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Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

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vendredi 14 octobre 2011

CPI/KATANGA - KATANGA S'OPPOSE AU PROCUREUR SUR LA NATURE DU CONFLIT EN ITURI

La Haye, 12 octobre 2011 (FH) - Le substitut du procureur, Eric McDonald, a commencé le contre-interrogatoire de Germain Katanga, mardi 11 octobre. Ancien commandant dans la Force de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI), le milicien congolais est poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité commis lors du massacre de Bogoro, à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), le 24 février 2003.
Pour Eric McDonald, le massacre de Bogoro a été commis dans le cadre d'un conflit ethnique opposant les Lendu et les Ngiti, ethnie de l'accusé, aux Hema. Mais la thèse fait sourire l'accusé-témoin. « Monsieur Katanga, je vois que vous riez. Rien n'est drôle ici, tempête le procureur. Il y a plusieurs centaines de victimes qui sont mortes à Bogoro ! ». « Objection » de maître David Hooper, avocat de Germain Katanga, et de Jean-Pierre Fofé, défenseur de Mathieu Ngudjolo, pour qui « la théorie du procureur est loin de la vérité ».
Eric McDonald soutient que les combattants Lendu et Ngiti n'agissaient pas uniquement au titre de l'auto-défense, mais menaient parfois leurs propres offensives. Il estime en outre que ces attaques n'étaient pas toujours conduites sous le parapluie de l'Armée des patriotes congolais (APC), comme l'affirme l'accusé, qui explique qu'il n'avait aucun rôle de commandement dans cette milice, et dès lors aucune responsabilité dans ses décisions. Proche du pouvoir de Kinshasa, l'APC luttait contre l'Union des patriotes congolais (UPC), une autre milice qui était alors soutenue par l'Ouganda.
Le 5 septembre 2002, « l'attaque de Nyakunde a marqué l'histoire en Ituri » avance le substitut, « il s'agit du plus grand massacre dans ce conflit permanent, êtes-vous d'accord avec moi ? » « Malheureusement, monsieur le Procureur, vous n'avez pas enquêté sur ce massacre ! Pourquoi n'avez-vous pas enquêté ? Parce que là, vous avez vu qu'il y avait l'APC », rétorque l'accusé.
« Vous êtes un militaire. A 26 ans, vous avez été nommé brigadier général, c'est quand même quelque chose, si jeune... ! Pensez-vous qu'il était nécessaire de tuer autant de civils pour chasser l'UPC ?», reprend le substitut. « C'était une opération dirigée par des professionnels », rétorque Germain Katanga, affirmant qu'il n'était pas présent sur les lieux au moment de l'attaque.
« En plus d'être un braconnier, vous êtes un combattant. Mais cette journée là, vous êtes restés à Nyaberi à vendre des peaux d'Okapi et des défenses d'éléphants ? », ironise Eric McDonald. «Nyakunde ce n'est pas chez nous. Nous nous sommes des défenseurs. Nyakunde ce n'est pas un village Ngiti », lui répond Germain Katanga. Au cours de son interrogatoire principal, Germain Katanga a également affirmé qu'il n'était pas présent à Bogoro, le 24 février 2003.
« Les Ougandais étaient là », dit-il, amenés à Getty, en 2001 par Jean-Pierre Bemba « qui disait que c'était des militaires de paix. » Mais « c'était une force d'occupation qui était en Ituri ! ». Plus tard, l'accusé-témoin affirme que « l'UPC avait l'idéologie de construire un empire Hema-Tutsi ». « C'était terrible, ajoute-t-il. Créer un axe du Rwanda vers l'Ituri, on ne pouvait pas l'accepter. »
Sa déposition se poursuit. Après lui, Mathieu Ngudjolo interviendra à son tour à la barre des témoins.
(SM/GF)

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