Bienvenu-Karibu-Welcome

Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

Visiteurs

Rechercher dans ce blog

lundi 22 février 2010

Grâce à l’intervention de Kinshasa : Autsai échape à une motion de defiance




Les gouverneurs de province sont sous pression. Dans la plupart des cas, on estime qu’il y a une certaine exagération. Le dernier cas de la brouille entre l’exécutif et le législatif provincial, c’est celui de la Province Orientale. Le conseiller en communication du gouverneur, le confrère Jean Stany Bilangi dans le cadre d’une émission télévisée, a donné des précisions sur cette situation.
Il a commencé par donner la genèse de la crise en précisant qu’il allait parler au nom du gouverneur et non du gouvernement provincial. Répondant aux questions de la presse, il a précisé que le gouverneur de province n’est pas venu précipitamment à Kinshasa dans le but de fuir la motion de défiance lancée contre lui par un député provincial.Par contre, a-t-il précisé, il n’y a pas que le gouverneur qui est à Kinshasa, mais aussi le bureau de l’Assemblée provinciale. Tous ont répondu à l’appel du gouvernement central. Le gouverneur de province est accusé de détournement des fonds, ce qui justifierait la motion de défiance.A cette question, le conseiller en communication du gouverneur a clairement fait savoir qu’il n’y avait jamais eu détournement des biens publics dans la province Orientale. Il a mis au défi l’auteur de ces allégations d’apporter des preuves. Car, a-t-il poursuivi, une chose est d’accuser quelqu’un de détournement, une autre est d’étayer ses accusations par des preuves.Tel n’est pas le cas pour l’auteur de la motion de défiance contre le gouverneur de la Province Orientale.Le gouverneur est accusé de manquer de bilan en ce qui concerne la visibilité des cinq chantiers de la République.Le conseiller en communication a balayé d’un revers de la main ces accusations en alignant des réalisations du gouvernement provincial dans le domaine des cinq chantiers.Il a, à titre purement exemplatif, cité l’acquisition par le gouvernement provincial des engins pour la réhabilitation de la voirie. Ces engins sont arrivés et d’autres sont à l’entrée. Une décision du gouverneur a demandé que des engins arrivés en Ituri par exemple, y restent dès le moment où, pendant ce temps, le gouvernement provincial avait acquis d’autres engins qui pourront servir au chef-lieu de la province.Parmi les réalisations, il a cité la mise à la disposition des responsables de différentes entités de véhicules, soit 58 véhicules acquis sur fonds propres de la province. Certaines entités se voient dotées des bâtiments administratifs.C’est le cas de l’Ituri. A Bunia, il a été lancé un pont, tandis qu’à Aketi et à Buta, il y a réhabilitation du bâtiment administratif. Une université du Haut Uelé dispose désormais d’un bâtiment propre acheté par le gouvernement provincial. Il y a également réhabilitation et construction de deux centres de santé.Il a précisé que tout cela ne se fait pas sans difficultés. La Province Orientale a-t-il rappelé, compte 24 territoires. Cela fait que parfois, ce qu’on fait n’est pas remarquable par tous.En outre, il faut être réaliste, a-t-il conseillé, avant de faire remarquer que le gouverneur n’a pas la prétention de tout faire en un mandat dans une province reconnue par tous comme étant la grande victime de toutes les guerres qu’a connues le pays. Tout est fonction des moyens.Il est reproché au gouverneur de la Province Orientale de n’avoir exécuté aucun budget depuis qu’il préside aux destinées de cette province. Le conseiller en communication s’est montré étonné par telle allégation. Car, s’est-il interrogé, si aucun budget n’a été exécuté avec quoi réalise-t-on tout ce qui vient d’être cité ?Il a fait savoir qu’en cette matière, il n’est pas indiqué de comparer la province Orientale à d’autres provinces du pays. Pendant que les autres provinces avaient commencé la reconstruction, la province Orientale elle, bien que la plus détruite à tel point qu’aucune industrie n’y fonctionne à ce jour, devrait d’abord régler la question de sécurité.En ce qui concerne les engins que le gouverneur a cités parmi ses réalisations, il semble que le vice-gouverneur de province harcelé par les députés qui voulaient connaître la destination de ces engins, a choisi de démissionner. Il semble également que le gouverneur de province tirait les ficèles de ce harcèlement.A cette question, le conseiller en communication du gouverneur a commencé par faire un démenti. Il n’était pas possible que Autsiai tire les ficelles contre son vice-gouverneur qu’il avait choisi lui-même comme colistier.Les députés voulaient savoir pourquoi les engins achetés n’étaient toujours pas en état de marche, le vice-gouverneur qui n’avait pas apprécié, avait choisi de jeter l’éponge. Le gouverneur de province n’y est pour rien, a-t-il insisté.En ce qui concerne la sécurité, la presse a voulu savoir les efforts de la province face par exemple au problème des Mbororo. Le confrère Jean Stany a commencé par faire remarquer que la sécurité du territoire national est du domaine du gouvernement central.Malgré cela, le gouverneur ne croise pas les bras. En ce qui concerne les Mbororo, par exemple, le gouverneur a pris l’initiative de lancer l’opération qui consiste à connaitre le nombre exact des Mbororo. C’est chose faite aujourd’hui. Car, a-t-il enchainé, on ne peut pas parler du rapatriement des Mbororo sans qu’on sache qui sont-ils, d’où viennent-ils et combien sont-ils.Le gouvernement provincial n’attend pas seulement l’aide extérieure pour secourir les citoyens congolais de cette province qui connaissent beaucoup d’actes de destruction. Le gouverneur va partout comme dernièrement à Dungu pour se rendre compte de la situation sécuritaire de la province afin d’en faire rapport à la hiérarchie du pays.Apparemment, le gouverneur de la province Orientale a beaucoup à faire. Mais quelles sont ses priorités ? A cette question, le conseiller en communication a répondu que la priorité du gouverneur, c’est le social notamment avec la construction et la réhabilitation des centres de santé, des écoles et par territoire.Il a fait remarquer que des choses sont faites mais beaucoup restent à faire. Il se pose un vrai problème de moyens. Il a fait remarquer que pour toute l’année 2009, le gouvernement provincial n’a eu la rétrocession que de 8 mois sur 12.Lorsque la rétrocession n’est pas régulière, il faut s’attendre à ce que les salaires notamment ceux des députés soient irréguliers. En conclusion, le conseiller en communication du gouverneur de la province Orientale a justifié la décision du gouvernement central d’appeler en consultation aussi bien l’exécutif que le législatif provincial. Pour lui, la province était au bord de l’implosion avec cette affaire de motion.Tout avait commencé par une pétition qui circulait dans le but de faire tomber le bureau de l’Assemblée provinciale. Brusquement, on parlait de la motion de défiance contre le gouverneur de province. Ce qui était remarquable et dangereux dans ces deux démarches, c’est l’intervention des appartenances.L’auteur de la pétition contre le président de l’Assemblée provinciale est un originaire de l’Ituri, patelin du gouverneur de province. Et l’auteur de la motion de censure contre le gouverneur, est un originaire de la Tshopo dont appartient le président de l’Assemblée provinciale.Le gouvernement central, puisque gouverner c’est prévoir, ne pouvait pas laisser pourrir cette situation. Ceux qui pensent que c’est le gouverneur de province qui a appelé Kinshasa à la rescousse afin de désamorcer la motion de défiance, ne réalisent pas la gravité de la situation dans une province où les querelles tribales ont fait d’innombrables victimes.


L’Avenir

Des coupures allant de 1.000 FC à 20.000 Fc et des pièces de 100 Fc bientôt sur le marché




La situation fiduciaire que vit l’économie r-dcongolaise actuellement, caractérisée par la circulation des coupures de 10 Fc, 20 Fc, 50 Fc, 100 Fc et 500 Fc, complique les transactions commerciales des ménages et des entreprises notamment pour la grille des prix des marchandises en dessous de 10 Fc. Au point qu’il est quasiment impossible à un client qui achète une marchandise de recevoir la monnaie d’appoint.
Bien souvent, les vendeurs qui bénéficient de cette pénurie de petites coupures, tirent leur épingle du jeu en remettant des bonbons ou des allumettes en lieu et place de la petite monnaie. Ce qui fâche les catégories sociales de bas revenus. De plus, il faut de grandes quantités de billets de banque pour effectuer des grosses transactions. D’où, la dollarisation rampante de l’économie. Par ailleurs, la Banque Centrale du Congo fait face à un dilemme dans sa politique d’émission de nouvelles grosses coupures. POLITIQUE D’ÉMISSION PRUDENTE. Au motif tel qu’il a été observé empiriquement qu’elle provoque la hausse des prix et le retour du monstre inflationniste. En effet, en R-dC, l’arrivée d’une nouvelle grosse coupure se traduit généralement par le rejet du plus petit billet de banque existant. Les économistes, impuissants à comprendre le phénomène empruntent la loi de Gresham pour l’expliquer. Loi due au lord Gresham, Chancelier de l’Echiquier anglais selon laquelle «la mauvaise monnaie chasse la bonne». Mais, le drame dans notre pays est que la plus grosse coupure d’aujourd’hui, en l’occurrence celle de 500Fc ne représente même pas la valeur d’un dollar américain, c’est à peine 50 cents, alors que lors du lancement de «Mwana Mpwo» - le Franc Masangu, du nom de son gouverneur de Jean-Claude Masangu Mulongo - le 30 juin 1998, 1,38Fc valait un dollar américain. La BCC qui a beaucoup appris des mœurs monétaires et économiques r-dcongolaises est, cette fois-ci, décidée à prendre le taureau par les cornes pour émettre au compte goutte les grosses coupures à partir de 1000 Fc jusqu’à 20.000 Fc. En clair, le marché bénéficiera des billets de 1.000 Fc, de 5.000 Fc, de 10.000 Fc et de 20.000 Fc. Le rythme de l’émission de nouveaux gros billets tiendra compte et de la dépréciation monétaire et des besoins en numéraire de l’économie nationale. C’est en vue de tout cela que des précautions ont été prises pour que les coupures de 10.000 Fc et de 20.000 Fc soient rares sur le marché. Parallèlement à l’émission de ces nouvelles coupures, l’Institut d’émission mettra en circulation des pièces de monnaie: les sous-multiples de 500 Fc, de 100 Fc et de 50 Fc afin de résoudre l’épineux problème de l’échange de billets qui accable les marchands et leur crée des tensions avec la clientèle. Selon notre source d’information, ces nouvelles émissions pourraient intervenir au deuxième trimestre de cette année Néanmoins, elles seront conditionnées par les préalables de la stabilisation du cadre macro économique, en particulier un faible taux d’inflation et des cours de change stables de «Mwana Mpwo». Ce qui s’annonce difficile, car, depuis des années, la BCC n’arrive pas à stabiliser le franc, comme le prouve l’évolution catastrophique des taux de change. Preuve de la patience de la BCC à réussir cette opération, c’est depuis 5 ans que ces billets moisissent dans les coffres-forts. Il est temps que ces billets lubrifient les mécanismes économiques. Cependant, les succès de cette opération dépendra de la manière dont la BCC va sensibiliser la population afin qu’elle manipule avec la même parcimonie qu’elle entoure les devises étrangères.
DM MUWALA-BOL’MAKOB. (le softOnline)

vendredi 5 février 2010

Le Soudan Occupe de nouveau Un Village Kakwa Au Congo


Une partie du village Kimba, frontalier avec le Sud Soudan, est occupée depuis la semaine dernière par des militaires de l'ex-rébellion de SPLA où ils ont déjà érigé un bureau administratif. Selon l'autorité locale, le district Morobu du Sud Soudan, frontalier avec la RDC, révendique la portion occupée de Kimba, rapporte radiookapi.net

