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Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

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vendredi 30 avril 2010

CONCLUSION DE LA QUESTION ORALE AVEC DEBAT ADRESSEE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE PAR L’HONORABLE JEAN LUCIEN BUSSA


Honorable Président,


Honorables Députés et Chers Collègues,


Je voudrais, du haut de cette tribune, féliciter tous les Honorables Députés pour la pertinence de questions posées et l’importance des préoccupations soulevées lors du débat du 21 avril dernier. Le consensus dégagé autour des questions soulevées par les députés nationaux a révélé l’étendue des difficultés auxquelles notre peuple est confronté alors qu’il attend du gouvernement des réponses concrètes.


Honorables Députés, le programme du Gouvernement approuvé par la majorité parlementaire en octobre 2008 devrait servir de base pour évaluer son action et juger de son efficacité.
En effet, les réponses que vient de donner le Premier Ministre aux préoccupations des Députés ne m’ont pas convaincu et satisfait. Il suffit de les comparer aux objectifs de son propre programme et d’observer la réalité sur terrain pour mesurer l’étendue des contre performances!
L’échec de l’action gouvernementale et l’aveu d’impuissance du chef Gouvernement n’ont d’égal que le manque de volonté politique, l’inefficacité et l’immobilisme qui le caractérise depuis son avènement, de sorte que la couverture de la demande publique demeure insuffisante et non satisfaite.


Excellence Monsieur le Premier Ministre,
La logique de l’Etat minimal que vous venez de soutenir et qui consiste à se contenter juste du minimum, la banalisation des problèmes pourtant d’importance vitale et l’indifférence coupable qui caractérise votre gouvernement me suffoquent tant les conséquences d’une telle pratique du pouvoir sont néfastes.


D’aucuns parmi nous avaient cru que l’état des lieux que vous dressiez lors de la présentation de votre programme en 2008, procédait de la maîtrise par votre Gouvernement des causes profondes de la déliquescence de l’Etat et, par conséquent, les axes stratégiques et les actions prévues dans votre programme apparaissaient comme des remèdes idoines. En réalité, du diagnostic posé par votre
Gouvernement à la mise en oeuvre de son programme, la réalité de terrain qui transparaît du vécu quotidien des congolais prouve à suffisance, s’il en était encore besoin, que ce qu’il y a de significatif, c’est l’échec.


Regroupées, les questions des Honorables Députés n’ont pas trouvé des réponses satisfaisantes de votre part.


1. Questions liées au domaine politique et réforme institutionnelle


Contrairement à l’optimisme du Gouvernement, les faits attestent :
- le rétrécissement de l’offre démocratique caractérisée par la non consolidation du processus, la remise en question de l’équilibre du pouvoir politique et de l’indépendance du pouvoir judiciaire, le non respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le rétrécissement de l’espace d’expression par la répression violente des manifestations politiques, le non accès de l’opposition aux médias publiques ;
- l’incapacité, sinon le refus d’organiser les élections municipales et locales ;
- l’incapacité de mettre en oeuvre les dispositions constitutionnelles relatives à la décentralisation, à la gouvernance de proximité, au transfert des compétences et des ressources ;
- l’absence de l’autorité de l’Etat en ce que l’offre des services publics est insuffisante, à savoir que les besoins de sécurité, de justice, de liberté et de paix restent inassouvis ;
- la faiblesse du Gouvernement et son incapacité à se saisir et à exercer tous ses pouvoirs constitutionnels, ce qui laisse la voie libre au redoutable Gouvernement parallèle maintes fois dénoncé de prendre le pays en otage ;


2. Les questions liées à la défense, à la sécurité et à l’ordre public


Alors que le Gouvernement s’était formellement engagé à restructurer de fond en comble l’armée, les services de sécurité et la police nationale, les réponses du Gouvernement renseignent que quatre ans après, le processus est toujours dans sa phase embryonnaire et virtuelle. L’armée nationale et républicaine aux forces dissuasives promise pour 2011 reste une illusion. Le Gouvernement s’est avéré incapable de mettre en oeuvre des réformes conséquentes. Pire encore,
le Premier Ministre renvoie la réalisation de cet objectif à l’échéance de 2024.
Par ailleurs, à travers une politique sélective de réintégration, de réinsertion, de brassage ou de mixage sur base ethnique ou provinciale, c’est-à-dire subjective, doublée des préjugés défavorables nourris contre les ex-FAZ, les ex-ALC et autres, le Gouvernement a exclu plusieurs compatriotes de l’armée, contraint d’autres à l’exil et envoyés plusieurs d’entre eux en prison ou ils y ont passé plusieurs mois sans motif valable ni procès.
Les forces armées de la RDC sont ainsi composées de plusieurs compatriotes dont l’effectif réel n’est pas connu. Mal payés, mal logés, mal soignés ; les militaires congolais vivent dans une misère indescriptible et le Gouvernement n’a rien fait depuis pour améliorer leurs conditions de vie. Il en de même de l’équipement, de la doctrine ou de la discipline qui sont restés aléatoires.
Les services de sécurité sont caractérisés par un dysfonctionnement qui ne peut en rien garantir la souveraineté du pays. La police nationale dont les effectifs restent inconnus comme c’est le cas pour l’armée est totalement démunie et inappropriée pour assurer sa mission. Composée d’éléments disparates, elle ne couvre pas de manière efficiente le territoire national. Incapable de remplir les missions régaliennes prévues dans la Constitution, la police nationale devient de ce fait, elle-même source d’insécurité pour la population. Le pays a à faire à une police conduite par des officiers n’ayant pas toujours le professionnalisme requis et, pour lesquels soit le népotisme, soit le clientélisme ont été le critère de promotion.
Depuis quatre ans, l’insécurité a gagné plusieurs parties du territoire et des conflits localisés du reste mal gérés se sont multipliés et sont en train de fragmenter le pays avec risque de déstructuration sinon de démembrement. Du Sud-Kivu à l’Equateur en passant par le Nord-Kivu et la province Orientale , l’insécurité règne en maître, causée soit par les groupes armés nationaux et étrangers (FDLR, FRF, LRA, MBORORO et autres), soit par les FARDC.
Il est étonnant que le Premier Ministre soutienne sans gêne que la paix règne sur toute l’étendue du territoire national et qu’il ne reste plus que quelques poches résiduelles d’insécurité.
A l’heure où nous parlons, FIZI centre est vidé de sa population qui a fui les affrontements entre les militaires des FARDC de l’ethnie tutsie et les MAI-MAI qui défendent leur territoire, nous rapportent nos
Collègues élus de la province du Sud-Kivu. Des nouvelles menaces pointent à l’horizon avec l’amplification des mouvements dits des braconniers dans la Province de Bandundu, Equateur et Kasaï. Il ne se passe pas un seul jour sans qu’il n’y ait mort d’homme, des femmes violées, des villages brulés, des jeunes filles enlevées, des populations déplacées à l’intérieur du pays comme à l’extérieur sans que le Gouvernement ne s’en émeuve. Il n’y a aucune approche anticipative ni des réponses opérationnelles adéquates.
S’agissant particulièrement du cas du conflit à l’Equateur, les Gouvernements tant central que provincial assument toute la responsabilité du développement de ce conflit pour n’avoir pas agi au moment où Députés, Sénateurs et Autorités coutumières les avaient prévenus et suggérés des voies de sortie de crise alors que le conflit concernait deux villages et, davantage pour n’avoir pas suivi les recommandations de l’Assemblée nationale. La quête des boucs émissaires parmi les Députés et l’arrestation de l’Honorable Oscar MOLAMBO détenu par l’ANR en violation des lois de la République, pour avoir envoyé des tôles pour la construction d’une école dans sa circonscription électorale, n’est qu’une manière de se donner une justification politique à un problème sécuritaire très mal géré par les autorités politico-militaire de la province d’une part et, d’autre part, une tentative du Gouvernement central de masquer ses failles répétées et son indifférence coupable face à ce conflit comme c’est le cas pour tant d’autres parties du territoire national.


3. En ce qui concerne la consolidation de la stabilité macroéconomique et de la croissance, la situation macroéconomique demeure encore fragile et les résultats obtenus dans ce domaine se situent en deçà des objectifs du programme.


A. Le taux de croissance du PIB est passé de 6,2% en 2008 à 2,7% seulement en 2009 contre les prévisions respectives de 8 et 5,4%. Ces résultats ne traduisent aucune performance quand on les compare avec les prévisions du programme.
Le caractère restreint de la vision des secteurs porteurs de croissance n’intégrant pas les secteurs tels que l’agriculture, l’industrie, le commerce extérieur, le transport et communication ne permet pas au pays d’exploiter de façon optimale son potentiel de croissance.
L’objectif d’une croissance robuste et durable nécessite l’amélioration du climat des affaires qui implique certes des lois et quelques mesures administratives indispensables. Cependant, sans le désenclavement
des provinces par des réseaux de communication denses et fiables, il n’y a pas de développement des marchés intérieurs, pas de compétitivité nationale, pas d’attrait massif des investisseurs privés, pas de multiplication des revenus.
La non éclosion des zones économiques spéciales appuyées par la SFI pour cause des incohérences des actions des ministères du Gouvernement sont autant des facteurs que votre Gouvernement peine à maîtriser pour améliorer les performances économiques dans notre pays, au lieu de se contenter du moindre effort.
L’immobilisme de votre Gouvernement est encore fort remarquable en ce qui concerne la dynamique d’intégration des marchés. La République Démocratique du Congo a fort à miser sur le développement du commerce et des projets industriels intégrateurs avec les pays de la sous- région de l’Afrique centrale, orientale et australe.
La volonté politique des Chefs d’Etat de la CEEAC et la SADC n’a pas été déclinée en projets économiques, industriels et agricoles nécessaires pour impulser la croissance économique.


