Bienvenu-Karibu-Welcome

Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

Visiteurs

Rechercher dans ce blog

vendredi 30 juillet 2010

Des initiatives d’ONG locales pour la justice et la paix en Ituri

La terre a toujours été la principale base des conflits entre différentes communautés ethniques de l’Ituri, un district de la Province orientale, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Des rapports d’organisations non gouvernementales (ONG) locales affirment qu’entre 2006 et 2010, ces conflits, qui ont parfois engendré des affrontements directs entre membres de différentes communautés, ont fait entre 100.000 et 150.000 victimes.

«Pour prévenir de nouveaux conflits et résorber les effets des conflits du passé, les femmes et autres acteurs des ONG ont mis en place des initiatives privées pour la sensibilisation et la formation de la population aux droits de l’Homme, à la prévention et à la gestion pacifique des conflits dans les communautés», déclare Marie Kanyobayo, responsable de l’Union des femmes pour le développement (UFD), une ONG locale.

Selon Kanyobayo, «la femme étant généralement une actrice majeure pour la construction et le maintien de la paix au sein des familles, l’UFD fonde sa sensibilisation et sa formation sur le rôle de la femme pour la construction de la paix et de la justice sociales».

Et elle ajoute : «Le succès de ces actions réside dans le fait qu’elles impliquent beaucoup d’acteurs sociaux, parmi lesquels les Nations Unies, des organisations internationales, des autorités locales, y compris celles de la police et de l’armée congolaises».

Jeanine Kiwa, une agricultrice, qui s’est vu arracher son champ lors de la guerre par un groupe de combattants Hema qui y ont installé leur quartier général en 2005, a indiqué «avoir recouvré son champ depuis 2009 grâce aux interventions de l’UFD et d’autres ONG qui sensibilisent sur la justice».

«L’UFD a parlé à ces anciens combattants qui avaient déjà vendu une partie de mon champ. J’ai récupéré la partie qui n’était pas encore vendue. Ils m’ont demandé pardon devant le chef du territoire de Njugu et je leur ai pardonné», a-t-elle dit à IPS.

«La population en général ignore le droit applicable aux problèmes des terres. La justice coûte cher et la population est pauvre. Cette justice est inaccessible et les victimes renoncent à prendre part à des procédures, souvent longues et inefficaces», explique Alfred Mbutu, prêtre et membre de la Commission diocésaine de justice et de paix qui organise aussi des séances de sensibilisation des communautés locales pour la paix et la justice.

«En collaboration avec tous ces partenaires, nous avons déjà organisé plusieurs campagnes d’information et de sensibilisation à Mahagi, Njugu, Aru et Mambasa, quatre territoires administratifs de l’Ituri», a indiqué Gilbert Tandia Bakonzi, formateur au sein du 'Centre Pélican Training for Peace and Justice', une ONG congolaise basée en Ituri.

Tandia a expliqué à IPS : «Chacun des acteurs intervenants s’occupe d’un volet qui relève de sa compétence. Par exemple l’ONU Habitat, qui a une grande expérience dans la résolution des conflits basés sur les conflits fonciers, partage avec les responsables territoriaux l’expérience tirée des autres pays, tandis que l’ONG belge RCN (Réseau des citoyens network justice et démocratie) s’occupe de la vulgarisation des textes de lois en lien avec les aspects fonciers».

«L’ONU Habitat propose ainsi des solutions en ce qui concerne la gestion des pâturages, des enclaves, des limites territoriales entres terres occupées par différentes ethnies, et associe différents leaders communautaires à la recherche des solutions spécifiques aux problèmes spécifiques de leurs communautés respectives», a souligné Xavier Macky de l’ONG Justice plus, et collaborateur de l’ONU Habitat en Ituri.

«Les responsables religieux contribuent aussi à ressouder les communauté sur la base des concepts de pardon, de réconciliation, d’acceptation mutuelle des uns par les autres, qui fondent le principe de la cohabitation pacifique et le dialogue franc entre les communautés vivant dans un environnement post-conflit», affirme Jean Claude Sady du Conseil des confessions religieuses d’Ituri (CCRI). Ces concepts fondent également la «cohésion sociale pour la relance économique rurale».

Le CCRI est une plate forme d’ONG de l’Ituri, qui ont pour activités principales le monitoring des lieux de détention et le suivi des cas de détentions irrégulières, la sensibilisation et la mobilisation des églises, des ethnies à la conscience collective et à la réconciliation. Il forme aussi des volontaires sur la justice, la réconciliation et sur comment trouver des solutions non judiciaires aux conflits fonciers dans les communautés.

Simon Angoyon, un para-juriste, qui a bénéficié des formations organisées par le CCRI, a indiqué à IPS que désormais, son «travail est de répercuter, dans les communautés les plus lointaines, notamment celles des pygmées, les campagnes de sensibilisation sur les problèmes fonciers ainsi que sur les solutions locales qui peuvent y être apportées».

«Avec l’appui de toutes les ONG impliquées, les autorités locales en charge des titres fonciers, immobiliers et cadastres, s’occupent de la vulgarisation des textes légaux et des résolutions formulées lors des séances de sensibilisation et de formation», souligne Pascal Sindani, un agent de l’administration chargée de la conservation des titres immobiliers de l’Ituri

BUNIA, RD Congo , 26 juil (IPS)

Ituri: Le pétrole de tous les dangers et enjeux

Aussitôt les blocs pétroliers I & II du lac Albert acquis grâce à l’ordonnance présidentielle du 18 juin 2010, les sociétés Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd, qui ont acquis le permis d’explorer et d’exploiter les réserves pétrolières se sont lancées dans une vaste campagne de charme à grand renfort de publicité dans les médias locaux. Descente des officiels sur le site, promesses de construction des tronçons routiers par-ci construction des écoles, des centres de santé et bâtiments administratifs par-là… la liste de bonnes intentions n’est pas exhaustive. Mais, des sceptiques en sont encore à se demander s’ils arriveront à convaincre l’opinion iturienne qui exprime tant d’impatience, de résistance et des réserves sur le choix porté sur les acteurs ?

Le Climat tempéré porte un grand intérêt à cette question du pétrole de l’Ituri et s’attache à éveiller l’attention du public d’autant plus que l’histoire récente apprend que les grandes régions pétrolières du monde sont généralement les zones d’instabilités parce situées qu’au carrefour de beaucoup d’intérêts. On connait la situation du Proche & Moyen Orient, du Nigeria, du Soudan, du Tchad, de la Tchétchénie,…).

La moindre légèreté dans le traitement de ce dossier peut compromettre à jamais la stabilité et la sécurité d’une zone pas encore apaisée.

Zondwa Mandela


Un passage en force !

Les observateurs savent que Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd ont obtenu les permis d’exploitation et d’exploration à la suite d’un passage en force exercé par des officiels et membres très influents des cours présidentielles congolaises et sud africaines . Les contrats signés entre le gouvernement congolais et ces sociétés n’engagent pas les deux Etats, note un observateur ; mais plutôt le gouvernement congolais et des groupes d’intérêts sud africains qui, il faut reconnaitre, ont de l’influence dans le pouvoir actuel sud africain au regard des noms de leurs animateurs (un Khulubusu Zuma et un Mandela). Un expert congolais du ministère des Hydrocarbures se désole toujours à l’idée que ce dossier n’est jamais passé par les services spécialisés du ministère. Il poursuit en disant qu’il a été piloté par un groupe d’individus qui n’ont pas grand-chose à voir avec les services habilités dans pareilles négociations.

Mais, même si une ordonnance a été signée, le dossier n’est pas clos, constate-t-on. Tout dernièrement encore, il s’est invité de façon impromptue à une importante réunion de travail entre une haute délégation du gouvernement britannique conduite par Henri Bellingham, ministre des Affaires étrangères et son collègue de la Coopération, Stephen O’Brien et le Premier ministre congolais. « Cependant, il convient de souligner que la partie britannique a exprimé ses préoccupation de voir la société britannique Tullow Oil PLC investir en RDC », disait un communiqué de la primature signée par la cellule de communication. Des ONG internationales parmi les plus crédibles dénoncent le caractère non transparent et irrégulier des contrats pétroliers signés ces dernières années. Un diplomate occidental qui recevait quelques éditeurs de la presse écrite de la place a, à l’occasion de la fête nationale de son pays, déclaré en privé qu’il y avait dans cette affaire du pétrole du Graben Albertine un antécédent fâcheux entre les intérêts des partenaires qui ont sauvé ce pays de la disparition et les intérêts de quelques courtisans.
Khulubusu Zuma

On le voit très bien, les signaux qui viennent d’ailleurs n’incitent pas à l’enthousiasme béat. Même si les détenteurs du permis sur le lac Albert promettent monts et merveilles aux Ituriens en termes d’infrastructures scolaires, sociales, administratives et routières à court terme. A propos des routes, une voix discordante est venue atténuer l’enthousiasme. Un influent député et notable du coin a déclaré, preuve à l’appui, que la construction des routes n’a jamais fait partie de ce contrat pétrolier. « Où auront-ils les fonds ? Et puis, n’est-ce pas que les Chinois ont la responsabilité des tronçons cités, à savoir : Bunia-Kasenyi, Bunia-Komanda (tous les deux tronçons longs de 150km) dans le cadre de leur programme ? S’est il interrogé. En outre, les investisseurs qui sont associés dans le contrat Caprikat et Foxwhelp battent de l’aile dans leurs affaires. C’est le cas de la société financière Aurorea Empowerment system de Khulubuse Zuma qui a tout récemment bénéficié d’un financement de 8 millions £ de la société financière suisse Global Emerging Market selon le journal en ligne Africa intelligence(AI) n°629. Que dire enfin, du richissime israélien Dan Gertler, dont la société KMT installée au Katanga, tombeur du canadien First Quantum Minerals est pressentie être en voix de rachat par le groupe russe Kazakh ENRC, toujours selon la même source « Africa intelligence » n°231 du 21 juillet 2010 ? Entretemps « Divine Inspiration Group », une des entreprises lésées menace de porter l’affaire à l’arbitrage international si l’Etat congolais refuse de régler le différend à l’amiable, indique une correspondance adressée au ministre des Hydrocarbures, le 14juillet, et référenciée DIG/DG/0005/2010. Qui vivra verra.

