de partager ces risques entre plusieurs sociétés. Comme pour dire qu’Oil of DR Congo n’exclu pas la possibilité de vendre certaines actions aux autres. Pour l’instant Oil of DR Congo n’a pas encore vendu des actions aux tiers, ont soutenu ses responsables.
Dans sa dernière livraison, le journal le Pacificateur croit savoir que l’association Caprikat-Foxwelp serait coincée par le gouvernement de Kinshasa. Pour ce mensuel qui paraît en Ituri, Kinshasa serait dans un dilemme entre les propositions lui faite par Total et les fonds déjà versés par Caprikat-Foxwelp. Total aurait, selon ce confrère, déjà propose au gouvernement congolais 80 millions de dollars pour reprendre le bloc 1 du bloc 1 du lac Albert des mains de Caprikat-Foxwelp. Ce qui est de loin supérieur aux 20 millions de dollars que Caprikat avait verse aux instances de la RDC. Comme pour dire que dans cette période électorale où le pouvoir cherche du cash, tout peut arriver.
De l’appui social
Pour les responsables de Oil of DR Congo, leur société est allée au delà de ce qui est prévu dans le contrat de partage s’agissant de l’appui social. 450 000 dollars ont été investis dans le social alors que le CPP avait prévu 250 000 dollars par an.
De cet argent, 5 jeeps et 20 motos ont été remises à la Police de Bunia. Un centre médical a été réhabilité à Kasenyi dans le territoire d’Irumu. Ce centre est approvisionné mensuellement en médicament (500 kgs) et supervisé par un médecin engagé par OIL of DR Congo. Des études pour la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Budana ont été réalisées en vue de doubler sa capacité de livraison-en plus qu’un million de dollars ont été versés dans le « basket found » initié par le chef de l’Etat congolais pour les travaux d’amélioration de la desserte en eau et électricité dans le district de l’Ituri. Les études de faisabilité pour le forage des puis d’eau à Kasenyi sont déjà terminées et les travaux seront entamés incessamment. Le projet de l’amélioration de l’usine de captage d’eau de Saio à Bunia est en cours. Ce qui pourra faire passer la production de 100 à 200 mètres cubes. Sur le plan sportif, Oil of DR Congo s’engage à sponsoriser, des la saison sportive prochaine, trois clubs de football de l’Ituri. Il s’agit de FC salongo, FC Gambela et de CS Eldorado.
Les blocs 1 et 2 s’étalant sur trois territoires du district de l’Ituri (Irumu, Djugu et Mahagi), l’assistance a déploré que ces premières actions sociales de Oil of DR Congo ne soient concentrées qu’en territoire d’Irumu. Les représentants des communautés de base ont aussi plaidé pour le recrutement de là main d’oeuvre locale.
Dans une région où avait sévi une guerre interethnique, il est souhaitable de poser des actes palpables partout en vue d’éviter des interprétations tendancieuses dans cette région où certaines langues faisaient passer le pétrole pour l’une des sources de ce conflit.
Joska/Le phare
Quant aux travaux de forage, Oil of DR Congo les a situés à 18 mois après cette campagne sismique. Oil of DR Congo s’est félicité d’avoir, dans un temps record, réalisé ce que d’autres entreprises ayant signé le CCP avec la RDC n’ont pas pu faire jusqu’à ce jour. Dans l’espace d’un an et demi d’existence Oil of DR Congo est déjà à l’étape de l’étude sismique après avoir effectué le rassemblement des données géologiques et sismiques disponibles, la production d’une étude d’interprétation détaillée et la détermination des potentialités, le rassemblement des données gravimétriques et magnétométriques nécessaire à l’identification de la grille sismique, le bornage des blocs 1 et 2 en mars 2011 par IRAGI et l’étude d’impacts environnemental en mars 2011 en pars 2011 par OEMS.
Ces étapes, à en croire les hommes de Oil of DR Congo, prennent généralement entre cinq et six ans aux autres entreprises. Il s’attribuent leur prouesses au fait que plusieurs données leur ont été fournies par des sociétés qui ont travaillé du coté ougandais sur le même lac.
Oil of DR Congo est une société mise en place par l’association Caprikat-Foxwelp de connivence avec le gouvernement congolais. L’association Caprikat-Foxwelp a signé le contrat de partage de production (CPP) avec la RDC le 5 mai 2010. Ce contrat a été approuvé par le décret présidentiel du 18 juin 2010.
Total n’a pas racheté les actions
Plusieurs intellectuels de l’Ituri considèrent que l’association Caprikat-Foxwelp n’est pas du tout crédible puisque non répertoriée parmi les géants pétroliers du monde. Beaucoup craignent que cette entreprise ne soit une « aventure » lui n’attende que le moment venu pour revendre ses actions aux « majeurs ». Déjà, à Bunia, des bruits persistants font état de l’achat d’OIL Of DR Congo par Total.
Faux, ont rétorqué les responsables d’Oil of DR Congo. Pour eux, généralement, les majeurs craignent de prendre des risques dans l’exploration du pétrole. Cette étape qui englouti beaucoup des millions de dollars ne garantis rien s’agissant de trouver le pétrole. Plusieurs sociétés ont parfois englouti des sommes d’argent pour des puits de pétrole qui ont été refermés faute de l’existence de cet or noire. La coutume est donc de partager ces risques entre plusieurs sociétés. Comme pour dire qu’Oil of DR Congo n’exclu pas la possibilité de vendre certaines actions aux autres. Pour l’instant Oil of DR Congo n’a pas encore vendu des actions aux tiers, ont soutenu ses responsables.
Dans sa dernière livraison, le journal le Pacificateur croit savoir que l’association Caprikat-Foxwelp serait coincée par le gouvernement de Kinshasa. Pour ce mensuel qui paraît en Ituri, Kinshasa serait dans un dilemme entre les propositions lui faite par Total et les fonds déjà versés par Caprikat-Foxwelp. Total aurait, selon ce confrère, déjà propose au gouvernement congolais 80 millions de dollars pour reprendre le bloc 1 du bloc 1 du lac Albert des mains de Caprikat-Foxwelp. Ce qui est de loin supérieur aux 20 millions de dollars que Caprikat avait verse aux instances de la RDC. Comme pour dire que dans cette période électorale où le pouvoir cherche du cash, tout peut arriver.
De l’appui social
Pour les responsables de Oil of DR Congo, leur société est allée au delà de ce qui est prévu dans le contrat de partage s’agissant de l’appui social. 450 000 dollars ont été investis dans le social alors que le CPP avait prévu 250 000 dollars par an.
De cet argent, 5 jeeps et 20 motos ont été remises à la Police de Bunia. Un centre médical a été réhabilité à Kasenyi dans le territoire d’Irumu. Ce centre est approvisionné mensuellement en médicament (500 kgs) et supervisé par un médecin engagé par OIL of DR Congo. Des études pour la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Budana ont été réalisées en vue de doubler sa capacité de livraison-en plus qu’un million de dollars ont été versés dans le « basket found » initié par le chef de l’Etat congolais pour les travaux d’amélioration de la desserte en eau et électricité dans le district de l’Ituri. Les études de faisabilité pour le forage des puis d’eau à Kasenyi sont déjà terminées et les travaux seront entamés incessamment. Le projet de l’amélioration de l’usine de captage d’eau de Saio à Bunia est en cours. Ce qui pourra faire passer la production de 100 à 200 mètres cubes. Sur le plan sportif, Oil of DR Congo s’engage à sponsoriser, des la saison sportive prochaine, trois clubs de football de l’Ituri. Il s’agit de FC salongo, FC Gambela et de CS Eldorado.