B. Le taux de change et l’évolution des prix à la consommation.
Honorables Députés, pour votre gouverne, le taux de change enregistré au 31 décembre 2006, dans un contexte politique gagné par les élections était de 521,25 FC pour un dollar américain. Il est à 567,47 FC le dollar américain en octobre 2008 lorsque le présent Gouvernement est investi par l’Assemblée nationale. Au moment où nous concluons ce débat, le taux de change sur le marché de Kinshasa est à 920 FC le dollar américain.
Le prix à la consommation fin période est passé de 10% en 2007, contre respectivement 27,6% et 48,7% en 2008 et en 2009 à cause notamment, de la mauvaise tenue des finances publiques et du manque d’orthodoxie dans la gestion.


4. Les questions liées au développement des provinces


- le Gouvernement a sournoisement refusé de parachever le processus électoral amorcé en 2006 et, de ce fait, il a sciemment étouffé toute initiative locale et tout élan d’auto prise en charge des entités de base ;
- manifestement, le Gouvernement central s’est assigné comme mission de déstabiliser en permanence les institutions de certaines
provinces et d’asphyxier systématiquement le développement de ces dernières. Les exemples les plus flagrants sont ceux de la Province du Sud-Kivu où le Gouvernement central, d’après les élus du Sud-Kivu, impose des Gouverneurs de province qu’il fait tomber par la suite et de la province de l’Equateur où un bureau de fait de l’Assemblée provinciale a été imposé en toute irrégularité et le Gouvernement central non seulement a cautionné des voies de fait, mais bien plus, il ne s’est pas empêché de traiter avec ceux qui ont pris le pouvoir en violation de la constitution et des lois de la République ;
- l’exécution sélective des projets de développement des provinces : la plus part de projets inscrits au Budget de l’Etat n’ont jamais connu un début d’exécution de la part du Gouvernement dans certaines provinces, tandis que des fonds débloqués pour la réalisation des travaux dans une province ont été détournés au profit d’une autre sans raison valable (Cas des 13.340.576 USD débloqués pour la construction des logements sociaux) ;
- seules les actions financées par les Bailleurs de fonds et les ONG permettent aux provinces d’espérer, les rétrocessions aux provinces étant gérées sans contrôle et des cas de mauvaise gestion signalés par des Institutions et services compétents sont couverts par le Gouvernement central ;
- l’objectif d’une croissance robuste et durable nécessite l’amélioration du climat des affaires qui implique certes des lois et quelques mesures administratives indispensables. Cependant, sans le désenclavement des provinces par des réseaux de communication denses et fiables, il n’y a pas de développement des marchés intérieurs, pas de compétitivité nationale, pas d’attrait massif des investisseurs privés, pas de multiplication des revenus.


5. Dans le secteur du social et de la prise en charge des questions humanitaires


L’année 2010 a été décrétée par l’Exécutif : « Année du social ».
Cependant, au vu des indicateurs sociaux, le congolais moyen en 2010 est devenu quatre fois plus pauvre qu’il ne l’a été il y a 4 ans seulement, c’est-à-dire en 2006.
Tenez !
Les salaires des fonctionnaires, des soldats et policiers en valeur constante sont deux fois moins que ceux qu’ils touchaient en 2006. L’huissier, le policier et le soldat touchaient respectivement : 40.638FC, soit 86,38$US ; 21.500FC, soit 45$US et 16.000FC, soit 34$US. Aujourd’hui, l’huissier touche 40.638FC, soit 44,6$US ; le policier 34.000FC, soit 37$US et le soldat 41.000FC, soit 45$US.
En effet, le salaire d’Huissier comme celui du Policier et du Soldat ne valent pas un sac de riz qui revient, sur le marché de Kinshasa à 45.750 FC. Celui de l’agent public de l’Etat ayant le grade de Directeur ou équivalent est de 59.923 FC, soit 65$Us, montant inférieur au carton de chinchard 20+ communément appelé THOMSON ou MPIODI qui coûte 60.784FC, soit 66$Us. Qui parmi les membres du Gouvernement peut vivre et subvenir aux besoins de sa famille avec un tel salaire payé irrégulièrement et sans autres avantages prévus dans le statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat.
Ce niveau de salaire de mars 2010 équivaut, en valeur réelle, à la moitié du salaire effectivement payé en janvier 2006. Pourtant, entre 2006 et 2010, le Budget de l’Etat en ressources propres a été multiplié au moins par trois.
Faut-il encore rappelé au Gouvernement que le personnel diplomatique est resté impayé depuis plusieurs mois et que les régies financières attendent leurs rétrocessions de 5 mois.
Au même moment, les prix des produits d’alimentation, de loyer et de transport dans la Ville de Kinshasa ont connu respectivement un accroissement de l’ordre de 333 %; de 200 % et 413 % entre janvier 2006 et mars 2010.
Ainsi que l’indique les données chiffrées, la population congolaise s’est davantage appauvrie en 2010 avec un pouvoir d’achat quatre fois amoindri et des salaires deux fois diminués en valeur réelle pour ceux qui travaillent encore.
Dans le domaine de la santé publique, les infrastructures sanitaires, l’approvisionnement en produits pharmaceutiques, l’administration de soins de qualité, les équipements tant de laboratoire que autres sont totalement déficients et le taux de mortalité ne cesse de croître. Dans ce registre, la situation des provinces est encore pire que celle de la Capitale. Sauf oubli de ma part, aucun hôpital de 150 lits par province sur les 31 prévus dans le programme du Gouvernement n’a été
construit, tout comme aucun centre de santé par territoire sur les 145 prévus.
La réhabilitation de trois écoles par territoire selon le programme du Gouvernement n’a pas connu un début d’exécution. Le nombre important des enseignants non mécanisés et, par conséquent impayés ainsi que des écoles non mécanisées, surtout dans les provinces démontrent la faiblesse de la prise en charge par votre Gouvernement des problèmes récurrents du secteur de l’éducation. De même, les conditions de vie des étudiants dans les universités du pays, notamment la promiscuité, les conditions d’hygiène, l’absence de bibliothèques et de laboratoires, la vétusté des bâtiments et l’irrégularité, sinon l’arrêt de paiement de la bourse d’études sont autant des problèmes que le Gouvernement n’a pas résolu.
Concernant l’habitat, il y a pas de logements sociaux construits pendant que la demande de logement s’est accrue.
Quant à l’emploi, il y a lieu de relever que quelques jeunes de Kinshasa ont accédé à des emplois saisonniers et précaires, mais sur l’ensemble du territoire national, le manque de perspectives en matière d’emploi a plongé les 94% de congolais en quête d’emploi dans une angoisse indescriptible.
En ce qui concerne l’eau et l’électricité, l’approvisionnement en eau potable et la desserte en électricité n’ont pas connu une évolution significative. Même dans la Ville de Kinshasa, dans plusieurs communes, des millions de Kinois vivent tous les jours les cauchemars d’absence d’eau pour certains, et d’approvisionnement irrégulier d’eau potable pour d’autres. De même, l’absence de fourniture en électricité qui plonge chaque jour des parties entières de la Ville dans le noir et la systématisation du phénomène « délestage » illustrent l’échec du Gouvernement à améliorer la qualité de vie des congolais telle que préconisée par les objectifs du millénaire.
Dans le domaine foncier, le Gouvernement s’est montré incapable de résoudre les conflits fonciers de façon opportune. De même, la mauvaise prise en charge des populations déplacées est à la base des conflits fonciers. Ce qui explique le nombre croissant des affrontements entres communautés et villages dans la quasi-totalité de nos provinces.
En ce qui concerne la prise en charge humanitaire, le Gouvernement s’est montré totalement irresponsable, abandonnant les déplacés internes et les refugiés à leur triste sort, lesquels ne doivent
leur salut qu’aux interventions ponctuelles de la communauté internationale.