Jean-Claude Bimwala-Le Climat Tempéré

mardi 20 juillet 2010

Cartographie des motivations derrières les conflict: 'Province Orientale'

Résumé

Les districts de l'Ituri, du Haut-Uele et du Bas-Uele ainsi que le territoire de Bafwasende continuent de souffrir de la présence de groupes armés. De manière générale, la puissance des groupes armés dans la province Orientale est limitée, et leurs effectifs ne sont pas nombreux. De plus, il y a une présence considérable de l'armée congolaise.

Les deux districts de l'Uele se situent au nord de la province Orientale, ayant une frontière commune avec la République Centrafricaine et le Soudan. Dans le courant de l'année 2009, ces deux districts ont à maintes reprises été cités dans l'actualité concernant la situation en RDC à propos de la traque aux rebelles de la LRA (Lord's Resistance Army, Armée de Résistance du Seigneur). Cette traque a chassé la LRA de ses bases dans le parc de la Garamba. Elle a en outre précipité la fragmentation du groupe armé en un nombre de petites unités, qui se sont éparpillées dans plusieurs endroits, commettant sur leur passage un nombre abyssal de violations des droits de l'Homme envers la population civile.

La stratégie de la LRA semble quasi exclusivement orientée vers la survie. Le groupe armé ne s'attaque pas à des cibles stratégiques, ni ne combat dans le but d'acquérir un contrôle des ressources naturelles, et si jamais il a été poussé par un agenda politique ou social, ces griefs ne sont plus du tout reflétés dans son attitude sur le terrain.

Les milices restantes présentes dans les territoires d'Irumu et de Djugu dans le district de l'Ituri, ont également été la cible d'opérations militaires, ce qui les a considérablement affaiblies. En novembre 2009, il ne restait plus que deux groupes actifs sur le terrain. Parmi ces deux groupes, le plus important est le FRPI qui tient son quartier général dans le territoire d'Irumu. Le FRPI se dénombre à environ 200 combattants. Cette milice tient à se cacher, mais reste néanmoins près de ses zones tribales. Bien que le FRPI soit pratiquement encerclé par les FARDC, il semblerait qu'il ne se sente pas tellement menacé dans cette position pourtant précaire. Les membres du FRPI n'ont pas d'agenda clair, mais ils peuvent être instrumentalisés pour avancer l'agenda d'autres.

En comparaison avec toutes les autres provinces de l'est de la RDC, il ne reste que peu de milices maïmaï actives en Orientale. Deux groupes importants continuent d'opérer dans cette province, ayant chacun des positions dans le sud-est du vaste territoire de Bafwasende, à l'endroit où se situe le Parc national de la Maiko. Jusqu'à récemment, ils n'étaient pas vraiment menacés et leur motivation semblait principalement basée sur l'accaparation de ressources naturelles.

Tant bien que mal, ces groupes résistent aux opérations militaires des FARDC et continuent d'être une source d'insécurité dans la région. Rien que regardant le nombre de soldats gouvernementaux et celui des rebelles, cela est saisissant. Beaucoup d'hommes de troupe des FARDC, mal payés et alimentés, n'ont pas vraiment la motivation de s'attaquer aux groupes armés et de gérer le problème. Ils préfèrent garder leurs positions et dissuader les activités rebelles par leur simple présence, au lieu de risquer leur vie dans des échauffourées. De plus, plusieurs unités des FARDC, particulièrement en Ituri, sont (ou ont été) impliqués dans des trafics lucratifs de minéraux et de bois de construction. Ces unités, et leurs commandants en premier lieu, ont certainement un intérêt à prolonger leur déploiement dans ces territoires.

Le rapport complet : ici:http://ochagwapps1.unog.ch/rw/RWFiles2010.nsf/FilesByRWDocUnidFilename/ASAZ-875GJ5-rapport_complet.pdf/$File/rapport_complet.pdf

vendredi 16 juillet 2010

CPI : La Chambre de première instance I ordonne la mise en liberté de Thomas Lubanga Dyilo- La décision n’est pas encore exécutoire

Communiqué de presse: 15.07.2010



La Chambre de première instance I ordonne la mise en liberté de Thomas Lubanga Dyilo- La décision n’est pas encore exécutoire
ICC-CPI-20100715-PR559



Situation : République démocratique du Congo
Affaire : Le Procureur c. Thomas Lubanga Dyilo


Comme suite à la décision imposant une suspension inconditionnelle de la procédureengagée dans l’affaire Le Procureur c. Thomas Lubanga Dyilo, la Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé aujourd’hui la mise en liberté de Thomas Lubanga Dyilo. Les juges ont considéré qu’un accusé ne peut être maintenu en détention préventive sur la base d’une spéculation sur une éventuelle reprise des procédures.

Cependant, comme l’a précisé le juge président Adrian Fulford, la décision ne sera pas immédiatement exécutoire. Celle-ci n’est pas applicable avant que le délai de cinq jours, ouvert pour interjeter appel contre la décision, expire. En outre, dans le cas où un appel serait interjeté et s’il était demandé que l’appel ait un effet suspensif, l’accusé resterait en détention jusqu’à ce que la Chambre d’appel se soit prononcée sur la suspension de la décision de mise en liberté. La Chambre a également précisé qu’une décision de mise en liberté n’est exécutoire qu’une fois les dispositions nécessaires prises pour le transfèrement de l’intéressé dans un Etat tenu de le recevoir.

Dans sa décision orale d’aujourd’hui, la Chambre de première instance I a également donné l’autorisation à l’Accusation d’interjeter appel contre la décision suspendant la procédure. En outre, elle a décidé de reporter toute action relative à des sanctions en cas d’inconduite à l’audience (article 71 du Statut de Rome) jusqu’à ce que la Chambre d’appel statue sur cet appel. Comme l’a expliqué le juge Fulford, le Procureur n’a pas exécuté deux des ordonnances de la Chambre, délivrées le 7 juillet 2010. Pour les raisons expliquées dans la décision de suspension du procès, ceci constituait, de l’opinion des juges, un refus délibéré et totalement injustifié de suivre les indications de la Chambre. Cependant, le juge a conclut que la question des sanctions doit attendre le résultat de l’appel.

Le 8 juillet dernier, la Chambre de première instance I avait imposé la suspension du procès considérant que l’équité des procédures à l’encontre de l’accusé n’était plus garantie, du fait du non respect par l’Accusation des ordonnances émises par la Chambre. La Chambre avait ordonné au Bureau du Procureur de divulguer confidentiellement à la Défense les noms de l’intermédiaire 143 ainsi que d’autres informations sur son identité.

Thomas Lubanga Dyilo est accusé d’avoir commis, en tant que coauteur, des crimes de guerre pour avoir procédé à l’enrôlement et la conscription d’enfants âgés de moins de 15 ans dans les rangs des Forces patriotiques pour la libération du Congo et les avoir fait participer activement à des hostilités en Ituri, un district de la Province orientale de la République démocratique du Congo, entre septembre 2002 et août 2003.


Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a saisi la Cour en avril 2004. L’affaire Le Procureur c. Thomas Lubanga Dyilo est la première qui s’inscrit dans le cadre de cette situation, les autres affaires sont Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui et Le Procureur c. Bosco Ntaganda. Bosco Ntaganda n’a pas encore été arrété. Les enquêtes se poursuivent en République démocratique du Congo.




--------------------------------------------------------------------------------


Pour toute information complémentaire, prière de contacter Sonia Robla, chef de la Section de l’information et de la documentation, au n° de tél. : +31 (0)70 515-8089 ou au n° de portable +31 (0)6 46 44 87 26 ; ou à l’adresse électronique : sonia.robla@icc-cpi.int

mercredi 14 juillet 2010

Bunia: les députés provinciaux de l’Ituri retournent à Kisangani

Les députés provinciaux, élus du district de l’Ituri, ont décidé de reprendre leur place à l’assemblée provinciale dont le siège se trouve à Kisangani, capitale de la Province-Orientale. Ils ont pris cette décision après avoir tenté en vain d’obtenir l’érection du district de l’Ituri en province conformément aux dispositions constitutionnelles. Ils vont donc rejoindre Kisangani, mais affirment poursuivre leur lutte.

Le coordonnateur du groupe parlementaire des députés provinciaux de L’Ituri, Kimarikima Muzitina, élu d’Irumu, a annoncé cette décision mardi 13 juillet à Bunia, au cours d’une conférence de presse.

«Nous avons décidé de regagner Kisangani qui est le chef-lieu de la Province Orientale pour poursuivre la lutte que nous avions engagée, celle d’obtenir la province,» a-t-il déclaré en substance.

Concernant la légitimité de cette assemblée provinciale que les députés provinciaux d’Ituri avaient déclaré dissoute le 15 mai en se référant aux mêmes dispositions constitutionnelles, John Ntinanzabu, un autre élu d’Irumu, estime que le débat de la légitimité de cette institution devra être engagé avant la prochaine rentrée parlementaire.

Avis partagé par la société civile locale qui, par ailleurs, met en garde les députés provinciaux d’Ituri contre tout revirement par rapport à leur revendication : celle de voir l’Ituri devenir une province à part entière.