Les blocs 1 et 2 s’étalant sur trois territoires du district de l’Ituri (Irumu, Djugu et Mahagi), l’assistance a déploré que ces premières actions sociales de Oil of DR Congo ne soient concentrées qu’en territoire d’Irumu. Les représentants des communautés de base ont aussi plaidé pour le recrutement de là main d’oeuvre locale.
Dans une région où avait sévi une guerre interethnique, il est souhaitable de poser des actes palpables partout en vue d’éviter des interprétations tendancieuses dans cette région où certaines langues faisaient passer le pétrole pour l’une des sources de ce conflit.
Joska/Le phare
vendredi 26 août 2011
Les commerçants de l’Ituri victimes des tracasseries de la part des services taxateurs
Du vendredi 19 au mardi 23 mai 2011, cinq jours durant, les operateurs économiques de Bunia n’ont pas ouvert les portes de leurs magasins, boutiques et échoppes. Une grève générale des hommes d’affaires a été décrétée.
L’onde de choc de cette grève a même gagné certains coins reculés de l’Ituri. C’est le cas de Kasenyi dans le territoire de Irumu, de Aru centre et de Mahagi centre où les magasins ont été aussi fermés le lundi 22 août 2011 dernier.Les commerçants de l’Ituri protestent ainsi contre des tracasseries dont ils sont l’objet de la part des services taxateurs à nos frontières et contre l’état piteux des routes de l’Ituri même alors qu’ils sont assujettis au payement d’exorbitantes taxes.
L’Ituri est l’entité de la RDC où les taux de taxation de FONER sont les plus élevés ( cfr notre article mise en ligne à ce sujet). La DGDA a fait appliquer une nouvelle mercuriale des prix qui fâche les operateurs économiques. Le service d’hygiène taxe cher (300 dollars par 10 tonnes du sucre par exemple). Le FONER perçoit de sommes colossales d’argent mais ne finance pas l’Office de Route pour l’entretien des routes. Dans le territoire de Mambassa les operateurs économiques déplorent l’insécurité grandissante, le vol à mains armés dont leurs nombreux collègues font l’objet de la part des hommes armés non autrement identifiés.
L’argent perçu par les agents taxateurs sert le plus souvent à financer leurs nombreux chantiers et l’achat des voitures de luxes. Un tour dans la ville de Bunia suffit pour s’en convaincre. Des nombreux chantiers de construction et des voitures de luxes sont propriétés des agents des services taxateurs. Ce qui ne peut que révolter ces commerçants contribuables qui assistent à ce détournement programmé des deniers publics. Des travaux d’intérêts publics sont sacrifiés au profit des intérêts individuels.
Toutes les tentatives pour ramener les operateurs économiques de l’Ituri à reprendre leurs activités se sont avérées vaines. Les hommes d’affaires ont exigé la venue en Ituri de l’ADG de FONER, la suppression de l’application de la nouvelle mercuriale des prix de la DGDA et la baisse du taux de taxation du service de l’hygiène. Lors d’une réunion tenue le lundi 22 août au bureau du district de l’Ituri à Bunia, le Commissaire de District Fredy Ileo Bosomba a, au nom de l’intérêt de la population, ordonné la non application de la nouvelle mercuriale des prix de la DGDA, la suppression de toutes les barrières de FONER et l’annulation de la taxe de l’hygiène.
Il pensait ainsi remettre les hommes d’affaires au travail. Erreur, les hommes d’affaires de l’Ituri ont subordonné la reprise de leurs activités à l’arrivée à Bunia des autorités de Kinshasa et de Kisangani. Car pour eux, ces questions ne relèvent pas de la compétence des autorités du district de l’Ituri. Jusque mardi 23 août, la grève courait toujours au grand malheur des pauvres populations qui ont vu les prix de divers articles sur les marchés passer du simple au double voire au triple.Si cette situation perdure, il y a lieu de craindre le pire dans ce district post conflit. Déjà, le mardi 23 août, les jeunes de la cité de Bunia avaient brulé des pneus dans certains carrefours en guise de protestation contre la montée des prix des articles sur les marchés.
Des patrouilles de la Police et des contingents de la Monusco ont été organisées pour prévenir le pire.Cette grève des commerçants de l’Ituri montre à suffisance le fossé sans cesse grandissant entre les dirigeants de la RDC et la population.
Matembele/Millénaire
L’onde de choc de cette grève a même gagné certains coins reculés de l’Ituri. C’est le cas de Kasenyi dans le territoire de Irumu, de Aru centre et de Mahagi centre où les magasins ont été aussi fermés le lundi 22 août 2011 dernier.Les commerçants de l’Ituri protestent ainsi contre des tracasseries dont ils sont l’objet de la part des services taxateurs à nos frontières et contre l’état piteux des routes de l’Ituri même alors qu’ils sont assujettis au payement d’exorbitantes taxes.
L’Ituri est l’entité de la RDC où les taux de taxation de FONER sont les plus élevés ( cfr notre article mise en ligne à ce sujet). La DGDA a fait appliquer une nouvelle mercuriale des prix qui fâche les operateurs économiques. Le service d’hygiène taxe cher (300 dollars par 10 tonnes du sucre par exemple). Le FONER perçoit de sommes colossales d’argent mais ne finance pas l’Office de Route pour l’entretien des routes. Dans le territoire de Mambassa les operateurs économiques déplorent l’insécurité grandissante, le vol à mains armés dont leurs nombreux collègues font l’objet de la part des hommes armés non autrement identifiés.
L’argent perçu par les agents taxateurs sert le plus souvent à financer leurs nombreux chantiers et l’achat des voitures de luxes. Un tour dans la ville de Bunia suffit pour s’en convaincre. Des nombreux chantiers de construction et des voitures de luxes sont propriétés des agents des services taxateurs. Ce qui ne peut que révolter ces commerçants contribuables qui assistent à ce détournement programmé des deniers publics. Des travaux d’intérêts publics sont sacrifiés au profit des intérêts individuels.
Toutes les tentatives pour ramener les operateurs économiques de l’Ituri à reprendre leurs activités se sont avérées vaines. Les hommes d’affaires ont exigé la venue en Ituri de l’ADG de FONER, la suppression de l’application de la nouvelle mercuriale des prix de la DGDA et la baisse du taux de taxation du service de l’hygiène. Lors d’une réunion tenue le lundi 22 août au bureau du district de l’Ituri à Bunia, le Commissaire de District Fredy Ileo Bosomba a, au nom de l’intérêt de la population, ordonné la non application de la nouvelle mercuriale des prix de la DGDA, la suppression de toutes les barrières de FONER et l’annulation de la taxe de l’hygiène.
Il pensait ainsi remettre les hommes d’affaires au travail. Erreur, les hommes d’affaires de l’Ituri ont subordonné la reprise de leurs activités à l’arrivée à Bunia des autorités de Kinshasa et de Kisangani. Car pour eux, ces questions ne relèvent pas de la compétence des autorités du district de l’Ituri. Jusque mardi 23 août, la grève courait toujours au grand malheur des pauvres populations qui ont vu les prix de divers articles sur les marchés passer du simple au double voire au triple.Si cette situation perdure, il y a lieu de craindre le pire dans ce district post conflit. Déjà, le mardi 23 août, les jeunes de la cité de Bunia avaient brulé des pneus dans certains carrefours en guise de protestation contre la montée des prix des articles sur les marchés.
Des patrouilles de la Police et des contingents de la Monusco ont été organisées pour prévenir le pire.Cette grève des commerçants de l’Ituri montre à suffisance le fossé sans cesse grandissant entre les dirigeants de la RDC et la population.
Matembele/Millénaire
Du 25 au 26 août 2011 à la CPI : les juges clôturent le procès Thomas Lubanga
Kinshasa, 25/08/2011 / Politique
Thomas Lubanga Dyilo est le président national de l’Union des patriotes congolais (UPC) qu’il a créée en 2001, et qui a été soutenue par l’Ouganda puis le Rwanda.
