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Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

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mercredi 18 novembre 2009

FIN DE MANDAT DE LA MONUC: ombres et lumières d’une mission




Bien que récemment prorogé, le déploiement de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) prend fin le 31 décembre 2009. Elle aura totalisé 10 années de présence effective dans ce pays. Elle qui avait commencé sous la forme d’une petite unité d’observation de petits conflits internes à cette partie de l’Afrique centrale, finira par revêtir la forme d’une des plus grandes missions des Nations Unies au monde, avec pas moins de 17 000 hommes, dont un millier d’observateurs et environ 2000 éléments de la police.

Au moment où elle est en train de plier bagages, on peut en toute légitimité se demander quel bilan faire de sa longue présence à l’intérieur d’un pays dont le gigantisme ne lui aura décidément pas été de toute facilité et où rébellions à répétitions le disputaient à des guerres sanglantes et successives.

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC estime, pour sa part qu’en 10 ans, la MONUC a accompli un travail remarquable. On ne peut le lui nier : elle aura, notamment, supervisé le cessez-le-feu ainsi que le retrait des troupes étrangères de la RDC, de même qu’elle a stabilisé la sécurité alimentaire.

Elle a également accompagné le Dialogue inter-congolais ainsi que la transition d’immobilisation des groupes armés en Ituri et dans les deux provinces du Kivu, facilité les premières élections libres et transparentes en 40 ans, et enfin, aidé le gouvernement central à gérer la crise dans le Kivu, en menant des opérations contre les groupes armés. Un boulot considérable, en somme, dans cette partie de l’Afrique qui a connu, aux dires de plus d’un, les affrontements les plus atroces du continent, ces dix dernières années. Mais, cette mission de l’ONU n’aura pas été exempte de toute tare. On lui aura notamment reproché les écarts de conduite de son personnel, qui se sont, à plusieurs reprises, traduits par des viols, des vols ainsi que des exactions de toutes sortes. On se rappelle que des casques bleus ont été impliqués dans le trafic d’or et de matières précieuses dans la région du Nord Kivu. Tout comme on se souvient qu’on a fait état de la collusion d’un colonel de la même unité indienne avec le rebelle Laurent Nkunda.

Ce dernier, bénéficiant des informations de son « colonel ami », avait attaqué victorieusement une unité de la mission onusienne. Plusieurs scandales et actes répréhensibles auront émaillé la présence du personnel civil et militaire de la MONUC en RDC. En son temps, la hiérarchie de l’Institution avait promis d’ouvrir des enquêtes sur ces faits. A ce jour, certaines d’entre elles n’ont toujours pas de suite. Il faudrait sans doute d’ailleurs que toute la lumière se fasse un jour sur ces crimes, ne serait-ce que pour rendre justice à tous ces innocents brimés dans leurs droits, mais sans doute aussi pour redorer le blason des casques bleus décidément bien sale après toutes ces révélations.

A présent, la MONUC s’en va. Et, il faut le reconnaître, au moment où elle quitte les lieux, la grave question congolaise n’est pas pour autant réglée. Bien plus, les chantiers en attente restent nombreux. Qu’en résultera-t-il ? Là se trouve à présent la grande question. On doute sérieusement que l’armée congolaise puisse valablement la remplacer, elle qui présente toutes les caractéristiques d’obsolescence, de désorganisation et qui, en même temps, manque à la fois de moyens autant que de motivation. Que la région bénéficie d’une accalmie certaine ces derniers mois, tout le monde est en mesure de le remarquer. Les principaux fauteurs de trouble ont été mis à l’ombre, ne serait-ce que momentanément.

Laurent Nkunda, qui a perdu la confiance ainsi que le soutien de son traditionnel parrain et mentor, Kagamé, se trouve au secret, au Rwanda. Thomas Lubanga ainsi que Jean-Pierre Mbemba méditent toujours sur leur sort derrière les barreaux de la CPI. Mais, la région n’est pas pour autant pacifiée et la malédiction des ressources naturelles est toujours aussi présente que de par le passé. Sans compter que les partisans des enfants terribles de la guerre sont eux aussi toujours en place et sans doutent se demandent comment reprendre le flambeau laissé par leurs chefs.

Alors, d’où peut provenir l’espoir de l’instauration d’une paix définitive dans cette région du continent ? Sans doute, de la passation d’accords internes entre dirigeants de la région, car, ce n’est un secret pour personne que la guerre en RDC implique de nombreux pays de la sous-région. Des accords du genre ont été vus, qui ont produit les résultats que l’on sait. L’arrestation de Laurent Nkunda n’a été rendue possible que grâce à une certaine « complicité » unissant Kinshasa et Kigali. L’exemple du Soudan et de l’Ouganda enseigne lui aussi que si les dirigeants des Etats optaient pour la nouvelle voie qui refuse le principe du soutien de l’ennemi de son ennemi pour s’en faire un ami, de nombreuses questions jusqu’à présent cruciales s’en trouveraient réglées et rendraient de fait la paix, dans cette région, un peu plus à portée de main.

En tout état de cause, c’est le réalisme, en la matière qui le commande. La MONUC s’en va d’un pays qui est loin d’être pacifié et il n’est pas à l’ordre du jour de prolonger à nouveau son mandat ou de la remplacer par une quelconque autre force d’interposition. L’armée nationale congolaise n’est aucunement en état de remplir cette tâche. Et en même temps, des foyers de tensions subsistent qui constituent autant de poudrières susceptibles de s’embraser à la faveur de la moindre étincelle. Il revient aux protagonistes de la région de savoir dépasser leur ego pour se mettre enfin et sérieusement à la recherche d’une paix dont tout le monde a plus que besoin, dans cette région tourmentée du globe.

Le bilan fort mitigé de la MONUC devrait leur rappeler que l’on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Il leur revient de comprendre sans doute la leçon et d’en tirer toutes les conséquences qui s’imposent.


"Le pays"

L'INSECURITE GALOPANTE EN ITURI












Un prêtre abattu par des hommes armés à la paroisse de Nyakasanza (CARITASDEV11-11-2009)

Bunia, le 11 novembre 2009 (caritasdev.cd) : l'Abbé Jean Gaston BULI a été tué dans la nuit du lundi à mardi 10 novembre 2009 par des bandits armés. Les assaillants ont forcé la porte de son bureau, à la paroisse de Nyakasanza, en ville de Bunia, vers 2H30’. L'un d’eux a tiré sur son bras droit, au niveau de biceps, qui a beaucoup saigné, a indiqué la Caritas-Développement Bunia. Amené à l'Hôpital, il a rendu l'âme après cette forte hémorragie.
La victime avait réalisé 24 ans de sacerdoce, et venait d'être nommé Vicaire Econome à la Paroisse de Nyakasanza. Son enterrement a lieu hier mardi à 15H00 au cimetière de Mudzi-Maria après la messe célébrée par Son ExcellenceMonseigneur Dieudonné URINGI, Evêque du Diocèse de Bunia, à la Cathédrale Notre Dame de grâces.

(MONUC), Général Babacar Gaye au cours du point de presse hebdomadaire de mercredi 12 novembre à Kinshasa
Q : Ntirimaye (Agence Congolaise de Presse), Mon général j’étais en contact avec quelques députés nationaux de la Province Orientale hier. Ils m’ont laissé entendre qu’il y a une insécurité grandissante dans l’Ituri notamment à Bunia où même un Abbé a été assassiné. Et il y a également des groupes armés qui refont surface ainsi que des démobilisés qui sont abandonnés et crée l’insécurité ! Je ne sais pas qu’est-ce que la MONUC fait en ce moment dans la région de l’Ituri? Il y a également les 2 Uélé où les LRA évidemment continuent de piller des villages ! Mais vous avez laissez entendre que la situation est à la normale qu’est-ce qu’il en est au juste?


R : Général Gaye, Je vais répondre à ces questions avant d’aller plus loin. En ce qui concerne la province orientale, effectivement je sais que cet assassinat dont vous faite cas a créé beaucoup d’émotions et que les députés provinciaux, fort justement d’ailleurs se sont regroupés pour aller exprimer leurs émotions à M. le Ministre de l’Intérieur. Et vous faites également cas du fait que des groupes armés refont surface. Il y a environ trois semaines, je me suis rendu à Bunia et où comme je vous l’ai dit, j’ai pu discuter avec tous les acteurs sur place. Donc de notre côté, il y avait bien une conscience que malgré tous les progrès qui ont été faits en Ituri, nous assistions, notamment lorsque nous avons vu une cinquantaine d’hommes, dont seulement il est vrai, une trentaine en arme ont attaqué et pillé le village de Gueti ; nous avions tout de suite pris conscience, la MONUC, qu’il y avait comme une résurgence de la violence en Ituri. Des recommandations à l’occasion de ces consultations ont été faites, notamment à nos troupes. Premièrement nous avons pensé qu’il fallait que la commission de pacification de l’Ituri soit plus active. Vous imaginez bien que cela relève des autorités congolaises. Nous avons également pensé qu’il fallait un accompagnement humanitaire et pour ce faire, il fallait que toutes les routes menant au sud du territoire de l’Irumu soient maintenues. Nous avons maintenu pour cela une unité du génie pour s’assurer que ces routes seraient utilisables.