Le coordonnateur de cette société civile, Jean Bosco Lalo a déclaré :

«Nous disons: gare aux députés qui vont trahir l’avènement de la transformation de l’Ituri en province. Ils doivent rester constants dans leur déclaration. Nous ne pouvons pas tolérer qu’ils changent d’avis par rapport à ce qui a été dit. S’ils ne le faisaient pas, en tout cas, la sanction populaire ne va pas tarder.»

Tous les élus de l’Ituri auraient déjà reçu de l’argent pour se procurer un titre de voyage afin de rejoindre Kisangani.

Okapi.

mardi 13 juillet 2010

Bientôt la bataille Juridique pour le Contrôle du pétrole Iturien : La lettre de mise en demeure de Tullow Oil

Chers lecteurs,


Nous publions ci-bas une lettre écrite par les responsables de la compagnie pétrolière Tullow oil à la suite de la conclusion des nouveaux contrats avec Caprikat/Foxwhelp (blocs 1 et 2) qui ont été conclus le 5 mai dernier, approuvés par le président congolais Joseph Kabila par ordonnances publiées le 22 juin 2010 dans le journal officiel; annulant ainsi les anciens accords conclus avec le Britannique Tullow Oil.



L'on se rappellera aussi qu'au mois de juin dernier les Députés et sénateurs de l'Ituri avait vigoureusement réagit contre la conclusion de ce CPP entre le gouvernement congolais et les sociétés Caprikat et Foxwhelp (Lire :http://iturionline.blogspot.com/2010/06/presse-special-dossier-petrol-de-lituri.html)



Selon des estimations, la rive congolaise du lac Albert recèlerait quelque deux milliards de barils de pétrole, avec une production possible de plus de 150.000 bpj, qui pourrait rapporter plusieurs milliards de dollars à la RDC.



Bonne lecture!


Admin.


« L’opinion se rappellera qu’en date du 18 juin 2010, le président de la RDC a signé une ordonnance par laquelle elle attribuait les blocs pétroliers I et II du lac Albert aux sociétés Caprikat et Foxwelp Ltd ; logées aux Iles Vierges Britanniques. Cette nouvelle a soulevé un véritable tollé, car la presse congolaise a rapporté et continue de rapporter des déclarations de désapprobation et de mécontentement tant de la société civile, des politiques que des forces vives de l’Ituri.

Les blocs cités faisaient en effet déjà l’objet de graves litiges entre le gouvernement congolais et la société Tullow depuis 2006. depuis 2006, à la suite d’un appel d’offre lancé par le gouvernement congolais, l’Association « Tullow, Héritage et Cohydro », dans un contrat de partage de production (CPP), avait été sélectionnée par le gouvernement congolais pour obtenir les droits d’explorer et d’exploiter les réserves pétrolières de ces deux blocs. Des bonus d’une valeur de 500.000 $ avaient été versés par les parties contractantes. Ces bonus, rappelons-le, furent fixés à l’issue de concertations entre les deux parties.

En 2008, à la suite du changement intervenu au gouvernement, et spécialement à la tête du portefeuille des Hydrocarbures, il se produisit un premier coup de théâtre. Le ministre Lambert Mende, alors en charge des Hydrocarbures remit en cause les engagements de son prédécesseur, Salomon Banamuhere et attribua un des deux blocs à une autre société qui versa elle aussi des bonus dont Tullox ignore le montant. Parmi les raisons avancées por écarter Tullow, le ministre évoquait la situation de monopole qui risquait de s’installer sur le lac Albert, car Tullow était déjà présente sur la rive ougandaise. Oui, il est vrai que Tullow avait obtenu à la même période, du côté ougandais, trois blocs dont le plan de développement était déjà déposé auprès du gouvernement ougandais plan prévoyant le début du production à l’horizon 2012. Mais Tullow se demande si cette raison est valable quand on sait que d’autres sociétés (dont Soco-Dominon) avaient signé des CPP avec le gouvernement congolais sur d’autres blocs du même graben Abertine qui sont aussi de part et d’autre de la frontière congolo-ougandaise.

Quoi qu’il en soit, à la suite de cette situation, tullow a tenté d’approcher la partie congolaise en restant ouverte aux propositions gouvernementales pour obtenir un règlement légal et moral de ce litige, mais en vain. Au contraire, il vient de se produire un deuxième coup de théâtre, avec la signature d’un autre CPP engageant de nouveaux acteurs (Cprikat et Foxwelp), appuyée par une ordonnance présidentielle clôturant ainsi le processus d’attribution pour un début effectif des travaux. Ces sociétés, nées depuis le 24 mars 2010, et dabs lesquelles se trouvent associés, selon le journal en ligne Africaintelligence, le Juif Dan Gertler, les Sud-Africains Khulubuse Zuma, Zondwa Gaddafi Mandela, ainsi que d’autres Congolais très proches de la présidence de la RDC, sont logées aux Iles Vierges Britanniques. Tullow qui est très respectueuse des autorités politiques ainsi que des lois des pays dans lesquels elle œuvre ne s’est jamais engagée dans une campagne de calomnie des autorités congolaises. Elle ne s’est jamais engagée derrière une certaine classe politique pour influencer à rejeter les décisions gouvernementales d’un Etat souverain depuis cinquante ans. Son souhait le plus ardent est de voir intervenir un règlement qui tienne compte de lois nationales et internationales, de la moralité en affaires, de la transparence et de la bonne gouvernance.

Tullow Oil est une compagnie pétrolière qui se range parmi les entreprises pétrolières indépendantes les plus prospères et qui doit cette qualité, au sérieux du travail qu’elle fait dans les pays qui l’accueillent. Elle est enregistrée à Londres et est membre de la bourse de Londres où elle pèse plus de 17 milliards de dollars américains.

Elle est présente en Afrique depuis 1986 dans 16 pays et participe dans plus de 110 contrats dans le monde. Dans chaque pays où elle travaille, Tullow respecte la souveraineté et se conforme aux normes légales qui régissent le secteur pétrolier de ces Etats et ne s’est jamais engagée dans les affaires politiques des pays hôtes, car son travail est de chercher et de produire le pétrole et rien d’autre. Tullow Oil a signé un CPP avec la RDC depuis le 26 juillet 2006 et pendant 4 ans, elle a attendu que ce contrat soit avalisé par une ordonnance présidentielle. Tullow Oil de plie à la décision du Chef de l’Etat congolais mais se réserve le droit de saisir les cours et tribunaux pour dommages et intérêts suite au préjudice causé en son endroit. En outre, Tullow Oil tient à confirmer que son CPP reste et demeure encore valable du point de vue légal. Elle s’insurge contre la politisation de son dossier et fait une mise à demeure à toute personne qui tenterait de ternir son image et sa notoriété. Elle se dit prêtre à affronter quiconque aurait des preuves de son ingérence dans les affaires politiques de ce pays.

Direction de communication
Tullow
Via le phare

jeudi 8 juillet 2010

Le secteur des ressources naturelles doit impérativement être plus transparent...

Global Witness,Press Release – 07/07/2010

Il convient de saluer l’annonce, la semaine dernière, de la décision tant attendue de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international de renoncer au remboursement de la dette de 12,3 milliards de dollars de la République démocratique du Congo. Cependant, de multiples réformes de développement de la transparence sont requises de toute urgence dans les secteurs minier et pétrolier si l’on veut que le pays bénéficie réellement de cette décision, a déclaré aujourd’hui le groupe de campagne Global Witness.

Le pays a beau afficher une grande richesse en ressources naturelles – bois, minerais et pétrole –, la population congolaise n’en bénéficie aucunement du fait de décennies marquées par une corruption et une mauvaise gestion profondes.

« Le fait que le Congo se voit octroyer un allègement de sa dette au 50ème anniversaire de son indépendance constitue une occasion unique de rompre avec les comportements destructeurs et corrompus du passé », a affirmé Lizzie Parsons, responsable de campagne pour Global Witness. « Toutefois, nous assistons depuis peu à des développements préoccupants dans le secteur des ressources naturelles qui vont à l’encontre du progrès que représente l’octroi d’un allègement de la dette. »

Ces derniers mois, des contrats flous ont été signés dans les secteurs minier et pétrolier lucratifs du Congo, sans être soumis à aucun examen public approfondi. L’identité des propriétaires des sociétés qui ont obtenu le droit d’exploiter des ressources importantes est tenue secrète sous couvert de sociétés étrangères. Le transfert des droits d’exploitation miniers et pétroliers sans recourir à un processus d’appel d’offres international manifeste soulève des questions en matière de régularité de la procédure.

Une mystérieuse société enregistrée dans les îles Vierges britanniques, Highwind Properties Ltd, s’est vu octroyer le droit d’exploiter la mine de cuivre de Kingamyambo Musonoi Tailings au Katanga en janvier 2010. On ignore sur quelle base Highwinds a reçu ce droit. La mine avait auparavant appartenu à la société minière canadienne First Quantum Minerals, qui avait investi 750 millions de dollars dans le projet avant que celui-ci soit contraint par le gouvernement de cesser ses activités en septembre 2009 suite à un examen de dizaines de contrats miniers. Quelques mois auparavant, First Quantum avait versé 55 millions de dollars d’impôts – le plus gros paiement fiscal jamais perçu par le gouvernement, d’après le PDG de la société.