Enfin, les déclarations de clôture dans l’affaire « Le procureur contre Thomas Lubanga Dyilo » auront lieu devant la Cour pénale internationale (CPI).
Ce sera dès ce jeudi 25 à demain 26 août 2011. Le chargé de communication de la Cour en RD Congo, Paul Madidi, l’a fait savoir hier au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la représentation de ladite Cour, dans la commune de la Gombe.
A en croire la source, les audiences sont programmées chaque jour de 14h30’ à 19h00, heure locale de La Haye (soit 14h00 et 18h30’ heure de Kinshasa).
Ainsi, les parties et participants doivent s’attendre, au cours des audiences, à recevoir des questions de la Chambre suite à leurs déclarations orales de clôture. Qui est Lubanga ? Thomas Lubanga Dyilo est le président national de l’Union des patriotes congolais (UPC) qu’il a créée en 2001, et qui a été soutenue par l’Ouganda puis le Rwanda, selon Wikipédia.
Il débute sa carrière politique à l’Université de Kisangani dans l’ancien parti d’Etat, le M.P.R, comme plusieurs jeunes de son époque. Lorsque le multipartisme est instauré, il choisit l’UDPS du docteur E.Tshidekedi, où il sera élu président des jeunes du parti pour la contrée de l’Ituri.
Ce, durant plusieurs années. Les vicissitudes de la vie et le chômage qui frappe de plein fouet les jeunes Congolais vont le conduire à devenir colporteur dans différentes mines d’or de la province Orientale, avant de tenir un stand de vente de haricots au marché central de Bunia.
En 2000, ayant la trame de son parti en tête, il rejoint le RCD/KML (réclamant une dette impayée de ses haricots fournis au centre de formation militaire de Rwampara à 15 km du centre ville de Bunia).
Puis il apparaît pour la première fois comme sous-secrétaire chargé de la jeunesse au sein de l’union entre le RCD/KML et le MLC de JP Bemba baptisé FLC (Front pour la Libération du Congo).
Puis vient la dissidence et il choisit le camp du RCD/KML où il est récompensé par sa nomination comme ministre de la Défense au sein du Rassemblement congolais pour la démocratie - Mouvement de libération (RCD-ML).
Ce mariage ne durera pas du fait qu’il tentera directement d’obtenir son rêve de ration de son parti basé dans son Ituri natal déjà miné par la guerre fratricide opposant son ethnie (Hema) et l’ethnie guerrière Lendu. Faute d’un appui sérieux de l’Ouganda accusé d’alimenter les conflits en Ituri, le RCD/KML se tournera vers le Lendu pour déstabiliser son adversaire, l’UPC quant à lui, cherchant aussi un allié crédible et surtout fiable se ralliera au Rwanda.
Lubanga à la CPI
Thomas Lubanga, arrêté le 19 mars 2005 et incarcéré à la prison de Makala à Kinshasa, a été transféré vers la Cour pénale internationale.
Le 29 août 2006, il a été inculpé de crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI), pour enrôlement et conscription d’enfants de moins de 18 ans. Son procès s’est ouvert le 26 janvier 2009. La phase de présentation des moyens de preuve s’est terminée le 20 mai 2011.
Les juges ont reconnu à 118 personnes la qualité de victimes autorisées à participer à cette affaire. Thomas Lubanga est donc accusé d’avoir commis, en tant que co-auteur, des crimes de guerre consistant à l’enrôlement et à la conscription d’enfants âgés de moins de 15 ans, dans les rangs des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) et à les faire participer activement à des hostilités en Ituri, entre septembre 2002 et août 2003.
Les juges doivent donc rendre un jugement dans le délai raisonnable, lequel jugement reste fort attendu de tous et sera suivi, éventuellement, d’une phase de réparation aux victimes.
Papy Maluku/L’Avenir
Enfin, les déclarations de clôture dans l’affaire « Le procureur contre Thomas Lubanga Dyilo » auront lieu devant la Cour pénale internationale (CPI). Ce sera dès ce jeudi 25 à demain 26 août 2011. Le chargé de communication de la Cour en RD Congo, Paul Madidi, l’a fait savoir hier au cours d’une conférence de presse tenue au siège de la représentation de ladite Cour, dans la commune de la Gombe.
A en croire la source, les audiences sont programmées chaque jour de 14h30’ à 19h00, heure locale de La Haye (soit 14h00 et 18h30’ heure de Kinshasa).
Ainsi, les parties et participants doivent s’attendre, au cours des audiences, à recevoir des questions de la Chambre suite à leurs déclarations orales de clôture. Qui est Lubanga ? Thomas Lubanga Dyilo est le président national de l’Union des patriotes congolais (UPC) qu’il a créée en 2001, et qui a été soutenue par l’Ouganda puis le Rwanda, selon Wikipédia.
Il débute sa carrière politique à l’Université de Kisangani dans l’ancien parti d’Etat, le M.P.R, comme plusieurs jeunes de son époque. Lorsque le multipartisme est instauré, il choisit l’UDPS du docteur E.Tshidekedi, où il sera élu président des jeunes du parti pour la contrée de l’Ituri.
Ce, durant plusieurs années. Les vicissitudes de la vie et le chômage qui frappe de plein fouet les jeunes Congolais vont le conduire à devenir colporteur dans différentes mines d’or de la province Orientale, avant de tenir un stand de vente de haricots au marché central de Bunia.
En 2000, ayant la trame de son parti en tête, il rejoint le RCD/KML (réclamant une dette impayée de ses haricots fournis au centre de formation militaire de Rwampara à 15 km du centre ville de Bunia).
Puis il apparaît pour la première fois comme sous-secrétaire chargé de la jeunesse au sein de l’union entre le RCD/KML et le MLC de JP Bemba baptisé FLC (Front pour la Libération du Congo).
Puis vient la dissidence et il choisit le camp du RCD/KML où il est récompensé par sa nomination comme ministre de la Défense au sein du Rassemblement congolais pour la démocratie - Mouvement de libération (RCD-ML).
Ce mariage ne durera pas du fait qu’il tentera directement d’obtenir son rêve de ration de son parti basé dans son Ituri natal déjà miné par la guerre fratricide opposant son ethnie (Hema) et l’ethnie guerrière Lendu. Faute d’un appui sérieux de l’Ouganda accusé d’alimenter les conflits en Ituri, le RCD/KML se tournera vers le Lendu pour déstabiliser son adversaire, l’UPC quant à lui, cherchant aussi un allié crédible et surtout fiable se ralliera au Rwanda.
Lubanga à la CPI
Thomas Lubanga, arrêté le 19 mars 2005 et incarcéré à la prison de Makala à Kinshasa, a été transféré vers la Cour pénale internationale.
Le 29 août 2006, il a été inculpé de crimes de guerre par la Cour pénale internationale (CPI), pour enrôlement et conscription d’enfants de moins de 18 ans. Son procès s’est ouvert le 26 janvier 2009. La phase de présentation des moyens de preuve s’est terminée le 20 mai 2011.
Les juges ont reconnu à 118 personnes la qualité de victimes autorisées à participer à cette affaire. Thomas Lubanga est donc accusé d’avoir commis, en tant que co-auteur, des crimes de guerre consistant à l’enrôlement et à la conscription d’enfants âgés de moins de 15 ans, dans les rangs des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC) et à les faire participer activement à des hostilités en Ituri, entre septembre 2002 et août 2003.
Les juges doivent donc rendre un jugement dans le délai raisonnable, lequel jugement reste fort attendu de tous et sera suivi, éventuellement, d’une phase de réparation aux victimes.