Enfin, comme je vous l’ai dit, nous avons décidé de fermer une de nos bases à Kpandroma pour renforcer notre présence dans le territoire de l’Irumu. Enfin, nous avons également suggéré que chaque fois que des exactions étaient notées qu’il y ait une dimension judiciaire à cela. En somme, que tout de suite des enquêtes soient ouvertes de telle sorte qu’après, les auteurs de ces exactions puissent être présentés devant la justice. Donc, nous constatons avec vous qu’il y a effectivement en Ituri comme une résurgence de la violence. Mais ce n’est pas une fatalité. Je crois savoir que le chef d’Etat Major, le général Ntumba lui-même est à Bunia en ce moment où compte s’y rendre. Il faut que tout le monde se mette au chevet de l’Ituri pour éviter qu’on ne fasse vraiment un pas en arrière trop important.

OKAPI 15 Nov 2009 : Ituri : certains officiers FARDC imposent à la population des travaux forcés

la société civile dénonceLa société civile de l’Ituri dénonce les travaux forcés que certains officiers FARDC infligent, selon elle, aux populations locales, notamment dans la localité de Makofi, à plus de 100 kilomètres au nord de Bunia. Un mémo de cette société civile a été adressé aux autorités civiles et militaires du district et de la province, rapporte radiookapi.netC’est au cours d’une conférence de presse, vendredi, que la société civile de l’Ituri a fait part de cette situation. Elle a également fustigé les extorsions et les vols à mains armées à répétition perpétrés par des hommes armés et en uniforme à Bunia. Propos de Jean Bosco Lalo, président de cette organisation : « Conformément aux dispositions de la Constitution, la sécurité de la population et de ses biens est dévolue à la Police nationale congolaise, ainsi qu’aux forces armées. Tout cela, sous la coordination des autorités politico administratives. Il est donc, aujourd’hui, irresponsable, d’assister passivement à la recrudescence indescriptible de l’insécurité sur l’ensemble du district de l’Ituri. Il ne se passe pas un seul jour sans que la paisible population soit inquiétée. Et cela, de plusieurs manières. Nous relevons ici succinctement, les visites nocturnes. Quant aux cas de travaux forcés, nous pouvons ici évoquer ce qui se passe à Makofi. Un capitaine des FARDC qui ramasse des jeunes gens pour aller transporter des planches qu’il fait scier dans la forêt. »Jeudi dernier, les membres de la société civile de l’Ituri et les officiers militaires des FARDC à Bunia ont eu une rencontre au cours de laquelle toutes ces questions ont été évoquées. Bunia : Mgr Dieudonné Uringi suspend les activités de la paroisse Nyakasanza (OKAPI 16 NOV 2009)
La cloche ne sonnera plus. Il n'y aura plus de messe ni de sacrements jusqu'à nouvel ordre à la paroisse Nyakasanza à Bunia. C'est la décision prise dimanche par Mgr Dieudonné Uringi, évêque de Bunia, après l'assassinat d'un prêtre dans cette paroisse, rapporte radiookapi.net
Selon l’évêque de Bunia, cette décision fait suite à l’assassinat de l’abbé Jean Gaston Buli, abattu il y a environ une semaine au couvent de la paroisse Nyakasanza, par des hommes armés non autrement identifiés. Il a indiqué que cette mesure vise à interpeller la conscience des fidèles. Face à ce drame, Mgr Dieudonné Uringi a indiqué qu'" il n y aura plus de messe et les sacrements ne seront pas administrés. Les chrétiens sont appelés à prier dans leurs communautés de base. Cette décision a pour but d'interpeller la conscience des chrétiens. Un événement aussi malheureux qui se déroule dans votre paroisse, les chrétiens doivent en prendre conscience et y jeter un regard critique. Dans une société organisée, chacun a sa tâche. Nous avons toutes les autorités administratives, militaires et policières, il leur revient de faire leur travail comme il se doit."Pour rappel, l’abbé Jean Gaston Buli a été lâchement abattu dans la nuit du lundi à mardi en date du 10 novembre 2009, par des hommes armés qui ont forcé la porte de son bureau. La victime venait de totaliser ses 24 ans de sacerdoce, et venait d’être nommé vicaire économe de la paroisse de Nyakasanza à Bunia, en Ituri.

lundi 16 novembre 2009

La RDC et l’Ouganda toujours en conflit de frontière notamment autour de la rivière Semiliki reliant les Lacs Albert et Edouard












Kinshasa et Kampala ont toutes les peines du monde à éteindre les conflits qui les opposent sur les délimitations de leur frontière commune, les divagations de la frontière naturelle de la rivière Semiliki en sont le cas typique
La Rdc et l’Ouganda ne cesseront pas de se tirailler. Après la guerre sanglante menée par l’Ouganda en Rdc, on s’attendait à ce que ce pays honore ses engagements en payant à la Rdc les dommages tels que fixés par la Cour internationale de la Justice à la suite du procès perdu par Kampala.Mais, voilà que chaque jour, l’Ouganda prend l’initiative d’une nouvelle querelle avec Kinshasa. La dernière en date, c’est celle au sujet de la frontière naturelle représentée par la rivière Semiliki qui relie les lacs Albert et Edouard pour les versants de Rwenzori. A la suite des attitudes de l’Ouganda d’avoir plus qu’il ne mérite en allant au-delà de la frontière, il nous revient que les experts de deux pays travailleraient maintenant pour la détermination de cette frontière afin de mettre fin à ce conflit.Le conflit est né à la suite du changement du lit de cette rivière. Il s’avère que ce changement est en défaveur de la Rdc dans la mesure où la rivière s’est déplacée vers la Rdc laissant derrière elle le territoire à l’Ouganda estimé à plus de 50 kilomètres carrés. Kampala refuse de prendre en compte ce phénomène géographique pour s’accrocher à la position de la rivière comme frontière. Comme c’était le cas avec l’Angola, la Rdc et l’Ouganda sont obligés de s’en remettre aux deux anciennes métropoles que sont l’Angleterre et la Belgique. Il nous revient que des experts de ces deux anciens pays colonisateurs se penchent sur l’Accord de 1915 entre l’Angleterre et la Belgique. Ils tentent donc de retracer cette frontière en se basant sur des coordonnées géographiques que l’on peut retrouver sur des anciennes cartes d’avant le déplacement du lit de la rivière.Il faut être donc de mauvaise foi pour penser qu’il suffirait que les changements climatiques se produisent pour compliquer la reconnaissance des frontières au point de conduire à des guerres. Car, si les conditions climatiques peuvent amener au changement des frontières comme c’est le cas avec le changement du lit de la rivière Semiliki, les parallèles et les longitudes ne changent pas. En effet, c’est en recourant à ces données géographiques que Kinshasa et Luanda avec le concours de la Belgique et du Portugal ont mis fin à l’affaire de Kahemba.On ne doit pas continuer à considérer les frontières comme au moyen-âge sur base des éléments changeants que son les montagnes et les rivières. Il ne faut pas que le jour où le fleuve Congo changera de lit ou se desséchera, que Kinshasa et Brazzaville ne sachent plus où se trouve leur frontière commune. Le cas de Semiliki n’est un casse-tête chinois que pour ceux qui veulent créer problème. Les cartes du 19 ème siècle existent et peuvent servir. Si on doit suivre la rivière, il arrivera un jour où il n’y aura plus de frontière entre les deux pays parce que la rivière aura disparu. C’est étonnant que ce soit l’Ouganda et toujours lui qui tend à croire que les changements des reliefs et autres phénomènes climatiques travailleraient pour lui. Après la querelle avec le Kenya et le Rwanda, c’est le tour de la Rdc pour la énième fois.L’Ouganda ne doit pas chercher à gagner à tous les coups. Lorsqu’il avait été question des changements climatiques à la source du Nil, et que l’armée congolaise avait suivi pour se trouver au-delà de la frontière, le président congolais, Joseph Kabila avait rencontré son homologue ougandais et l’accord de Ngurdoto avait été signé en 2007 sous la médiation de la Tanzanie. Même si le problème n’est pas finalisé, le calme est revenu après que les deux armées de deux pays se soient affrontées.Il nous revient que la Rdc doit trouver de l’argent pour le marquage des frontières, dont la description sur papier par les gouvernements coloniaux n’a jamais été traduit sur le terrain. En ce qui concerne les limites dans les eaux où il faut ériger des piliers, il faut trouver 3 millions de dollars Us. C’est cher, mais c’est le prix à payer pour garantir l’intégrité du territoire. Il nous semble qu’en matière des frontières, Kinshasa ne prend pas d’initiatives. Il s’active lorsqu’il y a problème. Nous pensons que l’expérience aidant et pour éviter de courir, il faut partir à point. Il est temps que les géographes congolais se mettent à l’œuvre pour déterminer, repréciser, toutes les frontières avec tous les voisins, même ceux qui ne posent pas problème.