Deux compagnies pétrolières jusque-là inconnues, Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd, toutes deux également enregistrées dans les îles Vierges britanniques, ont obtenu les droits relatifs à deux blocs pétroliers pour l’instant inexploités dans le nord-est du Congo, par décret présidentiel promulgué en juin. On ignore selon quels critères les deux compagnies ont été sélectionnées. La décision a été prise alors que le gouvernement avait déjà octroyé ces blocs à d’autres compagnies à de nombreuses reprises, avec des primes de signature totalisant 3 millions de dollars, malgré le fait qu’aucun décret présidentiel ratifiant le précédent octroi des blocs pétroliers n’avait jamais été promulgué. De nombreuses sources signalent que Caprikat et Foxwhelp appartiendraient à un neveu du Président sud-africain Jacob Zuma.

« À l’heure actuelle, les citoyens congolais n’ont aucun moyen de savoir si les transactions conclues par le gouvernement le sont dans l’intérêt réel du pays. Le gouvernement devrait faire savoir sans équivoque quels individus sont impliqués dans les dernières transactions et selon quels critères ils ont été choisis comme partenaires », a ajouté Lizzie Parsons. « La capacité des citoyens à comprendre et à examiner minutieusement les accords est primordiale pour que le pays puisse tourner la page sur son passé. »

/ Fin

Contact :

Lizzie Parsons (+44 207 492 5865 or +44 7812 072 678) et

Daniel Balint-Kurti (+44 207 492 5872 or +44 7912 517 146)

Notes à l’attention des équipes de rédaction :

1. La République démocratique du Congo est devenue éligible à un allègement de sa dette le 1er juillet 2010 au titre de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.

2. Une commission sénatoriale congolaise a signalé en 2009 que le pays était passé à côté de 361 millions de dollars de recettes qu’il aurait dû dégager du secteur minier en 2008, et ce, en raison de la mauvaise gestion et de pratiques frauduleuses répandues.

lundi 28 juin 2010

Presse : Special dossier pétrol de l'ituri

Ituri, Députés et Sénateurs dénoncent le bradage des Blocs pétroliers I et II du Graben !
Déclaration des Députés Nationaux et Sénateurs de l’Ituri sur la signature des contrats pétroliers du Bloc I et II du GRABEN Albertine

Nous Députés et Sénateurs de l’Ituri, représentants les différentes forces politiques et porte- paroles de la population ; -Avons été informés par la voie de presse, de la cession et l’approbation du paiement de bonus de signature par le conseil des Ministres du 02 juin 2010 des droits de Blocs pétroliers I et II du Graben Albertine aux entreprises Ecrans CAPRIKAT LTD et FOXWELP LTD ; -Mus par la volonté de voir notre pays rentabiliser l’exploitation de ses ressources naturelles ; -Dénonçons le bradage des ressources nationales de la RDC par le Gouvernement à travers les sociétés susmentionnées, lesquelles sont basées dans les paradis fiscales des îles vierges. Ces pseudo entreprises détenues en réalité par un sujet italien, un sujet Sud Africain et des congolais ne possédant ni compétence technique moins encore des compétences financières et humaines pour une exploitation rationnelle et efficients des blocs pétroliers leur cédés. Il nous revient de constater : 1. L’Assemblée Nationale avait transmis une série de recommandations au Gouvernement en date du 14 juillet 2008 suite au désordre occasionné par l’octroi des blocs pétroliers du Graben Albertine ; 2. N’ayant plus jamais reçu de rapport, la plénière de l’Assemblée Nationale avait approuvé le 12 février 2010, que soit adressé au Gouvernement une nouvelle question orale avec débat pour connaître l’état d’avancement des différentes recommandations et la situation exacte des contrats de partage de production du Lac Albert dont plusieurs sociétés se prévalent ; Cette question orale avait été déposée au bureau de l’Assemblée nationale en date du 26 mars mais n’a pas été programmé au courant de cette session. 3. Que dans son rapport du mois d’avril 2010, le Ministre des Hydrocarbures propose la renégociation du contrat du bloc II de TULLOW OIL et la révision du Bonus des signatures à la hauteur de 20.000.000 USD mais se contredit dans sa lettre du 10 juin en accordant un bonus de 3.000.000 USD à CAPRIKAT. Que dans son rapport du 27 mai présenté au Conseil Extraordinaire des Ministres du 02 Juin 2010, s’agissant des blocs I et II du Graben Albertine, le Ministre des hydrocarbures s’est limité seulement à souligner le caractère litigieux des dits blocs sans toutefois présenter une solution qui viendrait d’un nouveau CPP avec CAPRIKAT Ltd. 4. Que le 10 Juin 2010, le Ministre des Hydrocarbures invite CAPRIKAT Ltd et copie FOXWHELP Ltd, entreprises sans adresse mais enregistrées aux îles vierges, de payer 6 millions d’USD pour l’acquisition des droits pétrolières, en lui confirmant que le Gouvernement avait en date du 02 Juin 2010 entériné cette décision et que conformément à l’ordonnance loi 81-013, l’approbation de ce contrat par le Chef de l’Etat serait acquise. 5. Que l’ordonnancement et la liquidation des paiements des bonus des signatures CPP pour les blocs du GRABEN Albertine/CAPRIKAT sont intervenus respectivement le 14 et le 16 juin 2010 auprès de RAWBANK pour un montant de 6.000.000 USD 6. Que les deux blocs précités sont couverts par deux CPP antérieurs distinct non réalisés en faveur des entreprises pétrolières TULLOW HERITAGE OIL –COHYDRO et DIVINE INSPIRATION –H OIL-SUD OIL- GAS&PETROLEUM -COHYDRO qui attendent leurs ordonnances d’approbation depuis plus de 3 ans. D’ou une superposition des CPP ; Tenant Compte 1. De l’état d’avancement des travaux sur le GRABEN albertine dans les Bloc I et II de la rive ougandaise, les réserves pétrolières sont actuellement estimés à 800 millions de barils soit la valeur approximative de 50 milliards de USD ; 2. Du projet de construction d’une mini- raffinerie en Ouganda pour les besoins de la Sous- Région ainsi que de commencer les travaux d’exploitation en 2010 ; 3. De parts de HERITAGE OIL représentant 50% de l’Entreprise opératrice acquises pour 1,3 milliards USD par son partenaire TULLOW OIL, du à la plus value suite aux découvertes certifiées, l’entreprise opératrice avait donc une valeur de minimum 2,6 milliard de USD. Elle a ensuite cédé 33% de ses parts à TOTAL et 33% à CNOOC (n°1chinois) afin de mobiliser près de 5 milliards USD nécessaires au début de l’exploitation. De ce qui précède, une mise au point s’impose 1. Pourquoi le gouvernement s’est il caractérisé par un mutisme face aux recommandations de l’Assemblée nationale en rapport avec le contrats hydrocarbures sur le Graben Albertine dont celui de lui faire rapport ? 2. Pourquoi l’Etat congolais n’a-t-il pas pris soin de clarifier les anciens contacts soit par leurs revisitassions, soit par leurs annulations ? 3. Pourquoi l’Etat Congolais ne devrait-il pas ensuite céder le droit à la COHYDRO qui, après quelques travaux de confirmation des réserves devraient céder ses parts pour plus de 2 milliards USD ? 4. Quel est l’intérêt du Gouvernement d’octroyer à une société off shore apparemment créer pour besoins de la cause et au mépris de la procédure requise, tous ces droits sur son patrimoine dont la valeur dépasse les 50 milliards de dollars ? 5. Pourquoi le Gouvernement n’a-t-il pas recouru à un appel d’offre international, mais plutôt à des entreprises inconnues et/ou peu crédibles dans le secteur pétrolier. 6. Sachant que CAPRIKAT va s’empêcher de vendre ses droits acquis sur son seul papier du contrat de partage de production, sans avoir au préalable déployer ses propres capacités d’exploration qui coûteraient plusieurs centaines des millions USD, pourquoi le gouvernement lui aurait fait ce cadeau au moment où il doit mobiliser toutes les ressources financières pour faire face à ses engagements et aux défis du développement de la RDC ? En fois de quoi, nous recommandons ce qui suit : 1. Que conformément aux dispositions légales, le Chef de l’Etat n’approuve pas par Ordonnance ce bradage des ressources qu’est le pétrole du Graben Albertine, 2. Que le Gouvernement annule le contrat de partage de production aléatoire conclu entre le Ministère des Hydrocarbures et les entreprises Ecrans CAPRIKAT Ltd et FOXWHELP Ltd. 3. Que le Ministre des Hydrocarbure se justifie sur le bradage intentionnel des ressources Pétrolières de la République en accordant un bonus des signatures de 3.000.000 USD par bloc alors qu’il estimait lui-même à 20.000.000 USD le bloc II ; 4. Que l’exploitation des ressources pétrolières soit attribuée à des entreprises crédibles ayant des sièges connus mondialement et cotés en bourse et ce, par la procédure d’appel d’offre. Ainsi fait à Kinshasa, le 24 juin 2010
Source: La prosperité

Au cours d’un atelier organisé par SARW: Le pétrole RD-congolais suscite le débat

L’Ituri voudrait voir clair dans l’exploration du pétrole dans le lac Albert tandis qu’au Bas-Congo, la Société civile crie à la pollution de l’environnement et exige l’indemnisation des victimes de cette pollution. Une revisitation des contrats pétroliers est plus qu’impérieuse. Les aspirations légitimes des populations locales doivent être prises en compte pour garantir la justice et la paix sociale, estiment les participants à l’atelier organisé à Kinshasa, le 10 juin 2010, par l’ONG Southern african ressources watch -SARW- sur les activités pétrolières en RD-Congo.