L’autorité coutumière de Kimba est formelle : le village de Kimba est totalement en terre congolaise, et se trouve à environ 200 mètres de la limite frontalière entre le Soudan et la RDC et à l'intérieur du Congo, dans le territoire d'Aru, dans le district de l'Ituri. Mais au cours d'une rencontre, mercredi à Morobu, en territoire soudanais, les Soudanais ont officiellement révendiqué la légitimité de cette partie du village de Kimba. Une délégation congolaise composée des membres du comité de sécurité de la collectivité de Kakwa dont dépend ce village, s'était rendue de l'autre côté de la frontière soudanaise pour discuter de la question avec la partie soudanaise. Selon le chef Likambo Araba de Kakwa, le commissaire de district soudanais de Morobu situe la frontière au-delà de la route qui sépare les deux pays à plus de 200 mètres à l’intérieur du territoire congolais. Lundi dernier, les autorités de la province Orientale dénonçaient l’occupation du village Kimba par les militaires de SPLA. Pour sa part, le commissaire de district de Morobu déplore l’inaction de la commission mixte instituée en juillet 2009 au cours d’une bipartite Sud Soudan RDC, à Ariwara pour examiner ce problème de délimitation des frontières. A qui appartient donc le périmètre du village querellé? Le chef de Kakwa estime que la décision de ses collègues du Sud Soudan de construire un bâtiment administratif au village congolais de Kimba est une violation des accords signés à Kaya (au Sud Soudan) entre les deux pays. Entre temps, les autorités soudanaises exigent des pourparlers entre les vieux sages des villages frontaliers de ces deux pays pour décanter cette situation.

Okapi

mardi 26 janvier 2010

Cafod fustige le projet d’une mine d’or à Mongbwalu


1.Or brut 2. Cité de Mungbwalu. 3. Entrée Mine de (n)Zani







La société sud-africaine AngloGold Ashanti projette d’ouvrir prochainement une mine d’or dans la concession 40 de l’Office d’or de Kilomoto (Okimo) et dans la cité de Mongbwalu, en Province Orientale. Cette réserve est estimée à 83 tonnes. Son exploitation représente-t-elle une opportunité en or ou des faux espoirs pour la population? La question préoccupe le Cafod, une agence de développement de l’Eglise catholique. Elle a publié, lundi à Kinshasa, un rapport qui fustige le flou qui entoure ce projet d’investissement, rapporte radiookapi.net
La réserve convoitée par AngloGold Ashanti est située dans une région post-conflit où le chômage bat son plein. Dans cette zone, des dizaines de milliers de creuseurs exercent une exploitation artisanale de l’or. Cafod craint qu’AngloGold Ashanti ne récupère une grande partie de ces creuseurs, si son projet d’exploitation de l’or se réalise. Situation qui entraînerait des conséquences fâcheuses pour des milliers des familles qui s’appauvriraient davantage. Pire, dénonce le rapport de Cafod, tous ces exploitants artisanaux ne détiennent aucune information sur ce projet d’exploitation d’or par AngoGold Ashanti, l’un des partenaires de l’Okimo. Cette réserve représente un enjeu économique très important. Les 83 tonnes identifiées dans la concession 40 de l’Okimo et dans la cité aurifère de Mongbwalu ont une valeur de plus de 33 milliards 400 millions de dollars américains.L’épineuse question de savoir, que va gagner la population de l’Ituri de cette exploitation, hante la Cafod.De son coté, le coordonnateur du cadre de concertation de l’Ituri sur les industries extractives, inquiet, pense que l’or de Mongbwalu est une malédiction. D’après lui, cette richesse n’a jamais profité à la population depuis plus d’un siècle de sa découverte. C’est pourquoi Cafod plaide pour que la population soit impliquée dans le processus de négociation de ce contrat, et que la multinationale sud-africaine commence déjà à former la main d’œuvre locale pour que l’ouverture de la mine n’accentue pas le chômage. Joint par radiookapi.net, le directeur exécutif d’AngloGold Ashanti estime qu’il y aurait des craintes si le rapport du Cafod accusait AngloGold Ashanti de travailler dans l’illégalité, ce qui n’est pas le cas, selon lui. Concernant les questions soulevées par la population locale, il a indiqué que sa multinationale se trouve encore à la phase d’exploration. A ce stade, les dividendes ne sont pas encore connus, soutient-il, promettant toutefois que lorsque la phase d’exploitation commencera, la population pourra trouver des réponses concrètes à ses préoccupations. Le directeur exécutif d’AngloGold Ashanti a rappelé quelques actions ponctuelles que mène son entreprise, comme la réhabilitation de la route Bunia-Mongbwalu, la prise en charge des enseignants et des médecins de l’hôpital général de Mongbwalu. Des actions qualifiées d’insuffisantes par le panel d’experts du Cafod.
(okapi)

lundi 25 janvier 2010

Qui est MANDRANDELE TANZI ?

Nous inaugurons aujourd'hui une nouvelle rubrique dénommée"portrait".Il s'agira de présenter certaines personnalités congolaises d'une façon humoristique et énigmatique, sans méchanceté, en vue de détendre l'atmoshère.Nous invitons tous ceux qui détiendraient certaines histoires insolites sur nos célébrités à nous en filer quelques bribes.Que les parents de ces personnages veuillent ne pas nous en tenir rigueur.MANDRANDELE TANZI Prospère Mandrandele, devenu Mandrandele Tanzi suite aux décisions du Bureau Politique du MPR(Mouvement Populaire de la Révolution),annoncées par lui-même au début des années 70,était un ressortissant de l'Ituri, un des paradis alimentaires en RDC.Au faîte du règne du MPR, l'opinion congolaise fut habituée à entendre la voix monocorde de cet ancien sémirariste rendre compte des importantes décisions du Bureau Politique du Parti Etat "à partir d'aujourd'hui, le drapeau change, l'hymne national change..l'interdiction du port des costumes, de cravatte,de la perruque, du pantalon pour les femmes....." sortirent de sa bouche. De par sa stature et sa carrure (kingo ebende), monsieur Mandrandele, pardon, citoyen Mandrandele inspirait respecté tant à travers le Pays qu'à Kingabwa où il résidait.Il n'était pas du genre "tika mwana".Un quartier porte jusqu'à ce jour son nom " Mandrandele". Il succomba vers 1974,si on ne s'abuse, après une courte maladie qui l'avait frappé lors d'une mission de service à Lubumbashi.Certaines spéculations laissèrent entendre que sa mort fut provoquée par l'absorption d'un poison destiné au Cardinal Malula.Rusé ou informé, le prélat eut la malice de procéder au changement de son assiette minée avec celle du citoyen Mandrandele, lors du toast porté en guise de la reconciliation de l'Etat et de l'église catholique Congolaise.C'est la mort dans l'âme que le vieux Prospère se mit à ingurgiter les succulents plats préparés à cette occasion. Après son décès,de grandioses obsèques eurent lieu. C'est Kitima Bin Ramazani qui se chargea de la lecture de sa biographie.Lors de l'homélie,le cardinal Malula défia de nouveau l'Etat en prénommant Mandrandele: "Prospère mon frère". En pleine période du recours à l'authenticité, où les prénoms chrétiens étaient bannis à jamais, cet affront provoqua un silence de mort dans l'église.Personne n'osa regarder son voisin, de peur d'être répéré par les barbouzes du régime. Quelques mois seulement après sa disparition, sa veuve s'illutra par une certaine liberté qui fut vite exploitée par l'inévitable Luambo Franco.Les chansons Bisalela et bombabomba mabe seraient intimement liées aux aventures de cette brave veuve. Messager (mbokamosika.com)

mercredi 20 janvier 2010

Okimo : 22 ans après, 900 ex-agents pourraient toucher leur décompte final







Le démarrage de l’opération est prévue ce mardi 19 janvier 2 010. Selon l’administrateur délégué général de l’Office des mines d’or de Kilo Moto (Okimo), M. Willy Bafoa, 900 ex-agents de cette entreprise qui avaient presté aussi bien en Ituri que dans le district du Haut Uélé vont toucher leur décompte final, rapporte radiookapi.net
Willy Bafoa explique : « Le paiement d’un décompte final n’est pas un fait exceptionnel. Il est exceptionnel aujourd’hui parce qu’on l’a cumulé. Depuis 22 ans, on n’a jamais payé le décompte final. Nous avons fait un état des lieux, et nous avons cherché les moyens, les voies de sortie pour arriver, progressivement, à élaguer tout le passif social de l’entreprise. »Selon la source, l’opération commence avec les agents décédés, par leurs héritiers ou liquidateurs interposés. Ils sont autour de six cents, a précisé l’Adg de l’Okimo. Ensuite viendra, successivement, le tour des retraités, des agents licenciés, des déserteurs licenciés et des agents révoqués. Toutes ces catégories d’ex-agents de l’Okimo ont des droits au niveau de l’entreprise, a laissé entendre Willy Bafoa.






OKAPI

vendredi 15 janvier 2010

Points Saillants de la Situation humanitaire en Ituri(Fin Déc-début Janvier)-OCHA

Photo archive(Dia-afrique)

En Ituri, des hommes armés venus de Potopoto ont enlevé le 4 janvier huit femmes à Singo et Malo, 60 km au sud de Bunia.
· Les combats entre les FARDC et des groupes armés à la fin du mois de décembre à Potopoto, Kanana et d’autres localités du district de l’Ituri, ont provoqué le déplacement des populations. Une évaluation faite à Aveba a identifié 249 nouveaux ménages déplacés avec des besoins en abris et biens non alimentaires. Toujours en Ituri, les habitants de Nono (6 km de la cité de Aru) ont fui leur village, à la suite d’une attaque des miliciens de l’Union des Révolutionnaires du Congo (URC) dans la nuit du 7 au 8 janvier.
· Un fort taux de malnutrition est signalé à la prison centrale de Bunia. Selon Médecins sans Frontières Suisse (MSF-CH), on y note un taux de malnutrition globale d’environ 13 %, un taux de malnutrition modérée de 12 % et un taux de malnutrition sévère de 1,4 %. MSF-CH intervient dans cette institution pénitentiaire sur le plan sanitaire et d’eau potable depuis décembre dernier. MSF-CH se retirera de cette prison au début du mois de février 2010, et sera relayé par le Comité International de la Croix Rouge.