G.L’Avenir

RDC: Article 15











Ceux qui s’intéressent à la RDC se demandent comment le Congolais arrive à tenir le coup malgré l’effilochement de son pouvoir d’achat. Ils n’hésitent pas à parler d’un mystère tant ils n’en croient pas leurs yeux. Les prix des biens et services suivent le rythme de la dépréciation de la monnaie nationale mais les magasins et les marchés ne désemplissent pas. Les bus et taxis bus sont toujours bondés aux heures de pointe. Comme si de rien n’était.
Vous avez dit mystère ? C’est un principe de vie. La plupart se sont imposé une discipline. S’adapter aux changements politiques et culturels, économiques et financiers. Un dollar américain a beau équivaloir à 900 francs congolais ou plus, les Congolais s’en fichent. Débrouillards nés, ils ont appris- à tous les niveaux de la pyramide nationale- à combattre la crise. La détérioration du cadre macro-économique, ils ne connaissent pas. Chacun au niveau où il se trouve sait gagner sa vie.
Ont-ils encore de l’espoir ?... Constat général : la débrouillardise à tous crins. Tout se vend. Tout se monnaye. Tout est vendable. Preuve, visitez les l’affluence sur les lieux de vidange des immondices et vous m’en direz des nouvelles.
L’esprit mercantiliste bat son plein dans tous les services, de l’ l’administration publique aux écoles et universités où tout renseignement ou toute information livré à un curieux ou un touriste rapporte quelques billets de banque. A ne pas confondre avec le pourboire. Ici, c’est obligatoire, au risque de s’attirer des ennuis. De même, tout papier vaut bien un penny.
Parfois, les imprimés de valeur sont payés au double ou triple de leur valeur officielle. C’est pour, dit-on, graisser la patte aux agents et cadres qui se sont montrés coopératifs.
Les « coopérants » se trouvent à chaque coin de rue, à la sortie des magasins, des marchés et des bureaux. Hommes ou femmes, ils offrent leurs services, vendent tout, jusqu’aux renseignements classés top secrets. Pour survivre.
Made in RDC, une disposition de la Constitution populaire au Congo-qui-se-veut-démocratique permet aux Congolais de faire aux tsunamis de toutes sortes. Ils vivent au jour le jour et ils ne se préoccupent pas du lendemain. Ils donnent l’impression d’avoir intériorisé le principe qui dit qu’à chaque jour suffit sa peine. Ils ont surtout appris à compter sur eux-mêmes, les discours des politiciens se faisant de plus en plus vides d’arguments pour justifier la fluctuation galopante du taux de change.




Le Potentiel

jeudi 12 novembre 2009

Triste fin tragique pour le général ougandais James Kazini






















Draru, son assassin.












Selon le journal ougandais «The Observer», dans son édition datée du mardi 10 octobre, le général James Kazini - qui a commandé les troupes ougandaises en RD Cong de 1999 à 2000 - a été tué mardi 10 octobre au domicile de sa maîtresse répondant au nom de Lydia Draru. La jeune dame aurait fait des aveux à la police.
A en croire la dame Draru, c’est une “querelle de ménage” qui est à la base de cette affaire tragique. Les enquêteurs de la police sont occupés à examiner ces “aveux” afin de comprendre le mobile du crime. Selon le journaliste Edris Kiggundu, Kazini a été frappé par une barre de fer mardi à 5 heures du matin suite à un “malentendu”. Les voisins ont confié à ce confrère ougandais d’avoir dans un premier temps entendu des bruits en provenance de la maison de Draru. Aussitôt après, ils ont entendu Kazini lancer des cris appelant à l’aide.Après avoir réalisé son forfait, la meurtrière présumée est sortie de son habitation en courant : “Je l’ai tué. Je l’ai tué”, s’écriait-elle. L’épouse Kazini, née Phoebe, très chagrinée, s’est rendue mardi sur le lieu du meurtre en compagnie d’un membre de sa famille. La police est venue prélever du sang sur le lieu du crime. Le corps de l’officier ougandais se trouvait encore au quartier Mulago. La dépouille mortelle devait être ramenée, tard dans la soirée, au domicile du défunt à Munyonyo où aura lieu la veillée funèbre. L’ascension et la chuteJames Kazini a été nommé à la tête de l’armée ougandaise en 2001. Il a occupé cette fonction jusqu’en 2003. En décembre de cette même année, le président Yoweri Museveni avait traduit Kazini et une douzaine d’officiers supérieurs devant la Cour martiale pour divers chefs d’inculpation spécialement le détournement de la solde des militaires par l’existence des listes de paie incluant des «soldats fantômes». En mars 2008, la haute cour martiale, sous la présidence du Lieutenant-général Ivan Koreta, avait condamné Kazini à trois ans de prison les « pertes financières » subies évaluées à 60 millions Shilings. Au total, Kazini et ses camarades, étaient suspectés d’avoir créé 24.000 soldats fictifs. Ceux-ci ont été repris, durant treize années, sur les listes de paie occasionnant une perte de 600 millions de Shilings. Kazini avait interjeté appel. Sans succès.Selon The Observer, Kazini a toujours été considéré comme un “loyaliste aveugle” depuis qu’il a rejoint la NRA (National resistance army), aux alentours 1984, après avoir fait défection du mouvement rebelle du "Nil Ouest" du Lieutenant-général Moses Ali. Kazini devint plus tard le commandant de l’escorte du général Salim Saleh. Ce dernier l’a aidé à gravir les échelons de l’armée et d’entrer dans les bonnes grâces du commandant en chef.Bien que Kazini était en conflit avec sa hiérarchie, le président Museveni a continué à lui témoigner sa confiance. Il était tellement aimé que même après les accusations selon lesquelles 700 soldats ougandais avaient péri lors du premier affrontement avec les troupes rwandaises à Kisangani, il n’a été envoyé devant un peloton d’exécution selon les règles régissant l’UPDF (Uganda people defence forces). On rappelle qu’en 1999, Kazini a été chargé de diriger l’opération «Safe Haven» en RD Congo tout en assurant l’encadrement des combattants du MLC. Il a été rappelé en Ouganda en 2000 après le deuxième affrontement avec l’armée rwandaise.







B.A.W (Avec The Observer) via Congoindépendant

lundi 9 novembre 2009

Le Potentiel / LA UNE - Pétrole: 4 milliards de baril divisent Kinshasa et Luanda


Le bloc 15. Il faut désormais s’accoutumer à cette dénomination dans le conflit latent qui oppose la RDC à l’Angola sur l’exploitation du champ pétrolifère du littoral Ouest. La face immergée de l’iceberg s’est révélée avec l’adoption par le Parlement de la loi portant délimitation des frontières maritimes et terrestres de la RDC. En effet, Kinshasa revendique ses 200 km des eaux territoriales. Jusque-là, la RDC ne se contentait que d’un « petit » champ de 40 km. Or, sur l’espace maritime revendiqué par cette dernière se trouve une manne pétrolière impressionnante exploitée déjà par diverses multinationales pour le compte… de l’Angola. C’est le fameux bloc 15. Il pèse en termes de réserves pétrolières quatre (4) milliards de barils. Kinshasa est à sa reconquête. Ambition démesurée, estime Luanda.
La République démocratique du Congo a l’ambition de figurer parmi les grands producteurs africains du pétrole. A Kinshasa, les initiatives se multiplient pour valoriser les réserves pétrolières de la RDC. De l’Est à l’Ouest, l’espace territorial est passé au crible par des experts, mobilisés à cette fin, pour se hisser dans le précarré africain.
Kinshasa ne comprend pas le grand écart qui le sépare de son voisin angolais avec lequel il partage pourtant le même champ pétrolifère qui s’étire jusqu’au Golfe de Guinée. Pendant que Luanda revendique des millions de barils de production de brut par jour, à Kinshasa à peine 25.000 barils sont tirés par jour en on et off shore par la seule entreprise pétrolière en activité, Perenco, dans le territoire de Muanda (Bas-Congo). Il y a bien un problème.
Interpellé, Kinshasa a mis ses experts sur le dossier, avec pour objet de répondre à cette question : Jusqu’où s’étendent les limites des eaux territoriales de la RDC ?
LE POT AUX ROSES
Le pot aux roses sera vite découvert. En effet, une loi tombé en désuétude délimite les frontières maritimes ne laissant l’exploitation pétrolière que sur le plateau continental de la RDC, sans en fixer les délimitations.
Avec l’adoption au Parlement de la loi sur la délimitation des frontières terrestres et maritimes de la RDC, Kinshasa découvre que suivant la convention des Nations Unies sur les droits de la mer de 1982, dite convention de Monte Gobe, il doit étendre ses frontières maritimes jusqu’à 200 km. De l’avis du gouvernement, cette loi devait permettre ainsi à la RDC de revendiquer ses droits maritimes devant diverses instances et d’entrer en possession de ses droits pétroliers à partir de l’océan Atlantique sur des limites bien déterminées.
Le bémol est que sur les espaces maritimes que revendique la RDC, le bloc 15, l’Angola exploite déjà le pétrole pour son compte, via des multinationales. Selon diverses estimations, Luanda en tire près de 500.000 barils par jour. Grave irritation donc qui s’ensuit d’une profonde panique à Luanda.
LA POMME DE DISCORDE
En effet, Luanda ne pouvait pas s’imaginer un seul instant que Kinshasa se réveillerait de son profond sommeil pour prétendre à la manne pétrolière du bloc 15. C’est ce qui vient de se produire. Certaines sources lient les remontrances entre Kinshasa et Luanda à ce litige, transporté jusqu’alors auprès des instances des Nations unies par les autorités de Kinshasa.
Pour Luanda, c’est un affront que Kinshasa exprime des ambitions sur ce qui lui appartiendrait par usage et de droit, rétorque-t-on à Kinshasa.
Que représente alors ce fameux bloc 15 ? De manière formelle, la RDC a une zone côtière d’environ 45 km sur l’Atlantique. Malheureusement, sur les cartes pétrolières actuelles, la RDC ne se limite qu’à une zone définie par Chevron qui est d’environ 40 km. Le reste étant détenu par l’Angola.
Car, la RDC a été régie jusqu’ici par la convention de Genève de 1958 sur la mer territoriale. Aussi, la RDC a-t-elle tracé des limites de ses frontières maritimes qui, en fait, étaient en deçà de ses prétentions.
La nature ayant horreur du vide, l’Angola, en l’absence d’une loi internationale en la matière entre 1958 et 1982, a autorisé l’exploitation du pétrole dans une aire du plateau continental de la RDC.
Or, la loi internationale, notamment la convention de Monte Gobe, donne droit à tout Etat ayant une zone côtière, l’accès à 200 km au large des eaux faisant partie de sa zone territoriale. Au-delà de cette limite, on retombe dans les eaux internationales. Ainsi, en vertu de cette convention, la RDC se retrouve dans le droit d’ouvrir une zone ou un corridor d’au moins 20 km de large et 200 km de long entre l’enclave de Cabinda et l’Angola, soit une zone de 4.000 km², dans laquelle toute production découlant des découvertes de pétrole présentes et futures est partagée entre la RDC et les contractants.
Suivant la convention de Monte Gobe, le bloc 15, actuellement mis en exploitation par l’Angola, retombe sur l’espace maritime de la RDC, donnant ainsi plein droit de jouissance à cette dernière. Et le bloc 15, ce n’est pas n’importe quoi. C’est, en termes de réserves pétrolières, quatre (4) milliards de barils – il ne faut surtout pas tomber à la renverse -, répartis entre Exxon (40%), British Petroleum (26,6%), AGIP (20%) et Statoil (13,3%).
Sur ce nouveau tracé, au regard de la convention de Monte Gobe, se retrouvent aussi en exploitation – toujours pour le compte de l’Angola – des réserves de 400 millions de barils, partagés équitablement entre le champ de Tullow Oil (200 millions) et le champ de Chevron (200 millions).
Ce sont ces riches champs pétrolifères qui sont en jeu dans la nouvelle bataille qui oppose Luanda à Kinshasa.
NEGOCIER OU ALLER A L’ARBITRAGE ?
Entre la RDC et l’Angola, on n’est pas encore au stade de conflit. Mais, le litige est bien pendant. Deux options sont alors envisagées. Négocier à l’amiable avec l’Angola pour établir la zone des 200x20 km ou aller vers la Cour internationale à La Haye pour rétablir la RDC dans ses droits. A Kinshasa, l’option finale ne semble pas définie.
Mais, devant les réticences de Luanda, Kinshasa n’exclut pas l’idée de se tourner un jour devant l’arbitrage international. Le cas du litige qui a opposé le Nigeria et le Cameroun sur la péninsule de Bakasi faisant jurisprudence en la matière.
Des sources concordantes rapportent que Luanda serait favorable à un arrangement à l’amiable. Sur ce point, poursuit-on, Luanda ferait les yeux doux à Kinshasa, prêt à payer un forfait pour passer l’éponge sur ce contentieux et conclure finalement pour une zone d’intérêt commun (ZIC).
Selon ce nouvel accord, toute production découlant des découvertes de pétrole contenu dans la ZIC devrait être partagée entre la RDC et l’Angola. Malheureusement, l’accord fixant la ZIC est muet sur l’exploitation en cours. Tout ce que Luanda propose, en compensation, est le paiement d’un forfait. Selon certaines indiscrétions, Luanda proposerait 600 millions Usd à la RDC.
Il y a donc lieu de tirer cette affaire au clair pour éviter que des intérêts individuels et égoïstes l’emportent sur ceux du pays.