Ces informations partagées traduisent réellement les aspirations des communautés locales qui souhaitent bénéficier, dans un avenir proche, des dividendes des activités d’exploitation de ces ressources.Georges Bukundu, l’un des responsables de SARW, estime que si les mines n’ont pas pu développer la RD-Congo, l’on pourrait atteindre ce développement en exploitant les ressources pétrolières. Sur ce point, on part de ce que les autres pays produisant du pétrole ont pu se développer. Raison pour laquelle cette ONG a organisé un atelier qui a réuni les sociétés pétrolières, la société civile et les représentants du gouvernement en vue d’échanger sur l’exploitation du pétrole en RD-Congo. A cette occasion, Pilipili, directeur-chef de Service, au ministère des Hydrocarbures, a présenté la cartographie pétrolière de la RD-Congo. Son intervention a eu pour objectif de présenter les contours des activités pétrolières dans le pays ainsi que les projets bilatéraux en cours de développement avec les pays voisins. Selon lui, la RD-Congo est assise sur du pétrole, car sa géologie comporte trois bassins sédimentaires dont le bassin cotier dans le Bas-Congo, avec 6000 km2 et la Cuvette centrale, avec 800.000 km2. Le Graben Albertine est le pétrole du lac Albert en Ituri. Il a évoqué le fait que la RD-Congo partage toujours son pétrole avec les pays voisins. Et fait allusion ici au principe de l’unitization qui indique que la géologie n’ayant aucun lien avec les tracés des frontières géographiques entre pays voisins, un gisement peut se retrouver à cheval sur la frontière commune entre deux Etats et son exploitation devrait être assurée par ces deux Etats. Il a cité les cas du lac Albert entre RD-Congo et l’Ouganda, du lac Kivu entre RD-Congo et le Rwanda, du lac Tanganika entre la RD-Congo et la Tanzanie sans oublier l’exploitation cotière entre la RD-Congo et l’Angola. Selon lui, le lac Tanganika a un potentiel pétrolier 6 fois plus grand que celui du lac Albert, soit environ 80 millions de barils subdivisés en 10 blocs. Alors que le lac Albert a 5 blocs seulement que doivent se partager la RD-Congo et l’Ouganda.

Les activistes en alerte

«Le lac Albert est plus profond du côté RD-congolais avec 5000 m de profondeur contre 3000 m du coté Ouganda», a précisé Pilipili. Il a cité quelques sociétés pétrolières au monde dont Exxon, Shell, Mobil, Texaco, Chevron, Amaco, Anadarko, Apache, Maraton etc. y compris la Société congolaise des industries de raffinage -SOCIR.
Pour sa part, l’Abbé Alfred Ndrabu Buju, représentant de la Société civile de l’Ituri, Coordonateur du Réseau Haki na Amani, à Bunia, et de la Commission Justice et Paix, a indiqué que, de manière officielle, depuis que la question de pétrole du Lac Albert est à la une au plan national, elle n’a jamais fait l’objet d’échanges publics entre les communautés de l’Ituri et le gouvernement RD-congolais. «A ce jour, les inquiétudes demeurent toujours en raison du silence observé de la part du gouvernement sur le processus d’exploration et d’exploitation future de ce pétrole du lac Albert», a-t-il dit. Et il a, en outre, expliqué que pour la population, sa principale crainte est qu’elle ne trouve pas son compte dans le dossier de pétrole de l’Ituri qui, pourtant, l’affectera en premier lieu. Le souhait est que durant la phase d’exploration prochaine dans le lac Albert, les communautés proposent qu’il soit alloué, en termes de responsabilités sociales des entreprises, un pourcentage dégagé des investissements plutôt qu’un montant forfaitaire décidé unilatéralement.

Des échos en provenance du Bas-Congo sont alarmants. Selon Jean-Marie Muanda, le 18 février 1976, le Zaïre a effectué sa première exportation de brut exploité à Muanda, dans la province du Bas-Congo. Aujourd’hui, plus de trois décennies après, quatre entreprises pétrolières s’activent dans le bassin côtier. Il s’agit de Perenco, jusque-là le seul producteur de brut on Shore et off Shore. Surestream -on shore Blocs Yema, Matamba Makanzi et Ndunda- qui termine les opérations sismiques et dont le premier puits pourra être fonctionnel probablement cette année, Ener Gulf -on shore Bloc Lotshi - qui vient d’entamer les opérations sismiques. Soco -on shore bloc Nganzi- qui est sur le point de commencer l’exploitation proprement dite.

Rétrocession aux populations riveraines

Depuis 2000, Perenco, le seul producteur du brut RD-congolais, opère sur les champs maritimes avec MIOC, en partenariat avec Teikoku et ODS. Sur les champs terrestres interviennent Perenco Rep et Lirex. Et l’orateur a précisé que Perenco produit environ 25.000 barils par jour on shore et off shore. Il a fait savoir que la pollution continue étant donné que l’exploitation pétrolière est une activité naturellement et potentiellement polluante. Cependant, il n’a pas indiqué que Perenco rejette souvent les accusations de pollution, arguant que cela n’est pas prouvé. Pour lui, le pétrole brut et ses dérivés contiennent pourtant des hydrocarbures polyaromatiques -PAHs- et des métaux lourds, composés très toxiques qui causent des troubles sérieux de la santé humaine et de l’environnement. L’industrie pétrolière utilise des biocides -substances chimiques- pour la protection des hydrocarbures et de la tuyauterie. En termes clairs, pour la société civile, la contribution pétrolière au développement local devra correspondre, par exemple, à l’équivalent de 2% de la production globale des entreprises pétrolières locales. Le gouvernement devra être conséquent à ce sujet. Aussi les entreprises pétrolières devront appliquer convenablement leurs responsabilités sociales et environnementales. Ceci implique notamment le respect des droits de l’homme et la protection de l’environnement. C’est ici qu’intervient l’idée de la revisitation des contrats pétroliers étant plus qu’impérieuse. Les aspirations légitimes des populations locales doivent être prises en compte pour garantir la justice et la paix sociales. Une étude d’impact environnemental internationale et indépendante devra être diligentée pour déterminer le degré de pollution dans le bassin côtier de Muanda. Toutes les victimes des activités pétrolières devront être indemnisées de manière juste.
Du côté sociétés pétrolières, Sarawa de Tullow Oil a indiqué que sa société a signé, depuis 2006, un contrat avec le gouvernement RD-congolais pour explorer le pétrole du Graben Albertine et que ce contrat est sujet à contestation. «Tullow a payé 500.000 USD de bonus et si le gouvernement RD-congolais trouve que les conditions de 2006 ont changé, nous sommes prêts pour renégocier avec lui, car nous attendons toujours son invitation», a-t-il indiqué.

Octave MUKENDI
Source : 7sur7

L'exploitation du Lac Albert enlevée aux Britanniques

Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a signé jeudi deux ordonnances confiant l’exploitation des blocs pétroliers 1 et 2 du lac Albert, dans l’Ituri en province Orientale aux entreprises Caprikat Limited et Foxwhelp basées aux îles Vierges britanniques.
Selon les ordonnances présidentielles confirmées par jeudi, Caprikat et Foxwhelp auraient versé 6 millions de dollars pour obtenir l’exploitation.
Les blocs pétroliers avaient été confiés au préalable en 2006 à l’entreprise britannique Tullow Oil et à la sud-africaine Divine Inspiration en 2008.
Tullow a exprimé sa déception et émis des doutes quant à la nouvelle décision de Joseph Kablila : "Cela n’aidera pas l’Afrique à construire une image de transparence".
Les deux blocs attribués à Caprikat contiendraient des réserves pétrolières estimées à 50 milliards de dollars US.

La société civile de l’Ituri s’oppose à cette attribution et demande au président Joseph Kabila de revoir sa décision, affirmant que ces deux entreprises n’ont pas rempli les conditions requises pour exploiter ces gisements pétroliers en tenant compte des populations environnantes
Source :
Radio Nederland
Reuters

Ituri - Les parlementaires dénoncent les contrats pétroliers « du Graben Albertine »

Les députés nationaux et sénateurs originaires du district de l'Ituri, dans la province Orientale sont montés au créneau, hier jeudi 24 juin pour dénoncer la signature des contrats pétroliers du Bloc I et II du Graben Albertine. Ils invitent par conséquent le gouvernement d'annuler ces contrats de partage de production entre lui et les « sociétés écrans ».
Dans une déclaration faite, hier jeudi 24 juin au Palais du peuple, le porte-parole des parlementaires du district de l'Ituri, Uweka Ukaba, a dénoncé « la cession et l'approbation du paiement de bonus de signature par le Conseil des ministres du 2 juin 2010, des droits de blocs pétroliers I et II du Graben Albertine aux entreprises écrans Caprikat Ltd et Foxwelp Ltd, basées dans le paradis fiscal des Iles Vierges ».
Les parlementaires de l'Ituri ont regretté de ne « plus jamais recevoir de rapport que la plénière de l'Assemblée nationale avait approuvé le 12 février 2010 sur la nouvelle question orale avec débat au gouvernement pour connaître l'état d'avancement de différentes recommandations et la situation exacte des contrats de partage de production du Lac Albert dont plusieurs sociétés se prévalent ».
Le porte-parole des Parlementaires de l'Ituri a, par conséquent, fustigé le bradage des deux blocs précités qui sont couverts par deux contrats antérieurs distincts non résiliés en faveur des entreprises pétrolières Tullow-Heritage oil-Cohydro et Divine Inspiration-H Oil-Sud Oil Gas et Petrolum-Cohydro qui attendent leurs ordonnances d'approbation depuis plus de 3 ans.

