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jeudi 17 juillet 2008

L'évolution du processus de sélection du vice-président des États-Unis

*AFI305 07/16/2008

L'évolution du processus de sélection du vice-président des États-Unis
(Les premiers colistiers étaient souvent des concurrents plutôt que des alliés.) (946)

Par Michelle Austein
Rédactrice

Washington - Imaginez ce que se passerait si, aux élections de 2008, les Américains élisaient un président démocrate et un vice-président républicain.

Il serait difficile, si les deux plus hauts responsables de l'exécutif appartenaient à deux partis politiques distincts, à la Maison-Blanche de présenter un front uni, et les affrontements politiques risqueraient fort de freiner les progrès. Les auteurs de la Constitution s'en rendirent compte assez vite, après avoir observé le déroulement du processus.

À l'origine, le candidat qui terminait en seconde place, d'après le nombre de voix de « grands électeurs » du Collège électoral, était nommé vice-président. Il semble que les Pères fondateurs de la nation estimaient que cela assurerait la nomination d'un vice-président crédible, apprécié et que cela contribuerait peut-être aussi à prévoir une succession ordonnée.

Mais les rédacteurs de la Constitution n'avaient pas prévu la création de partis politiques. En 1796, le fédéraliste John Adams devint président et Thomas Jefferson, du parti démocrate-républicain, remporta la vice-présidence. Une fois en fonctions, Jefferson conçut son rôle comme celui de chef de l'opposition et il consacra une bonne part de son temps à planifier la campagne qu'il mènerait contre Adams lors du scrutin suivant.

Dans l'élection de 1800, Jefferson et son adversaire Aaron Burr étaient du même parti politique. Ils obtinrent tous deux le même nombre de voix du Collège électoral et, selon les règles, c'était à la Chambre des représentants qu'il appartenait de départager les candidats. Burr décida de ne pas céder, de briguer la présidence et non la vice-présidence, suscitant une épreuve de force entre les deux hommes. Il fallut plus de 30 tours de scrutin à la Chambre des représentants pour que Jefferson fût désigné vainqueur.

L'un des quelques devoirs constitutionnels du vice-président est d'exercer son droit de vote pour départager le Sénat en cas d'égalité. Burr, du fait de son animosité à l'égard de Jefferson, vota plusieurs fois dans le sens opposé aux souhaits présidentiels.

Pour éviter ce type de problèmes, Jefferson milita en faveur du 12e amendement à la Constitution des États-Unis, adopté en 1804, qui exige que les candidats à la présidence et à la vice-présidence se présentent ensemble sur la même liste électorale. L'amendement précise également les qualités requises du vice-président, qui sont les mêmes que celles du président, à savoir être citoyen américain de naissance, être âgé d'au moins 35 ans, et habiter les États-Unis depuis au moins 14 ans. En outre, les candidats à la présidence et à la vice-présidence ne peuvent pas provenir du même État.

L'établissement des listes électorales devint alors une entreprise politique d'une certaine complexité. Lors de la réunion de chaque parti dans le cadre des conventions respectives pour désigner leurs candidats, les dirigeants des partis se rendirent compte qu'ils pouvaient satisfaire les membres de leur parti en choisissant un candidat à la présidence appartenant à une faction du parti et un candidat à la vice-présidence appartenant à une autre faction. En conséquence, les désaccords entre les candidats étaient fréquents et le vice-président se vit généralement relégué à des fonctions d'importance secondaire. Par ailleurs, lorsque le président se présentait pour un second mandat, il choisissait souvent un nouveau colistier.

Changements survenus au XXe siecle

L'époque moderne de la sélection des vice-présidents remonte à 1940, date à laquelle le président Franklin Roosevelt refusa de se présenter pour un troisième mandat si le vice-président John Nance Garner n'était pas remplacé par le ministre de l'agriculture Henry Wallace. Les dirigeants du parti démocrate acceptèrent et nommèrent Wallace comme colistier lors de leur convention nationale.

Depuis cette date, il n'est arrivé qu'une seule fois que le candidat à la présidence laisse à la convention nationale de son parti le choix du candidat à la vice-présidence. En 1956, le candidat démocrate à la présidence Adlai Stevenson s'en remit aux délégués pour décider entre les sénateurs Estes Kefauver et John Kennedy. Le choix se porta sur Kefauver, mais cela fit connaître Kennedy et contribua à le porter à la présidence quatre ans plus tard.

Aujourd'hui, c'est au candidat à la présidence qu'il appartient de choisir son colistier compte tenu de ses préférences personnelles. Les dirigeants du parti s'efforcent d'influer sur son choix, en suggérant d'éventuels candidats qui pourraient équilibrer le tandem électoral en ralliant des électeurs de différentes régions du pays ou de différents horizons idéologiques. Au début, certains candidats tels que le républicain Dwight Eisenhower en 1952 ont laissé les dirigeants de leur parti leur soumettre une liste de candidats appropriés à la vice-présidence, liste d'après laquelle ils ont fait leur choix définitif.

Après 1952, les candidats ont généralement sélectionné leur colistier eux-mêmes, en invitant discrètement les candidats potentiels à la vice-présidence à des entretiens informels et en sélectionnant la personne avec laquelle ils s'entendaient le mieux. En 1968, le candidat républicain Richard Nixon a informé son personnel ébahi de sa décision de demander au gouverneur du Maryland Spiro Agnew d'être son colistier, quelques minutes avant d'en faire l'annonce officielle.

Le fait de confier au candidat à la présidence le choix exclusif du colistier n'est pas sans danger. C'est ainsi qu'en 1972, le démocrate George McGovern choisit le sénateur Thomas Eagleton, pour apprendre une fois l'annonce faite que M. Eagleton avait subi des électrochocs pour traiter une dépression. Quinze jours plus tard, M. Eagleton dut renoncer à ses ambitions vice-présidentielles.

Pour éviter des scénarios analogues, les candidats à la présidence Barack Obama et John McCain bénéficieront de l'aide d'une équipe qui dresse une liste de candidats à la vice-présidence, mène des entretiens préliminaires avec chacun d'entre eux et effectue des vérifications soigneuses de leurs antécédents pour déceler d'éventuels points faibles susceptibles de nuire à la campagne.

(Les articles du «USINFO» sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)

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