6. Questions relatives à la mauvaise gouvernance, à la corruption et à l’enrichissement illicite


- Je tiens le Premier Ministre pour personnellement responsable de l’institutionnalisation de la corruption comme mode de gestion et d’instrumentalisation politique des acteurs. Regardez-moi dans les yeux !
Honorables Députés, dans le cadre du contrôle parlementaire, la Commission Economique Financière de l’Assemblée nationale avait jugé nécessaire d’entendre le 1er Ministre, agissant comme Ministre du Budget d’alors, sur trois dossiers importants qui sentent l’odeur de corruption.
Il s’agit du paiement de 5.856.200 $ Us à la société SODIPRO pour une commande des filets de pêche, des fertilisants et des produits agro-alimentaires; de la lettre de garantie de paiement en faveur de la Banque congolaise relative au marché public en préfinancement conclu entre le Gouvernement congolais et les entreprises du Groupe MIKE « EGM Construct» en date du 02 juin 2007 pour un montant de 10.000.000. $ Us et de l’ordre permanent et établissement des billets à ordre concernant le paiement de la créance de la Banque congolaise sur l’Etat congolais chiffrée à la somme de 68.618.973 $ Us.
A ce sujet, Monsieur le Ministre du Budget de l’époque et actuel Premier Ministre n’a jamais daigné répondre à la lettre de l’Honorable Président de l’Assemblée nationale lui adressée en date du 09 décembre 2009 et l’invitant à se présenter devant la Commission Economique et Financière de l’Assemblée nationale en date du 11 décembre 2009 pour être entendu sur ces 3 dossiers, faisant ainsi obstruction au contrôle parlementaire.
- le manque de volonté politique pour lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite.
- Il est paradoxal de constater qu’au moment où le peuple croupit dans la misère, certains membres du Gouvernement de la République rivalisent de zèle pour s’enrichir sans cause. On nous parle de l’affairisme de certains membres du Gouvernement, et des sources
bien informées attribuent au Premier Ministre les acquisitions suivantes :
 le Cercle ELAÏS à plusieurs millions de dollars américains ;
 la construction en puissance de 40 villas à KINKOLE ;
 la création d’une société aérienne (BAN AIR) dotées de deux avions;
 la construction d’une Salle de fêtes moderne au quartier LIVULU dans la commune de LEMBA ;
 la construction par des ouvriers allemands d’un immeuble de plus de 10 étages au quartier SOCIMAT dans la commune de la Gombe,
 la construction d’un immeuble de 4 étages sur la 3ème Rue LIMETE, Quartier Industriel ;
 la Résidence GAIGA sur le Boulevard du 30 Juin ;
 Un gros bateau géré par la société SAFRICAS , et j’en passe.
Ceci me parait scandaleux ! C’est pourquoi, il serait bon que les dispositions de l’article 99 de la Constitution soient appliquées avec rigueur par la Cour Suprême de Justice.
Comme vous venez de vous rendre compte, Chers Collègues, un grand fossé existe entre le programme du gouvernement et la situation politique, sécuritaire, économique, social et humanitaire. Le contrat qui lie le Gouvernement à l’Assemblée nationale vient ainsi d’être rompu à la suite des mauvais résultats par lui enregistrés. Notre peuple attend de nous des signaux clairs en tant que Représentants de la Nation, pour l’aider à sortir de la crise multiforme dans laquelle il se trouve plonger. Que pouvons-nous faire de mieux et garder la conscience tranquille si nous ne serons jamais capables de sanctionner un Gouvernement dont l’échec est patent et l’aveu d’impuissance avéré.
Pour ma part, le Gouvernement doit être sanctionné.
Pour ce faire, une motion de censure sera déposée dans les heures qui suivent et ce, conformément à l’article 146 de la Constitution.


Fait à Kinshasa, le 28 avril 2010
Honorable Jean-Lucien BUSSA
Député National

mercredi 28 avril 2010

ITURI: Faut-il négocier avec les groupes armés résiduels ?





Le groupe armé FRPI en ITURI, dans le territoire d’IRUMU, en Province Orientale, s’oppose aux forces gouvernementales depuis 2004. En effet, il est en lutte contre les FARDC depuis que celles-ci sont rentrées en ITURI en 2004. Pourquoi donc ce groupe, aux élans patriotiques à ses débuts, s’est mué en un groupe rebelle contre son propre gouvernement ? Répondre à cette question est déjà un grand pas vers la résolution de ce conflit qui n’a que trop duré. Comment est-ce que ce groupe armé en est arrivé à cette rébellion ouverte contre le Gouvernement Central ? Pour comprendre cela, il faut revenir à la genèse du Conflit armé en Ituri, du temps du Feu Laurent-Désiré Kabila. A l’époque, les pays limitrophes, à l’Est du pays, l’avaient aidé à prendre le pouvoir à Kinshasa. Il s’agit notamment du Rwanda et de l’Ouganda qui avaient des affinités avérées avec les Hema, un de groupe ethnique de l’Ituri. Or, ce groupe ethnique Hema était à couteaux tirés avec les Lendu du nord tout comme avec les Lendu du Sud (les NGITI). Voila pourquoi les Lendu, qui craignaient une extermination probable orchestrée par le groupe ethnique qui leur était hostile, avec la complicité des pays voisins susmentionnés, s’étaient lancé dans la lutte armée. Le FRPI est donc un mouvement nationaliste, à l’instar des MAï MAï, engagé dans la défense de l’intégrité territoriale du Congo gravement compromise, et du groupe ethnique les WA LENDU BINDI, autrement appelé les NGITI. On aurait dû s’attendre à ce que ce Mouvement désarme facilement aussitôt que la guerre ethnique en ITURI, de 2000 à 2003, ait pris fin, parce que le FRPI invoquait comme prétexte, pour sa lutte, la protection de l’ethnie. Cela ne fut pas le cas malheureusement pour plusieurs raisons. La première, c’est l’échec des Programmes successifs ‘DDR’, Acronyme signifiant ‘Désarmement, Démobilisation, et Réinsertion ‘. Ici, beaucoup accusent le PNUD, institution chargée de conduire ce programme et la CONADER, l’exécutant. Il y a eu de démobilisés qui ont rejoint l’armée Nationale. Pour ceux-là, il n’y a pas eu des problèmes majeurs. La grande majorité de ces démobilisés est encore dans les rangs des FARDC jusqu’à nos jours et ne posent pas des problèmes majeurs. Cependant, le problème se pose du côté de démobilisés candidats au désarmement et à la réinsertion. Ils ont connu des déboires tels que beaucoup parmi eux ont entendu le signal de certains de leurs commandants déçus parce que le grade leur octroyé, pour leur insertion dans les rangs des FARDC, ne correspondait pas à leur attente. Tenez, un jour au site DDR d’AVEBA, dans la Collectivité de LENDU BINDI, a-t-on appris, sur 2000 ex- combattants qui avaient déjà rendu leurs armes et qui s’attendaient à recevoir un Kit de réinsertion, seuls 500 l’avaient effectivement reçu. La proportion d’insatisfaits, si on s’en tient à ce qui a été rapporté dans ce centre de Réinsertion serait de ¼. Ce qui veut dire que sur les 12.000 hommes faisant partie des FRPI déclarés, outre les 2000 qui ont effectivement rejoint les FARDC, 8000 étaient insatisfaits. Ce sont ceux-là qui sont candidats à la continuation des troubles. On peut donc affirmer que les programmes DDR mal exécutés seraient la raison première de la poursuite de la guerre par le FRPI. D’après certaines informations éparses, l’on peut aussi ajouter l’arrestation de certains d’entre eux depuis 2005, sans jugement, au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-prison centrale de MAKALA et le non respect du cahier des charges leur présenté par les Commandants du FRPI L’autre question que l’on peut se poser est celle de savoir si le Gouvernement Central est resté, depuis toutes ces années, insensible à la situation de guerre dans le territoire d’Irumu, terroir des LENDU BINDI ou encore simplement NGITI. Cela serait très peu probable, car on sait le Président de la République très sensible à tout problème sécuritaire à l’Est du pays. Il en est de même du Gouvernement provincial. En fait, le Gouvernement Central et Provincial ont débloqué en leurs temps des fonds afin de faciliter les négociations avec le Groupe Armé. Une enquêté menée a rapporté que les fonds du Gouvernement Provincial n’ont atteint le but qu’une fois par le canal de l’Honorable député ADIRODU DJARI WILSON. Ceci, pour dire que les revendications de ces jeunes gens qui continuent la guerre n’ont jamais été entendues au sommet de l’Etat. Or, il est connu qu’il est préférable de terminer une guerre d’une manière pacifique que par une autre guerre. Voilà une raison de plus qui explique la persistance de cette guerre. L’autre raison de la poursuite de la guerre est qu’il existe quelques hauts responsables à Kinshasa et à Bunia qui ont instrumentalisé le FRPI à leurs propres fins. Certains Politiciens, en effet, ont longtemps tiré de cette guerre des dividendes politiques à Kinshasa. Ils se présentent comme les seules personnes capables de la terminer et obtiennent ainsi un positionnement enviable auprès du Chef de l’Etat et du Gouvernement à cause de leur connaissance du conflit et déclarent connaître les ficelles pouvant la terminer. Il semblerait que, de retour dans leur fief, ces mêmes individus seraient en train de donner de l’argent à ces mêmes combattants pour qu’ils ne déposent pas les armes. Ce groupe armé a été un fond de commerce judicieusement utilisé par ces politiciens véreux. En Décembre dernier, les Commandants FRPI voulaient déposer les Armes. Le fait que ce groupe ait été longtemps réfractaire au désarmement, a attiré tous les fauteurs de troubles de l’Ituri qui ont trouvé dans ce coin du pays un territoire propice à leurs crimes et à des revendications difficiles à satisfaire. On y trouve maintenant des Hema et des Lendu réclamant le relaxe de NGUDJOLO et Thomas LUBANGA de la CPI et ainsi de suite. Enfin, il y a le fait que dans ce groupe ethnique, il y avait un manque criant de leadership, qui aurait fait le travail pédagogique parmi les combattants et parmi les commandants de ceux-ci afin de leur faire ressortir avec clarté toutes les dividendes qu’ils pourraient tirer de la paix. Tous ces facteurs rassemblés ont favorisé la poursuite du conflit jusqu’à ce jour. Puisque les paramètres ont changé, il y a lieu de penser à la négociation. D’abord parce que les Combattants de ce groupe armé semblent essoufflés et fatigués par la guerre. Ils font parvenir par plusieurs moyens des propositions de paix aux autorités qui n’ont pas encore saisi ni exploité cela. Ensuite, leurs déboires militaires ont fait ressortir un affaiblissement de leur potentiel de nuisance. Pour terminer, il y a maintenant des jeunes leaders parmi leurs frères qui offrent leurs services pour conduire les négociations avec eux et les autorités, ces étudiants NGITI qui avaient réussi le mois passé de faire sortir leurs frères et sœurs ethniques piégés par les Combats entre les lignes FARDC et celles du Groupe Armé le mois passé. Les observateurs estiment que les Autorités, aussi bien centrales que provinciales, peuvent tirer profit de ces facteurs pour prendre langue avec les frères NGITI égarés et les ramener à la raison. D’ailleurs, ces étudiants, en l’occurrence MASUMBUKO ADABA, Président du Groupe, Dieudonné BAHATI KYENGA, Aimé SAFARI SINDUKU, MANAS ANGAIKA KOBVU tous, respectivement étudiants de la Faculté de Droit du Centre Universitaire de Kisangani, extension de BUNIA (CUEB) et M. AVALUMA WARA, FAUSTIN MUDJUNGE, étudiants à l’Université SHALOOM, ADIRODU NDEI de l’ISP /BUNIA estiment que 1000 personnes, des civils, sont encore coincées à MUKATO NGAZI. Ils posent la question de savoir qui se portera garant de leur sécurité en cas de reprise des hostilités. Il importe que les Responsables et les autorités endossent la responsabilité de la sécurité de ces personnes parmi lesquelles on compte 300 malades.