DES RECOMMANDATIONS

Prenant en compte l'état d'avancement des travaux sur le Graben Albertine dans les Blocs I et II de la rive ougandaise, les réserves pétrolières sont actuellement estimées à 800 millions de barils, soit la valeur approximative de 50 milliards USD, l'honorable Uweka Ukaba a, ensuite, rappelé que « dans son rapport du mois d'avril 2010, le ministre des Hydrocarbures a proposé la renégociation du contrat du Bloc II de Tullow Oil et la révision du Bonus de signature à la hauteur de 20.000.000 dollars Us, mais se contredit dans sa lettre du 10 juin en accordant un Bonus de 3.000.000 de dollars Us à Caprikat ».
En fois de quoi, les parlementaires de l'Ituri invitent le chef de l'Etat de ne pas approuver par ordonnance ce bradage des ressources qu'est le pétrole du Graben Albertine. Ils recommandent au gouvernement « d'annuler le contrat de partage de production aléatoire conclu entre le ministère des Hydrocarbures et les entreprises écrans Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd ».

Ils exigent que « le ministre des Hydrocarbures puisse se justifier sur le bradage intentionnel des ressources pétrolières de la RDC en accordant un Bonus de signature de 3.000.000 de dollars Us par Bloc alors qu'il estimait lui-même à 20.000.000 dollars Us le Bloc II ».

Le potentiel.

mercredi 23 juin 2010

D'un ministre à un autre - Le pétrole de l'Ituri attribué à trois exploitants différents en 4 ans !

Depuis 2006, les blocs pétroliers I et II du Graben Albertine du lac Albert, à la frontière ougando-congolaise, ont été attribués à trois exploitants différents, en quatre ans, par chaque ministre congolais qui se sont succédé au ministère des Hydrocarbures. L'Anglais Tullow et associés, en 2006, le Sud-Africain Divine en 2008 et présentement le Britannique des Iles Vierges Capricat. Le processus d'attribution à ce dernier vient d'être engagé par la lettre officielle du ministre des Hydrocarbures, Célestin Mbuyu, n° 415/CAB/MIN/10 du 10 juin 2010. Cette manière d'attribuer constitue un dossier sulfureux qui décrédibilise le gouvernement congolais et qui, par conséquent, risque de lui coûter très cher.
De Banamuhere avec Tullow, à Célestin Mbuyu avec Capricat Ltd en passant par Lambert Mende avec Divine, le pétrole de l'Ituri est passé entre les mains de trois exploitants, pendant quatre ans. Revisitons l'histoire de ce triste dossier à partir de l'année de son début.

Nous sommes en 2006. La République démocratique du Congo et l'Ouganda, sortis d'une longue et meurtrière guerre, vont signer un partenariat pour attribuer aux sociétés Tullow et Héritage des contrats d'exploration et d'exploitation sur les blocs I et II du côté congolais et I, II et III du côté ougandais du lac Albert.

L'Ouganda n'a pas hésité à ouvrir toutes les portes à Tullow en lui permettant d'explorer et des forer, de disposer des données sismiques fiables ayant permis au pays de Yoweri Museveni d'évaluer les réserves ougandaises à 800 millions de barils. Cela étant, la production journalière était évaluée à 150 000 barils. Une production qui serait 7 fois supérieure à celle de la RDC sur son bassin côtier de Moanda.

Les choses se sont passées vite en Ouganda où actuellement on est au stade des montages des usines devant assurer l'exploitation, le raffinage et le transport du pétrole. Trois sociétés en joint-venture y travaillent : l'anglais Tullow pour l'exploration et la production, le chinois CNNOC pour le raffinage du brut et le français Total pour la construction de 1 000 km des pipelines reliant le site de production au débouché commercial de l'Océan indien.

Aujourd'hui, l'Ouganda est sur le point de tirer les premiers dividendes de son pétrole : il attend la production de son premier baril en 2011 ce qui lui permettra de doubler, voire de tripler ou quadrupler son budget en 2012.
La RDC marque le pas

Du côté de la RDC, les choses piétinent. Ici, les ministres qui se sont succédé se sont embourbés dans des querelles de procédure, en attribuant à trois exploitants les sites pétroliers, laissant ainsi évaporer - pour un pays qui en a grandement besoin - de gros dividendes.

Les blocs I et II du Graben Albertine avaient été attribués à la société Tullow-Héritage-Cohydro pour un Contrat de partage de production (CPP) signé en 2005, à l'issue d'un appel d'offre international gagné par Héritage Oil. En 2008, le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende, attribue, par un marché de gré à gré, le bloc I pour l'exploration à un consortium sud-africain d'origine Divine Inspiration, en signant un CPP en janvier de la même année. Cette affaire valut au ministre Mende une interpellation à l'Assemblée nationale avec la question du député Bamanisa.

Selon un expert, Lambert Mende aurait, de bonne foi sûrement, payé cash la mauvaise gestion de ce dossier en perdant ce ministère. A l'époque, M. Mende arguait ; de bonne foi sûrement, que la RDC, s'opposant au monopole de fait de l'opérateur Tullow des deux côtés de la frontière, souhaitait plutôt voir installer une concurrence, que le CPP, dont Tullow se prévalait, était illégal parce que signé par un vice-ministre, feu Nicolas Badingaka, alors que le titulaire Salomon Banamuhere se trouvait en mission à l'intérieur du pays, que le versement d'un bonus de 500 000 dollars américains pour les deux blocs insuffisant au regard de la loi prévoyant le double. Il faut souligner que le bonus était négocié par les deux parties, mais rejeté ensuite par la RDC après s'être aperçu de l'importance des réserves découvertes. Alors que Tullow était sur le point de revenir sur l'accord, la partie congolaise avait des idées ailleurs.

Nommé au ministère des Hydrocarbures, Célestin Mbuyu rejeta le candidat de son prédécesseur en privilégiant la candidature de Capricat Ltd des îles Vierges (RU). Le CPP adopté est comparable à celui signé par M. Banamuhere avec Nessery Ltd en 2006 et dont le chef de l'Etat avait signé une ordonnance par erreur car couvrant un bloc ne se trouvant pas sur le territoire congolais, mais plutôt en Angola.

Le nouveau CPP signé n'aurait jamais été négocié entre les signataires et les experts du ministère et du gouvernement. Conséquence : une séance de travail sur les CPP du Graben Albertine a été convoquée avec pour instruction de ne pas toucher aux blocs I et II car considérés comme litigieux. Ainsi le consortium Divine Inspiration et la compagnie pétrolière Dominion ont été invités à discuter sur leurs CPP. Il en a découlé un compromis présenté au Conseil des ministres le 02 juin 2010.

Pendant ce temps, Célestin Mbuyu et d'autres " experts " étaient en train de négocier un nouveau CPP parallèlement avec ceux des officiels. A en croire certaines sources, le nouveau CPP aurait été présenté aussi le même jour que ceux de Divine (Sacoil) et le bonus de signature aurait été payé et encaissé par les services administratifs des Hydrocarbures, ignorants du contenu.

Compte tenu de la manière dont le contrat a été obtenu, il y a lieu de nous demander d'où il va tirer sa force légale, n'ayant pas suivi toute la procédure légale en vigueur. En plus, on note beaucoup d'irrégularités : les fonctionnaires du ministère n'ont jamais signé un protocole d'accord d'accès aux données avec le ministère, ils n'ont jamais présenté les résultats de l'analyse de ces données, ils n'ont jamais fait l'objet d'une visite d'évaluation financière et technique. En outre, ils n'ont jamais négocié les clauses de leur CPP avec les experts…

On rapporte aussi que le CPP en question n'aurait jamais été présenté au Conseil des ministres et que ceux des blocs III et V de Graben Albertine ont été adoptés. Faudra-t-il conclure que le Conseil de ministres a été floué?

La RDC doit éviter que ce dossier l'envoie devant des juridictions internationales pour mauvaise gestion et que, par conséquent, lui coûte plusieurs millions de dollars. Quant à la population de l'Ituri, elle souhaite une seule chose : que le pétrole qui se trouve sur le sol de son territoire lui profite au maximum. Aussi à tous les Congolais.

Kléber Kungu,observateur Via 7 sur 7

lundi 21 juin 2010

Le Général Onyon Vakpa Katumba de la Police Nationale Congolaise, proclamé Docteur en Droits de l’Homme à l’Université de Kinshasa

Le Général Innocent Onyon Vakpa Katumba Oruma vient d’être proclamé Docteur en Droit avec la mention « Grande Distinct » après la défense de sa thèse intitulé « La Construction de la paix durable en Ituri. Rôle des communautés de base » à la Salle Luc Mgr Luc Gillon de l’Université de Kinshasa.

Le Général Onyon Vakpa Katumba Oruma Innocent, de la Police Nationale Congolaise, a été proclamé samedi(05 Juin 2010) docteur en droits de l’homme avec mention « grande distinction », après la soutenance publique d’une thèse intitulée « La construction de la paix durable en Ituri. Rôle des communautés de base dans la salle des promotions Mgr Gillon » de l’Université de Kinshasa (Unikin). La thèse de 352 pages est subdivisée en sept chapitres axés sur l’approche conceptuelle et l’aperçu sur le conflit armé de l’Ituri, les rôles des communautés de base dans la construction de la paix durable dans ce district ainsi que sur les stratégies post-conflit pour une paix durable.

L’auteur estime que tant que les conditions d’une paix durable ne seront pas remplies, l’Ituri ne connaîtra pas de paix durable. Ces conditions supposent, note-­t-il, une série de mesures structurelles de nature politique, économique, juridique, militaire, humanitaire, éducative et écologique. Le processus de la construction d’une paix durable en Ituri nécessite l’implication des communautés de base, soutient l’auteur qui encourage le dialogue avec la communauté internationale et les communautés entre elles, les études sur les mécanismes de prévention de médiation et de gestion des conflits.