mercredi 4 novembre 2009

Ross Mountain quitte la RDC:...de nombreux défis demeurent dans les provinces de l’Est...(Propos liminaires)


Mardi 3 novembre 2009 - Conférence de presse –
Propos liminaires du Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général, M. Ross Mountain
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Merci. Bonjour à tous ici présents et, à travers les ondes, aux auditeurs de Radio Okapi qui nous écoutent partout dans le pays. Je suis heureux de m’adresser à vous tous une dernière fois. Je vais effectivement quitter la République Démocratique du Congo ce vendredi. Je suis la pour répondre à vos questions et j’imagine qu’elles seront nombreuses car l’actualité ne manque pas.

Si vous le permettez quand même, je voudrais d’abord dire quelques mots. Les drames de l’actualité et le cycle des nouvelles nous font parfois oublier de prendre un peu de perspective. Face aux défis énormes encore devant nous, il est facile d’oublier d’ou nous venons et les progrès accomplis.

Après cinq années ici, je quitte votre pays avec pas mal d’optimisme. J’ai vu la RDC faire des progrès énormes : j’ai vu le pays sortir d’une guerre qui avait engagé tous les pays de la région et qu’on qualifiait alors de première guerre mondiale africaine ; j’ai vu le pays organiser ses premières élections démocratiques pour se doter d’un gouvernement souverain ; j’ai vu des régions entières pacifiées dont les populations ont pu regagner leur foyer ; j’ai vu les premiers progrès sur le chemin du développement avec des millions d’enfants vaccinés et qui retournent a l’école. Certes de nombreux défis demeurent, notamment dans les provinces de l’Est, qui ne sont pas complètement pacifiées, et il reste, au niveau national, de grandes réformes à faire, comme celle de l’armée et de la police.

Je reste impressionné par les progrès accomplis grâce à l’engagement des congolais et de leur dirigeants et je suis fier d’avoir contribué du travail accompli ces dernières années en partenariat avec les congolais par les Nations Unies. Je voudrais citer ici d’abord le processus électoral et les élections de 2006, qui ont permis d’établir des institutions démocratiques élues et souveraines, et l’appui que nous avons apporté à la Commission Electorale Indépendante pour ce qui reste la plus grande opération d’assistance électorale jamais mise en œuvre par les Nations Unies. Je voudrais évoquer les opérations humanitaires massives, certes encore malheureusement nécessaires, mais qui ont aide par exemple 19 millions de congolais en 2008 et qui ont permis de sauver des centaines de millier de vies et de redonner de l’espoir à des millions, notamment les enfants qui, sans cette aide, n’auraient pu grandir, se développer, aller à l’école... Je voudrais aussi mentionner l’appui des Nations Unies au plan gouvernemental STAREC de Stabilisation et Reconstruction de l’Est, qui aide l’Etat à restaurer son autorité dans les zones auparavant contrôlées par des groupes armés.

Le pays s’est définitivement engagé sur la voie de la paix et du redressement. La tache n’est pas facile et beaucoup reste à faire. C’est un processus encore fragile. Mais après avoir travaillé pendant cinq ans à vos cotés, je connais le courage et l’engagement des congolais et des congolaises. C’est ce qui me permet d’avoir de l’espoir pour l’avenir.

Comme un ami, je ne peux qu’engager tous les citoyens et les dirigeants à continuer à mettre en œuvre les grands chantiers nécessaires pour que la paix prévale partout, pour que l’Etat démocratique se renforce, pour que les richesses énormes de ce pays puissent bénéficier a tous.

Nous voulons tous la paix, mais la paix ne tombe pas du ciel. Il nous faut travailler pour construire la paix, et cela engage non seulement les dirigeants mais aussi chacun et chacune dans ce pays.


Bureau du Porte-parole et des Relations avec les Médias
Madnodje Mounoubai, Porte – parole –
mounoubai@un.org : +243 (0) 81 890 6024 ; mobile : +243 (0) 81 890 7506
LCL Jean-Paul Dietrich, Chef Info. Publique Militaire –
monuc-hq-mpio@un.org – tel. +243 81 890 7860
Alain Likota, Relations Médias– likota@un.org – tel. +243 81 890 7706

mardi 3 novembre 2009

Bientôt la fin de la validité des anciens passeports Congolais


Le ministère congolais des Affaires étrangères a publié jeudi à Kinshasa, les échéances pour la fin de la validité de tous les anciens passeports congolais actuellement en circulation. Selon un communiqué de ce ministère, les anciens passeports diplomatiques et des services seront retirés de la circulation à partir du 30 novembre 2009 à minuit. Les passeports semi-biométriques et ordinaires sont retirés de la circulation le 31 décembre 2009 à minuit, rapporte radiookapi.net
Seuls les passeports biométriques seront valables au-delà des nouvelles échéances publiées. Cette décision du gouvernement est arrivée pour fixer l’opinion sur les limites de la dernière prolongation accordée au mois de septembre dernier. A cette date, le ministère des Affaires étrangères avait autorisé l’utilisation des tous les passeports actuellement en circulation en RDC. Il s’agit des passeports diplomatiques, des services et ordinaires non biométriques et semi-biométriques. Cette décision était consécutive aux nombreuses plaintes des requérants des nouveaux passeports biométriques. Ces requérants accusaient les services du ministère des Affaires étrangères de délivrer avec beaucoup de lenteur les nouveaux passeports biométriques devant remplacer tous les passeports qu’ils détenaient. La décision de proroger la validité des passeports non biométriques et semi-biométriques, quoique temporaire, avait été saluée par beaucoup de requérants malades, vacanciers et autres hommes d’affaires privés de déplacement à l’étranger. Le communiqué du ministère des Affaires étrangères recommande aux porteurs des passeports non biométriques d’obtenir le nouveau passeport biométrique, puisqu’aucun délai supplémentaire ne sera accordé. Joint jeudi au téléphone par radiookapi.net, le porte-parole du ministère des affaires étrangères a rappelé que la procédure d’obtention du nouveau passeport biométrique a été allégée. Il suffit au requérant de se présenter avec sa carte d’électeur moyennant 150$ US pour le passeport et 20$ US pour le formulaire. Dans les 4 jours suivant son enregistrement, le requérant peut obtenir son passeport, a-t-il affirmé. Pour obtenir le passeport biométrique actuel, l’attestation de nationalité et l’extrait du casier judiciaire ne sont plus exigés. Cela, sur décision du Premier ministre Adolphe Muzito depuis le mois de septembre dernier.