ARCHIAS BELABO Correspondance de BUNIA via la prosperité

mardi 27 avril 2010

Les victimes de Bogoro rejoignent enfin leur dernière demeure



Les villageois attendaient pour enterrer leurs proches assassinés pensant que la CPI pourrait avoir besoin des os comme éléments preuve contre les auteurs des crimes.
Les villageois de Bogoro, situé dans la province nord-est de l’Ituri en République démocratique du Congo, RDC, se sont entendu dire qu’ils pouvaient finalement enterrer les restes des personnes décédées dans les massacres de 2003 ayant eu lieu dans la ville, étant donné qu’il est peu probable qu’ils soient nécessaires dans les procès de crimes de guerre à venir.
“La Cour ne mène plus d’enquêtes,” a déclaré Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale, CPI, lors d’une visite dans la région, le 10 juillet dernier.
Bogoro a souffert de terribles atrocités en février 2003, lorsque les miliciens ont tué et violé les civils, laissant certains d’entre eux emprisonnés dans une salle remplie de cadavres.
Les villageois présumaient que la CPI allait avoir besoin des restes des victimes comme preuve afin de traduire les auteurs des crimes en justice. Mais la CPI affirme qu’elle n’a jamais dit aux villageois de ne pas enterrer leurs morts.
Dans une déclaration à l’IWPR, le Bureau du Procureur, BdP, avait déclaré, “Lors des enquêtes, la population de Bogoro avait attiré notre attention sur la présence de sites où des os étaient à l’air libre. Nous leur sommes immensément reconnaissants pour leur soutien et leur dignité. Notre enquête est terminée. Tous les restes peuvent maintenant être enterrés.”
Jusqu’à présent, deux chefs rebelles – Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo – ont été inculpés en lien avec les attaques et devraient être jugés devant la CPI à La Haye à partir du 24 septembre.
Chacun d’entre eux est accusé de six chefs de crimes de guerre et de trois chefs de crimes contre l’humanité. Les chefs comprennent des accusations de meurtre, esclavage sexuel, utilisation d’enfants soldats et actes inhumains.
Samuel Mugeni Bahemuka, le Chef de Bogoro, a exprimé sa satisfaction par rapport aux récentes déclarations de Moreno-Ocampo.
“Des crânes et des os des villageois décédés s’étalent dans les champs,” a-t-il dit à l’IWPR. “Les gens sont contraints de les voir chaque jour et ce n’est pas vraiment une bonne chose.”
“Nous nous sentons toujours très mal quand nous voyons ces os,” explique Amos Tibantura, un habitant de Bogoro qui est hanté par la tragédie. “Quand nous les voyons, nous nous souvenons automatiquement de nos parents, frères et sœurs qui ont été massacrés ici.”
Kezia Mugeni, mère de neuf enfants, a ajouté que le fait de voir les os chaque jour n’était pas bon pour la santé psychologique des survivants.
“Parfois les survivants crient et se rappellent la vie meilleure qu’ils avaient quand leurs proches étaient encore vivants,” explique-t-elle. “Lorsqu’une personne meurt, elle doit être enterrée pour que les gens puissent passer à autre chose. Ce n’est pas le cas ici. Les os sont dehors exposés en permanence au soleil et à la pluie et nous nous imaginons que ceux qui ne sont pas enterrés sont nos proches qui nous ont abandonnés. Cela nous affecte beaucoup.”
Le conflit dans la province de l’Ituri au nord-est de la RDC est le résultat de rivalités historiques entre des groupes tribaux, et surtout les Lendu et les Hema.
Des combats particulièrement brutaux ayant eu lieu entre 1999 et 2003 auraient fait près de 50 000 victimes, selon les Nations Unies.
Le Front nationaliste et intégrationniste, FNI, et la Force de résistance patriotique de l’Ituri, FRPI, affirment combattre les Lendu. L’Union des patriotes congolais, UPC, est alignée sur les Hema.
La CPI indique que Katanga est accusé d’avoir mené le FRPI, alors que Ngudjolo aurait été à la tête du FNI. Le chef de milice rival Thomas Lubanga, dont le procès devant la CPI a commencé le 26 janvier dernier, est l’ancien chef de l’UPC.
“L’Ituri est devenu une nécropole,” explique Pilo Kamaragi, un porte-parole du groupe ethnique Hema en Ituri. “Le district est marqué par des massacres et des actes de cannibalisme. Depuis 1999, des milliers de gens ont été massacrés. Les fœtus ont été extraits des ventres de leurs mères. Les femmes ont été violées en groupe. Les auteurs coupaient les têtes de leurs victimes et paradaient avec au bout de lances dans les rues.”
Le BdP indique qu’il est “passé à une nouvelle phase d’enquête”, concentrant la plupart de ses efforts sur les provinces des Kivu plutôt que l’Ituri. Les réactions de Moreno-Ocampo pourraient donc être perçues par d’autres villages comme un signal pour enterrer eux aussi leurs morts.
Le BdP n’a pas complètement exclu de nouvelles enquêtes en Ituri. “Nous serons guidés par les exigences juridiques de la gravité et de l’admissibilité,” a déclaré le BdP dans un communiqué.
Jean Bosco Lalo, président de la Société civile à Bunia, la capitale régionale, maintient que les enquêtes de la CPI en Ituri n’ont pas été assez étendues.
“Tout l’accent a été mis sur Bogoro et Zumbe, mais le mal fait dans ces endroits est moindre que celui fait à Nyankunde, où les enquêtes n’ont pas encore eu lieu,” a-t-il indiqué à l’IWPR. “Je ne comprend pas pourquoi la CPI ne veut pas parler de ça.”
Nyankunde se trouve à quelques 20 kilomètres au sud-ouest de Bogoro. Selon les organisations des droits de l’Homme, en septembre 2002, les miliciens de l’ethnie Ngiti avaient lancé une attaque sur le village dans lequel des centaines d’hommes et de femmes de l’ethnie Bira furent tués.
Lalo indique que, comme à Bogoro, des os humains sont éparpillés à Nyankunde. Mais ils ne sont pas encore enterrés, au cas où ils seraient nécessaires à des enquêtes futures.
Malgré les inquiétudes locales, Moreno-Ocampo a déclaré aux villageois qu’il n’est pas prêt à commencer de nouvelles enquêtes en Ituri.
“Nous pouvons fournir plus d’informations sur les crimes commis avant 2002, mais nous ne pouvons pas les poursuivre,” a-t-il dit. “Nous ne pouvons pas poursuivre tous les crimes commis après 2002, bien que cela puisse être fait de différentes manières, comme au moyen d’une commission de vérité et réconciliation, de juges nationaux ou d’autres institutions.”
L’utilisation d’os pour apporter des preuves médico-légales dans les procès de crimes de guerre n’est pas un phénomène nouveau. En 1999, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie avait déployé une équipe d’enquêteurs médico-légaux au Kosovo pour ouvrir les charniers et déterminer s’il y avait eu un modèle répété lors des conflits des Balkan dans les années 1990.
“Les fractures sur les os peuvent apporter des preuves sur le moment où le meurtre a eu lieu, et la nature des blessures infligées,” a expliqué un expert médico-légal qui a préféré rester anonyme.
“Si les fractures sont toutes du même type, et qu’elles peuvent être attribuées à la même période, cela pourrait indiquer des meurtres généralisés. Si différents groupes d’os contiennent des dates différentes, cela peut suggérer que les massacres ont eu lieu à un certain nombre d’occasions.”
Même si les os sont inhumés, ils ne perdent pas nécessairement leur valeur médico-légale, s’ils devenaient nécessaires à l’avenir.
“Tout dépend de la manière dont ils sont enterrés,” a expliqué l’expert médico-légal. “Cela peut être influencé par la température du pays, la profondeur de la tombe et par le risque que des animaux les découvrent.”