Point de Presse de la MONUC.

jeudi 31 décembre 2009

Les conflits fonciers en Ituri: De la consolidation à l'imposition de la Paix(Etude RCN-Bunia)











La collecte de près d’un millier de questionnaires à travers tous ces territoires ainsi que des rencontres avec la société civile et de nombreuses autorités judiciaires,administratives et politiques a permis de mettre en évidence une analyse des conflits fonciers par leur localisation, leurs causes, leurs protagonistes, et surtout, les modes de règlements auxquels la population a recours.





RÉSUMÉ EXÉCUTIF





L’Ituri a connu une guerre entre 1999 et 2003 qui a fait environ 50 000 victimes et dont une des origines est la lutte pour les ressources foncières. Depuis, l’Ituri est revenu à un état de « ni guerre ni paix » où le calme reste précaire. La résurgence de violences foncières en 2007 et 2009 a conduit à la nécessité d’une investigation fouillée des conflits fonciers dans ce district de la République démocratique du Congo.
Cette étude relative aux conflits fonciers en Ituri a été menée entre novembre et décembre 2008 sur le terrain, à savoir dans les cinq territoires du District de l’Ituri, Province Orientale.
La collecte de près d’un millier de questionnaires à travers tous ces territoires ainsi que des rencontres avec la société civile et de nombreuses autorités judiciaires, administratives et politiques a permis de mettre en évidence une analyse des conflits fonciers par leur localisation, leurs causes, leurs protagonistes, et surtout, les modes de règlements auxquels la population a recours.
Un des principaux constats revient à limiter la dimension ethnique des conflits fonciers, élément intéressant dans cette région touchée par une guerre (1999-2003) qui a été largement interprétée comme un conflit foncier ayant dégénéré en guerre interethnique. S’il ne faut pas sous-estimer ni le sentiment communautaire dans les tensions qui perdurent en Ituri, ni l’aspect de marqueur identitaire du foncier, la présente étude dégage d’autres éléments pertinents.
En Ituri, les conflits fonciers ont une histoire et une densité. Cette étude en a répertorié 239 qui se classent en deux catégories : les conflits d’usage et les conflits de propriété.
Les premiers portent sur la contestation du droit d’usage qui est fait d’un lopin de terre que l’Etat ou une autre autorité accorde aux particuliers pour la culture, l’élevage ou l’habitation. Typiquement, les conflits forestiers, qui se manifestent principalement dans le territoire de Mambasa et concernent l’exploitation des ressources forestières, entrent dans cette catégorie. Les exploitations forestières contrarient, en effet, les activités traditionnelles de chasse et de cueillette pratiquées par les communautés locales, notamment les Pygmées. Le foncier forestier est donc aussi objet de contestation.
Les conflits de propriété portent sur la contestation de l’attribution de droits de propriété d’une terre à des individus, une compagnie ou une communauté. Ces conflits prennent la forme de disputes de terres en milieu rural (les plaignants arguent qu’elles font partie des terres d’une communauté locale, d’un village ou d’un clan). Il s’agit généralement de conflits collectifs (conflits de terres dans la terminologie de ce rapport). Ils prennent la forme de conflits de parcelles en milieu urbain et conflits de concessions en milieu rural. Il s’agit alors de conflits fonciers individuels. Ou encore ces conflits portent sur la délimitation des concessions ou des terres, dépassement, empiètement ou déplacement ou destruction des bornes définissant les limites de propriété. On les dénommera alors conflits de limites.
La plupart des conflits voient la confrontation de droits collectifs et de droits individuels, alors même que ces droits collectifs sont peu définis par la loi foncière. En effet, il s’agit généralement de terres coutumières, qui bien que versées au domaine de l’Etat depuis la loi foncière de 1973, ne disposent pas d’un statut clair : l’ordonnance présidentielle devant régir le régime de ces biens n’est jamais intervenue. Ce flou juridique s’ajoute à une large méconnaissance de la loi par la population (78% des victimes de conflits fonciers interrogées déclarent ne pas la connaître) et, pour ceux qui la connaissent, à une procédure d’enregistrement des biens qui est longue, complexe, et coûteuse, c’est à dire peu accessible à une population pauvre et majoritairement rurale, éloignée des services administratifs compétents qui sont eux-mêmes défaillants (manque de moyens, manque de formation, manque d’effectifs etc.).
Cette étude s’est efforcée de cerner les perceptions des conflits fonciers par la population tout comme les techniques de résolution privilégiées par celle-ci. Ainsi, les causes des conflits évoquées par la population comprennent à la fois des causes immédiates (jalousie, expropriation, divagation des bêtes, construction anarchique, etc.) et des causes structurelles (modernisation, mauvaise distribution des ressources foncières, croissance démographique, etc.). Cela dénote une compréhension assez complète du phénomène des conflits fonciers, c’est-à-dire une compréhension qui va au-delà du motif concret du litige (par exemple, l’occupation illégale) et le replace dans des perspectives plus globales (démographie du territoire, histoire du peuplement, etc.).
L’inégalité foncière, la défaillance des pouvoirs publics, les contradictions entre systèmes normatifs moderne et traditionnel, l’incomplétude du système foncier congolais, la densification humaine, etc., se conjuguent pour faire de l’Ituri une zone de grande insécurité foncière sur fond de pluralisme juridique. Cette insécurité est multiforme :
insécurité du possesseur sans titre d’un terrain ; insécurité du titulaire d’un titre quant à l’acceptation de sa propriété par la communauté, voire quant à la validité réelle de son titre devant un tribunal ; insécurité administrative relative aux coûts et délais nécessaires pour acquérir une parcelle/concession
Le système légal étant largement théorique (le monopole de l’Etat sur le foncier), il existe de facto un marché des terres où le principe de la propriété individuelle entre en contradiction avec celui de la propriété communautaire. Deux sources concurrentes de légitimité (le premier occupant mythique et le titre foncier) structurent le jeu des mouvements de propriétés en Ituri et le rendent conflictuel. Même si le foncier est partout litigieux ou presque, certains territoires (Mahagi et Irumu) concentrent les conflits fonciers tandis que d’autres zones ont des problèmes fonciers spécifiques (Mambasa, Bunia, etc.).
Dans un tel contexte, les auteurs recommandent :
une vulgarisation de la loi foncière, à travers l’administration foncière, les ONG ou encore la Commission foncière de l’Ituri ; l’adoption d’un décret ministériel devant réglementer les terres des communautés locales, après concertation avec celles-ci ; l’appui à la régulation formelle et informelle des conflits fonciers ; la transformation de la Commission foncière en instance de supervision des questions foncières dans le district ; une politique de sécurisation foncière au niveau du district ; l’instauration de commissions locales d’arbitrage dans les situations d’urgence ; le développement de stratégies coopératives entre les autorités étatiques et les autorités traditionnelles.
En tout état de cause, compte tenu de la gravité, de l’ancienneté et de la complexité de la situation foncière en Ituri, il convient de trouver des solutions innovantes à un problème qui ne peut se résoudre par la seule remise en marche de l’administration cadastrale et la fabrication bureaucratique de droits de propriété. En ce sens, beaucoup d’espoirs reposent sur la Commission foncière de l’Ituri qui au niveau local pourrait assurer un rôle pacificateur. Après avoir connu une phase d’imposition de la paix par des interventions internationales, leAs Ituriens doivent la consolider de manière endogène, ce qui implique obligatoirement d’apporter une (ou des) réponse au problème foncier.


mardi 22 décembre 2009

la fièvre typhoïde sévit à Ariwara, 24 cas dont 9 décès

Gouverneur Autsai



Neuf personnes sont mortes de fièvre typhoïde avec perforation des intestins sur les vingt-quatre (24) cas enregistrés depuis le mois de novembre dernier dans la zone d’Ariwara, à plus de 300 kilomètres au nord de Bunia, en territoire d’Aru. Cette maladie est due notamment à la pénurie d’eau potable dans la région, selon le médecin directeur de l’hôpital général de référence cette localité, rapporte radiookapi.net
Selon la même source, les victimes qui ignorent les symptômes de cette maladie sont souvent conduites en retard dans les structures sanitaires locales. Mais le docteur Faustin Arianji a indiqué que les dispositions nécessaires sont déjà prises pour sensibiliser la population, notamment sur le respect des notions d’hygiène. « Généralement, les cas nous viennent peut-être dix ou quatorze jours après la manifestation de la maladie. Ce sont des cas qu’on a soigné dans des postes de santé privés, c’est ça le problème. A dehors de cela, c’est le problème d’eau de boisson qui n’est pas potable. Vous savez que Ariwara n’a pas d’eau potable. Avec la grande période de pluies de septembre, octobre voir même novembre, notre petite source là (…). Les torrents d’eau qui viennent envahir la source et c’est cette même eau que la population est en train de consommer », a indiqué le docteur Arianji. Le petit centre de zone d’Ariwara a pris des dispositions à son niveau pour passer le message dans des églises, à travers les radios locales pour que la population puisse buire l’eau de consommation, a encore indiqué le médecin. Les signes énumérés de la maladie sont la fièvre, la faiblesse, le ballonnement abdominal. Si quelqu’un présente ces signes, nous avons demandé à la population de l’emmener à l’hôpital.
Copyright Radio Okapi
document.getElementById('fullreac').style.display = 'none';

mercredi 16 décembre 2009

ITURI: « Que la CPI poursuive aussi les gens qui ont envoyé les armes ici à cause desquelles on a arrêté les Thomas Lubanga »