Papy Maluku/L’Avenir
vendredi 12 août 2011
Ituri : Vers l'évacuation des exploitants miniers et des braconniers dans la réserve d'Epulu!
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| PHOTO PBL VOX |
Celle-ci intervient à la suite d'un S.O.S lancé conjointement par l'institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et la direction de la réserve de la faune à okapis (RFO), en faveur des animaux qui y vivent.
A l'entrée d'Epulu, le siège de la réserve de la faune à okapis (RFO), les gardiens procèdent à la fouille systématique de tout véhicule en provenance de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale. Ils sont à la recherche de la viande boucanée des animaux sauvages.
Les chauffeurs assumeraient toute responsabilité au cas où un quelconque passager serait surpris avec le colis prohibé.
Selon Joseph Mapilanga, directeur de la réserve, ce contrôle vise à préserver les espèces animales en cette période où de nombreuses femelles en gestation attendent de mettre bas.
Il signale par ailleurs .la présence de plusieurs centaines de creuseurs artisanaux d'or et de braconniers dans les secteurs de Bandegaido, d'Enjewa et de la rivière Ituri, au sein de la réserve.
Selon Joseph Mapilanga, ces « envahisseurs » perturbent la lie de la rivière qui sert de havre aux animaux.
Les exploitants miniers et les braconniers sont sensibilisés pacifiquement à leur évacuation de la réserve. Cette opération risque de ne pas réussir face aux braconniers armés, affirment des témoins sur terrain.
lundi 8 août 2011
Elections 2011 : Le député Jean BAMANISA pose pieds en Ituri et s’annonce à l’assemblée provinciale
Jean Bamanisa, député indépendant et proche de la majorité, a été aperçu à Bunia depuis le 30 Juillet dernier, 24 heures après, on l’a vu à Bogoro, c’est à 25 kms au Sud de Bunia, en même temps au bord du Lac Albert, de nombreux pêcheurs de Kasenyi, 55 kms au Sud de Bunia, déclaraient attendre la visite d’un neveu, le seul qui défend avec acharnement les intérêts économiques de l’Ituri, abri prochain d’importants puits pétroliers de la République Démocratique du Congo.
“Je ne suis pas en campagne, car elle n’a pas encore débuté”, répondait modestement avec sourire Jean Bamanisa, à tous les curieux, journalistes compris, qui voulaient savoir ce qu’il était venu faire dans l’ituri de ses ancêtres depuis samedi 30 Juillet 2011. L’élu indépendant de la province orientale a déclaré inscrire son séjour en Ituri, dans l’optique de recueillir le point des vues de la population en termes de bilan de la mandature qui s’achève, avant de solliciter le renouvellement de la confiance. Sans garder sa langue en poche, Jean Bamanisa le disait courageusement à tous ses visiteurs que, eux, les élus de 2006 ont tous failli en ne mettant pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. “Le Congo( RDC) a vraiment besoin des personnes qui peuvent travailler pour leur pays, qui n’ont pas une visée pour avoir un emploi, ou celle pour avoir du travail, construire une maison, acheter une voiture, et oublier ce qu’il faut faire d’essentiel pour leur pays, il le dit.
Depuis 2006, Jean Bamanisa a defendu l’image d’un député qui peut rester droit malgré toutes les turbulences politiques, travailler, bien sur, dans la majorité parlementaire mais pour le bien de la population. Selon lui, le pétrole qui sera produit en Ituri par exemple doit être réellement au service des habitants de l’Ituri et du trésor public. En plus du pétrole, il s’engage à élargir sa lutte vers l’amélioration de la production agricole et minière, deux autres atouts, qui peuvent faire décoller l’économie de cette prochaine province, aux cotés du pétrole. Jean Bamanisa voudrait associer tout le monde dans cette lutte, en commençant par les paysans, pêcheurs, fermiers et agriculteurs, en passant par des étudiants, jusqu’aux politiciens.
D’où la raison de son aménagement sur terrain où il promet qu’il sera désormais de plus en plus visible, pour écouter la base, discuter avec elle, et chercher à planifier avec elle la concrétisation de ses aspirations. A l’hôtel Karibuni où il a séjourné à Bunia pendant trois jours, des étudiants, des notables, des journalistes, venaient sans nécessairement attendre se faire inviter, rencontrer cet enfant prodige du village et l’écouter en direct pour savoir s’il est différent de celui qu’on a toujours vu à la télé coincer les autres en faisant siens les intérêts de l’Ituri. A ses visiteurs, Jean Bamanisa disait avec élégance qu’il n’a jamais été seul dans la conception, quand bien même au prétoire c’est lui qui parle. Il a rendu devant ses visiteurs hommage aux autres élus de l’Ituri qui ont toujours souscrit à sa lutte. A l’occasion, Il a aussi indiqué à ses interlocuteurs que son aménagement en Ituri, ne sera pas exclusivement réduit à un simple retour politique.
Jean Bamanisa met la main en poche et lance des investissements. Le 1 er secteur d’affaires qu’il a ciblé est le transport lacustre entre l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Déjà, il compte mettre en place sur le lac une grande embarcation de transport des marchandises entre le district ougandais de Toroko et la cité congolaise de Kasenyi. Cette embarcation aura la capacité de transporter même des véhicules. Cette embarcation sera assistée par une autre moderne et de luxe, pour le transport cette fois-là, rien que des personnes. L’objectif est de développer le secteur de transport sur le Lac Albert, pour diminuer le risque de naufrage fréquent et de pertes en vies humaines enregistré sur le Lac. Cette action maximisera l’importance du poste douanier de Kasenyi, plus proche de l’entrepôt douanier de Bunia( 55 kms). En ce moment-là, le choix à faire par des importateurs des marchandises sera clair entre Mahagi et Kasenyi. A Mahagi, environ 190 kms de Bunia, des camions font même plus de 10 jours en cours de route pendant la saison pluvieuse. Tandis qu’à Kasenyi, deux heures suffisent pour atteindre Bunia. Jean Bamanisa ne compte pas se limiter là. Il voudrait aussi investir dans la logistique. Ici, il ne donne pas beaucoup de détails, mais il révèle son souci de faire route ensemble avec les opérateurs économiques de l’ituri et leur faire acquérir la capacité qu’il faut pour gagner de nombreux marchés de sous traitances vis à vis des grands opérateurs pétroliers et miniers qui s’installent ou vont incessamment s’installer dans ce district. Jean Bamanisa estime que face à sa position qui le rapproche plus de pays de la COMESSA, l’Ituri peut aussi développer le secteur agricole en produisant par exemple le caoutchouc, l’huile de palme, et en renforçant la production de coton, du café, qui survit encore difficilement dans le territoire de Mahagi et d’Aru.
Jean Bamanisa s’annonce à l’assemblée provinciale
Pour réussir le pari ci-haut détaillé, Jean Bamanisa plaide pour un gouvernement provincial fort, en province orientale, et pourquoi pas si les choses évoluent vite dans la mise en place de la décentralisation, en Ituri. Selon lui, pour avoir un gouvernement provincial fort, il faut aussi une assemblée provinciale forte. Il voudrait s’impliquer entièrement pour une future assemblée provinciale forte, d’où l’annonce de sa candidature à la députation provinciale dans la circonscription électorale d’Irumu dont il est originaire. Son objectif est de briguer un siège et s’imposer avec tous les autres élus, sur le gouvernement provincial qui sera mis en place, et jouer réellement le rôle constitutionnel de stimulant au gouvernement provincial à être au service de fils et filles de l’Ituri et de la province orientale. Ici précisément, Jean Bamanisa plaide pour la qualité de l’homme, et se méfie de la couleur des partis politiques, dont aucun ne l’accompagne en ce moment encore dans son combat politique. Il se bat en indépendant et n’exclut pas de faire le choix au moment opportun sur un parti politique qui voudra bien faire des intérêts de l’ituri et de la province orientale, ses priorités. Une candidature qui est à encourager, car l’assemblée provinciale s’est fortement humiliée en brillant dans le festival des motions de déchéance, dont l’aboutissement n’avait qu’un seul objectif pour leurs auteurs, se faire payer entre 5 cent à 5 mille dollars américains de temps en temps par le chef du gouvernement provincial, et sacrifier ainsi l’intérêt général des électeurs de la province orientale. Dans la prochaine mandature, la province orientale a besoin de députés provinciaux dont l’observation de l’éthique doit caractériser leur conduite. C’est le profil que Jean Bamanisa voudra bien défendre.