Okapi, oct 2009

Pacy Keta taille son chemin dans le roc, sous la Guerre en Ituri(Banque Mondiale)




De pénibles circonstances ont poussé M. Pacy Keta à investir dans l’hôtellerie à Bunia, district de l’Ituri, alors que rien ne l’y prédestinait. Quarante ans, licencié en Sociologie de la faculté des Sciences sociales, politiques et administratives de l’Université de Lubumbashi, Pacy Keta avait plutôt l’ambition de devenir professeur d’université. Mais il a dû y renoncer pour monter une entreprise familiale avec son frère aîné, Aubin Keta.



De son vrai nom, Pacifique Keta Upar, Pacy vit avec toute sa famille dans la ville de Goma, province du Nord-Kivu depuis sa prime jeunesse dans les années 70. Sa maman, Mme Céline Fawling Uzinga, déploie d’énormes efforts pour nourrir les enfants et assurer leur scolarité depuis l’assassinat de son mari en 1977. On l’appelle tout simplement Mama Keta. Léonard Keta Orwino, son mari, était un banquier très respecté à Goma. Visiblement, le jeune Pacy a hérité tout naturellement de la fibre d’entrepreneur de par le métier de son père. Avec son frère aîné Aubin Keta, il décide de créer une petite entreprise qui s’occupe de restauration, de location d’immeubles et d’une boîte de nuit, le GOM’IN, célèbre à Goma dans les années 80.



Mais très tôt les écueils commencent. La fin des années 90 est une période de très fortes perturbations politiques dans cette partie est de la République démocratique du Congo. Une rébellion éclate et envahit la ville de Goma. Pacy Keta et sa famille sont obligés de se réfugier à Minova, à 55 kilomètres à l’Ouest de Goma.



« À notre retour tous nos biens avaient été pillés et les maisons occupées par des militaires. Nous avons mis un mois pour les récupérer », déclare-t-il. Depuis, les affaires sont allées de plus en plus mal. L’argent ne circulait plus, la ville de Goma étant coupée du reste de la république. La jeune entreprise fonctionnait mal. « Par bonheur, dit Pacy, l’ONG Care International nous a proposé de prendre certaines de nos immeubles en location. Ce qui nous a permis, six mois plus tard, non seulement de réhabiliter les bâtiments mais également de redémarrer les activités de la boîte de nuit ».



Se refaire une nouvelle vie
Août 1998, nouvelle catastrophe. Une autre rébellion éclate. La ville de Goma est de nouveau investie par les rebelles. Pour le jeune entrepreneur, Goma n’est visiblement plus viable, tout au moins pour une jeunesse qui veut s’essayer aux affaires. Pacy Keta décide alors de quitter Goma pour Bunia, à 500 km plus au nord. Bunia est la capitale du district de l’Ituri et le terroir de son père. Pacy prend la décision de s’y refaire une nouvelle vie malgré la fébrilité de la situation politique et sociale. Né à Butembo, au Nord-Kivu, il découvre une région en proie à des difficultés de compréhensions entre différentes communautés ethniques locales. Mais sa décision est prise. « Dans un premier temps, j’avais envie de monter une boulangerie-pâtisserie, mais par maque de financement pour l’achat des équipements, j’ai abandonné pour m’investir dans la réfection d’une résidence familiale que je transformais en Guest-House. Seulement, quelques temps après, les rebelles ont investi Bunia. Ce qui, dans les premiers temps m’a complètement découragé. Personne n’acceptait de me prêter l’argent et les activités bancaires étaient désespérément à l’arrêt », explique-t-il.



Pacy a trouvé une ouverture avec l’arrivée d’une délégation ministérielle « Les autorités locales à Bunia avaient alors enjoint l’OFIDA (Office des douanes et accises) de mettre de l’argent à ma disposition pour me permettre de finaliser les travaux de construction du Guest-House, en compensation de mes factures pour le séjour de la délégation à Bunia ». Puis est arrivé une autre délégation de 4 personnes dont deux de la Mission des Observateurs des Nations Unies au Congo (MONUC), un de l’USAID et un autre d’OCHA, un organisme humanitaire des Nations Unies. « Le Guest-House ne comptait que trois chambres et je fus obligé d’en aménager une quatrième en une journée », dit Pacy.



Pas de facilités de prêts bancaires



Les recettes de l’activité hôtelière de Bunia doublées des revenus des loyers des maisons à Goma ont permis à Pacy de monter une société avec le concourt d’un autre de ses frères, Joseph Keta, actuellement avocat à la Cour Pénale Internationale de La Haye. « Il possédait un bâtiment à modifier et moi j’ai amené l’argent frais pour la construction », dit Pacy. L e projet consistait à aménager un restaurant ainsi qu’un petit hôtel. La construction a été aussitôt entamée mais très vite les difficultés financières ont surgi. « Les banques ne concédant pas de crédits, nous avons dû vendre nos véhicules et quelques autres biens pour financer la construction, mais cela n’a pas suffit. Nous avons dû recourir à des cousins ».



Aujourd’hui, Pacy Keta est un homme heureux. L’hôtel a pris forme. Avec ses vingt chambres, il constitue une référence à Bunia. Bien plus, confronté aux difficultés de communication dues à l’enclavement dont souffre la ville de Bunia, Pacy a doté son hôtel d’une station de téléphonie cellulaire, d’un cybercafé et d’une bureautique. « Ainsi la ville de Bunia est connectée au monde entier et les jeunes peuvent se former à l’informatique ».
Pacy Keta n’a désormais qu’un souhait : que les activités bancaires reprennent à Bunia afin que les hommes d’affaires et les entrepreneurs puissent améliorer la qualité de la vie dans leur ville qui en a sérieusement besoin.




BM Nov. 2007

Bunia : l’administration locale réglemente la dot





A Bunia, en Ituri, l’administration locale a pris une mesure pour réglementer la dot qui faisait l'objet de surenchères, non-conformes à la coutume. Désormais la valeur des vaches et chèvres qui représentent la dot est fixée précisément. L’autorité espère ainsi pousser les jeunes à se marier vite sans être tentés de rejoindre un groupe armé...






"Plus d’une fois j’ai tenté d’apporter ma dot à ma belle famille. Mais elle me demande 20 vaches au lieu de 4 comme l’exige leur coutume, au prix de 450 $ par bête !", se plaint devant le juge, un quadragénaire qui cohabite avec sa femme depuis plusieurs années déjà, et qui a de la peine à régulariser leur union. A Bunia, chef-lieu du territoire de l’Ituri au nord-est de la Rd Congo, de nombreux prétendants au mariage sont en but en effet à l’arbitraire des familles qui marient leurs filles et fixent souvent à leur guise le montant de la dot. Pour mettre fin à la surenchère constatée dans ce domaine, l’administration locale a adopté, depuis 2007, une nomenclature qui détermine la valeur de la dot qui doit être conforme à la coutume. Dans cette région où l’élevage constitue la principale richesse des villageois et où la dot est généralement exprimée en terme de tête de bétail à payer, les autorités ont ainsi fixé entre 100 et 150 $ la valeur d’une vache, et entre 50 et 70 pour une chèvre.




Selon Kwonke Wamara, secrétaire à la cité de Bunia, cette décision a aussi été prise pour "amener les habitants à se marier vite et tôt, car certains jeunes célibataires étaient exposés à l’enrôlement facile dans des groupes armés." Pour toucher toutes les couches de la population de ce vaste territoire longtemps déchiré par de sanglants conflits armés, la mesure a été largement diffusée par les medias locaux.Retour aux bonnes vieilles coutumesLa surenchère de la dot souvent perçue dans les villes comme une source d’enrichissement de la famille de la mariée, avait aussi fini par gagner les villages en Ituri pourtant connus pour leur fort attachement aux coutumes. "Traditionnellement, la course au statut social explique la propension des paysans à maximiser leur troupeau et le pâturage qui constitue un patrimoine familial", explique Delé Mbidado, chef de groupement Babuchuka, de la communauté Bira, l’une des grandes tribus de ce district. Animatrice à la Radio canal révélation de Bunia, Nkusu Tambwe décrit une scène vécue à Yambi Yaya, un quartier au nord est de la cité : "Une famille a demandé à un jeune de payer 10 vaches et 20 chèvres ou l’équivalent en espèces (400 $ par vache et 100$ par chèvre). La famille de l’époux s’est sentie humiliée et a préféré retourner sans manger ni boire ce qui était prévu pour eux".




Selon le greffier au tribunal coutumier de l’Ituri, Baudouin Aguma Takole, le rituel de la dot varie selon la tribu de la jeune fille. Ainsi, chez les Hema, il faut verser 5 vaches contre 4 chez les Lendu et les Alur, et 3 chez les Bira. Depuis la décision de l’administration, il affirme que les gens commencent à respecter ces règles. "C’est une mesure à soutenir, se réjouit Matthieu Nduru, un chef du quartier. Car l’intervention de l’Etat a réglé tant soit peu le problème, certains paysans ayant commencé à imiter naïvement la mentalité mercantile des citadins".