« Que la CPI poursuive aussi les gens qui ont envoyé les armes ici à cause desquelles on a arrêté les Thomas Lubanga », soutiennent plusieurs habitants du territoire de Djugu en Ituri, en Province Orientale. Ces habitants du territoire de Thomas Lubanga, ont mis à profit la visite du président de la CPI pour exprimer mardi leur voeux, rapporte radiookapi.net
Le président de la Cour pénale Internationale a effectué un séjour de 48 heures en Ituri. A l’issue de cette descente sur terrain, mardi, le juge Sang-Hyun Song s’est adressé à environ 400 personnes réunies dans la salle paroissiale de l’église catholique locale. Le fonctionnement général de la CPI ainsi que la question de savoir de qui cette juridiction internationale a reçu mandat d’intervenir en République Démocratique du Congo, sont là les sujets autour desquels ont tourné les échanges avec la population. D’entrée de jeu, le juge Sang-Hyun Song a révélé à l’assistance l’identité de celui qui a invité la CPI en RDC et pourquoi cette invitation a été lancée : « Le gouvernement de ce pays a invité la Cour pénale internationale à lancer ses activités sur la situation en RDC parce qu’il était incapable d’initier des enquêtes ou d’engager des poursuites. Il est illégal d’employer la force pour enrôler les enfants de moins de 15 ans dans des groupes armés et de les obliger à participer au combat. », a déclaré le président de la CPI comme pour légitimer, aux yeux de la population, l’arrestation de Thomas Lubanga. « Est-ce que nous avons des usines des armes chez nous ? », ripostent les habitants du territoire du congolais actuellement à la Hayes pour répondre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour lesquels il a été interpellé. C’est ainsi que plusieurs de ceux qui ont suivi l’adresse du président de la CPI ont soutenu qu’il serait injuste d’arrêter seulement Thomas Lubanga. Ils avancent qu’il faut traquer ceux qui lui ont fourni les armes.Le juge Sang-Hyun Song s’est rendu, avant la fin de sa mission, au poste d’encadrement administratif de Fataki, une cité située à environ 100 kilomètres au nord de Bunia, en territoire de Djugu. Le président de la Cour pénale intenationale (CPI) est le premier haut responsable de cette cour à se rendre à Djugu, territoire d’origine de Thomas Lubanga
(OKAPI)

lundi 14 décembre 2009

LES MILITAIRES FARDC SEMENT LA TERREUR A ARU : L’HONORABLE ADIA LETI INTERVIENT







I. INTERVENTION DE L’HONORABLE ADIA LETI Baudouin






Honorable Président,
Honorés Membres du Bureau,
Honorables Députés et Chers Collègues,

Mon intervention fait suite à la question orale de l’Honorable KYAVIRO qui appelle débat. C’est une question adressée à Son Excellence Monsieur le Ministre de la Défense. Elle concerne l’implication des Eléments de FARDC dans le vol répété des véhicules ougandais à travers les multiples postes frontaliers du Territoire d’ARU.

1. Les faits

Il y a de cela exactement 3 semaines, un véhicule de marque Toyota NOHAN appartenant à un haut cadre du Gouvernement Ougandais, est entré frauduleusement par le poste frontalier de ROGALE et récupéré par les éléments FARDC commis à la frontière. Ce véhicule fut par la suite acheminé à ARIWARA puis à ARU où il a été remis au Lieutenant Colonel NDJEKA alias « DJAGERE » chargé de logistique à la 1ère Brigade Intégrée basée à ARU.

Ce dernier, au lieu de restituer ce véhicule au propriétaire venu de l’Ouganda avec preuves à l’appui, et accompagné de surcroit des autorités du District de West Nile, ce dernier, disais-je, a refusé catégoriquement de remettre le véhicule en violation flagrante des accords dûment signés par le Comité de Sécurité du Territoire dont le commandant Brigade est membre et les autorités du District voisin de l’Ouganda.

La nuit du même jour, le véhicule disparait curieusement pour se retrouver à Bunia où il est présentement détenu par le Commandant OPS de l’ITURI, un certain Colonel NYEMBO qui refuse à son tour de le rendre à l’émissaire dépêché à Bunia par le Comité de Sécurité du Territoire d’ARU.

Une voiture RAV4 avait fini aussi sa trajectoire pour ne plus retourner en Ouganda.

2. La question

La question est de savoir si, vous, Ministre de la Défense, en savez quelque chose avec l’Etat Major Général ?
- Si oui, quelles mesures concrètes comptez-vous envisager pour nous épargner des incidents diplomatiques et pourquoi pas des conflits armés ?

- Si non, comment qualifiez-vous l’attitude de ces Chefs militaires qui ne veulent pas obéir aux dispositions prises par les Comités de Sécurités au sein desquels ils siègent en tant que membres ?

- Enfin, comment comptez-vous endiguer de fraude des véhicules à partir de l’Ouganda, mais malheureusement monté et entretenu par les chefs militaires affectés dans la zone OPS de l’ITURI, plus particulièrement dans le Territoire frontalier d’ARU. C’est la population locale qui paye les frais par des actions de représailles menées par les Ougandais.

J’ai dit.

Voiture
Marque : TOYOTA-NOHAH
N° Plaque : UAM434B
N° Moteur : 3S-7385320
N° châssis : crème (Ivoire)
Fait à Kinshasa, le 18 novembre 2009

Honorable ADIA LETI Baudouin Député National






II. MOTION D’INFORMATION




Concerne : Crimes à répétition commis par les éléments FARDC de la 1ère Brigade intégrée basée à ARU, en ITURI, dans la Province Orientale

Honorable Président,
Honorés Membres du Bureau,
Honorables Députés et Chers Collègues,

La motion d’information que j’ai l’honneur de présenter à l’auguste assemblée se rapporte aux crimes consécutifs commis par les éléments FARDC de la 1ère Brigade intégrée basée dans le Territoire à ARU, en ITURI et cela dans un délai très court.

En effet,
1. il y a exactement deux semaines soit le 18 novembre 2009, je dénonçais, à cette tribune et devant le Ministre de la Défense et le Chef d’Etat Major Général, l’implication récurrente des Chefs militaires de cette Brigade dans le vol des véhicules à partir de l’Ouganda nous exposant ainsi à des incidents diplomatiques avec ce pays voisin dont nous connaissons les intentions.

2. En date du 23 novembre 2009, un véhicule de la société tabacicole C.T.T qui transportait une somme d’argent évaluée à 56.316 $ US, destinée à la paie des planteurs, a été attaquée par les éléments FARDC. Le policier de l’escorte a été abattu et toute la somme d’argent emportée, laissant ainsi impayés les pauvres planteurs. Jusqu’à ce jour, le Capitaine Charlie du 13e Bataillon basé à Kumuru, auteur de ce coup et qui est bien connu de tout le monde n’est même pas appréhendé ni inquiété.

3. La nuit du mercredi 25 novembre 2009, soit deux jours après, des militaires ont fait irruption dans la parcelle du commerçant NGAKA au quartier Male dans la cité d’ARIWARA. Ils ont agressé ce commerçant à qui ils ont administrés plusieurs coups de poignards et l’ont contraint à ouvrir son coffre-fort pour emporter une bagatelle somme de plus de 50.000 $ US.
Ce qui est curieux est qu’au cours de cette opération, des éléments FARDC se sont postés à toutes les voies d’accès à la parcelle rendant impossible toute intervention de secours de la part des voisins.

4. Avant-hier mercredi 02 décembre 2009 à 20 heures et à 3 Km du Centre d’ARIWARA, au cours de leur opération habituelle et illicite de traque des commerçants en partance ou en provenance de WATSHA et d’ISIRO, les éléments FARDC ont voulu confisquer le vélo du citoyen PARIO réparateur de son état. Ce dernier ayant tenté de résister a été abattu sur le champ.

5. Encore hier jeudi 03 décembre 2009, un militaire FARDC accompagné de 2 démobilisés ont semé la terreur dans plusieurs villages proches de la localité de KANDRI en tirant 11 coups de balles dans le seul but de confisquer vélos et motos des passants.
Heureusement que l’on n’a pas enregistré de morts et que la population a désormais pris conscience qu’il faut se prendre en charge. Décidée d’en finir avec ces éléments égarés, la population a réussi à capturer ce militaire et un de ses acolytes démobilisés pour ensuite les remettre à l’Auditeur Supérieur de Garnison.

Tenez Honorable Président,
Ces 2 derniers crimes interviennent au moment où séjourné dans la même cité d’ARIWARA une délégation des hautes autorités provinciales en charge de sécurité, l’Auditeur Supérieur de Garnison, le Ministre Provincial de l’Intérieur et l’Inspecteur Provincial de la PNC.
Laquelle délégation serait là sur recommandation du Vice 1er Ministre chargé de Défense et Sécurité qui était lui-même sur terrain il y a quelques jours.


Honorable Président,
Que faut-il alors dire des comportements peu élogieux de ces éléments FARDC de la 1ère Brigade Intégrée ? Ce qui est étonnant est que tous ces forfaits ne font l’objet d’aucune enquête administrative ni judiciaire sérieuse afin d’identifier les coupables et les soumettre à des sanctions exemplaires. On croirait qu’il y a une politique de créer la terreur au sein de la population, pourtant sans cette population et ses biens, les militaires ne auraient vivre dans ce coin si éloigné du pays.

Bref, tout porte à croire que cette Brigade est décidée de défier l’autorité à travers la population.

Devant ces égarements dangereux et récurrents de la part des forces de l’ordre, pourtant sensés protéger la population et ses biens, je demande à la plénière de notre auguste assemblée d’adopter à l’unanimité la recommandation suivante :
« Inviter le Vice 1er Ministre chargé de Défense et Sécurité, à venir éclairer la lanterne de la représentation nationale à travers une question orale avec débat sur la situation sécuritaire en ITURI en général et à ARU en particulier, surtout que cette autorité revient delà il y a quelques jours ; ou alors demander le relèvement pur et simple de cette Brigade de mort dont la population que faire ».

J’ai dit je vous remercie.


Fait à Kinshasa, le 04 décembre 2009

Honorable ADIA LETI Baudouin
Député National

mercredi 2 décembre 2009

Des congolais hybrides

Vue de l'assemblée nationale de la RDC


Le débat sur la double nationalité en République démocratique du Congo vient de refaire surface depuis la condamnation au Rwanda d’un député congolais, membre de l’Assemblée nationale.
L’élu de Masisi a été condamné par la justice rwandaise en tant que sujet rwandais. Pourtant, l’homme est compté parmi les 500 députés nationaux qui siègent en toute légalité - en tant que congolais - à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Un fait qui jette de l’opprobre sur cette institution congolaise.
Où serait donc passée la Constitution congolaise qui reconnaît en des termes clairs que « la nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre » ? Plus explicite, la Constitution enchaîne, stipulant que : « La nationalité congolaise est soit d’origine, soit d’acquisition individuelle. Est congolais d’origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République démocratique du Congo) à l’indépendance. Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance d’acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité ».
En 2007, l’Assemblée nationale s’était saisie de la question en suscitant un débat sur la double nationalité. Mais, le débat s’est soldé dans un embrouillamini indescriptible. Opposition et majorité ont fait abstraction de leur divergence en levant l’option d’un moratoire pour vider d’éventuels litiges. Une équipe restreinte avait été mise sur pied afin d’examiner le côté juridique du problème. Et puis, plus rien.
Avec la condamnation, dans un pays voisin et sans référence aux règles les plus élémentaires de la diplomatie, d’un député congolais, la RDC vient d’être rattrapée par un sujet qui l’aurait eu intérêt à vider en son temps pour éviter une telle humiliation. Car, le sujet révèle tout le dysfonctionnement de l’appareil juridique congolais.
Il s’agit de la Constitution, celle qui nous régit depuis le 18 février 2006 qui vient d’être violée en ces dispositions les plus pertinentes, notamment celles portant sur la double nationalité. Et, c’est un pays voisin, le Rwanda, qui nous le rappelle.
Le geste posé par la justice se justifie à bien des égards. Car, rien n’empêchait que Kigali implique Kinshasa dans le dossier judiciaire mettant en cause un député national, censé jouir à l’intérieur du territoire de la RDC d’une immunité parlementaire.
Mais, c’est sans compter avec la perspicacité de la justice rwandaise qui s’est certainement souvenue de la disposition constitutionnelle selon laquelle la nationalité congolaise est « une et exclusive », dépouillant automatiquement le député incriminé de toute nationalité concurrente. Elle a jugé l’incriminé en tant que « sujet rwandais ». Qui est donc le dindon de cette farce, s’interroge-t-on ?
Le fait révélé par la justice rwandaise n’est qu’une goutte dans l’océan des irrégularités que l’on recense sur cette question de double nationale. Des congolais hybrides ont miné les institutions et autres structures de l’Etat. Ils vaguent librement à leurs occupations et engagent pleinement la République, bafouant de manière flagrante la Constitution qui ne leur reconnaît pas le statut de congolais.
(Le potentiel)

