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Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

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mardi 29 septembre 2009

Le sommet de Pittsburgh recadre la finance mondiale: Discours OBAMA











*AFI103 09/28/2009

Transcription officielle - Le président Obama fait le bilan du sommet du G20
(Sa déclaration liminaire lors de sa conférence de presse du 25 septembre) (1485)

(Début de la transcription)

La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 25 septembre 2009

Déclaration du président Obama lors de sa conférence de presse de clôture du sommet du G20 à Pittsburgh

Bonjour. Je tiens tout d'abord à remercier le maire de Pittsburgh, M. Luke Ravenstahl, le responsable en chef du comté, M. Dan Onorato, et les habitants de la ville pour leur accueil extraordinaire. Hier soir lors du dîner que j'ai partagé avec les autres chefs d'État et de gouvernement, un grand nombre d'entre eux ont parlé du fait qu'ils étaient venus à Pittsburgh autrefois, parfois il y a vingt, vingt-cinq ou trente ans, et qu'ils étaient maintenant impressionnés par le nouvel essor de cette ville. Certains d'entre eux ont indiqué qu'ils pouvaient en tirer des leçons pour faire revivre des villes industrielles dans leur propre pays. Les gens ici sont tout à fait extraordinaires, et je tiens à vous remercier tous pour votre grande hospitalité.

Je vous dirai que je suis un peu contrarié parce que je ne suis pas allé au restaurant Pamela's Diner pour manger des crêpes, alors que le premier ministre japonais, M. Yukio Hatoyama lui a eu des crêpes. Je ne sais pas comment il a fait, mais il en a parlé avec enthousiasme.

Il y a six mois, j'ai dit que le sommet de Londres avait marqué un tournant dans les efforts du G20 tendant à prévenir une catastrophe économique. Ici à Pittsburgh, nous avons pris plusieurs mesures importantes pour garantir la reprise de notre activité économique et le passage à une croissance économique forte, durable et équilibrée. Nous avons ramené l'économie mondiale du bord du précipice où elle se trouvait. Nous avons aussi posé aujourd'hui les fondements d'une prospérité durable.

Il est bon de se souvenir de la situation à laquelle nous nous heurtions il y a six mois : une économie en voie de contraction, une montée très rapide du chômage, des échanges commerciaux en stagnation et un système financier qui était presque bloqué.

Certains nous mettaient en garde contre une seconde grande dépression. Toutefois, grâce aux mesures hardies et concertées que nous avons prises, on a pu sauver ou créer des millions d'emplois, arrêter la diminution de la production, faire revivre les marchés financiers et empêcher que la crise ne touche encore plus les pays en développement.

Nous savons cependant qu'il reste beaucoup à faire. Un trop grand nombre d'Américains sont encore sans emploi et ont des difficultés à régler leurs factures. Un trop grand nombre de ménages sont incertains de ce que l'avenir leur réserve. Du fait que l'économie mondiale est maintenant fondamentalement interdépendante, il nous faut agir de concert pour faire en sorte que notre rétablissement crée des emplois et des entreprises, tout en prévenant le genre de déséquilibres et d'abus qui nous ont entraînés dans cette crise.

Pittsburgh est le cadre parfait pour cette tâche. Cette ville a connu une période difficile, alors que de vieilles entreprises telles que les aciéries ne pouvaient plus susciter la croissance. Pittsburgh s'est cependant rétablie et s'oriente vers les branches d'activité créatrices d'emplois de l'avenir, allant de la biotechnologie à l'énergie propre. Elle sert de modèle pour tourner la page vers une économie du XXIe siècle et rappelle que la clé de notre prospérité future ne se trouve pas seulement à New York, à Los Angeles ou à Washington, mais dans des villes comme elle.

Aujourd'hui, nous avons pris des mesures hardies et concertées pour garantir cette prospérité et pour élaborer un nouveau cadre favorable à une croissance forte, durable et équilibrée.

En premier lieu, nous sommes convenus de maintenir nos plans de relance tant que la croissance ne sera pas rétablie et qu'un nouveau cadre favorable à la prospérité ne sera pas mis en place. Nos plans de relance concertés ont joué un rôle indispensable pour ce qui est de prévenir une catastrophe. Maintenant, nous devons veiller à ce que, lorsque la croissance reprendra, les emplois augmentent aussi. C'est pourquoi nous poursuivrons nos mesures de relance jusqu'à ce que nos concitoyens aient de nouveau un emploi et nous les supprimerons graduellement dès que notre reprise sera forte.

Nous ne pouvons pas cependant nous arrêter là. En allant de l'avant, nous ne pouvons plus tolérer les anciens cycles d'expansion et de ralentissement. Nous ne pouvons pas relâcher nos efforts. Nous ne pouvons pas attendre qu'une crise éclate pour coopérer. C'est pourquoi notre nouveau cadre permettra à chacun d'entre nous d'évaluer les mesures prises par les autres, de parvenir à un consensus au sujet des réformes à entreprendre et de garantir que la demande mondiale suscite la croissance pour tous.