Le ministre de l’ESU, Léonard Mashako et plusieurs autres autorités politico-administratives ont assisté à la soutenance de cette thèse dont le promoteur est le Pr. Labana, recteur de l’UNIKIN. Né en 1948 en province Orientale, M. Onyon Vakpa Katumba, est licencié en criminologie de l’Université de Liège (Belgique en 1975), diplômé de l’Institut royal supérieur de défense (Bruxelles en 1984), diplômé d’études approfondies en droits de l’homme à la Chaire UNESCO de VUNIKIN, en 2007.

Digital

jeudi 17 juin 2010

Le Who’s who des groupes armés dans l’est

Au fil des ans, les groupes armés ont été la cause de terribles souffrances dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). La liste suivante, dressée à partir d’informations provenant de plusieurs sources, en présente certains, actifs dans la région des Kivus.

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR)

Formées par les Hutus du Rwanda impliqués dans le génocide de 1994, les FDLR se composent d’anciens membres de l’armée du président Juvénal Habyarimana et de miliciens Interahamwe. Après avoir été mis en déroute par les soldats du président Paul Kagamé à la suite du génocide, ils s’étaient regroupés en RDC pour fomenter une reprise du pouvoir à Kigali, en formant un groupe armé qui a finalement donné naissance aux FDLR.

L’ancien président congolais Laurent-Désiré Kabila a conclu une alliance avec les FDLR pour lutter contre l’influence de Kigali dans l’est du Congo après 1998 et certains membres ont intégré son armée. Mais Joseph Kabila, son fils, aujourd’hui à la tête de l’Etat congolais, a autorisé les troupes rwandaises à pénétrer en RDC en 2009 pour traquer les FDLR. Selon les estimations des sources du secteur onusien de la sécurité, les FDLR comptent aujourd’hui 3 000 hommes, contre 6 000 en 2009.

Le groupe a un bras armé, les FOCA (Forces combattantes Abacunguzi), actives dans le Sud-Kivu. Les FDLR se sont alliées à d’autres groupes, notamment aux Forces républicaines fédéralistes (FRF) de Michel Rukunda, une milice du Sud-Kivu qui déclare défendre les intérêts des Banyamulenges (Tutsis congolais), et à certains groupes Maï-Maï.

- Les groupes Maï-Maï

Leurs combattants, qui s’aspergent « d’eau magique pour se protéger des balles », sont pour la plupart membres de milices d’autodéfense ad hoc, formées par les leaders locaux, qui arment de jeunes hommes dans les villages, souvent en fonction des différences ethniques.

Certaines grandes milices Maï-Maï sont plus connues, notamment les Patriotes résistants congolais (PARECO) ou l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS), qui se sont jointes au processus de paix en mars 2009, en promettant de se convertir en partis politiques pacifiques.

Le 2 juin, 500 membres du groupe Maï-Maï Kifuafua ont de nouveau rejoint leurs positions, à Walikale, dans le Nord-Kivu, soutenant que leur intégration convenue au sein de l’armée avait trop tardé. La plupart des groupes Maï-Maï sont des forces locales portant le nom de leur chef. Le groupe Yakutumba, du nom du « major-général » qui le dirige, a enlevé huit travailleurs humanitaires au Sud-Kivu, en avril.

- Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)

Le CNDP a menacé d’envahir Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, en novembre 2008. Par la suite, le Rwanda a assigné à résidence Laurent Nkunda, son chef. Bosco Ntaganda, inculpé par la Cour pénale internationale (CPI), a remplacé Laurent Nkunda et accepté d’orienter le mouvement vers la paix. En mars 2009, le CNDP s’est converti en parti politique et 3 000 à 4 000 de ses combattants ont intégré l’armée congolaise. Environ 1 000 à 2 000 autres résistent à l’intégration.

Selon la plupart des experts, le CNDP a conservé ses chaînes de commandement au sein de l’armée. Le groupe, qui administre en grande partie le district de Masisi, se livre à diverses activités dans le Nord-Kivu, de l’exploitation minière artisanale au trafic de charbon, en passant par l’extorsion. Il est accusé d’avoir organisé le transfert de ses partisans rwandais à Masisi, ce qui a provoqué des frictions entre les Rwandais de RDC et les autres groupes ethniques.

- Les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC)

Ce groupe, actif dans le Nord-Kivu, est dirigé par le général Gad Ngabo, qui a récemment franchi la frontière ougandaise pour pénétrer dans le territoire congolais de Rutshuru. Selon différentes sources, le général recruterait au sein de différentes ethnies, regroupant des forces pour disputer au CNDP le contrôle de certaines zones du Nord-Kivu. Ce groupe compterait quelques centaines de combattants.

- Les Forces démocratiques alliées/Armée nationale de libération de l'Ouganda (ADF/NALU)

Quoique converti plusieurs fois à l’islam et au catholicisme, Jamil Mukulu, chef rebelle ougandais, a fondé un groupe militant musulman au début des années 1990. Sous la pression de l’armée ougandaise, il y a enrôlé des officiers du régime de l’ancien dictateur Amin Dada et l’a fusionné avec la NALU, autre mouvement rebelle ougandais qui abriterait les partisans de l’ancien président Milton Obote.

Depuis qu’elle a franchi la frontière pour pénétrer en RDC, au milieu des années 1990, cette milice est restée dans la zone de Beni, dans le Nord-Kivu. Selon les analystes, il s’agit d’un groupe « à l’état latent », comptant environ 1 300 hommes. Des pourparlers de paix entre l’ADF/NALU, l’Ouganda et la RDC ont été engagés en 2009, sous la médiation des Nations Unies, mais en avril, l’armée congolaise a attribué à une coalition entre les ADF/NALU et des combattants Maï-Maï locaux la responsabilité d’une attaque meurtrière perpétrée contre un centre d’entraînement militaire situé à Beni.

- L’Armée de résistance du Seigneur (LRA)

Joseph Kony a fondé la « Holy Spirit Mobile Force 2 » (Deuxième Force mobile du Saint-Esprit) dans le nord de l’Ouganda en 1987, après la mise en déroute d’un groupe rebelle du même nom par le gouvernement du président Yoweri Museveni, auquel celui-ci tentait de s’opposer. En 1989, Joseph Kony a rebaptisé la milice l’Armée de résistance du Seigneur, déclarant avoir pour objectif d’instaurer en Ouganda une théocratie d’inspiration chrétienne.

La LRA s’est d’abord introduite au Sud-Soudan au milieu des années 1990, mais l’accord de paix soudanais de 2005 et l’inculpation de Joseph Kony par la CPI a forcé le groupe à se réfugier en RDC, dans le parc national de la Garamba.

En décembre 2008, les armées ougandaise, sud-soudanaise et congolaise ont lancé une offensive collective à la Garamba, sans pourtant réussir à éliminer l’état-major de la LRA. Le groupe, divisé en petites unités, se déplace à pied dans les Uélés (districts situés dans le nord-est du Congo), dans l’est de la République centrafricaine (RCA) et dans certaines régions du Sud-Soudan.

Entre décembre 2007 et avril 2010, le groupe aurait tué 1 796 civils et en aurait enlevé 2 377 au Congo. Il est particulièrement connu pour recruter de force des enfants soldats, transformer de jeunes garçons en tueurs et utiliser des fillettes comme porteuses ou comme esclaves sexuelles. Les membres du groupe mutilent également les lèvres et les oreilles de leurs victimes pour terroriser la population.

- La Force de résistance patriotique en Ituri/Front populaire pour la justice au Congo (FRPI/FPJC)

La FRPI et sa faction dissidente, le FPJC, sont actifs dans le sud de l’Ituri, où ils combattent les forces du gouvernement et les forces onusiennes de maintien de la paix. Germain Katanga, ancien commandant de la FRPI, comparaît actuellement devant la CPI aux côtés de deux autres chefs miliciens de l’Ituri pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ; il est notamment accusé d’avoir recruté des enfants soldats, et de s’être rendu coupable de massacres de masse et de viols. Selon les analystes, ce groupe est « résiduel », mais ses répercussions humanitaires restent importantes.

En 2009, environ 5 000 personnes ont fui pour se réfugier dans la forêt de Mokato-Ngazi à la suite d’affrontements entre l’armée congolaise et les militants des FRPI/FPJC. Lorsque les forces gouvernementales et les organisations humanitaires sont parvenues à se rendre dans la zone, trois mois plus tard, un nombre indéterminé de ces déplacés étaient morts de faim. Jean-Claude Baraka, chef du FPJC, a récemment été arrêté. En revanche, le « Colonel Cobra » Matata, chef de la FRPI, qui avait accepté d’intégrer l’armée nationale, aurait déserté au début du mois pour rejoindre sa milice, en Ituri.

- Enyele/Le Mouvement de libération indépendant et alliés (MILIA)

Des tensions ethniques datant de l’époque coloniale ont éclaté en novembre dernier dans la province d’Equateur, dans le nord-ouest du pays. Les membres du groupe Lobala, connu sous le nom « d’Enyele », du nom du village où les flambées de violence ont éclaté pour des questions de droits de pêche, ont d’abord attaqué la ville frontalière de Dongo, mettant en déroute les forces de police qui avaient été déployées pour les réprimer. Les civils ont fui de l’autre côté du fleuve, en République du Congo, et seuls 20 000 habitants sont revenus.

Adoptant l’acronyme MILIA, le groupe s’est déplacé vers le sud, à travers la jungle, prenant d’assaut Mbandaka, le chef-lieu de la province, le 4 avril. Il a également perturbé le ravitaillement des populations jusque dans la ville de Kisangani, à l’est.

Le 5 mai, la RDC a arrêté Ondjani Mangbama, le chef des insurgés Enyele, mais la situation de ce dernier reste incertaine. L’insurrection Enyele a commencé dans la province d’Equateur, province natale de l’ancien dirigeant congolais Mobutu Sese Seko, aujourd’hui devenue le bastion du MLC, parti d’opposition de Jean-Pierre Bemba.