lundi 30 novembre 2009

Bunia : Mutombo Bakafwa Senda appelle au désarmement volontaire







« Nous avons lancé un communiqué à toute la population pour que ceux qui détiennent les armes sans en avoir l’autorisation, aillent les déposer », a déclaré le vice-premier ministre de la défense nationale et de la sécurité, Mutombo Bakafwa Senda, au cours d’un point de presse à l’aéroport de Bunia, dimanche, avant de regagner Kinshasa, rapporte radiookapi.net
Le vice premier ministre a appelé toute la population locale ainsi que les ex combattants au désarmement volontaire pour mettre fin à l’insécurité dans la cité de Bunia et ses environs. Mutombo Bakafwa Senda a affirmé que tout celui qui déposera une arme au service indiqué bénéficiera d’une sécurité suivi pour qu’il ne soit pas inquiété par qui que ce soit. Selon le vice- premier ministre de la défense, les services spécialisés sont déjà mobilisés pour appliquer ces dispositions. « Mais si ce n’est pas fait de cette manière là et que les services de sécurité que j’ai mobilisés trouvent une arme chez vous, vous allez rendre compte à l’Etat » , a-t-il mis en garde.Le vice-premier ministre a également annoncé des patrouilles conjointes FARDC-police et casques bleus de la Monuc face à la recrudescence de vols à mains armées et aux meurtres à Bunia. « A partir d’hier, il y a des patrouilles mixtes police-armée qui doivent sillonner la ville toute la nuit. J’ai demandé à la Monuc, qui m’a accordé, toute une compagnie des casques bleus qui doivent se joindre à no forces ».
(okapi)

Comment les pays créanciers décident en République démocratique du Congo







Les 19 pays créanciers composant le Club de Paris 1 se sont réunis le 18 novembre pour examiner le cas de la République démocratique du Congo (RDC), après deux reports liés à la révision du très controversé contrat chinois. Ce contrat, qui hypothèque de gigantesques quantités de minerais au profit de la Chine en échange de la construction d’infrastructures en RDC, a finalement pu être révisé dans le sens souhaité par les bailleurs de fonds occidentaux représentés par le FMI. Suite à cela, l’affaire semblait réglée : le Club de Paris allait accorder les assurances financières demandées par le FMI pour conclure un nouveau programme de 3 ans avec le gouvernement congolais d’ici la fin 2009 et effacer début 2010 une partie importante de sa dette extérieure publique. Loin s’en faut ! Le Club de Paris a décidé, à son tour, de « faire chanter » la RDC en exigeant le maintien de deux contrats léonins signés avec des transnationales occidentales.
Le Club de Paris prouve une fois encore qu’il est une instance gouvernée par le Nord dans laquelle les pays du Sud ne jouent qu’un rôle de figurant. Aucun membre du gouvernement congolais n’a été invité aux discussions menées à Bercy, au ministère français des Finances, où siège le Club de Paris. Ce Club se définit lui-même comme une « non-institution » n’ayant pas de personnalité juridique. L’avantage est clair : le Club de Paris n’encourt aucune responsabilité quant à ses actes et ne peut donc être poursuivi en justice puisqu’officiellement, il n’existe pas !
Pourtant, ses décisions sont lourdes de conséquences pour les populations du tiers-monde car c’est en son sein qu’est décidé, de concert avec le FMI et la Banque mondiale, si un pays endetté du Sud « mérite » un rééchelonnement ou un allégement de dette. Lorsqu’il donne son feu vert, le pays concerné, toujours isolé face à ce front uni de créanciers, doit appliquer les mesures néolibérales dictées par ces bailleurs de fonds, dont les intérêts se confondent avec le secteur privé.
Le 18 novembre dernier, c’est la RDC qui en a fait les frais puisque le Club de Paris a décidé d’aller au-delà de la seule révision du contrat chinois exigée par le FMI en s’ingérant encore plus dans ses contrats miniers, domaine qui relève pourtant de la souveraineté permanente de la RDC, selon le droit international et l’article 9 de sa Constitution.
Officiellement, c’est le risque d’augmentation de la dette congolaise, lié à la garantie d’Etat initialement prévue dans le contrat chinois, qui avait justifié l’ingérence du FMI dans les affaires internes congolaises.
Mais en réalité, la RDC, à l’instar d’autres pays africains regorgeant de ressources naturelles, est le théâtre d’une compétition acharnée entre les pays occidentaux et la Chine, dont l’appétit ne cesse de grandir au point d’être aujourd’hui le troisième partenaire commercial pour l’Afrique derrière les Etats-Unis et la France. Le Club de Paris est donc l’instrument qu’ont utilisé les pays occidentaux, notamment le Canada et les Etats-Unis, pour exiger du gouvernement congolais qu’il revienne sur sa décision de résilier le contrat ayant donné naissance au consortium Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) et de réviser la convention créant Tenke Fungurume Mining (TFM), dans lesquelles les Etats-Unis et le Canada ont d’importants intérêts.
Les bailleurs de fonds occidentaux appliquent la politique du « deux poids, deux mesures » selon qu’il s’agisse d’un contrat conclu avec la Chine ou avec une entreprise occidentale. Les intérêts du secteur privé l’emportent sur les considérations de légalité et de développement puisque le caractère frauduleux de ces deux conventions a été rapporté par la Commission de « revisitation » des contrats miniers, mise sur pied en RDC en 2007 (2) 2. Les Etats du Nord se servent du Club de Paris et des institutions financières internationales, où ils sont surreprésentés, comme d’un cheval de Troie pour s’accaparer les ressources naturelles du Sud.
C’est le trio infernal Club de Paris – FMI – Banque mondiale qui a organisé à partir de 2002 le blanchiment de la dette odieuse de la RDC en restructurant les arriérés laissés par le dictateur Mobutu. Il s’agissait à l’époque de prêter de l’argent au gouvernement pour apurer les vieilles dettes du dictateur, permettre au gouvernement de transition de s’endetter à nouveau tout en lui imposant des politiques antisociales, notamment un nouveau Code minier très favorable aux transnationales.
En 2009, la dette continue d’asphyxier le peuple congolais dont les droits humains fondamentaux sont piétinés pour assurer le remboursement du service de la dette. Malgré les effets d’annonce des créanciers qui promettaient une annulation de la dette congolaise, celle-ci s’élève aujourd’hui à 12,3 milliards de dollars, soit l’équivalent de la somme réclamée à la RDC au moment de la mort de Laurent Désiré Kabila en 2001… Or, cette dette est l’archétype d’une dette odieuse, nulle en droit international car elle a été contractée par une dictature, sans bénéfice pour la population et avec la complicité des créanciers. Le gouvernement congolais pourrait donc la répudier, ce qui lui permettrait de surcroît de ne plus accepter les diktats du Club de Paris.
Pour le CADTM, le chantage du Club de Paris n’est pas une surprise : cette instance illégitime est depuis sa création à la fois juge et partie. Elle doit donc être purement et simplement abolie, tout comme la dette de la RDC.
En attendant, le gouvernement congolais doit suspendre unilatéralement le paiement de cette dette, à l’instar de l’Equateur en novembre 2008 et de l’Argentine qui avait décrété en 2001 la plus importante suspension de paiement de la dette extérieure de l’Histoire, pour plus de 80 milliards de dollars, tant envers les créanciers privés qu’envers le Club de Paris, et ce sans que des représailles n’aient lieu.
La crise économique nécessite des actes forts et immédiats contre la dette, et au profit des peuples. Pour ce faire, les pays du Sud auraient tout intérêt à constituer un front uni pour le non-paiement de la dette.




Notes




1 Institution informelle qui s’est réunie pour la première fois en 1956, composée aujourd’hui de 19 pays : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Irlande, Italie, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Russie, Suède et Suisse. Pour une analyse détaillée, lire Damien Millet et Eric Toussaint, 60 Questions 60 Réponses sur la dette, le FMI et la Banque mondiale, CADTM-Syllepse, 2008, p 21.
2 http://www.groupelavenir.cd/spip.php?article29013 p.13 Le rapport de l’onu sur la rébellion hutue
P.-S.Carte blanche parue dans le quotidien Le Soir du 27 novembre 2009






Par Damien Millet, Renaud Vivien, le soir

vendredi 27 novembre 2009

Le Potentiel: Lutte contre la corruption : encore un forum pour distraire
















L’opinion s’interroge sur l’opportunité d’organiser un forum national sur la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo citée parmi les pays les plus corrompus de l’Afrique.Le conseil des ministres qui s’est tenu le vendredi 20 novembre 2009 a, à travers le ministre de la Fonction publique, annoncé la tenue prochaine du forum na²tional sur la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo. Il sera question, au cours de ces assises, d’identifier les grandes lignes et fixer un cadre légal et institutionnel de lutte contre ce fléau en RDC dans le but de moraliser la gestion publique.






L’option gouvernementale en soi n’est pas mauvaise, mais, au regard des actes ignobles qui se commettent à tous les niveaux, l’impact des résolutions qui seront prises risque de ne pas être perceptible. En effet, dans un rapport rendu public dernièrement par Transparency International, une structure de lutte contre la corruption, la République démocratique du Congo est citée parmi les pays les plus corrompus du continent, où elle occupe la 38ème place sur les 47 Etats africains. Ce document interpelle les autorités au moment où le gouvernement fait de « Tolérance zéro » son cheval de bataille d’une campagne de sensibilisation de lutte contre la corruption.