Jacques Kahorha

lundi 19 avril 2010

ITURI CONTINUE DE PERDRE LES SIENS POUR RIEN!!


Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert un couloir humanitaire pour permettre la sortie de centaines de civils pris entre les feux de l’armée et des milices rebelles dans la Province Orientale, dans le nord-est du pays.


Frères d’armes…Des soldats de l’armée congolaise et des Casques Bleus patrouillent ensemble au sud de Bunia, capitale du district de l’Ituri« Nous avons décidé [d’ouvrir] ce couloir, car nous avons enregistré plusieurs centaines de morts et une morbidité sévère parmi la population civile bloquée entre les milices et les FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo]. Avec ce [couloir], ils vont sortir et rejoindre les zones sécurisées », a dit Rustic Avo, Vice-commissaire de district de l’Ituri. Selon les autorités locales, au moins 5 000 civils sont bloqués depuis décembre 2009 dans la zone de Mukato Ngazi, à environ 100 km au sud de Bunia, suite à une grande offensive du gouvernement contre les rebelles à PotoPoto, Mokato et Tchey, au sud de Bunia, la ville principale du district d’Ituri. « Ils ont soufferts et continuent de souffrir. Les FARDC les prenaient [pour] des milices [rebelles]… et les milices rebelles les [utilisaient] comme boucliers – ils les ont pillés, torturés et violés », a dit un notable Ngity local de la communauté des Walendu bindi qui a préféré garder l’anonymat. Le 12 mars, la société civile des Walendu Bindi a dit que des soldats avaient ouvert le feu sur un groupe de femmes qui se rendaient dans les champs pour chercher des feuilles de manioc afin de nourrir leur famille. Six d’entre elles auraient été tuées, dont deux femmes enceintes. Un groupe d'activistes étudiants, qui s’est rendu dans la région en mars, a exprimé son inquiétude. « Nous [y] avons passé seulement quatre jours et avons enregistré 21 morts, ainsi que plusieurs tombes ici et là. La plupart des morts étaient [des femmes et des enfants] », a dit Adaba Masumbuko, président du groupe. Les étudiants ont également constaté un manque d’infrastructures sanitaires et d’écoles. « J’ai dénombré près de 300 malades, qui ne pouvaient pas se tenir debout », a dit Kobvo Angaika, un autre membre du groupe. Ces personnes et leurs familles ne sont de toute évidence pas en état d'emprunter le couloir humanitaire, a-t-il ajouté. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a déployé deux camions dans le village d’Ozoba, dans le territoire d’Irumu, pour transporter les personnes déplacées qui sont affaiblies par les longues marches. Des morts en route

Région de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du CongoSelon M. Avo, le Vice-commissaire de district de l’Ituri, environ 10 civils sont morts lors du déplacement. Quatre autres sont morts à Aveba, à 90 km au sud de Bunia. « Nous avions pensé que les [personnes les] plus malades [seraient] évacuées par hélicoptère », a-t-il dit. La Fédération luthérienne mondiale a commencé à distribuer de l’aide alimentaire à environ 47 000 personnes déplacées dans la région. Médecins sans frontières Suisse a également établi une aire médicale de transit à Aveba où les victimes de violences sexuelles sont soignées. Jusqu’ici, la Commission mouvements de population de l’Ituri a recensé 167 000 personnes déplacées, dont 64 pour cent se trouvent à Irumu, au sud de Bunia, où l’armée a affronté le FRPI (Front de résistance patriotique en Ituri) et le FPJC (Front populaire pour la justice au Congo). Selon le programme national de désarmement, environ 2 000 de ces miliciens n’ont pas encore rendu les armes. Les autorités du district constatent toutefois qu’il est difficile de chiffrer le nombre exact de personnes déplacées, certains ayant trouvé refuge en Ouganda. Selon la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), les milices rebelles essayent de se réapprovisionner en munitions et en nourriture suite aux récentes opérations menées contre elles par l’armée et la MONUC. En ce moment, la zone au sud de Bunia reste dangereuse et une escorte militaire est nécessaire pour y accéder, a dit Jean-Charles Dupin, directeur du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires dans la Province Orientale.
IRIN

lundi 12 avril 2010

6.000 signatures pour réclamer les prisonniers de l’Ituri




A en croire à monsieur John Tinanzabo, plus de 6.000 ressortissants de l’Ituri ont apposé leurs signatures au bas d’une pétition qui exige le jugement des détenus ituriens incarcérés dans des prisons à travers la RDC.Ce secrétaire général de l’UPC a annoncé aux journalistes de Bunia que cela fait plus de cinq ans que quelques ténors des groupes armés de l’Ituri croupissent dans des cellules de prisons à travers le pays. Ces infortunés sont privés de leur liberté sans aucune procédure judiciaire. Ils n’ont jamais été entendus et encore moins condamnés. Cinq ans c’est trop c’est exclamé John Tinanzabo qui ne comprenait pas le mutisme de la société civile de l’Ituri et des organisation de droits de l’homme à cet effet.Son parti politique, l’UPC, a initié une pétition pour réclamer le jugement de ses fils de l’Ituri en vue d’établir la justice, c'est-à-dire condamner les fautifs et élargir des innocents.Aussi, a-t-il invité la société civile de l’Ituri et les organisations de droits de l’homme de se pencher sur cette situation. Recueillir 6.000 signatures, une première de l’histoire des partis politiques en province Orientale, c’est toute la mesure de l’intérêt que les ressortissants de l’Ituri accordent à cette question.Pour John Tinanzabo, le jugement de ces compatriotes permettrait de dissiper certaines zones d’ombres sur ce qui c’est réellement passé en Ituri.Tous ces captifs bénéficient de la présomption d’innocence. Leur détention sans jugement relève de l’arbitraire.(Le milénnaire)






Après Thomas LUBANGA, John TINANZABO le Président a.i de l’UPC réapparaît sur scène tout en invitant les autres Partis politiques à la coalition dans l’opposition
Radio Canal Révélation (Bunia) - Gratien de Saint Nicolas IRACAN
Le Président de l’Union de Patriotes congolais ad interim UPC demande aux autres Partis Politiques nés en Ituri de pouvoir se coaliser pour les prochaines élections locales, législatives et présidentielles en 2011 et 2012. John TINANZABO a fait cette déclaration hier alors qu’il se retrouve encore en vacances parlementaires à Bunia. Pour ce Député provincial une forte union politique permettrait le changement en Province Orientale, vue les différentes difficultés que connaissent la contrée ce dernier temps, bien que la majorité des partis politiques soient alliés à l’AMP, alliance pour la majorité présidentielle, la plate forme actuellement au pouvoir. Par ailleurs John TINANZABO demande aux autorités de la Cour Pénale Internationale de pouvoir médiatiser le procès de Thomas LUBANGA pour une bonne transparence auprès du peuple Iturien. Il demande aussi aux Gouvernement congolais de libérer les prisonniers politiques ituriens arrêtés depuis cinq ans et détenus à la prison de Makala à Kinshasa, sans jugement. John TINANZABO est le Président Intérimaire de l’UPC, un parti politique qui a une origine politico militaire et dont le Président Thomas LUBANGA se retrouve comme première personne arrêtée à la Cour Pénal Internationale, accusé d’avoir enrôlé des enfants soldats entre 2002 et 2003 pour combattre en Ituri, alors que John TINANZABO à l’époque était le Secrétaire Général du Parti...


Radio Canal Révélation

vendredi 9 avril 2010

Entre la RDC et l’Ouganda, un ( autre)conflit à venir


LAC ALBERT

Un conflit se profile à l’horizon entre la République Démocratique du Congo et son voisin l’Ouganda sur le tracé de la frontière entre les deux pays. Déjà, la presse internationale aborde des sujets sur le différend qui opposerait Kampala et Kinshasa. Récemment, une chercheuse de l’Autorité nationale ougandaise de gestion de l’environnement (Nema) s’est confiée à l’Agence France presse, Afp, à ce sujet. La chercheuse de Nema a évoqué les vraies raisons de ce tiraillement. D’après elle, les vraies raisons se trouveraient dans le pétrole dont regorgent les sous-sols du bassin du lac Albert et de la rivière Semliki qui séparent les deux pays.