Les couples s’officialisentErnest Pingonya, un jeune qui se prépare au mariage s’en félicite : "Grâce à cette réglementation, j’ai pu donner les 4 vaches que la belle famille m’avait exigées, à raison de 100 $ par bête. Maintenant, je me prépare à célébrer le mariage civil et religieux". Le Chef de Gizi, un village voisin de Bunia, encourage les habitants de sa localité à marier leurs filles conformément à la coutume de chaque ethnie tout en respectant la décision de l’autorité administrative. Depuis que l’administration s’est impliquée dans cette affaire, Jean Pierre Kirocha de l’état-civil de Bunia, constate que, de nombreux couples jusque-là non déclarés viennent régulariser leur union. "Nous enregistrons 15 à 20 déclarations de mariage par semaine", affirme-t-il. De nombreux couples cohabitent en effet depuis longtemps sans avoir formalisé leur union et donc sans avoir versé la dot, qui était devenu un casse-tête pour eux.






...A Kinshasa, le mariage civil coûte (aussi) cher :




une chaise en plastique, un casier de bière, une bouteille de whisky et de l’argent en espèce (50 à 75 $) sont souvent exigés des futurs mariés avant la célébration du mariage par l’officier de l’état-civil. D’autres réclament jusqu’à 150 $. Ces dépenses supplémentaires ne sont pas toujours du goût des mariés, dont certains ne cachent pas leur mécontentement à la sortie du bureau de l’officier de l’état-civil. "Toujours de l’argent, ils n’ont pas un autre mot à la bouche. Ils ne nous facilitent pas la tâche", enrage le jeune Bulanda qui sort à peine de l’Université. "Je le fais parce que j’ai hâte de prendre ma femme, sinon c’est inacceptable", proteste Grégoire Ndala, la trentaine révolue.






D’après Didier Tenge Litho, bourgmestre de la commune de Kintambo, les chaises qu’ils demandent "remplacent celles qui ont vieilli en attendant l’achat des meubles appropriés pour nos bureaux." Pourtant, dans d’autres communes, elles prennent une autre destination. Un bourgmestre explique qu'un de ses prédécesseurs avait collecté 300 chaises qu’elle louait pour diverses manifestations, et renflouait ainsi ses poches. "Pour cette raison, j’exige 10 000 Fc (12 $) à la place de la chaise en plastique", dit-il. Mais en dépit de l’argent que perçoivent les services de l’état-civil, les conditions d’accueil lors du mariage laissent à désirer : manque de sonorisation, absence d’aération, manque de place… Les personnes qui accompagnent les couples sont souvent obligées de rester debout… faute de chaises.


(Syfia Grands Lacs/RD Congo)

GOUVERNEMENT CONGOLAIS: Livre Blanc "Terre Fetile".



(ministre L. Mende)



Chers frères et soeurs,



le gouvernement congolais, en réplique aux accusations d'abus et violation des Droits de l'homme faites contre lui par les ONGs internationales de défence des droits de l'Homme telles qu'Amnesty International, Human Rights Whatch, La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) et le Groupe LOTUS entre autres, a decidé de publier par le truchement du ministre des communications et media un livre blan dont voici l'intégralité en format pdf: http://www.congoforum.be/upldocs/LIVRE%20BLANC.pdf (source: Congoforum)


Vos commentaires sont les bienvenus.


Ibra, Kisangani

vendredi 30 octobre 2009

Kinshasa pas favorable à l'arrestation de Bosco Ntaganda





Kinshasa pas favorable à l'arrestation de Bosco Ntaganda par la CPI
KINSHASA - Les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) ne sont pas favorables "pour l'heure" à l'arrestation par la Cour pénale internationale (CPI) de Bosco Ntaganda, un ex-chef rebelle ayant rallié Kinshasa, a affirmé jeudi le porte-parole du gouvernement.
L'arrestation et le transfèrement à la CPI de Bosco Ntaganda, accusé de crimes de guerre notamment pour l'enrôlement d'enfants en 2002-2003 en Ituri (nord-est), n'est "pas possible pour l'heure", a affirmé Lambert Mende lors d'une conférence de presse à Kinshasa.
Depuis le ralliement de M. Ntaganda à Kinshasa en janvier, la communauté internationale, notamment l'Union européenne (UE), réclame aux autorités congolaises l'arrestation de cet ex-chef d'état-major de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégré au grade de général dans l'armée congolaise.
Ce ralliement avait considérablement affaibli le chef historique du CNDP, Laurent Nkunda, arrêté le 22 janvier au Rwanda où il est toujours détenu, deux jours après le lancement d'une opération militaire rwando-congolaise dans l'est de la RDC, qui s'est terminée fin février.
"Les chicaneries autour des poursuites à engager sans délai à l'encontre" de M. Ntaganda "sont de nature à infliger à ce pays fragile un remède pire que le mal", a estimé M. Mende.
Le président congolais Joseph Kabila avait déclaré début février au sujet de Ntaganda que pour lui "le choix est clair. La paix et la sécurité du Nord-Kivu passent avant toute chose".
Ntaganda occupe officiellement des fonctions non opérationnelles au sein de l'armée congolaise, chargé de l'intégration des ex-CNDP, mais il serait en fait le N.2 des opérations menées dans l'est depuis mars par l'armée contre les rebelles hutus rwandais.
"L'empressement à voir le couperet de la justice frapper tous les malfaisants est également partagé par le gouvernement" congolais, a assuré M. Mende, soulignant qu'il ne fallait "pas perdre de vue que sans la paix, l'espoir de faire passer la justice serait pure illusion".
Dans un récent rapport, un expert des Nations unies sur les exécutions extra-judiciaires, Philip Alston, affirmait que "l'impunité (était) si étendue" en RDC que Bosco Ntaganda détenait "un poste de commandement supérieur" au sein des Forces armées de la RDC (FARDC).
Selon M. Mende, "l'impunité n'est pas aussi répandue (en RDC) que le prétendent" l'ONU ou les ONG internationales.
En 2008, "3.453 policiers et militaires ont été détenus dans notre pays (...) soit près de 2%" des effectifs des FARDC estimées à 130.000 hommes, a-t-il avancé.
Bosco Ntaganda est également accusé par l'ONG Human Rights Watch (HRW) d'avoir commandé des troupes du CNDP qui ont massacré en novembre 2008 au moins 150 civils à Kiwanja (Nord-Kivu).
AFP/Xinhua

mardi 27 octobre 2009

La population de la République démocratique du Congo (RDC) atteindrait 100 millions d'habitants en 2050


La population de la République démocratique du Congo (RDC) atteindrait 100 millions d'habitants en 2050, a fait savoir lundi à Kinshasa le Pr. Jean-Pierre Guengant, expert international en démographie.M. Guengant, chercheur de l'Institut de recherche pour le développement (IRD) basé à Ouagadougou (Burkina Faso), citant les estimations de plusieurs autres experts en démographie, a précisé que la population de la RDC, estimée aujourd'hui à 65 millions d'habitants, connaît un accroissement annuel de deux millions d'habitants.
Il a lancé un appel aux gouvernants pour qu'ils prennent des précautions pour que cette croissance démographique à venir ne puisse pas renforcer la pauvreté, recommandant une révolution de la gouvernance, de l'éducation pour tous et des contraceptifs pour les femmes.Dans son exposé, M. Guengant a posé des préalables pour un développement harmonieux de la RDC étant donné que l'élément moteur pour le développement et la réduction de la pauvreté demeure la population. Pour cet expert en population, si la transition vers des taux de fécondité plus bas ne s'amorce pas vite, les efforts de développement risquent d'être condamnés à l'échec, estimant qu'il est urgent que la fécondité soit maîtrisée. Cette maîtrise a comme avantage la réduction des tensions en matière de sécurité alimentaire, d'accès à la propriété foncière, de dégradation de l'environnement et de gestion de l'eau.La réduction de la fécondité aidera aussi, a-t-il souligné, à réduire les problèmes sécuritaires qui sont souvent l'origine de conflits pour le contrôle de ressources rares dont la pénurie est occasionnée par la croissance de la population et le chômage des jeunes.


Xinhua

jeudi 15 octobre 2009

Colonialism in the Congo:“...what has happened there...is directly our fault(Veronica Cecil)