Le Pacificateur( Millénaire)
Visiter gratuitement le blog de Bamanisa ici : http://bamanisajean.unblog.fr/
“Je ne suis pas en campagne, car elle n’a pas encore débuté”, répondait modestement avec sourire Jean Bamanisa, à tous les curieux, journalistes compris, qui voulaient savoir ce qu’il était venu faire dans l’ituri de ses ancêtres depuis samedi 30 Juillet 2011. L’élu indépendant de la province orientale a déclaré inscrire son séjour en Ituri, dans l’optique de recueillir le point des vues de la population en termes de bilan de la mandature qui s’achève, avant de solliciter le renouvellement de la confiance. Sans garder sa langue en poche, Jean Bamanisa le disait courageusement à tous ses visiteurs que, eux, les élus de 2006 ont tous failli en ne mettant pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. “Le Congo( RDC) a vraiment besoin des personnes qui peuvent travailler pour leur pays, qui n’ont pas une visée pour avoir un emploi, ou celle pour avoir du travail, construire une maison, acheter une voiture, et oublier ce qu’il faut faire d’essentiel pour leur pays, il le dit.Depuis 2006, Jean Bamanisa a defendu l’image d’un député qui peut rester droit malgré toutes les turbulences politiques, travailler, bien sur, dans la majorité parlementaire mais pour le bien de la population. Selon lui, le pétrole qui sera produit en Ituri par exemple doit être réellement au service des habitants de l’Ituri et du trésor public. En plus du pétrole, il s’engage à élargir sa lutte vers l’amélioration de la production agricole et minière, deux autres atouts, qui peuvent faire décoller l’économie de cette prochaine province, aux cotés du pétrole. Jean Bamanisa voudrait associer tout le monde dans cette lutte, en commençant par les paysans, pêcheurs, fermiers et agriculteurs, en passant par des étudiants, jusqu’aux politiciens.
D’où la raison de son aménagement sur terrain où il promet qu’il sera désormais de plus en plus visible, pour écouter la base, discuter avec elle, et chercher à planifier avec elle la concrétisation de ses aspirations. A l’hôtel Karibuni où il a séjourné à Bunia pendant trois jours, des étudiants, des notables, des journalistes, venaient sans nécessairement attendre se faire inviter, rencontrer cet enfant prodige du village et l’écouter en direct pour savoir s’il est différent de celui qu’on a toujours vu à la télé coincer les autres en faisant siens les intérêts de l’Ituri. A ses visiteurs, Jean Bamanisa disait avec élégance qu’il n’a jamais été seul dans la conception, quand bien même au prétoire c’est lui qui parle. Il a rendu devant ses visiteurs hommage aux autres élus de l’Ituri qui ont toujours souscrit à sa lutte. A l’occasion, Il a aussi indiqué à ses interlocuteurs que son aménagement en Ituri, ne sera pas exclusivement réduit à un simple retour politique.
Jean Bamanisa met la main en poche et lance des investissements. Le 1 er secteur d’affaires qu’il a ciblé est le transport lacustre entre l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Déjà, il compte mettre en place sur le lac une grande embarcation de transport des marchandises entre le district ougandais de Toroko et la cité congolaise de Kasenyi. Cette embarcation aura la capacité de transporter même des véhicules. Cette embarcation sera assistée par une autre moderne et de luxe, pour le transport cette fois-là, rien que des personnes. L’objectif est de développer le secteur de transport sur le Lac Albert, pour diminuer le risque de naufrage fréquent et de pertes en vies humaines enregistré sur le Lac. Cette action maximisera l’importance du poste douanier de Kasenyi, plus proche de l’entrepôt douanier de Bunia( 55 kms). En ce moment-là, le choix à faire par des importateurs des marchandises sera clair entre Mahagi et Kasenyi. A Mahagi, environ 190 kms de Bunia, des camions font même plus de 10 jours en cours de route pendant la saison pluvieuse. Tandis qu’à Kasenyi, deux heures suffisent pour atteindre Bunia. Jean Bamanisa ne compte pas se limiter là. Il voudrait aussi investir dans la logistique. Ici, il ne donne pas beaucoup de détails, mais il révèle son souci de faire route ensemble avec les opérateurs économiques de l’ituri et leur faire acquérir la capacité qu’il faut pour gagner de nombreux marchés de sous traitances vis à vis des grands opérateurs pétroliers et miniers qui s’installent ou vont incessamment s’installer dans ce district. Jean Bamanisa estime que face à sa position qui le rapproche plus de pays de la COMESSA, l’Ituri peut aussi développer le secteur agricole en produisant par exemple le caoutchouc, l’huile de palme, et en renforçant la production de coton, du café, qui survit encore difficilement dans le territoire de Mahagi et d’Aru.
Jean Bamanisa s’annonce à l’assemblée provinciale
Pour réussir le pari ci-haut détaillé, Jean Bamanisa plaide pour un gouvernement provincial fort, en province orientale, et pourquoi pas si les choses évoluent vite dans la mise en place de la décentralisation, en Ituri. Selon lui, pour avoir un gouvernement provincial fort, il faut aussi une assemblée provinciale forte. Il voudrait s’impliquer entièrement pour une future assemblée provinciale forte, d’où l’annonce de sa candidature à la députation provinciale dans la circonscription électorale d’Irumu dont il est originaire. Son objectif est de briguer un siège et s’imposer avec tous les autres élus, sur le gouvernement provincial qui sera mis en place, et jouer réellement le rôle constitutionnel de stimulant au gouvernement provincial à être au service de fils et filles de l’Ituri et de la province orientale. Ici précisément, Jean Bamanisa plaide pour la qualité de l’homme, et se méfie de la couleur des partis politiques, dont aucun ne l’accompagne en ce moment encore dans son combat politique. Il se bat en indépendant et n’exclut pas de faire le choix au moment opportun sur un parti politique qui voudra bien faire des intérêts de l’ituri et de la province orientale, ses priorités. Une candidature qui est à encourager, car l’assemblée provinciale s’est fortement humiliée en brillant dans le festival des motions de déchéance, dont l’aboutissement n’avait qu’un seul objectif pour leurs auteurs, se faire payer entre 5 cent à 5 mille dollars américains de temps en temps par le chef du gouvernement provincial, et sacrifier ainsi l’intérêt général des électeurs de la province orientale. Dans la prochaine mandature, la province orientale a besoin de députés provinciaux dont l’observation de l’éthique doit caractériser leur conduite. C’est le profil que Jean Bamanisa voudra bien défendre.