CHANGEMENT DE MENTALITE AVANT TOUT


Si la République démocratique du Congo veut réussir son pari de lutter contre la corruption, elle doit éviter d’offrir au public des scénarios du genre « Tolérance zéro ». Faute d’application stricte, rigoureuse et équitable de cette disposition, les gens sont d’ailleurs sceptiques. Le gouvernement doit plutôt faire du changement des mentalités à tous les niveaux son cheval de bataille. C’est-à-dire, les personnes appelées à gérer la chose publique doivent prendre conscience du rôle qu’elles ont à jouer dans la conduite des affaires du pays. La population, elle, doit respecter les lois du pays et s’acquitter de ses obligations vis-à-vis de l’Etat. Les forces de l’ordre doivent jouer pleinement leur rôle de sécurisation des biens et des personnes. Ce qui n’est malheureusement pas le cas au jour d’aujourd’hui où l’inversion des valeurs bat son plein. Car, il inadmissible que la République démocratique du Congo, disposant d’un potentiel qui lui permet de générer d’importants revenus et, de ce fait, d’améliorer le développement social de la population, ne puisse pas instaurer des programmes de réduction durable de la pauvreté. Cela s’appelle tout simplement la mauvaise fois des dirigeants. Les niveaux élevés de corruption engendrent systématiquement la stagnation économique, les inégalités. La conséquence qui résulte de cette situation est l’arrêt de plusieurs activités productrices entraînant, ipso facto, l’augmentation du taux de chômage.


Incapables d’assumer pleinement leurs responsabilités, les parents deviennent des aigris et excellent dans l’immoralité. Trêve de commentaires sur la manière dont se comportent les agents de l’ordre. Beaucoup d’entre ces derniers foulent aux pieds les instructions leur données par leurs chefs hiérarchiques.


Comme on peut le constater, ce tableau sombre nécessite absolument des campagnes de sensibilisation sur le changement des mentalités.


CHEMINBALISE, MAIS…


Dans le cadre de la lutte contre la corruption, les participants au dialogue intercongolais avaient pris des dispositions devant baliser le chemin avant l’entrée de la RDC dans la Troisième République. C’est ainsi que, parmi les institutions d’appui à la démocrate, figurait une commission d’éthique et de lutte contre la corruption. Durant trois ans de transition, cette structure avait arrêté des stratégies restées lettres mortes. Pourquoi ne pas s’en inspirer en apportant certaines modifications au lieu d’occasionner d’autres sorties de fonds ? Comble de ridicule, certains membres de cette institution d’appui à la démocratie avaient été accusés de tous les maux, menacés d’arrestation, voire même de mort par les « intouchables ». De cette manière, on pouvait en aucun cas prétendre lutter contre la corruption. Ce qui fait dire à bon nombre d’observateurs que le forum sur la lutte contre cette pratique honteuse n’est qu’une distraction ou, plus précisément une perte de temps. (Potenteil)

lundi 23 novembre 2009

Début du procès de Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui / Information pratique pour les média concernant la conférence de presse du 23 novembre


Vue de la defence de Thomas LUbanga.

LA HAYE, Pays-Bas, 20 novembre 2009/African Press Organization (APO)/ -- Début du procès de Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui / Information pratique pour les média concernant la conférence de presse du 23 novembre
Situation : République démocratique du CongoAffaire : Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui
Le procès dans l’affaire Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui s’ouvrira le mardi 24 novembre 2009 à 9h30 (heure locale de La Haye) (Calendrier des audiences). Les audiences se dérouleront devant la Chambre de première instance II jusqu’au 11 décembre de 9h30 à 16h00. Après les vacances judiciaires, les audiences reprendront le 26 janvier 2010.
Conférence de presse
Une conférence de presse se tiendra au siège de la Cour à La Haye le jour précédent l’ouverture du procès, c'est-à-dire le 23 novembre 2009, à 12h00, dans la salle de conférence de presse. Celle-ci sera diffusée sur le site web de la Cour (http://www.icc-cpi.int/) à partir 15 heures. Veuillez noter qu’il n’y aura pas de retransmission satellite de la conférence de presse.
Le Greffier de la CPI, Silvana Arbia, le Procureur, Luis Moreno-Ocampo, le Conseil de la Défense de Germain Katanga, Andreas O’Shea, le Conseil de la Défense de Mathieu Ngudjolo Chui, Jean-Pierre Kilenda, ainsi que les représentants légaux des victimes, Fidel Nsita Luvengika et Jean-Louis Gilissen feront de brèves déclarations suivies d’une session pour permettre aux journalistes de poser leurs questions.
Des résumés audio et vidéo de la conférence de presse du lundi 23 novembre seront disponibles pour distribution par courriel dans l’après-midi.

Rappel de la procédure dans l’affaire : http://www.icc-cpi.int/Menus/Go?id=b5a295a7-63cc-49db-97d0-9feb871a697b&lan=fr-FR
Le 17 octobre 2007, Germain Katanga (ressortissant de la RDC), commandant présumé de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), a été arrêté puis transféré à la Cour en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 2 juillet 2007 sous scellés par la Chambre préliminaire I sur requête du Procureur. Le 6 février 2008, c’était au tour de Mathieu Ngudjolo Chui (également ressortissant de la RDC), commandant présumé du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), d’être arrêté et transféré à la Cour en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 6 juillet 2007 sous scellés par la même Chambre sur requête du Procureur.
Le 11 mars 2008, la Chambre préliminaire I a décidé de joindre les deux affaires et, le 26 septembre 2008, elle a confirmé, à l’encontre de Katanga et Ngudjolo Chui, des charges consistant en la commission de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le 24 octobre 2008, la Présidence de la Cour a constitué la Chambre de première instance II et a renvoyé l’affaire Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui devant cette Chambre, qui, depuis, a convoqué des conférences de mis en état et tenue plusieurs audiences. Elle a fixé la date de l’ouverture du procès au mardi 24 novembre 2009.
L’affaire Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui est la deuxième qui s’inscrit dans le cadre de la situation en République démocratique du Congo, après celle de Thomas Lubanga Dyilo, dont le procès s’est ouvert le 26 janvier 2009 devant la Chambre de première instance I. Un quatrième mandat d’arrêt a été délivré par la Chambre préliminaire I, le 22 août 2006, contre le suspect Bosco Ntaganda qui demeure en fuite.
Retransmission par satellite
NOS Eurovision retransmettra la totalité de l’audience du mardi 24 novembre 2009 par satellite vers la République démocratique du Congo, l’Afrique, l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Amérique latine. Des informations complémentaires sur la fréquence utilisée seront fournies dès qu’elles seront reçues de NOS Eurovision, à tous ceux figurant sur la liste des destinataires des communiqués de presse de la CPI.
Photographies et documents audiovisuels
La Cour fournira à tous ceux figurant sur la liste des destinataires des communiqués de presse de la CPI un lien vers quelques-unes des photographies numériques (résolution vidéo) qui auront été prises par le photographe de la Cour lors de l’audience.
Les résumés audio et vidéo de l’audience du mardi 24 novembre seront rendus disponibles à 13h00, à 15h00 et à 17h00 (Heure locale de La Haye) en stéréo - canal audio: 1 – son original, 2- français.
Les programmes à destination des radios et télévisions « la CPI en un clin d’œil », produits par la Section de l’information et de la documentation, en français, seront disponibles dès le vendredi 27 novembre 2009.
Les résumés audiovisuels hebdomadaires continueront à être mis à disposition tout au long du procès.
Retransmission vidéo
Les audiences sont en principe publiques, sauf si les juges décident autrement. Elles pourront être suivies sur le site Internet de la CPI à l’adresse suivante :
Salle d’audience I :
Anglais : http://livestream.xs4all.nl/icc1.asx
Français : http://livestream.xs4all.nl/icc2.asx
La retransmission des audiences publiques aura lieu avec un différé de 30 minutes.
Contacts :
Pour recevoir les communiqués de presse, Mme Kerry Pickett, assistante chargée des affaires publiques, au n° de tél. :+31 (0)70 515-9130 ou à l’adresse électronique Kerry.Pickett@icc-cpi.int
Pour les services audiovisuels, Mme Violeta Willemsen-Curcic, productrice audiovisuel, au n° de tél. : +31 (0)70 515-8422 ou à l’adresse électronique Violeta.WillemsenCurcic@icc-cpi.int
Pour les interviews, Mme Sonia Robla, chef de la Section de l’information et de la documentation, au n° de tél. : +31 (0)70 515-8089 ou au +31 (0)6 46 44 87 26 ; ou à l’adresse électronique Sonia.Robla@icc-cpi.int
Pour tout problème technique en lien avec la retransmission sur le site Web des procédures, Richard Hall au n° de tél. : +31 70 515 9674.
SOURCE International Criminal Court (ICC)