AUTHOR Veronica Cecil becomes more and more angry as she watches events unfolding in the Democratic Republic of Congo.
“I am angry because I think what has happened there and what continues to happen is directly our fault,” she says.
Cecil was in Cape Town to promote her book, Bongo Bongo Bongo, I Don’t Wanna Leave the Congo, a memoir of her life as a young wife and mother in the Belgian Congo during the sixties. The book takes the reader on a journey with Cecil, aged 25, with her husband who took up a position with a large multinational company, and her baby son.
Despite her initial optimism, she is met with a country in turmoil after Patrice Lumumba’s murder — and is forced to deal with food shortages, complex national politics, as well as deep tensions between the Congolese and the colonials living there.
The book sees Cecil move from the capital, Leopoldville, to a large plantation in Elizabetha on the banks of the Congo River, about 200 kilometres from Stanleyville. Here she experiences a beauty and a calm, despite growing political unrest in the bigger cities. When Stanleyville erupts, Cecil is part of a group of women and small children who are the first to be evacuated in boats and small planes back to Leopoldville.
While on the move, she goes into labour with her second child, and finds someone to look after her other child while she gives birth.
Cecil, a mother of four and a grandmother of nine, was born in ­India and has lived in Rhodesia, the Congo and South Africa. She now lives in ­London, but visits southern Africa regularly. On her return to the United Kingdom, she began writing plays for radio and television, and then, in 1988, became a successful radio journalist.
Cecil, who watches events in the Democratic Republic of Congo closely, believes that “big business” and “world powers” are largely responsible for the crisis in today’s DRC.
“It is the greed of world powers and big business that are responsible for what is happening there,” she says. This viewpoint was reinforced at a meeting she attended recently of Congolese people living in London. In her book, she describes how, while in the Congo, she became increasingly concerned about the role played by big companies and international powers in their bid to stake their claim to the country’s wealth.
“I felt relieved that what I felt is, today, being confirmed by the Congolese people themselves,” she says.
“I heard recently about a woman in east Congo who watched her son being shot dead because he refused to rape her. When he refused they shot him and stuck a plank in her. This is a commonplace story.”
As happened in South Africa, the Congo has had a background of ­appalling violence since King Leopold’s day. “I believe that all ­victims become dangerous. People turn on someone weaker. It is in their bones.”
Whenever she visits South Africa, Cecil makes a point of speaking to as many Congolese people as she can. “I speak to the car guards in French. They are always so happy to chat about where they come from and who they are. I met a man the other day who has married a Xhosa woman. He hates being called a refugee. He has been offered a job in a call centre but he cannot take it up ­because, due to a Home Affairs glitch, he has been described as Korean on his ID document. He cannot get them to change it. It’s Kafkaesque, isn’t it?”
Cecil says she wrote Bongo Bongo because she believes that, as a witness to major events in the Congo, she had a story to tell.
“I am a colonial. I am torn between my identities as English and African. But I was a witness to events in the Congo. I can only be as honest as I can about what I saw and felt. I was just an ordinary person in the country at an important time in its history. I thought no matter how nonpolitically correct I might have appeared — as a white woman coming from South Africa and writing as a colonial in the Congo — I still had a story.
“It was emotionally cathartic to write the book. I tried to go into all the ambiguities I felt in the book — and concluded that there are no moral absolutes.”
She believes that what she saw and experienced during her time in the Congo is directly relevant to the political situation in the country today.


Sue Segar, the witness, SA

mercredi 7 octobre 2009

Le Procureur Générale de la République, Mr. Flory Numbi a éclairé l’opinion sur la définition et la répression de l’infraction de détournement des b


Le Procureur Générale de la République, Mr. Flory Numbi a éclairé l’opinion sur la définition et la répression de l’infraction de détournement des biens et des deniers publics en droit positif congolais lors de la rentrée judiciaire.


Il l’a dit dans son discours en ces termes :

« ….aussi, pour que personne ne l'ignore, je consacre cette mercuriale, la première de mon mandat, à l'examen de l'infraction de détournement des deniers publics et privés en droit positif congolais. Je veux de cette manière, marier l'information juridique à la prévention judiciaire, mais aussi dire à tous les justiciables que nul n'est au dessus de la loi. Nul n'ignore que la République Démocratique du Congo traverse une période de basse conjoncture dont l'une des causes est, sans conteste, le détournement des deniers publics.Il est donc fort regrettable que les actes de détournement soient banalisés de nos jours et qu'ils le soient au moment où tout le monde s'emploie à professer que l'éthique dans le service public est un élément fondamental pour une saine direction des affaires de l'Etat.En effet, alors que l'opinion s'indigne des accroissements illicites et spectaculaires des richesses, alors que nos dirigeants courent jour après jour à la quête des recettes nécessaires au paiement de nos dettes, de nos salaires et au financement de nos chantiers, les dénonciations pour cause de détournement des deniers publics se font plutôt rares.Il règne comme une loi de silence sur nos services et nos cités au point qu'il est permis de se demander si ce silence coupable ne constitue pas un acte de participation criminelle collective et/ou l'expression de la tolérance d'une génération qui attribue la réussite sociale aux miracles ou tout simplement, une léthargie d'un peuple sans foi en sa justice et convaincu qu'il n'existe aucune sanction contre les plus forts.C'est pourquoi, mon propos de ce jour a pour objectif de réveiller l'attention des uns et des autres et notamment de ceux qui sont appelés au premier chef à lutter contre ces antivaleurs en recherchant les infractions et en sanctionnant leurs auteurs »