Le Pacificateur( Millénaire)
Visiter gratuitement le blog de Bamanisa ici : http://bamanisajean.unblog.fr/
Ituri : une justice onéreuse
Traduire quelqu’un en justice n’est pas une mince affaire en District de l’Ituri. Il faut réfléchir sept fois et mettre de l’argent à côté avant d’entamer une procédure judiciaire. Rien, alors rien, n’est gratuit dans les allées de la justice. Du dépôt de la plainte au jugement, en passant par les auditions sur procès verbaux et le lancement des convocations, il faut débourser de l’argent à chaque étape. Des convocations s’achètent et ceux qui doivent aller le déposer exigent les frais de transport de deux côtés (du plaignant et de l’accusé). Celui qui vous entende sur procès verbal exige quelques sous. Dans chaque bureau où vous entrez, des préposés à la justice ont besoin de quelques unités dans leurs téléphones. Vous voulez hâter la procédure ? Il faut motiver celui ou ceux qui ont le dossier en main. Les choses se compliquent d’avantage si les faits infractionnels en cause nécessitent une descente sur terrain des agents de la justice. Dans ce cas, les frais de transport (aller et retour), de logement et même des missions de ceux qui vont effectuer cette opération sont à charge des deux parties (plaignante et accusée). Dieu seul sait sur quelle base ses frais sont fixés. Ils varient selon que le lieu d’enquête est proche ou loin de la juridiction concernée. Quoi de plus normal dans une contrée où Cours et Tribunaux n’ont pas des charrois automobiles. Ceci c’est sans compter qu’il y a des justiciables qui parcourent des distances de plus de 100 kms pour atteindre un Parquet ou un Tribunal. Ce qui implique des frais supplémentaires pour leur propre transport et même leur séjour à l’endroit où se trouvent ces juridictions.
Privation de liberté comme source d’argent.
La privation de liberté semble être devenue une règle en lieu et place d’être une exception. Dès que vous étés accusé, il faut faire attention. Les hommes de la justice n’hésitent pas d’arrêter même pour des prunes. Cela même avant que vous ne soyez condamné. C’est une source d’argent. On vous arrête puis, on vous exige de payer une caution pour une libération provisoire. Celle-ci varie selon le statut social du client et prend la destination connue des seuls hommes de justice. C’est l’une des raisons qui justifie le surpeuplement notamment de la prison centrale de Bunia. Comme qui dirait, plus on arrête, plus l’on se fait de l’argent.
Des dossiers juteux intéressent plus
Les dossiers supposés juteux sont traités en priorité puisque susceptibles de procurer gain. Des dossiers impliquant des operateurs économiques et des hommes bien placés socialement font une bonne affaire. Ceci d’autant plus que ces hommes sont sensés avoir la possibilité de débloquer d’importantes sommes d’argent pour faire le « suivi » de leur dossier. Les autres, sont traités avec moins d’égards. De là imaginer que les gagnepetits n’ont pas la même considération dans les allées de la justice, il n’y a qu’un petit pas à franchir.Toutes ces magouilles se traduisent par les changements, souvent brusques et inexpliqués, des conditions de vie de magistrats et autres agents de la justice en mutation en Ituri.La nomination de nouveaux magistrats, l’arrivée du tout nouveau procureur et d’un autre juge président changeront-elles cet état de choses ? Rien n’est moins sure. Mais, déjà, des bruits font état de la diligence avec laquelle le nouveau Procureur traite les dossiers. Peut être apportera-t-elle une amélioration dans le traitement des dossiers par des magistrats.
Merveille Mbuyi
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| Photo L'art tout simplement Lotfi |
Privation de liberté comme source d’argent.
La privation de liberté semble être devenue une règle en lieu et place d’être une exception. Dès que vous étés accusé, il faut faire attention. Les hommes de la justice n’hésitent pas d’arrêter même pour des prunes. Cela même avant que vous ne soyez condamné. C’est une source d’argent. On vous arrête puis, on vous exige de payer une caution pour une libération provisoire. Celle-ci varie selon le statut social du client et prend la destination connue des seuls hommes de justice. C’est l’une des raisons qui justifie le surpeuplement notamment de la prison centrale de Bunia. Comme qui dirait, plus on arrête, plus l’on se fait de l’argent.
Des dossiers juteux intéressent plus
Les dossiers supposés juteux sont traités en priorité puisque susceptibles de procurer gain. Des dossiers impliquant des operateurs économiques et des hommes bien placés socialement font une bonne affaire. Ceci d’autant plus que ces hommes sont sensés avoir la possibilité de débloquer d’importantes sommes d’argent pour faire le « suivi » de leur dossier. Les autres, sont traités avec moins d’égards. De là imaginer que les gagnepetits n’ont pas la même considération dans les allées de la justice, il n’y a qu’un petit pas à franchir.Toutes ces magouilles se traduisent par les changements, souvent brusques et inexpliqués, des conditions de vie de magistrats et autres agents de la justice en mutation en Ituri.La nomination de nouveaux magistrats, l’arrivée du tout nouveau procureur et d’un autre juge président changeront-elles cet état de choses ? Rien n’est moins sure. Mais, déjà, des bruits font état de la diligence avec laquelle le nouveau Procureur traite les dossiers. Peut être apportera-t-elle une amélioration dans le traitement des dossiers par des magistrats.
Merveille Mbuyi
mardi 14 juin 2011
Trois témoins congolais de la CPI, menacés en RDC, obtiennent de rester aux Pays-Bas
La Cour pénale internationale de La Haye, a suspendu le retour en République démocratique du Congo de 3 témoins dans le procès de chefs de milice congolais. Après avoir mis en cause le président Joseph Kabila dans leurs auditions, ils craignent pour leur vie et ont demandé l'asile aux Pays-Bas.
Pierre Célestin Mbodina, un ancien agent des services de renseignements congolais, Floribert Ndjabu, qui s'est présenté aux juges comme « s'occupant des affaires politiques d'une milice de l'Ituri », et Manda Charif, « coordonnateur du mouvement politique qui combat l'injustice en Ituri » avaient demandé l'asile politique aux Pays-Bas le 23 mai dernier. Ils avaient été cités comme témoins dans le procès de deux chefs de milice congolais : Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, accusés de l'attaque d'un village d'Ituri.
Les 3 témoins auraient dû regagner la prison de Makala à Kinshasa à la mi-mai. Leur retour a été différé, selon les termes de la Cour pénale internationale qui estime que la question de leur protection n'a pas encore été résolue. Ils resteront au quartier pénitentiaire de la CPI dans une prison de la banlieue de La Haye où ils avaient été transférés le 27 mars dernier.
C'est la première fois que des témoins entendus à La Haye demandent l'asile aux Pays-Bas.
Germain Katanga est un ancien commandat de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI). Mathieu Ngudjolo Chui est un ancien dirigeant du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI). Tous deux sont poursuivis par la CPI pour crimes de guerre et contre l'humanité dont l'utilisation d'enfants-soldats, et des viols commis en Ituri au début de l'année 2003, en particulier lors d'une attaque conjointe du FRPI et du FNI contre le village de Bogoro, le 24 février.
RFI
Les photos de l’extradition de Germain Katanga ici http://www.digitalcongo.net/article/47548
Sept ans après sa fermeture, la BCDC rouvre ses portes à Bunia
Le patron de la Banque commerciale du Congo (BCDC) a annoncé, mercredi 8 juin, aux hommes d’affaires de Bunia, la reprise des activités de cette banque dans cette cité de la Province Orientale. Cette reprise intervient après sept ans de fermeture. Sur place, la BCDC devrait également jouer le rôle de mandataire de la Banque centrale du Congo (BCC).A l’issue d’un entretien qu’il a eu, mercredi à Bunia, avec les opérateurs économiques de l’Ituri tous secteurs confondus, le patron de la BCDC, Yves Kaïpess, a déclaré être rentré en Ituri pour accompagner le district post conflit dans son effort de développement.
Ce banquier s’appuie sur le retour des opérateurs miniers dans cette région aurifère, qui, selon lui, vont apporter de gros capitaux pour l’achat, l’exploitation et l’exportation de leurs productions.