« Nous savons qu’il y a du pétrole autour et sous le lac Albert. Et quand il y a du pétrole en jeu, vous ne savez jamais ce qui peut arriver. Cela peut déboucher sur un conflit », a récemment déclaré la chercheuse de l’Autorité nationale ougandaise de gestion de l’environnement (Nema), à l’AFP.
Si du côté congolais très peu de prospections ont été menées, en Ouganda, des forages et des études sismiques ont révélé des gisements pouvant atteindre 2,2 milliards de barils, une quantité supérieure aux réserves prouvées de la Guinée équatoriale (1,7 milliard de barils) ou encore du Congo-Brazzaville (180 millions de barils). Et il ne s’agit là que des résultats de la prospection de 30 % de la zone, dont la richesse en hydrocarbures ne cesse d’attirer les majors (ENI, Total, Cnooc et récemment Lukoil…).
Pour la RD Congo et l’Ouganda, qui s’accusent mutuellement d’empiéter sur leurs territoires réciproques, chaque portion de terre gagnée correspond à des barils de pétrole supplémentaires. La RD Congo, déjà productrice de pétrole, veut accroître ses réserves actuellement estimées à 1,3 milliard de barils, mais aussi augmenter sa production. L’enjeu est encore plus important pour l’Ouganda. Le pays, qui importe actuellement 600.000 tonnes d’hydrocarbures par an pour plus de 250 millions de dollars, espère couvrir ses besoins domestiques de 11.000 barils par jour (b/j) et devenir exportateur.
La construction d’une raffinerie pouvant produire jusqu’à 200.000 b/j est à l’étude avec des investisseurs étrangers. Le groupe français Total et le chinois Cnooc sont en lice pour développer ces projets dont le besoin en financement est estimé à près de 15 milliards de dollars. D’ici là, les commissions mises en place par chaque pays devront rendre des rapports avec des propositions de tracé de la frontière. « Quoi qu’il arrive, assure le porte-parole du gouvernement congolais, le ministre Lambert Mende, les deux pays se sont mis d’accord pour une exploitation commune des gisements qui se trouveront à cheval sur leur frontière commune. »




D.I.A.

jeudi 1 avril 2010

L'origine du "Poisson d'avril"

Jour saint pour tous les blagueurs, le 1er avril est traditionnellement synonyme de farce. Les professeurs sont souvent les victimes d'élèves ingénieux, les médias diffusent allègrement des canulars et tout le monde y va de son piège. Petit retour sur la plus rigolote des traditions.

A l'origine était Charles IX

Si l'origine du poisson d'avril est controversée, l'hypothèse la plus courante le fait naître au 16ème siècle. En 1564, le roi Charles IX a décidé que l'année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier. Un changement a également décalé les échanges de cadeaux et d'étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année. Pour semer le doute au sujet de la date réelle du nouvel an, certains ont persisté à offrir des présents en avril. Avec le temps, les petits cadeaux d'avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.

Pourquoi le choix du "poisson"

Si les farces sont désormais connues sous le nom de "poisson d'avril", cela remonte là encore à ce cher 16ème siècle. Les cadeaux que l'on s'offrait en avril étaient souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque les blagues se développèrent, l'un des pièges les plus courants était l'offrande de faux poissons.


Et dans les autres pays...

La tradition de la blague du 1er avril, au départ occidentale, s'est peu à peu diffusée. Elle s'exprime de différentes manières en fonction des pays. En Angleterre, par exemple, le 1er avril est l' "April's fool day". Les farces ne se font que le matin et si vous êtes piégé, vous êtes "une nouille". En Écosse, soyez deux fois plus vigilant qu'en France car les farceurs peuvent également sévir le 2 avril. Au Mexique, l'unique tour consiste à subtiliser le bien d'un ami. La victime aura en échange des bonbons et un petit mot lui indiquant qu'il s'est fait avoir. Il existe même une version indienne du poisson d'avril : elle a lieu le 31 mars et se nomme la fête d'"Huli

Arrestation de quatre dirigeants syndicaux du SYNCASS/district d'ituri


C’est depuis le samedi 26 mars 2010 que le magistrat Kalombo du district d’Ituri a ordonné l’arrestation de quatre camarades syndicalistes du Comité SYNCASS / d’Ituri dans la province Orientale, suite au memo qu’ils ont adressé au Gouverneur de cette Province en date du 13 mars 2010.
Dans ce memo de trois pages, le Comité du SYNCASS/ Ituri déplore amèrement l’abus du pouvoir, le traitement inhumain et dégradant dont sont victimes les membres de comité SYNCASS/Ituri de la part de Médecin Chef de District Sanitaire de Bunia, ainsi que Les listes de paie contenant à majorité les agents fictifs au détriment des agents travaillant réellement, le détournement de la prime de risque destinée à la paie des agents publics pour payer le personnel de la clinique privée (Freedom) du MCD/Bunia, la haine et inimitié entretenues par le Médecin Chef de District Sanitaire de Bunia entre les agents, les absences répétées de ce dernier « le MCD » dans son bureau à cause de prestations dans sa clinique privée entrainant ainsi la paralysie de l’administration au sein de District sanitaire de Bunia …
Face à cet acte irréfléchi, le SYNCASS dénonce cette nieme violation de la liberté syndicale dont fait l’objet ses membres dans cette partie de la république et exige leur libération sans condition, la securisation des syndicalistes des humeurs des autorités publiques à tous niveaux, une mission contrôle mixte syndicat + administration en Ituri pour établir les faits et proposer les pistes de solutions, l’annulation de la nouvelle affectation de camarade Secrétaire Exécutif Justin TCHETCHU et sa réhabilitation car c’est un délégué en cours de mandat syndical .
Africaefuture

mercredi 31 mars 2010

La Constitution menacée


La révision constitutionnelle n’est plus un tabou. Elle ne pouvait l’être dans la mesure où qu’il s’agit d’un exercice constitutionnel conformément au chapitre VIII, article 218 de la Constitution. La réunion interinstitutionnelle vient d’ailleurs de déterminer les premières matières qui pourront faire l’objet d’une révision constitutionnelle. Mais la question fondamentale est celle de savoir si l’on ira jusqu’au bout de cette logique pour toucher aux matières qui constituent le fondement même de la Constitution du 18 février 2006(?) Les premiers gestes ne cachent pas cette intention. Ce qui se fera dans les tout prochains jours ne constituerait qu’un ballon d’essai.
La dernière réunion interinstitutionnelle en date vient de se prononcer clairement sur des questions qui doivent faire l’objet de la révision constitutionnelle. Ce, aux termes de plusieurs réflexions des experts représentant le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, le Premier ministre, le premier président de la Cour suprême de Justice ainsi que le cabinet du président de la République. Ce groupe de réflexion a convenu de la nécessité de modifier certaines dispositions de la Constitution et de la loi électorale en vue d’opérer un recentrage autour de certains impératifs majeurs.
Les points sur lesquels la réunion interinstitutionnelle s’est prononcée clairement sont les suivants : Découpage territorial ; Recettes à caractère national allouées aux provinces ; l’indépendance du pouvoir judiciaire ; Conseil supérieur de la Magistrature ; Fonctionnement des institutions provinciales ; Droit au retour des députés et sénateurs appelés à d’autres fonctions ; Système électoral ; Extension de la compétence des juridictions militaires.
Mais la réunion interinstitutionnelle qui s’est appropriée le rapport des experts a renvoyé certaines de ses questions à une réflexion approfondie. Allusion faite au mandat du président de la République, de la question de la nationalité, des immunités et du régime politique.
Or à en croire les observateurs avertis, ces points qui ont été envoyés à une étude approfondie constituent le fondement même de la Constitution du 18 février 2006.
C’est-à-dire que l’on vient de toucher à l’article 220 pour des raisons qui seront certainement connues après cet examen approfondi. Cet article stipule : « La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle. Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne, ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées ».
Examen approfondi ou ballon d’essai ? Interrogation pertinente dans la mesure où parmi les questions qui ne devraient pas faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle, la réunion interinstitutionnelle s’est prononcée clairement sur « l’indépendance du pouvoir judiciaire », pour ne citer que ce cas.
L’on ne serait donc pas surpris qu’une bataille juridique s’engage dans quelques jours entre les constitutionnalistes tant il est vrai que certains affirment même que l’article 220 de la Constitution est « révisable ». Ce qui expliquerait certainement le fait que des questions qui touchent au fondement même de la Constitution du 16 février 2006 ont été « renvoyées à une réflexion approfondie ».
CURIEUSES COÏNCIDENCES
Mais lorsque l’on rapproche certains faits politiques, l’on constate que le 5 novembre 2007, une proposition de loi constitutionnelle a été présentée à l’Assemblée nationale. Elle portait révision des articles 110, 152 et 197 de la Constitution. Le premier a trait au mandat du député national ou sénateur après la cessation de la fonction incompatible. Après avoir fait l’économie de cette proposition, il a été suggéré que l’on insère un nouvel alinéa à l’article 110, qui sera l’alinéa 6 pour être libellé de la manière suivante : « Un député national ou un sénateur nommé à toute fonction incompatible avec l’exercice du mandat parlementaire cesse de siéger et reprend celui-ci de plein droit après la cessation de cette fonction ».
La réunion institutionnelle qui s’est penchée sur le même sujet a suggéré que pour des raisons évidentes « le retour pur et simple des députés ou sénateurs dans leurs chambres respectives en vue de parachever leur mandat d’interruption honorable des fonctions aux quelles ils ont été appelés ». Premier fait.
Deuxième fait. De la révision de l’article 152 portant attributions et composition du Conseil supérieur de la magistrature. La suggestion proposée est la suivante : Ainsi, l’article 152 alinéa 2 actuel de la Constitution doit être abrogé et remplacé par les alinéas suivants : « Le Conseil supérieur de la magistrature est composé du président de la République, du ministre de la Justice, des magistrats et des personnalités indépendantes issues de la Société civile.
« Le président de la République préside le CSM. Il peut être remplacé par le ministre de la Justice qui en est le vice-président.
« Une loi organique détermine la composition, l’organisation et le fonctionnement du CSM ».
La réunion interinstitutionnelle propose de ramener la composition du Conseil supérieur de la magistrature dans le domaine de la loi.
Troisième fait. De la révision de l’article 197 de la Constitution. La proposition de loi s’est attardée sur la question de l’immunité qui devrait être étendue jusqu’ aux députés provinciaux.
La réunion interinstitutionnelle a renvoyé cette question à un examen approfondi. Mais empressons-nous de relever qu’à cette époque, le président de la République avait rejeté l’idée d’une quelconque révision constitutionnelle. Soit.
Pas plus tard que dans une interview accordée au journal Jeune Afrique, publiée dans son édition du 10 mars 2010, Olivier Kamitatu, ministre au Plan, répondait en ces termes à une question sur la réforme de la Constitution : « Une coalition entraîne toujours de blocages mais ceux-ci tiennent aussi à notre Constitution. C’est un copier - coller de la Vème République française. Notre démocratie n’est pas aussi achevée que celle de la France. Le chef de l’Etat doit avoir plus de pouvoir. Au lieu d’un binôme « Président - Premier ministre », nous avons besoin d’un leadership fort avec une autorité bien établie ». Et les journalistes de Jeune Afrique d’insister : Appelez-vous à la suppression du poste de Premier ministre ? « Un régime présidentiel peut effectivement se passer d’un Premier ministre », a répondu Olivier Kamitatu.
Ces deux curieuses coïncidences touchent à la forme républicaine de l’Etat, à la forme représentative du gouvernement, à la durée des mandats du président de la République. Les mêmes points font partie des questions renvoyées à un examen approfondi par la réunion interinstitutionnelle. – C’est tout dire.