Chapitre Premier : De la Notion du Détournement des Deniers Publics et des Incriminations VoisinesJe vais, dans ce chapitre, définir l'infraction de détournement des biens et des deniers publics, la distinguer des infractions voisines telles que l'abus de confiance, l'abus de biens sociaux, le détournement de la main d'œuvre et le détournement de biens saisis et dire ce que le législateur entend par le fonctionnaire, l'officier public et le chargé d'un service public.Vous comprenez donc aisément que ce chapitre puisse comporter six sections.Section 1 : De la notion du détournement des deniers publicsLittéralement, le détournement est un acte qui consiste à changer la destination initialement donnée à une chose.Juridiquement, il est, d'après Georges Cornu, le fait, pour un détenteur précaire, de ne pas restituer le bien qui lui avait été confié (en vertu d'un contrat de détention: dépôt, prêt, mandat, etc.) et par extension, le fait de soustraire une personne ou une chose au contrôle légitime d'un tiers (1).Légalement, l'article 145 du code pénal congolais dispose : " Tout fonctionnaire ou officier public, toute personne chargée d'un service public ou parastatal toute personne représentant les intérêts de l'Etat ou d'une société étatique au sein d'une société privée, parastatale ou d'économie mixte en qualité d'administrateur, de gérant, de commissaire aux comptes ou à tout autre titre, tout mandataire ou préposé des personnes énumérées ci-dessus, qui aura détourné des deniers publics ou privés, des effets en tenant lieu, des pièces, titres, actes, effets mobiliers qui étaient entre ses mains, soit en vertu, soit à raison de sa charge, sera puni de un à vingt ans de travaux forcés... "Cette définition me permet ainsi de distinguer le détournement des deniers publics de l'abus de confiance, l'abus des biens sociaux, du détournement d'objets saisis et du détournement de main d'oeuvre. Toutes ces notions sont définies tour à tour dans les sections qui suivent.Section 2 : De l'abus de confianceL'abus de confiance est le fait pour une personne de détourner, au préjudice d'autrui, des fonds, des valeurs ou des biens qui lui ont été remis et qu'elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d'en faire unusage déterminé (lire en ce sens l'article 314-1 du code pénal français et 95 du code pénal congolais).Si l'abus de confiance ne peut porter sur des immeubles en général (Cass.crim., 10 octobre 2001, Buli. crim., n° 222), il a été jugé qu'il peut 'porter sur les immeubles par destination, qui reprennent un caractère mobilier après détachement (Cass. Crim., 27 avril 1866, d. 66.1.288) et qu'il peut également porter sur les correspondances, les convocations et notifications de justice emportant obligation à sa charge que le prévenu n'avait reçues qu'en sa qualité de représentant de Son employeur (Cass.crim.,2 juillet 1998, Rev.sc.crim.l999,p. 585).La doctrine enseigne que l'acte de détournement caractéristique d'un abus de confiance est un acte frauduleux qui empêche la victime d'exercer ses droits sur la chose et qui peut se traduire par la dissipation de l'argent ou du bien remis par suite d'une destruction, d'une vente ou d'une donation qui interdira toute restitution ou représentation ultérieure (Note m. Delmas-Marty).A la différence du détournement des biens publics, l'auteur de l'abus de confiance n'a pas la qualité de fonctionnaire. L'abus de confiance est passible, dans notre pays, d'une peine de 5 ans de servitude pénale au maximum et d'une peine d'amende ou d'une de ces peines seulement.Section 3 : De l'abus des biens sociauxL'abus des biens sociaux n'est pas encore incriminé dans notre pays. Il l'est dans les législations belge et française (art. l 241-3,4° et 5° sur les Sari et l. 242-6,3° et 4° sur les SA). Il a été érigé pour sanctionner les actes qui consistent a s'approprier directement des biens appartenant à la société ou à faire payer à celle-ci des dépenses à caractère personnel ou à s'en servir, même de façon temporaire avec l'intention de restituer. Il y a ainsi usage dans le fait de bénéficier de prêts, d'avances, de véhicules, de logements voire à utiliser de façon indue matériel ou personnel de la société (Michel Véron, Droit pénal des affaires, n° 200, p. 165).Section 4 : Du détournement de main d'œuvreLe professeur Likulia définit le détournement de main-d'œuvre comme le fait d'utiliser frauduleusement à son profit ou au profit d'un tiers les services d'engagés mis sous ses ordres.Cette infraction qui est prévue et punie à l'article 97 du code pénal congolais, livre second, ressemble à une différence près à l'incrimination d'abus de confiance, prévue et punie par l'article 95 du code pénal, livre 2 dont il est un complément nécessaire. Il avait été constaté, en effet, que l'article 95 du code pénal congolais, livre second) ne visait que le détournement d'une chose mobilière et non le détournement de main-d'œuvre et que ce dernier comportement criminel échappait à la répression.L'article 97 du code pénal congolais, en prévoyant et en sanctionnant le détournement de main-d'œuvre, est venu donc combler la lacune de l'article 95 et réprimer le fait du préposé qui utilise à son profit ou au profit d'un tiers, sans l'accord de son patron, les travailleurs placés sous ses ordres aux fins d'exécuter un travail déterminé.Section 5 : Du détournement des biens saisisL'article 83 du code pénal congolais, livre II, dispose : " Le saisi ou le tiers qui auront détourné des objets saisis seront passibles des peines de vol."Il se dégage de l'analyse des dispositions de l'article 83 ci-dessus cité que cette incrimination suppose une saisie, un acte de détournement et l'intention frauduleuse.L'infraction de détournement d'objets saisis exige quelques préalables : la saisie et la chose saisie.1. La saisie Pour que cette qualification soit retenue, il faut qu'une saisie soit préalablement opérée.La saisie constitue donc la condition préalable sans laquelle cette infraction de détournement d'objets saisis ne peut être établie, car elle requiert que les objets détournés aient été réellement saisis ou qu'ils aient fait l'objet d'une main mise légale.L'on reconnaît ainsi l'existence d'une saisie, au sens de l'infraction, dans tout acte ayant pour effet de placer des objets mobiliers sous mains de justice dans un intérêt d'ordre tant privé que public.Partant, il peut s'agir soit d'une saisie-arrêt, soit d'une saisie-exécution, soit d'une saisie conservatoire. On peut ainsi retenir une simple mise sous séquestre judiciaire, ou en fourrière, en confiscation. Peu importe la découverte ultérieure des irrégularités entachant la procédure de saisie.2. L'objet saisiA cause du silence du législateur qui n'a pas énuméré les objets concernés, la jurisprudence et la doctrine retiennent :- les objets mobiliers tel qu'un véhicule, les pièces de rechange de ce véhicule, des marchandises, tout objet susceptible d'enlèvement (6) ;- les immeubles par destination et les éléments des immeubles par nature ou par incorporation susceptibles d'être mobilisés.Peu importe que les objets saisis appartiennent ou non au débiteur saisi, car celui-ci peut avoir intérêt à leur enlèvement même s'il ne jouit pas sur eux d'un droit de propriété. (7)Section 6 : Du fonctionnaireParagraphe 1er : Qui est donc le fonctionnaire ?Le législateur qui a érigé en infraction le détournement commis par le fonctionnaire ne définit cependant pas ce qu'il faut entendre par fonctionnaire, par officier public ni par personne chargée d'un service public. .Littéralement le fonctionnaire est une personne qui remplit une fonction publique, une personne qui occupe, en qualité de titulaire, un emploi permanent dans le cadre d'une administration publique (spécialement l'Etat).Juridiquement, Gérard Cornu, le définit comme un agent d'une collectivité publique dont la situation dans la fonction publique est caractérisée par la permanence de l'emploi dans lequel il a été nommé et par sa titularisation dans un grade de la hiérarchie; il se distingue des agents n'occupant pas un emploi permanent et de ceux qui, occupant un tel emploi, ne sont titulaires d'aucun grade ; les fonctionnaires sont soumis soit au statut général soit à des statuts particuliers ou spéciaux.Faisant sienne la définition donnée par Errera, G. Mineur considère les fonctionnaires comme des personnes qui participent à un service de l'Etat d'intérêt public, après un acte de nomination et une prestation de serment.La Cour d'Appel d'Elisabethville révèle cependant, dans son arrêt du 16 novembre 1920, que la prestation de serment n'est pas une condition nécessaire, pour être légalement revêtu de la qualité de fonctionnaire. (10)lI n'y a donc pas à l'heure actuelle en droit congolais de définition légale du fonctionnaire. Il est connu que le fonctionnaire est régi par la loi n° 81-003 du 17 juillet'1981 portant statut du personnel de carrière des services publics de l'Etat.Cette loi définit en son article 3 l'expression agent de carrière des services publics de l'Etat comme agent nommé à un grade de la hiérarchie pour occuper un emploi permanent dans un des services publics de l'Etat.Elle énumère tout simplement les services publics dont le personnel est régi par ce statut, tout en explicitant en son article 3 alinéa 2 que la liste et les effectifs des emplois existant au sein de différents services sont fixés par le Président de la République, sur proposition du Ministre de la Fonction publique.En outre, cette loi exclut de l'application de ce statut les magistrats, les gouverneurs, de province, les cadres élus de l'administration du territoire et le personnel des organismes publics personnalisés.On comprendra que l'étendue d'application du statut général des agents de carrière des services publics (de la Fonction publique) ne peut servir en tant que tel de critère de détermination de la notion du fonctionnaire.La notion donnée par la loi est restrictive ou d'une portée limitée. Partant, prise en compte, elle laisse échapper plusieurs personnes œuvrant dans les services publics de la sanction pénale. En outre, elle n'assure pas une protection spéciale dont doivent bénéficier ces agents de l'Etat.Selon l'entendement de la jurisprudence, appliquant la loi pénale, les fonctionnaires sont des personnes qui, investies d'un mandat public soit par nomination soit par élection concourent à la gestion des affaires d'une collectivité territoriale.La Cour de Cassation française considère en son arrêt du 30 octobre 1896 les fonctionnaires comme tous citoyens qui, sous la dénomination quelconque, ont été investis d'un mandat dont l'exécution se lie à un intérêt d'ordre public et qui, à ce titre, sont soumis à l'autorité du Gouvernement. Cette définition jurisprudentielle a le mérite de permettre un regroupement de l'ensemble des agents à qui s'appliquent soit-.le droit public en général et soit la législation pénale en particulier.Allant dans le même sens que cette jurisprudence, le législateur congolais a, conformément au décret-loi n° 017/2002 du 3 octobre 2002 portant code de conduite de l'Agent public de l'Etat, introduit le concept d'agent public de l'Etat qu'il définit, à l'article 1er alinéa 1 point 1, comme toute personne qui exerce une activité publique de l'Etat et/ou rémunérée par ce dernier.Paragraphe 2 : Le fonctionnaire en droit congolaisLe Décret-loi n° 017- 2002 du 3 octobre 2002 énumère d'une façon non exhaustive ces agents publics de l'Etat. Il cite notamment : 1. le Président de la République, Chef de l'Etat ;2. les membres du Parlement ; 3. les membres du Gouvernement ;4. les magistrats des Cours et Tribunaux;5. les Ambassadeurs et Envoyés Extraordinaires ;6. les Autorités chargées de l'administration des Circonscriptions Territoriales et les membres des Assemblées des Entités administratives Décentralisées ;7. le personnel politique et administratif des Services de la Présidence de la République ;8. le personnel politique et administratif de l'Administration du Parlement;9. le personnel politique et administratif des 'Cabinets des Ministères;10. les agents de l'Administration de tous les Ministères11. les magistrats et le personnel administratif de la Cour des Comptes ; 12. le personnel de l'Administration des Services de Sécurité ;13. le personnel civil et militaire œuvrant au sein des Forces armées congolaises ;14. les agents de la Police Nationale Congolaise ;15. les mandataires actifs et non actifs dans les institutions de droit public, les Entreprises et Organismes publics ainsi que les Entreprises d'économie mixte ;16. le personnel des Institutions de droit public, des Entreprises publiques et des Organismes publics personnalisés ;17. les employés des Entreprises privées ou d'économie mixte exerçant une activité publique pour le compte de l'Etat.Comme on le constate, le terme fonctionnaire public est entendu dans le sens large d'agent public de l'Etat que l'article 147 du code pénal livre II définit comme : " Tout fonctionnaire ou tout employé de l'Etat ou de ses institutions, y compris ceux qui ont été sélectionnés, nommés ou élus pour entreprendre les activités ou exercer des fonctions au nom ou au service de l'Etat à tous les niveaux de sa hiérarchie. " La cour suprême de justice, dans une formule lapidaire, arrête qu'est fonctionnaire, toute personne chargée d'un service public (C.S.J., 3l août 1984, RP 94, aff. c/KASHINTWALE et consorts) »
Flory Kabange Numbi Procureur général de la République

mardi 6 octobre 2009

DEVENEZ AMIRICAINS EN JOUANT AU JEU DV LOTTERY 2011


Le departement d"etat des Etats-Unis d'Amerique offre l'opportinuté à toute personne originaire des pays sur cette liste http://www.travel.state.gov/pdf/DV-2011instructions.pdf de resider aux USA , le cas échéant,de devenir citoyen Americain en jouant au jeu Diversity Visa Lottery Program.


Ce jeu se joue sur internet entre le 02 octobre 2009 et le 30 Novembre 2009.


Pour jouer, suivre les instruction au lien(en Anglais) : http://www.travel.state.gov/pdf/DV-2011instructions.pdf


Bonne Chance!


The Department of State announces the opening of the registration period for the DV-2011 Diversity Visa lottery. Entries for the DV-2011 Diversity Visa lottery must be submitted electronically between noon, Eastern Daylight Time (EDT) (GMT-4), Friday, October 2, 2009, and noon, Eastern Standard Time (EST) (GMT-5), Monday, November 30, 2009. Applicants may access the electronic Diversity Visa entry form (E-DV) at http://www.dvlottery.state.gov/ during the registration period. Paper entries will not be accepted. Applicants are strongly encouraged not to wait until the last week of the registration period to enter. Heavy demand may result in website delays. No entries will be accepted after noon EST on November 30, 2009.


(Office of the Spokesman Washington, DC)


More information on how to play and some FAQ at the following link: http://www.travel.state.gov/pdf/DV-2011instructions.pdf

CLIMATE CHANGE AND THE FUTURE IMPACTS OF STORM-SURGE DISASTERS IN DEVELOPING COUNTRIES

















Center for Global Development. Susmita Dasgupta et al. September 24, 2009.






As the climate changes during the 21st century, larger cyclonic storm surges and growing populations may collide in disasters of unprecedented size. As conditions worsen, variations in coastal morphology will magnify the effects in some areas, while largely insulating others. The authors explore the implications of sea-level rise and storm surges for 84 developing countries and 577 of their cyclone-vulnerable coastal cities with populations greater than 100,000.






[Note: contains copyrighted material].

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http://www.cgdev.org/content/publications/detail/1422836/ [HTML format with a link].Item#09AD1917