Les opérateurs économiques de l’Ituri lui exigent des facilités pour acquérir des prêts remboursables à long terme, cinq ans par exemple, au lieu d’une année, imposée par ses prédécesseurs.
La BCDC rouvre ses portes en Ituri et fait la remise et reprise avec la succursale locale de la Banque centrale du Congo (BCC), dont il assumerait certaines missions, notamment celle d’encaisser les recettes des régies financières.
Elle a promis de prélever 1% mensuellement comme bénéfice sur tout crédit qu’elle octroierait aux personnes morales et environ 1,2%, aux personnes physiques.
La BCDC avait fermé ses portes à Bunia, depuis mars 2004, suite à l’insécurité dans cette région.
Okapi
mardi 31 mai 2011
Ituri: la taxe d’évacuation des bois d’œuvre revue à la hausse
La taxe d’évacuation des bois d’œuvre, en provenance de la forêt de la Province Orientale est passée de trois à douze dollars américains le mètre cube de planches sciées, a indiqué, dimanche 29 mai, le gouverneur de cette province, Médard Autsai Asenga.La taxe pour un chargement de 70 mètres cubes de planches sciées dans un véhicule est passé de deux cent dix à huit cent quarante dollars américains, disent les exploitants.
Le gouverneur Médard Autsai a annoncé que cette hausse se ferait avec effets rétroactifs pour les propriétaires des planches sciées, chargées dans une quarantaine de véhicules bloqués à la limite entre le territoire de Béni, au Nord-Kivu, et d’Irumu dans le district de l’Ituri en Province Orientale.
Il a conditionné le passage de ces véhicules au payement de cette taxe, qui est recouvrée par la Direction des recettes de la Province Orientale (DRPO).
Pour ceux qui ont déjà payé cette taxe, ils doivent ajouter un complément de neuf dollars américains par mètre cube, a précisé Médard Autsai.
Les exploitants forestiers ont dénoncé cette décision «unilatérale» du gouverneur.
Médard Autsai avait déjà créé une commission mixte pour examiner certains documents relatifs à l’importation et l’exportation des bois sciés, notamment le permis de coupe de bois et la licence d’exportation des bois ou planches sciées.
Lire aussi :
Les exploitants forestiers ont dénoncé cette décision «unilatérale» du gouverneur.
http://radiookapi.net/environnement/2011/05/10/interdiction-d%e2%80%99exporter-le-bois-de-l%e2%80%99ituri-les-exploitants-locaux-protestent/
Kinshasa: un atelier de réflexion sur le développement de l’industrie de transformation du bois
http://radiookapi.net/economie/2011/05/19/kinshasa-un-atelier-de-reflexion-sur-le-developpement-de-lindustrie-de-transformation-du-bois/
Refus du renouvellement du contrat d’exploitation de bois d’Enra à Mambasa
Okapi
mercredi 25 mai 2011
Libye, le retour de la canonnière
Ancien chef des informations de la radio française RTL, le journaliste Karim Fall pointe les limites de la légitimation d'une guerre menée principalement par la coalition occidentale contre le régime du colonel Mouammar Kaddafi. Tout en prenant soin de préciser son indifférence quant au sort du "Guide" libyen.Néanmoins, ce concept est à géométrie variable. Chine, Russie, Birmanie, Iran, Syrie…Ces dictatures jouissent apparemment de l'impunité de la communauté internationale. La Chine et la Russie disposent d'arsenaux nucléaires. La Birmanie a pour parrain, Pékin, son principal partenaire économique. L'Iran a peut-être l'arme atomique. De plus, son armée pléthorique et aguerrie a administré la preuve de ses capacités de résilience face à l'Irak de Saddam Hussein. Et tous craignaient l'expansion de la « Révolution islamique ». La Syrie de Bachar al-Assad peut tuer des manifestants pacifiques sans crainte parce qu'elle dispose elle aussi d'un parrain, l'Iran, et d'un allié, le Hezbollah.
La Libye ne dispose pas de tels soutiens et, circonstances aggravantes, est dotée d'immenses ressources pétrolières et gazières. Elle peut voir sa souveraineté bafouée par des puissances qui comptent demain mettre la main sur ses richesses grâce au fameux « Conseil national de transition » (CNT), qui est loin de représenter le peuple libyen. Il faut cesser l'hypocrisie. Ce conseil n'a de national que le nom. Son président Mustafa Abdeljalil, ancien ministre de la Justice de Kaddafi, s'est rallié aux insurgés peu avant les frappes aériennes avec d'autres transfuges du régime. En réalité, la « rébellion » est née à Benghazi, ancienne capitale royale, bastion historique des opposants à Kaddafi qui ne se consolent toujours pas du renversement du roi Idriss Ier en 1969 et de la perte du pouvoir au bénéfice de Tripoli. Idriss Ier avait offert le pétrole du pays aux multinationales anglo-saxonnes que le jeune colonel a nationalisées dès son arrivée au pouvoir.
L'objectif non avoué, aujourd'hui, est de renverser le régime de Tripoli. Personne ne s'en plaindra. Mais il n'appartient ni à Nicolas Sarkozy, ni à David Cameron, et même pas à Barack Obama de changer la direction politique de la Libye. Ni d'aucun autre pays. C'est aux Libyens et à eux seuls qu'il appartient de régler leurs problèmes intérieurs. J'ignore qu'elle sera l'issue de cette entreprise. Mais une chose est sûre : si elle fait école, ses promoteurs auront ouvert la boîte de Pandore. Il ne manque pas à travers le monde de dictateurs ou de tyrans qui tuent et massacrent leurs populations.
Jeuneafrique
vendredi 20 mai 2011
Ituri: le commissaire de district accuse les FARDC et les groupes armés de braconnage
Le commissaire du district de l’Ituri en charge de l’Economie et Finances, Avo Eka Rustique, accuse, dans un communiqué de presse rendu public, mercredi 18 mai, certains militaires des FARDC et certains groupes armés de se livrer au braconnage dans la réserve de faune à Okapi située dans le territoire de Mambassa.
Il affirme qu’au cours du premier trimestre de l’année en cours, une vingtaine d’éléphants et une centaine de singes ont été abattus dans cette réserve.
Ce braconnage se déroule dans les villages Batanana, Binase, Mandombe et Bandengaido, précise-t-il.
Avo Eka Rustique indique que les groupes armés tels que les Maï-Maï et les Simba menacent la réserve.
Il ajoute:
«Il ya aussi les éléments de la 8ème brigade qui viennent du Nord-Kivu, et ceux de la 9ème brigade qui viennent également du côté de Bafwasende. Ils sont en train également de pratiquer ce braconnage.»
L’auditeur militaire de garnison militaire de Bunia, colonel Maurice Lianza, a déclaré qu’un parquet militaire est déjà implanté à Mambasa-centre pour juger tous les détenteurs illégaux d’armes de guerre et les braconniers armés.
Au mois d’avril, une patrouille mixte ICCN-FARDC a saisi 149 kg d’ivoire entre les mains des braconniers civils à Mambasa.
Ce braconnage se déroule dans les villages Batanana, Binase, Mandombe et Bandengaido, précise-t-il.
Avo Eka Rustique indique que les groupes armés tels que les Maï-Maï et les Simba menacent la réserve.
Il ajoute:
«Il ya aussi les éléments de la 8ème brigade qui viennent du Nord-Kivu, et ceux de la 9ème brigade qui viennent également du côté de Bafwasende. Ils sont en train également de pratiquer ce braconnage.»
L’auditeur militaire de garnison militaire de Bunia, colonel Maurice Lianza, a déclaré qu’un parquet militaire est déjà implanté à Mambasa-centre pour juger tous les détenteurs illégaux d’armes de guerre et les braconniers armés.