Le potentiel

mardi 30 mars 2010

L'ITURI EST EN DEUIL: Le SENATEUR Pr DJURUNI OBHIDHIBHO Clément est mort!


Chers frères et Soeurs,


C'est avec consternation que nous venons d'aprendre la mort du Professeur Djurini en Afrique du sud depuis samedi le 27 Mars 2010.


Nous présentons nos condoléances les plus attristées à sa famille et toute la communauté Ituriènne.


Longtemps professeur à Bunia après ses études post-universitaires en Belgique, Mr. Djuruni avait rejoint le sénat Congolais en 2006 en tant que membre du parti MSR, fonction qu'il a rempli avec abnégation jusqu'au jour de sa mort.

Jusque là, nous ne disposons pas encore du programme des funérailles que nous attendons de la famille du defunt.
En attendant, tous ceux qui souhaitent présenter des condoléances par mail à la famille Djuruni peuvent les adresser aux adresses e-mail :djnickmiria@yahoo.fr , aledjuruni@yahoo.fr ; ou l'adresse e-mail à la page d'acceuil de ce blog ou à celle de l'IPB.


Peu avant son decès, le senateur Djuruni travaillait activement sur les questions du developpement de l'Ituri, notamment en matière d'éléctrification au territoire d'Aru; il avait par la même occasion posé une question écrite au ministre de l'énergie; nous avions eu l'avantage de publier l'intégralité de cette question et la réponse du ministre de l'énergie sur votre blog il ya une semaine. Ci-bas nous le postons pour une deuxième fois.


Nous allons dans les heures qui viennent vous pésenter le cursus exceptinnel de ce "dou" professeur et par la même accasion, vous donner le programme de ses funerailles.


Que son âme repose en paix!


Ibra, Kinshasa.


QUESTION ECRITE DU SENATEUR DJURUNI OBHIDHIBHO Clément au ministre de l’énergie sur l’électrification de la ville d’Aru.


En voici la contenue:« Excellence,J’ai l’honneur de vous adresser cette question écrite dont la teneur suit :Au mois de mars dernier, un accord de coopération signé entre leurs Excellences Joseph KABILA et YOWERI MUSEVENI, respectivement Président de la République Démocratique du Congo et d’Ouganda, il a été prévu, entre autres projets, l’électrification des villes frontalières de BENI, BUTEMBO, RUTSHURU et ARU. Cet accord de principe a été formalisé par les visites croisées de délégations congolaises et ougandaises.Cette perspective a suscité un immense espoir auprès de la population et quelques questions :- Quel est le chronogramme des travaux ? (Aux dernières nouvelles, plusieurs chargements de poteaux électriques en bois sont déjà arrivés à Aru.) - Le courant arrivera-t-il à Ariwara ?- La qualité du courant importé de l’Ouganda est-elle seulement domestique ? ou à la fois domestique et industrielle ?- Quelle est la structure qui gère localement ce projet et celle qui gérera l’énergie électrique ?Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.



Voici l’essentiel des éléments de réponse du ministre de l’énergie Mr Laurent MUZANGISA MUTALENU ″


:« 1ère question : Quel est le chronogramme des travaux (Planning) ?Réponse : Le délai global des réalisations pour Aru et Ariwara est d’au moins 8 mois, comprenant les fournitures des matériels sur site 1,5 mois et de montage 4,5 mois. Les fournitures sont livrées sur site à 80% ce jour, les travaux ont débutés le 05 Janvier 2010 et la mise en service des installations est estimée à la fin du mois d’août 2010.Les consistances techniques du projet d’électrification des cités d’Aru et Ariwara se fondent sur deux versions, notamment la version d’une planification d’un réseau minimum et la version d’une planification d’un réseau définitif.1. La Cité D’ARUPour la version d’un réseau minimum, il s’agit de :- la construction d’un local pour abriter les équipements de mesure, comptage et protection ;- la construction de 5 Km de ligne MT, 33kV, entre la localité de Vurra (poste douanier en Ougandais) et la cité d’Aru ;- la construction de 4 km de réseau de distribution MT, 33kV ;- la construction des 3 postes haute de poteau MT/BT, 30/0,4kV, dont 2 de 100kVA et 1 de 50 kVA ;- la construction de 50 points lumineux de 150 W, Na, pour EP ;- la réalisation de 250 branchements BT.Quant à la version d’un réseau définitif, il s’agit de :- la construction d’un local abritant les équipements de mesure et de comptage, du disjoncteur de protection;- la construction de 5 Km de ligne MT, 33kV, entre la localité de Vurra (poste douanier en Ougandais) et la cité d’Aru ;- la construction de 6 km de réseau de distribution MT, 33kV, dans la cité d’Aru ;- la construction des 5 postes hauts de poteau MT/BT, 30/0,4kV, dont 2 de 100kVA et 3 de 50 kVA ;- la construction de 15 km de ligne aérienne BT ;- la construction de 100 points lumineux de 150 W, Na, pour EP ;- la réalisation de 500 branchements BT.2. La Cité D’ARIWARAPour la version d’un réseau minimum, il s’agit de :- l’installation d’un groupe thermique (gasoil) de 500 kVA, 400 V, avec un transformateur élévateur de 0,4/33kV de 250 kVA;- la construction de 4 km de ligne MT, 33kV pour le réseau de distribution MT d’Ariwara ;- la construction d’un poste haut de poteau MT/BT, 30/0,4kVA ;- la construction de 7 km de ligne aérienne BT ;- l’installation de 50 points lumineux de 150 W, Na, pour l’éclairage public ;- la réalisation de 500 branchements BT.Quant à la version d’un réseau définitif, il s’agit de :- la construction de 36 km de ligne aérienne MT, 33kV, entre la cite d’Aru et la cite d’Ariwara;- la construction de 5 km de réseau de distribution MT 33kV ;- la construction de 3 postes hauts de poteau MT/BT, 30/0,4kV, dont 2 de 250 kVA et 1 de 100 kVA ;- la construction de 10 km de ligne aérienne BT ;- l’installation de 100 points lumineux de 150 W, Na, pour l’éclairage public ;- la construction d’un poste haut de poteau MT/BT 30/0,4kV, au centre rural d’Ondolea et réseau BT associé.2ème question : Le courant arrivera-t-il à Ariwara ?Réponse : Le concept consiste à mettre à profit le voisinage du réseau MT ougandais pour l’alimentation des cités d’Aru et d’Ariwara en énergie électrique à court terme, et ce en attendant le développement des réseaux SNEL en RD Congo.Il s’agit ainsi de la construction d’une ligne de transmission MT,33 kV, à partir de Vurra terminale frontalière du réseau Ougandais, ainsi que de la réalisation des réseaux de distribution MT/BT/EP des cités concernées ;Cette disposition fondamentale se réalisera en deux phases, selon la disponibilité des puissances au niveau du parc de production de l’Ouganda et également selon le plan directeur de développement énergétique de la RD Congo.En ce qui concerne la cité d’Ariwara, située à plus ou moins 45 km d’Aru, il s’agira d’abord d’une pré-électrification par l’installation d’une centrale thermique à gasoil, disposant d’un groupe de 500kVA, et la construction des réseaux de distribution associés, MT/BT/EP.3ème question : Le courant importé en Ouganda est-il seulement domestique ? ou à la fois domestique et industriel ?Réponse : Actuellement, la puissance disponible sur le réseau d’Ouganda à Aru est limitée à 0,5 MW et SNEL a envisagé d’abord l’alimentation minimum d’Aru avec une puissance de 250 kW, en attendant que la centrale hydroélectrique de 3,5 MW en cours de finalisation en Ouganda soit opérationnelle.4ème question : Quelle structure gère localement ce projet et celle qui gérera l’énergie électrique ?Réponse : La gestion du projet est assurée présentement par la SNEL, par l’entremise de sa Direction de l’Electrification Rural.En ce qui concerne la gestion future quotidienne, une entité SNEL, dépendant de la Direction Provinciale de Kisangani, sera mise en place avec l’implication des organisations collectives d’Aru et d’Ariwara. Veuillez agréer, Honorable Sénateur, l’expression de ma considération distinguée.»