vendredi 20 novembre 2009

Bilan à mi-mandat











Le Peuple ne nous demandera pas combien de tonnes de démocratie nous lui avons déversées mais quelle richesse et quelle prospérité nous lui avons apportées. À mi-parcours du mandat, que dire? L’eau de la Régideso ne coule nulle part dans nos quartiers pauvres, même à Binza Upn, le quartier cossu. Ni l’électricité de la Snél n’éclaire nos rues et avenues. Dans nos villes, on est retourné à l’âge des ténèbres… Il faut saluer le programme des 5 Chantiers qui a ouvert ses portes. Réflexion poussée, que signifie tout ça pour l’habitant de Bukavu qui, pour se rendre à Kinshasa, s’impose deux jours avec une nuit passée à Goma suite à une piste aérienne inadaptée et doit emprunter des cercueils volants - un énième crash vient de se produire à Goma quand je termine ce texte.
Si rien de très grand n’est fait d’ici les échéances qui commencent l’année prochaine déjà, si aucun signal n’est envoyé quand les scandales financiers se multiplient et se décuplent, si la campagne de Tolérance Zéro s’arrête, si la fête du Cinquantaine de l’Indépendance se limite à des manifestations grandioses plutôt qu’à lancer un programme de colloques à tous les niveaux qui culminerait le 30 juin 2010 par l’annonce d’une Vision consensuelle sur ce que le pays doit être demain, sur le rêve qu’il nourrit pour ses enfants, il n’est pas impossible que le Peuple nous dise dans le secret de l’isoloir: tout ça ce fut du gros malentendu. PAR T. KIN-KIEY MULUMBA.Un an après sa victoire historique à la Présidentielle américaine, Barack Obama brandit deux trophées, le prix Nobel de la Paix qu’il s’est promis d’aller chercher lui-même le 10 décembre à Oslo et celui de l’homme le plus puissant de la Terre, plébiscité par la revue Forbes qui publie année après année le classement des personnalités les plus influentes du monde. Obama est talonné - fort logique - par le président chinois Hu Jintao… Cette semaine, le chef de la Maison Blanche a bouclé une tournée en Asie, continent qui est loin d’abriter les États les plus vertueux au plan démocratique et qui, au plan du développement humain, était, il y a trente ans, à certains endroits de Chine ou d’ailleurs, bien loin de nos quartiers de Ngaba. Trente ans plus tard, c’est cette Chine où grouillent 1,3 milliard de personnes qui détient une créance de 800 milliards de dollars sur la première puissance planétaire, les États-Unis dont on peut se demander en quoi ils méritent encore cette place d’hyperpuissance que lui destinait le secrétaire général de l’Élysée sous Mitterrand et ancien ministre socialiste des Affaires étrangères et Hubert Védrine. Voici une Chine que tout le monde donnait à jamais perdue sauf cet intellectuel français Alain Peyrefitte devenu plus tard Garde des Sceaux, qui publia en 1973 chez Fayard «Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera». Pour tel péché, à une autre époque, il aurait passé par le bûcher... 800 milliards de dollars de créance sur l’hyperpuissance américaine! L’Amérique doit sa survie - disons-le un peu - à la Chine. Du coup, Washington doit tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de sortir un mot sur ce précieux créancier. Barack Obama, fruit par excellence de la promotion des droits de l’homme et de la démocratie, ne peut rencontrer le chef spirituel des Tibétains, le dalaï-lama que Pékin accuse de vouloir réclamer l’indépendance du Tibet. Pour rien au monde, il ne saurait se permettre de mécontenter ces puissants Chinois…Ainsi marche le monde…C’est Nguz a Karl-i-Bond, diplomate né qui déclarait - le Katanga ayant commencé sa descente aux enfers - en substance: que vaut encore le Zaïre après un cuivre produit à 30.000 tonnes? C’est cette même phrase qui fut reprise, l’Afdl étant aux portes du pouvoir, par l’ambassadeur américain à Kinshasa, Daniel Howard Simpson. Fin novembre 1996, le diplomate se trouvait face à un groupe de patrons de presse triés sur le volet à qui il offrait un repas à sa résidence. J’étais assis face au diplomate et je voulus savoir si l’on pouvait noter et quoter cette phrase. Dan n’y trouva à redire. Nous étions là pour entendre et pour rapporter, cela allait de soi. La phrase (les phrases) de Dan? «Le Zaïre, ce n’est plus une affaire stratégique. L’époque de la guerre froide est terminée. Les États-Unis sont intéressés par des pays où règnent l’ordre, la stabilité, la discipline (...) Il ne s’agit plus de soutenir des dictateurs parce qu’ils sont pro-occidentaux (...) Naguère, l’Amérique achetait du cuivre, du cobalt, du café et vendait des équipements, beaucoup de matériels à la Gécamines. Tout ça, c’est fini. La Gécamines produisait 450.000 tonnes de cuivre. Aujourd’hui, elle produit... Le Zaïre ne rencontre plus de respect dans le monde». Puis: «Je suis contre Berlin II» (et j’abhorre l’idée d’une «République du Kivu» mais les Rwandais sont au Zaïre) «pour longtemps, définitivement et ne s’en cachent pas» («Le Soft», daté samedi 30 novembre 1996). Pressé par le Département d’État à Washington - la copie du «Soft» ayant été mise sur le marché -, le diplomate entreprit de démentir mais n’y parvint pas! Cinq mois plus tard, fin avril 1997, c’est un team de diplomates, policiers et militaires galonnés américains conduit par l’ambassadeur de choc Bill Richardson qui déboula à Kinshasa pour dire les adieux de l’Occident à Mobutu. «Pendant la période de guerre froide, tu as été un ami et un soutien important et sincère des États-Unis et du monde libre, l’Amérique t’est reconnaissante. Mais l’heure a sonné de partir. Si tu te maintiens malgré tout, nous t’assurons que ton cadavre sera traîné dans les rues de cette ville comme celui d’un chien». Ainsi parle l’Oncle Sam. Sans état d’âme. Avant de t’abattre, il te prévient afin que tu n’ignores rien sur ce pourquoi tu es mort. Un ancien de Birmanie, d’Irak, de Corée, de Haïti, spécialiste des missions sensibles ce Bill Richardson. Devant son neveu de Kissinger, Honoré Ngbanda Nzambo-ko-Atumba, devant son directeur de cabinet Félix Vunduawe Te Pemako, devant le ministre des Affaires étrangères Gérard Kamanda wa Kamanda, devant le fils Nzanga et la fille Ngawali, dans sa petite maison de type colonial du camp militaire colonel Tshatshi juchée sur les hauteurs de la Capitale, à un jet de pierre du fleuve qu’il trouvait majestueux et qu’il aimait à longer debout ou assis, le regard lointain, dans un des salons de son yacht matelassé le M/S Kamanyola, le Léopard, miné par la maladie qui six mois plus tard l’emportera, s’effondra. Un jour est passé, une page d’histoire venait d’être tournée…Pourtant, sous la pression de la même Amérique - ce fut le secrétaire d’État James Baker qui vint le lui dire sur ce yacht - Mobutu avait lâché du lest sur la nature de son régime et avalé le calice jusqu’à la lie en acceptant les réformes conduisant à la démocratisation du pays. Dans ce même Palais du peuple de Kinshasa construit par Pékin, poussé par notre Gorbatchev couleur locale Roger Nkema Liloo, le Léopard avait enduré la catharsis. Conduite par l’archevêque de Kisangani Laurent Mosengwo Pasinya, la Conférence Nationale Souveraine de Kinshasa ouvrit le bal de nombre de Conférences nationales en Afrique. Le parti-État MPR fut contraint de se faire hara-kiri. Du jour au lendemain, ses gros formats le quittèrent pour se déverser par dizaines dans les innombrables partis politiques qui venaient de voir le jour et qui rendirent toute lisibilité politique inintelligible. La crise ayant réduit à néant le secteur de production, la politique passa au premier plan comme lieu d’attraction même pour des hommes dont les affaires paraissaient florissantes. L’exemple frappant est celui d’Amasco, Augustin Kisombe Kiaku Mwisi... *** Notre Congo a pu tenir des élections libres dans une paix relative. Ce pays le doit au fils Kabila qui, tirant profit de l’expérience du père, leva l’option d’engager la R-dC dans une autre voie: celle du dialogue avec les rébellions qui faisaient rage à l’Est et au Nord du pays, et de la paix avec ses voisins souteneurs de celles-ci. Le résultat est palpable: la R-dC s’est à nouveau mis à niveau; le pays est redevenu attractif pour l’investissement privé. Il suffit de voir ce boom de l’immobilier, résultat des réformes du système financier international avec la venue des lois anti-blanchiment qui ont pour conséquence de sédentariser d’importants flux financiers attirés eux-mêmes par le renchérissement du prix du loyer grâce à la présence des forces onusiennes et des ONG internationales. Il nous faut ouvrir une parenthèse: sous Mobutu, sauf s’il avait pu effectuer illégalement ses dépôts en espèces à Kinshasa à la cellule Belgolaise logée au vu et au su de tout le monde à un étage du flamboyant gratte-ciel de l’ex-BCZ, le Zaïrois qui débarquait à Zaventem en Belgique se rendait droit à la salle des coffres-forts de la banque Belgolaise, au n°1 de la rue Cantersteen, ses attaché-case à l’arrière de sa limousine bourrés de dollars et de francs suisses. Il y était accueilli en VIP au guichet grosse fortune par une dame glamour qui offrait tasse de thé, petits-fours et chocolats noirs belges. Visée au lendemain de la fin de Mobutu par des procès pour blanchiment d’argent sale, la Belgolaise fut décapitée de sa direction et la banque mit la clé sous le paillasson avant d’être rachetée pour un sou par Fortis Banque. Des Zaïro-congolais ont continué de débarquer à Zaventem, toujours avec des billets de banque, des dollars et des euros de préférence. Ils ne sont en revanche reçus par personne et nos hommes anonymes doivent faire la queue comme de vulgaires personnages avant de s’entendre demander de brandir l’origine de leurs fonds... Le jeu en valait de moins en moins la chandelle. Désabusée par des mésaventures à répétition dans l’ancienne colonie, la Belgique a refermé l’épisode Congo, s’est tournée vers les Dragons asiatiques stricts, professionnels, moins portés par des sentiments, ou vers l’Indonésie, pays qui parle la langue must de Belgique, le Néerlandais. Voilà l’Amérique, la Belgique, jusqu’à la pragmatique France - pays dont nous nous glorifions de partager une langue qui s’affaiblit jour après jour - qui vont en Asie, en Inde, en Chine à la recherche des contrats ou pour trouver l’argent en vue de sauver leurs économies… Où est passée l’URSS? Existe-t-elle encore cette Union des Républiques Socialistes Soviétiques, qui se dressait tant face aux Etats-Unis? L’empire n’est plus l’empire. Disloqué, il a été vendu en pièces détachées au capital. Dans son mausolée du Kremlin, Staline se retourne. Gorbatchev continue à être salué à l’étranger, comme ce 9 novembre à Berlin lors des festivités d’anniversaire de la chute du Mur intervenue vingt ans auparavant en 1989 mais personne en Russie ne le connaît plus. C’est par lui qu’est venu le grand malheur qui a emporté la deuxième superpuissance mondiale. Face à l’imparable échec du collectivisme et du totalitarisme, l’URSS et la Chine avaient à régler une équation cornélienne: comment en finir avec ce modèle et comment rejoindre le camp de la prospérité? À Moscou, Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev conduit de 1985 à 1991 à la fois la Perestroïka qui libère l’économie et introduit les réformes sociales, et la Glasnost qui libère la parole et donc la vie politique. Du coup, l’URSS s’effondre. Si la Russie de Medvedev-Poutine reste un acteur sur la scène mondiale, c’est moins pour le dynamisme de son économie que pour son arme atomique. Son industrie désagrégée est en lambeaux. Gorbatchev a eu mission de solder l’empire soviétique. L’Allemagne réunifiée est célébrée. Mission accomplie... À Pékin, Deng Xiao Ping est visionnaire: le vieux communiste de retour au pouvoir en 1979 après la mort en 1976 du père Mao, conserve intact