- Les Forces armées de la RDC (FARDC)

Les FARDC ont été accusées par les organisations de défense des droits humains de se livrer à des activités criminelles, mais le gouvernement nie ces accusations. En 2009, leur 213e brigade a été citée comme responsable des pertes civiles subies à Lukweti, au Nord-Kivu, au cours de l’offensive Kimia 2, menée contre les FDLR avec le soutien des Nations Unies.

IRIN NEWS

mercredi 16 juin 2010

Ndjabu, Djokaba Lambi, Mbodina Iribi, Lema Bahati, Philémon Manono, Goerges Masudi et le présumé assassin des casques bleus, Justin Ngole sollicitent un jugement

Cinq ans après leur incarcération à la prison centrale de Makala à Kinshasa, les anciens miliciens de l’Ituri et coaccusés de Germain Katanga n’ont pas toujours de dossiers ouverts à leur charge. Par conséquent, ils exigent que justice soit faite. Dans une déclaration faite à la presse mardi 15 juin à Kinshasa, l’avocat conseil de ces prisonniers plaide pour leur jugement devant la Haute cour militaire. Parmi eux, figure le présumé assassin des neuf casques bleus de la Monuc en 2005.

Me Peter Ngomo plaide pour ses clients en ces termes :

« Il y a huit compatriotes originaires du district de l’Ituri qui avaient été arrêtés au même moment que Germain Katanga à l’époque en 2004. Jusqu’aujourd’hui, ils sont toujours détenus à la prison centrale de Makala. A deux reprises, la Haute cour a prolongé leur détention. Mais depuis le 10 avril 2007, la dernière chance que la Cour avait donnée, ils ne sont plus présentés devant la Haute cour militaire.»

Toujours selon l’avocat, depuis cette date, la détention de ses clients n’a été couverte par aucun dossier. Pour lui, ceux-ci sont en prison en toute irrégularité.

Me Ngomo rappelle aussi qu’un militaire a été arrêté dans l’affaire de l’assassinat de neuf casques bleus de la Monuc en 2005. Son dossier n’a jamais évolué et il n’y a jamais eu d’audience. Alors, pourquoi doit-on garder des gens pendant six ans en prison sans jugement, s’interroge-t-il.

Selon lui, ces personnes ont été arrêtées au moment où ils rendaient visite aux officiers généraux qui avaient été appréhendés.

Les miliciens concernés sont des généraux de brigade Godas Sskupa,Floribert Ndjabu, Djokaba Lambi, Mbodina Iribi, Lema Bahati, Philémon Manono, Goerges Masudi et le présumé assassin des casques bleus, Justin Ngole.

(Okapi)

mardi 15 juin 2010

Ituri: un nouveau contrat pétrolier en cours

La société Caprikat Limited basée aux Iles vierges attend l’approbation du président Kabila pour la mise en oeuvre d’un contrat pétrolier concernant les blocs 1 et 2 du lac Albert, en Ituri. Le projet qui lie le gouvernement congolais à cette société a été adopté au conseil des ministres du 2 juin dernier, selon une correspondance du ministère des Hydrocarbures dont Radio Okapi a reçu une copie.

L’entreprise britannique devrait verser 6 millions de dollars américains de bonus pour les deux blocs pétroliers, indique la source du ministère des Hydrocarbures. Il ne reste plus que les ordonnances présidentielles pour la concrétisation de ce contrat qui viendra s’ajouter à d’autres contrats, controversés, pour l’exploitation de l’or noir du lac Albert entre cette société et la RD Congo.

Environ 150.000 barils de pétrole par jour, soit cinq fois plus que la production de Muanda, dans le Bas-Congo, pourront sortir du lac Albert, si toutes les conditions d’exploitation sont réunies.

Depuis deux ans, ce pétrole est convoité par des investisseurs britanniques et sud-africains. Le contrat Caprikat ne ferait que rajouter la confusion autour de ces gisements, a confié à Radio Okapi, un expert du ministère des Hydrocarbures.

La part des populations

Pendant que le gouvernement congolais négocie avec les investisseurs intéressés au pétrole de l’Ituri, la population de ce district est hors circuit.

Dans un atelier organisé jeudi 10 juin dernier à Kinshasa, Alfred Ndrabu, représentant de la société civile de l’Ituri a étalé les préoccupations des Ituriens. En particulier ceux des riverains qui demandent aux autorités du pays de partager les informations sur les sociétés engagées dans la course des contrats du pétrole du lac Albert.

Dans cette course, Tullow Oil, une autre entreprise britannique, par exemple, serait prêt à investir plus de 800 millions de dollars après avoir acheté une partie de Heritage Oil en Ouganda.

La société civile de l’Ituri voudrait que la part des populations ituriennes soit prise en compte dans les différents contrats que négocie le gouvernement.

Bunia : territoriaux et chefs coutumiers à l’école de la décentralisation

Un atelier de formation sur le processus de décentralisation a été organisé dernièrement à Bunia, dans la Province Orientale. Organisées à l’attention des territoriaux, chefs coutumiers et responsables des ONG, ces assises avaient pour but d’éclairer les uns et les autres sur les préalables de la mise en œuvre de la décentralisation en RDC.

La campagne de sensibilisation et d’information sur la décentralisation poursuit son bonhomme de chemin à l’intérieur du pays. C’est ce qui explique la tenue d’un atelier organisé dernièrement à Bunia, en Province Orientale.

Des territoriaux, chefs coutumiers, représentants des ONG et des associations féminines ont pris part à ces assises qui se sont clôturées, le 10 juin 2010.

Parmi les recommandations, les participants ont été appelés à vulgariser dans leurs milieux respectifs, l’information sur les préalables de la mise en œuvre de la décentralisation.

La décentralisation exige l’adoption d’un décret-loi régissant les Entités décentralisées. Ce principal message a été livré aux participants par les délégués du ministère de la Décentralisation et Aménagement du territoire. Ils vont le relayer dans leurs communautés respectives.

Pour rappel, le partage des compétences et des ressources entre l’Etat central et les provinces est bien défini dans la nouvelle Constitution. Dans le cadre de leurs compétences exclusives, les deux niveaux de pouvoir ont leurs prérogatives bien définies. Pour ce faire, aucun niveau ne peut interférer dans le fonctionnement de l’autre, mais tout en maintenant la collaboration entre elles.

Par ailleurs, toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les prérogatives de provinces est interdite. Ce qui confirme la forme régionale voire fédérale de l’Etat congolais.

En outre, les participants à ces assises ont été édifiés sur les attributions d’un gouverneur de province. Ce dernier représente le gouvernement central en province. Il assure la sauvegarde de l’intérêt national, le respect des lois et règlements de la République et veille à la sécurité et l’ordre public dans la province. Il coordonne aussi tous les services publics déconcentrés. Ses décisions sont soumises à la tutelle du gouvernement central.

Potentiel.

lundi 14 juin 2010

Héritage Oil met le feu aux poudres en Ituri

Cher lecteurs, je vous soumet ci-bas une analyse publiée dans le potentiel sur le contrat Heritege Oil en Ituri, ceci n'est pas mon point de vue, veuillez la lire et le comparer à la réalité du terrain.

Bonne lecture!

Administrateur.


Adirodu s’en va et Cobra Matata revient

Des informations de plus en plus persistantes font état de la présence de Cobra Matata dans le maquis de FPJC dans le territoire de Irumu en Ituri.
Cet ancien animateur de la milice FRPI s’était rendu aux FARDC en 2005 après avoir reçu promesses de grade et autres avantages.
Après quelques mois passés à Kinshasa ce chef de milice s’est retrouvé dans la prison centrale de Makala. C’est de cette maison d’incarcération qu’il est parti pour rejoindre le maquis de Irumu. Difficile de connaître les circonstances qui ont concouru à cette évasion.
Nos sources soutiennent qu’en plus de Cobra Matata, plus d’une dizaine d’autres soldats FARDC ont rejoint le camp des insurgés de l’Ituri. Ces hommes de troupe déplorent les conditions de vie précaires du militaire congolais et les promesses non tenues par le gouvernement de Kinshasa s’agissant de la reddition des miliciens de l’Ituri.
En effet plusieurs anciens miliciens de l’Ituri qui avaient décidé de rejoindre les rangs de FARDC sont délaissés. Beaucoup n’ont pas accédé aux grades qu’ils souhaitaient et ceux qui ont eu la chance de porter des galons sont sans fonctions.
Ce qui n’est pas le cas pour leurs collègues venus des milices mayi-mayi du Nord Kivu.
Aux yeux d’anciens miliciens de l’Ituri, cela relève de l’injustice.
L’arrivée de Cobra Matata à Irumu va, sûrement, redonner de l’eau au moulin de la milice FPJC. L’on signale qu’il séjournerait présentement dans la région de Bukiringi pour « réorganiser » cette milice.
Ceci survient pendant que Adirodu Badou qui coiffait le FPJC à Irumu s’est rendu à Kinshasa et que Baraka, un autre commandant de FPJC a été appréhendé dans le territoire de Djugu par des éléments de FARDC. Nos sources attestent que Baraka sera, dans les tous prochains jours, transféré à Kinshasa.
La paix reste donc encore précaire en Ituri. Le retour au maquis d’anciens miliciens qui avaient déjà intégré les FARDC devrait faire réfléchir sur la manière dont les institutions nationales gèrent les questions en rapport avec les accords convenus avec les milices.
Ce n’est pas la peine de promettre des choses que l’on ne saura réaliser.
Le Millenaire