En deuxième lieu, nous sommes convenus de prendre des mesures concrètes en vue de l'adoption d'une nouvelle réglementation financière stricte de sorte que des crises comme celle-ci ne puissent plus se reproduire. Plus jamais ne devrions-nous laisser les agissements d'une poignée d'imprudents mettre en danger le système financier du monde, et le bien-être de nos concitoyens. Ceux qui exploitent le système doivent être tenus pour responsables. Ceux qui agissent d'une manière irresponsable ne doivent pas compter recevoir l'aide des contribuables. Cette période est révolue.

C'est pourquoi nous nous sommes mis d'accord sur un ensemble de réformes. Nous allons apporter plus de transparence au marché des dérivés et nous allons renforcer les normes nationales en matière de fonds propres afin que les banques puissent supporter leurs pertes et couvrir leurs risques. Nous allons créer des instruments plus puissants pour rendre responsables les grands établissements financiers mondiaux et des méthodes pour faire face aux faillites sans imposer une charge aux contribuables. En outre, nous allons lier la rémunération des cadres de direction aux résultats de longue durée de sorte que l'on récompense les décisions judicieuses au lieu de la cupidité. En bref, notre système financier va être bien différent et plus sûr que celui qui a si mal fonctionné l'an dernier.

En troisième lieu, nous sommes convenus d'éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles de manière à pouvoir réaliser le passage à l'économie énergétique du XXIe siècle. C'est une mesure de portée historique qui devrait aboutir à l'élimination de près de 300 milliards de dollars de subventions mondiales. Cette réforme renforcera notre sécurité énergétique. Elle contribuera à la transformation de notre économie par la création des emplois de l'avenir dans le secteur de l'énergie propre. De plus, elle nous aidera à lutter contre les périls des changements climatiques. Comme je l'ai dit cette semaine à New York, tous les pays ont le devoir de relever ce défi et, ensemble, nous avons franchi une étape importante en vue de nous acquitter de cette responsabilité.

Enfin, nous avons décidé d'un commun accord de réformer notre régime mondial de coopération et de gouvernance économiques. Il ne nous est plus possible de régler les problèmes économiques du XXIe siècle par des procédés du XXe siècle. C'est pourquoi le G20 sera le fer de lance de la création d'un nouveau régime de coopération. Pour que nos institutions reflètent la réalité de notre époque, nous confierons davantage de responsabilités aux économies émergentes au sein du Fonds monétaire international et y augmenterons leurs pouvoirs. Afin de bâtir de nouveaux marchés et d'aider les habitants les plus pauvres du monde à sortir de la pauvreté, nous créerons à la Banque mondiale un nouveau fonds fiduciaire destiné à soutenir les investissements en faveur de la sécurité alimentaire et le financement de sources d'énergie propre et d'un coût abordable. Pour assurer le suivi de nos engagements, nous sommes convenus de faire le point de la situation à mesure que nous progresserons.

Nous avons appris, à maintes reprises, qu'au XXIe siècle les peuples du monde avaient des intérêts mutuels. C'est pourquoi j'ai appelé à une nouvelle période d'engagement, capable de livrer de vrais résultats pour nos sociétés, une période où les États assumeront leurs responsabilités et agiront en faveur de leur sécurité et de leur prospérité communes.

C'est précisément ce genre de coopération intense que nous avons instaurée ici à Pittsburgh et auparavant à New York. En fait, en abordant ces divers sujets successivement, nous avons vu la communauté internationale commencer à se rassembler. Au G20, nous avons établi un niveau inédit de coopération économique mondiale et concrète, tout en prenant des mesures en vue de faire face aux défis des changements climatiques. Au Conseil de sécurité des Nations unies, nous avons adopté une résolution d'importance historique visant à mettre en sûreté les matières nucléaires non sécurisées, à enrayer la prolifération des armes nucléaires et à préparer l'avènement d'un monde en sécurité affranchi de ces dernières. Alors que nous approchons des négociations avec l'Iran, le 1er octobre, jamais notre unité n'a-t-elle été aussi forte avec le Royaume-Uni, la France, la Russie, la Chine et l'Allemagne pour exiger que l'Iran s'acquitte de ses obligations.

Sur toutes ces questions difficiles, il reste encore beaucoup à faire. Cependant, nous quittons ce sommet aujourd'hui plus confiants et plus unis dans l'effort commun consistant à promouvoir la sécurité et la prospérité de tous les peuples. Je remercie donc tous les dirigeants qui y ont pris part.

(Fin de la transcription)

(Diffusé par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)
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