le régime politique - il écrase par ses chars les manifestants de la place Tian A Men - mais ouvre progressivement l’économie en en faisant une «économie sociale de marché». Il fait adhérer son pays - oh, crime de lèse-majesté! - à l’OMS, l’Organisation mondiale du commerce le 11 décembre 2001, le grand Diable qui prône le libéralisme et intègre l’APEC, la Coopération Économique Asie Pacifique, dont l’Oncle Sam tient lui-même le gouvernail. L’Empire du Milieu s’est jeté dans les industries de main d’œuvre, dans celles du textile et dans les objets manufacturés de basse qualité. Il devient vite l’«atelier du monde» où tout s’arrache à très bas prix grâce à une main d’œuvre nombreuse et bon marché, grâce à un taux de change très compétitif. En 2008, selon les chiffres de la Banque Mondiale, la Chine devient la troisième puissance économique mondiale après les États-Unis et le Japon avec un PIB de 4.420 milliards de $ US. Cette même année, le nouveau président Hu Jintao célèbre trente ans de réformes qui ont fait de la Chine une puissance majeure dans le monde avec un taux moyen de croissance annuel de 9,8 %, soit plus de trois fois la moyenne mondiale. L’économie chinoise est devenue la quatrième du monde, représentant 6 % du PMB en 2008 contre 1,8 % en 1978. Trente ans de réformes de Deng, la Chine s’est éveillée au monde. Elle peut dicter sa loi, même à Washington, offrir 10 milliards de $ US à l’Afrique quand l’Occident ne peut décaisser 1 milliard, signe avec la R-dC ou avec n’importe qui - jusqu’à la Guinée de Dadis Camara - pour le même montant si pas plus des marchés de troc argent contre minerais ou autres matières premières que Pékin dévore comme rarement à l’époque contemporaine pour faire face aux nécessités de sa croissance économique galopante. Quand l’ex-Sabena, SN Brussels Airlines compte deux avions long-courriers, Hainan Airlines, l’une des trois compagnies aériennes chinoises fait décoller trois cents avions journellement. Pékin peut brandir sa maîtrise des airs: la Chine s’apprête à fabriquer chez elle, sur place, des gros-porteurs. Le monde s’est mis aux pieds de Pékin. Et tremble! ***Tout autour de nous, des pays émergent. Le petit opérateur économique de Bukavu n’a plus à se rendre à Dubaï. Il lui suffit de prendre la route de Kampala par Kigali pour joindre, sept heures plus tard, la capitale de l’Ouganda. Là, il trouve tout à des prix qui défient toute concurrence. De retour dans sa ville, il peut écouler ses marchandises, les évacuer à Goma et à Kindu dans le Kivu-Maniema. Pourquoi ce Kivu qui offre le même climat, dispose de la même pluviométrie et de la même végétation que le Rwanda recule-il quand le Rwanda affiche une croissance annuelle de plus de 6 %, une inflation de 4 % et un PIB par habitant de 350 USD par an? Pourquoi le Botswana et l’île Maurice qui ne possèdent le premier que le diamant, le second que la canne à sucre, pèsent-ils sur l’échiquier du monde quand la R-dC qui a tout, reste introuvable? Notre pays est-il trop grand pour être gouverné depuis Kinshasa? La démocratie bla-bla est-elle le mal qui ronge ce pays? Faut-il juste un zeste de démocratie, si cela peut pousser à la prospérité? La politique ne doit-elle pas se délester de ce pouvoir économique qu’elle détient au profit de l’initiative privée pour ne devenir qu’administration et régulation? La démocratie peut-elle être une fin en soi? À quoi sert cette valeur universelle si ce n’est pour l’émancipation de l’homme? Si le but est de sauver et de sauvegarder l’essentiel, ne faudrait-il pas se préparer à lui donner un petit coup de frein? Quand le nouveau discours international dominant consiste à demande à chaque pays d’aller à son rythme, qu’est-ce que cela signifie-t-il? Pourquoi le monde fout-il la paix à Singapour, à la Tunisie, à Maurice, au Rwanda, à l’Ouganda, autant de régimes qui bastonnent et emprisonnent opposants et journalistes? C’est quoi la politique si c’est plus de chaleur et moins de lumière? Nos parlementaires ne doivent-ils pas voter la révision si c’est pour recadrer nos objectifs de réussir la prospérité? À quoi sert de la richesse sans cause accumulée par la politique si c’est pour l’acquisition des voitures Mercedes et des châteaux en Espagne alors que générée par l’entreprise privée, elle se multiplierait et se fructifierait par un réinvestissement dans des secteurs créateurs de la valeur et de la richesse pour se transformer en croissance au bénéfice de tous? Pourquoi le politique ne porte-t-il pas la classe moyenne, ces PME qui seules peuvent faire boule-de-neige au lieu de tout miser sur des entreprises mastodontes internationales qui souvent sont des fonds vautours spéculatifs jamais à la base du développement humain? Si le peuple s’aperçoit qu’il peut gagner de l’argent ailleurs que dans la politique, n’est-ce pas qu’il laissera celle-ci aux professionnels afin que la politique soit service, sacrifice et jamais lieu d’accumulation personnelle? N’est-ce pas ce concept de politique qui amène certains, sur un même sujet, à dire oui aujourd’hui, non demain, et qui explique les yo-yo continuels sur la scène? À un mois des années électorales - 2010 avec les Locales, 2011 avec les Législatives et les Présidentielles -, où en sommes-nous? Avons-nous aux décisions des hommes de bien, des hommes de vertu, des hommes d’intelligence, des hommes de vision, bref des hommes qui servent d’exemples à d’autres? Sinon, n’est-il pas grand temps que des hommes de gabarit émergent? Ayons le regard tourné vers le Président de la République. C’est à ce niveau de pouvoir que tout se déclenche. Mais l’homme de pouvoir, partout au monde, a un homme de puissance qui a mission de rendre logiques et pérennes les décisions. Louis XIV a eu Mazarin, puis Colbert; George W. Bush s’est appuyé sur Karl Rove, Obama sur David Axelrod, Sarkozy sur Claude Guéant, Mobutu sur Bisengimana Rwema avant Seti Yale, Kabila sur le couple Katumba Mwanke-Samba Kaputo avant le trio Katumba-Boshab-Lumanu. Quelles responsabilités historiques ont ces hommes d’écoute vis-à-vis de leurs contemporains et de l’histoire pour modeler leur société dans l’ombre de l’homme de barre et aider celui-ci à passer grand dans l’histoire? À un mois du début de ces années cruciales, le débat qui plombe la classe politique porte sur l’avenir de la coalition AMP. Face à Jean-Pierre Bemba Gombo, l’AMP aurait été bien mal en point de l’emporter à la Présidentielle hors la machine AMP qui a fonctionné à plein régime, rejointe par le Palu, l’Udémo et des ténors politiques indépendants de tout parti. Ce sont les trois composantes de la Majorité (treize partis politiques, Personnalités politiques Indépendantes, Alliés Palu-Udémo). Il y eut l’accord d’entre les deux tours. Mais cet accord, quoique portant sur la Législature pleine et entière, avait à gagner en clarté s’il avait été plus engageant sur son volet lié à la technicité et à la morale. Si c’est Kabila qui est comptable de la mandature, ne lui appartient-il pas de conduire et de mener celle-ci à terme? Or, si le régime 1+4 est passé, il y a en place un 1+4 plus. Le Président se sent toujours lié par l’accord alors que c’est lui et lui seul qui a/aura à répondre de son mandat au peuple - tout au moins à la Présidentielle. L’heure du partage venue, les chefs de partis sont toujours aussi puissants et s’imposent toujours et imposent leurs hommes. Résultat des courses: on a, au niveau de la décision, des hommes de l’étoffe de ce ministre du gouvernement Tshisekedi - un certain Atale - nommé aux Finances avec pour seul mérite celui d’avoir été infirmier et proche de son boss de Premier ministre. L’accord de coalition aurait dû fonctionner avec Gizenga et avec Gizenga seul. Pour avoir joué un rôle dans le pont jeté entre l’Est et l’Ouest, le patriarche du Palu était le must pour bétonner une réconciliation exigence au lendemain du débat nauséabond de la Présidentielle. C’est le rôle que Mobutu fit jouer à Bernardin Mungul Diaka après la tragédie Tshisekedi. Et l’expérience aurait dû s’arrêter là, douze mois plus tard en apothéose. Après, on aurait laissé le Président de la République libre de se choisir ses hommes, son Premier ministre (de l’Est, de l’Ouest, du Nord, du Sud, qu’importe!), ses ministres, avec pour seule mission la régulation et l’impulsion de l’économie. Quitte à revenir à un cabinet politique à l’annonce des échéances… Mais jamais on aurait dû pérenniser les exigences de la coalition. Des analystes avaient projeté le profil du nouveau Premier: l’homme qui allierait les qualités intellectuelles éprouvées, l’expérience avérée à une assise politique confortable au sein de la Chambre basse et dans le pays au sein de la population; être l’homme apte à l’itinérance et doté d’une forte personnalité à même de maîtriser toutes les filières de l’Administration, des services et des entreprises de l’Etat; être capable de justifier d’une connaissance suffisante du pays et de ses problèmes; être capable de dire la vérité au Chef de l’Etat, d’obtenir son soutien à chaque étape de l’action afin de réaliser un bilan positif du mandat qui permettrait de mieux aborder l’échéance 2011; être l’homme d’ouverture, le rassembleur, généralement accepté. À mi-parcours du mandat, que dire? Il faut donner le meilleur de soi au travail. Mais le temps fait défaut. L’eau de la Régideso ne coule nulle part dans nos quartiers pauvres. Ni à Binza pourtant cossu... Ni l’électricité de la Snél n’éclaire nos rues et avenues. Les villes se délitent suite à des érosions quand le système des transports devient casse-tête sans que les pouvoirs publics n’aient à intervenir. Nous sommes retournés à l’âge des ténèbres… À certains croisements de la Capitale, de géantes affiches menteuses sont visibles: c’est KinshasaDubai. La fameuse Cité du fleuve impossible! Il faut saluer le programme des 5 Chantiers qui ouvre ses portes. À Kinshasa, le boulevard du 30 juin promet de nous rendre fierté et dignité. Il y a l’entame du boulevard Lumumba, porte d’entrée de la ville. La télé, elle, montre les images du service de Visibilité. Réflexion poussée, que signifie tout cela pour l’habitant de Bukavu qui, pour se rendre dans la Capitale, s’impose deux jours à la suite d’une piste aérienne inadaptée? Il faut espérer que la RVA dispose d’un projet pour l’aéroport de Kadumu. Sur la piste de la Luano cabossée, à Lubumbashi, la deuxième ville du pays, les pilotes doivent réciter Ave Maria avant de décoller ou d’atterrir… À Goma, un énième cercueil volant vient de cracher, ce qui démolit encore l’image d’un pays blacklisté. Le don allemand de 20 millions de dollars destiné à la réhabilitation d’une piste réduite par la lave volcanique à 2000 m au lieu de 3800, serait parti en fumée, empoché par un privé. Au Bandundu, nul n’a encore vu arriver ni bicyclette du ministère du Développement rural, ni tracteur du ministère de l’Agriculture. Le vent souffle dans le mauvais sens. Si rien de grand n’est fait d’ici les échéances, si aucun signal n’est envoyé quand les scandales financiers se décuplent, si la campagne Tolérance Zéro devient slogan, et si les grands Kuluna ne sont pas conduits dans des cellules pour servir d’exemple et frapper les esprits, si la fête du Cinquantaine se limite à des manifestations grandioses plutôt qu’à lancer un programme de colloques à tous les niveaux du pays en faisant participer des sommités avérées de chez nous et d’ailleurs qui s’intéressent au développement de notre pays et qui culmineraient le 30 juin à venir par l’annonce d’une Vision sur ce que le pays doit être demain, sur le rêve qu’il nourrit pour ses enfants et petits-enfants, et sur les moyens qu’il nous faut avoir, il n’est pas impossible que le Peuple nous dise dans le secret de l’isoloir: tout ça ce fut un gros malentendu.
Le soft.