Au mois d’avril, une patrouille mixte ICCN-FARDC a saisi 149 kg d’ivoire entre les mains des braconniers civils à Mambasa.
jeudi 19 mai 2011
LES PAYS-BAS REJETTENT LES DEMANDES D’ASILE DEPOSEES PAR LES EX-MILICIENS ITURIENS
| CPI/KATANGA - LES PAYS-BAS REJETTENT LES DEMANDES D’ASILE DEPOSEES PAR DES TEMOINS |
| La Haye, 12 mai 2011 (FH) - Les Pays-Bas ont estimé que « la législation néerlandaise sur l'immigration ne sera pas applicable » aux trois témoins appelés devant la Cour pénale internationale (CPI) par la défense de Germain Katanga. Au cours de leurs dépositions en avril, Floribert Njabu, Pierre Mbodina et Charif Manda avaient demandé l'asile politique aux Pays-Bas, où siège la Cour. Si la CPI n'est pas compétente pour traiter d'affaires d'immigration, elle a en revanche l'obligation de protéger les témoins. Or les trois hommes se disent menacés. Floribert Njabu et Pierre Mbodina sont détenus sans procès à la prison centrale de Kinshasa depuis 2005. Charif Banda a été arrêté en septembre 2010. Au cours de leurs dépositions, les trois opposants au régime du président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, ont évoqué la responsabilité de Kinshasa dans les crimes commis en Ituri en 2002 et 2003. Lors de l'audience du 12 mai, à laquelle étaient conviées les autorités néerlandaises, l'avocat des trois témoins, Ghislain Mabanga, a estimé que leur retour à Kinshasa les mettrait alors à « la merci des autorités congolaises contre lesquelles ils ont témoigné ». Dès lors, il demande à la chambre de leur accorder des mesures de protection spéciales « en refusant de renvoyer ces témoins chez eux, où ils risquent la mort et où ils n'auront pas de procès équitables », puis en acceptant de les remettre aux autorités néerlandaises, devant lesquelles ils prévoient de déposer formellement leurs demandes d'asile. Mais pour les Pays-Bas, où réside la Cour, ces témoins ne dépendent pas des juridictions néerlandaises. Conseiller juridique au ministère des Affaires étrangères, Liesbeth Lijnzaad a renvoyé la décision aux juges de la CPI. « Les Pays-Bas étudieront toute demande d'asile, a-t-elle déclaré, mais en se conformant à l'avis de la Cour. Vous connaissez le terrain, vous connaissez le cas, la situation politique et tous les faits importants pour ces trois personnes. » « La Cour n'a pas de territoire, elle ne peut garder personne chez elle », a expliqué, toujours pédagogue, Bruno Cotte. « Si vous décidez que pour l'instant, dans les conditions actuelles, il n'est pas approprié de renvoyer ces trois personnes en République démocratique du Congo, alors la Cour devra trouver une solution avec les 114 Etats-parties au traité de Rome » a proposé Liesbeth Lijnzaad. L'affaire pourrait donc être un véritable casse-tête diplomatique pour la chambre. Mais pour le substitut du procureur, Eric MacDonald, les juges peuvent « avoir la conscience tranquille ». « Vous pouvez renvoyer les trois détenus [à Kinshasa] sans aucune crainte pour leur sécurité physique » a-t-il affirmé. Critiquant les allégations de l'avocat des trois détenus, qui a rappelé que selon ses clients, « ce sont les autorités congolaises qui (...) ont planifié l'attaque de Bogoro parce qu'elles voulaient reprendre l'Ituri », Eric Mac Donald a défendu Kinshasa, avant de saluer la « coopération sans limites » de la RDC avec la Cour, oubliant au passage la non exécution du mandat d'arrêt émis en 2006 contre Bosco Ntaganda. Plus mesuré, un autre représentant du procureur, Gilles Dutertre, a alerté les juges sur le fait que « d'autres témoins pourraient faire une demande d'asile (...) cela aurait pour conséquence que plus jamais dans l'avenir, la Cour n'obtiendrait l'accord d'un Etat pour le transfert d'un témoin détenu ». La chambre n'a pas encore rendu de décision. Le procès de Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo s'est ouvert le 24 novembre 2009, devant la CPI. L'ancien commandant de la Force de résistance patriotique de l'Ituri (FPRI) et le milicien du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI) sont poursuivis pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis à Bogoro le 24 février 2003. Hirondelles. |
lundi 16 mai 2011
Le colonel Richard Beiza Bamuhiga
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| Col. Beiza |
Ces sources n’ont pas évoqué les raisons de son arrestation, mais elles indiquent tout de même que des discussions sont en cours entre Kinshasa et Kampala pour son extradition.
La femme du colonel Beiza, résidant à Kampala, déclare ne pas être informée de l’arrestation de son mari, mais avoue qu’elle a perdu contact avec lui depuis vendredi soir.
L’ambassade de la République Démocratique du Congo (RDC) à Kampala affirme qu’elle n’est pas encore saisie officiellement de cette arrestation.
Il y a un mois, Richard Beiza, ancien de la milice Union des patriotes congolais (UPC) de Thomas Lubanga, avait accusé le gouvernement de la RDC dans certains médias, d’avoir été impliqué dans les massacres de Bogoro en 2002, pour lesquels Mathieu Ngujolo et Germain Katanga (deux autres anciens miliciens de l’Ituri) sont actuellement poursuivis par la Cour pénale Internationale.
Lire les propos du Col Beiza ici:
(Okapi)
mercredi 11 mai 2011
Interdiction d’exporter le bois de l’Ituri,les exploitants locaux protestent
La décision du gouvernement de la Province Orientale a interdit le 18 avril dernier toute exportation du bois en Ituri pour combattre l’exploitation illicite de ce produit. Les exploitants forestiers de l’Ituri estiment que par cette mesure, le gouvernement a sacrifié les exploitants qui sont en ordre vis–à-vis de l’Etat congolais. Par contre, les exploitants en provenance de Beni au Nord-Kivu ont salué cette mesure qui, selon eux, va décourager les irréguliers.
Les exploitants de Beni réunis au sein du « Groupe des exploitants et exportateurs des bois d’œuvres saluent la mesure, comme l’affirme son président Jules Kitahurika :
(Okapi)
Les exploitants de Beni réunis au sein du « Groupe des exploitants et exportateurs des bois d’œuvres saluent la mesure, comme l’affirme son président Jules Kitahurika :
Nous avons dû saluer d’abord la décision de l’autorité. Cette décision peut nous permettre de gagner plus. Il y a parmi nous, des gens qui font le même travail que nous mais qui ne gagnent presque rien. Ca fait un manque à gagner.Cette réaction n’est pas totalement partagée par leurs collègues de l’Ituri. Ceux-ci contestent le fait que la mesure gouvernementale ait confondu les exploitants illicites avec ceux qui sont en règle vis-à-vis de l’Etat. Victor Ngona, président des exploitants de l’Ituri, s’exprime à ce sujet :
On a mis dans le même sac ceux qui sont en règle et les irréguliers. C’est préjudiciable pour tout homme d’affaires. Quel est le sort de ceux qui sont en ordre vis-à-vis de l’Etat ?Pour sa part, Samuel Lifendi, coordinateur provincial de l’Environnement, même ceux qui sont en règle doivent accepter la mesure :
Ceux qui avaient payé les taxes ne doivent plus faire le même travail parce qu’on reconnaît au gouvernement le pouvoir de suspendre. Même si on a payé, l’Etat reste l’Etat.Contacté, le ministre provincial de l’Environnement, Raymond Tiedia, n’a pas déterminé le délai pendant lequel même les exploitants forestiers en conformité avec l’Etat devront subir sa décision.
(Okapi)
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