Cinquantenaire des indépendances : Fête ou deuil (1)







2010, année charnière. Elle marque le Cinquantenaire des indépendances pour de nombreux pays africains. Citons le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, la République Centrafricaine, la RD du Congo, la République du Congo, le Sénégal, la Somalie, le Tchad et le Togo. En tout 17 pays sur 53.
De partout monte la fièvre festive au niveau des cercles du pouvoir. En effet, les autorités s’affairent à mobiliser les opinions publiques nationales autour des manifestations de réjouissance projetées à la date anniversaire. C’est sûr qu’elles vont engager de grosses dépenses dites de souveraineté – sur un fonds non disponible aujourd’hui – afin de faire bombance et se bourrer la gueule.
Mais, car il y a un « mais », qui vont boire ? Qui vont manger ? La tradition, vieille de 50 ans, veut que ne soient invités aux banquets officiels que les mêmes dinosaures et les mêmes bébés dinosaures qui, d’habitude, prennent part aux orgies organisées par le Trésor public.
Cette fois, il n’y aura donc pas d’exception. Les palais ainsi que les hôtels 5 étoiles qui seront choisis pour l’accueil des invités ne seront en tout cas pas accessibles au petit peuple. Depuis 50 ans, l’égocentrisme des chefs n’a pas pris une seule ride.
Et pourtant, le premier Cinquantenaire des indépendances africaines – dramatiquement bâclé - aurait pu constituer un moment fort au cours duquel les dirigeants politiques auraient dû publiquement, pour une fois, se remettre en cause. Un moment où ils auraient pu engager un débat national, lequel examinerait, sans complaisance, les causes de nos échecs. Avant de recommander des recettes à appliquer pour nous sortir du gouffre actuel.
Deux questions à analyser : pourquoi le-pain-de-tout-le-monde n’a jamais été servi qu’à une poignée d’aventuriers et à leurs courtisans? Comment faire pour que, après le retentissant fiasco des indépendances, les ressources nationales profitent, dans les prochains 50 ans, à tous les fils et filles du pays ?
Au demeurant, avant de continuer le débat, que nous avons inauguré ce jour, il n’est pas inutile de revenir à la question fondamentale. A savoir : est-il rationnel de fêter les échecs répétés, la paupérisation des populations, le développement du sous-développement multisectoriel des pays africains ?
Apostrophiles, à vos plumes !






Ben-Clet, Le Potentiel

lundi 29 mars 2010

Embouteuillages à Kinshasa / Blvd 30 Juin [Traffic Jam in Kinshasa] on March 27, 2010


Avec les traveaux qui se deroulent actuèllement sur le Boulevard du 30 juin à Kinshasa, la circulation en vehicule est devenue très difficile; donc bien plannifier vos sorties en ville!


En voici un exemple de 27 Mars Courant


Ibra, Kin

vendredi 26 mars 2010

21 déplacés de Mukatongazi meurent de faim










Ces personnes sont mortes depuis lundi. 300 autres déplacés ayant fui la forêt de Mukatongazi manquent de nourriture. Amaigris, ils sont incapables de marcher à cause de pieds gonflés. Ils ont exprimé leurs malheurs mercredi à une mission mixte des agences des Nations unies qui s'est rendue à Ozuba, localité située à environ 80 Kilomètres au sud de Bunia. C'est là que se trouvent certains de ces déplacés.
Plus de 270 personnes parmi ces déplacés sont arrivées mercredi à Ozuba après deux jours de marche à pied à travers les collines.
Les signes de malnutrition et d'anémie sont perceptibles parmi ces déplacés. Trois d'entre eux ont perdu la vie en chemin avant d'atteindre Ozuba à cause de la famine.
Rogette Munoro, une femme qui a pu atteindre Ozuba a décrit les conditions de vie des déplacés dans la forêt de Mukatongazi. Elle explique:
Nous passions la nuit à la belle étoile dans la forêt [de Mukatongazi]. Beaucoup de ceux qui étaient affaiblis sont déjà morts. Six, cinq ou quatre meurent chaque jour. Nous avons trop souffert là-bas. C'est ce qui nous a obligés de quitter. D'autres sont morts en route pendant la sortie, dont trois cas ont été déplorés.
Environ 960 personnes ont déjà quitté la forêt depuis l'ouverture du couloir humanitaire par les FARDC le samedi dernier.
Certains sont installés au village de Aveba sans aucune assistance en vivres malgré leur état de santé précaire. «Médecins Sans Frontières» a ouvert un site pour la consultation médicale de ces déplacés.
Cette ONG a également remis à ces déplacés une assistance constituée notamment de nattes et de couvertures.
Pour rappel, environ 5000 habitants de l'Ituri avaient fui les combats il y a environ 3 mois dans la forêt de Mukatongazi dans la collectivité de Walendu Bindi entre les FARDC et des miliciens.








(Okapi)

vendredi 19 mars 2010

QUESTION ECRITE DU SENATEUR DJURUNI OBHIDHIBHO Clément au ministre de l’énergie sur l’électrification de la ville d’Aru.


QUESTION ECRITE DU SENATEUR DJURUNI OBHIDHIBHO Clément au ministre de l’énergie sur l’électrification de la ville d’Aru.

En voici la contenue:
« Excellence,
J’ai l’honneur de vous adresser cette question écrite dont la teneur suit :
Au mois de mars dernier, un accord de coopération signé entre leurs Excellences Joseph KABILA et YOWERI MUSEVENI, respectivement Président de la République Démocratique du Congo et d’Ouganda, il a été prévu, entre autres projets, l’électrification des villes frontalières de BENI, BUTEMBO, RUTSHURU et ARU. Cet accord de principe a été formalisé par les visites croisées de délégations congolaises et ougandaises.
Cette perspective a suscité un immense espoir auprès de la population et quelques questions :
- Quel est le chronogramme des travaux ? (Aux dernières nouvelles, plusieurs chargements de poteaux électriques en bois sont déjà arrivés à Aru.)
- Le courant arrivera-t-il à Ariwara ?
- La qualité du courant importé de l’Ouganda est-elle seulement domestique ? ou à la fois domestique et industrielle ?
- Quelle est la structure qui gère localement ce projet et celle qui gérera l’énergie électrique ?
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération. »

Voici l’essentiel ″ des éléments de réponse du ministre de l’énergie Mr Laurent MUZANGISA MUTALENU ″ :

« 1ère question : Quel est le chronogramme des travaux (Planning) ?
Réponse : Le délai global des réalisations pour Aru et Ariwara est d’au moins 8 mois, comprenant les fournitures des matériels sur site 1,5 mois et de montage 4,5 mois. Les fournitures sont livrées sur site à 80% ce jour, les travaux ont débutés le 05 Janvier 2010 et la mise en service des installations est estimée à la fin du mois d’août 2010.
Les consistances techniques du projet d’électrification des cités d’Aru et Ariwara se fondent sur deux versions, notamment la version d’une planification d’un réseau minimum et la version d’une planification d’un réseau définitif.
1. La Cité D’ARU
Pour la version d’un réseau minimum, il s’agit de :
- la construction d’un local pour abriter les équipements de mesure, comptage et protection ;
- la construction de 5 Km de ligne MT, 33kV, entre la localité de Vurra (poste douanier en Ougandais) et la cité d’Aru ;
- la construction de 4 km de réseau de distribution MT, 33kV ;
- la construction des 3 postes haute de poteau MT/BT, 30/0,4kV, dont 2 de 100kVA et 1 de 50 kVA ;
- la construction de 50 points lumineux de 150 W, Na, pour EP ;
- la réalisation de 250 branchements BT.
Quant à la version d’un réseau définitif, il s’agit de :
- la construction d’un local abritant les équipements de mesure et de comptage, du disjoncteur de protection;
- la construction de 5 Km de ligne MT, 33kV, entre la localité de Vurra (poste douanier en Ougandais) et la cité d’Aru ;
- la construction de 6 km de réseau de distribution MT, 33kV, dans la cité d’Aru ;
- la construction des 5 postes hauts de poteau MT/BT, 30/0,4kV, dont 2 de 100kVA et 3 de 50 kVA ;
- la construction de 15 km de ligne aérienne BT ;
- la construction de 100 points lumineux de 150 W, Na, pour EP ;
- la réalisation de 500 branchements BT.
2. La Cité D’ARIWARA
Pour la version d’un réseau minimum, il s’agit de :
- l’installation d’un groupe thermique (gasoil) de 500 kVA, 400 V, avec un transformateur élévateur de 0,4/33kV de 250 kVA;
- la construction de 4 km de ligne MT, 33kV pour le réseau de distribution MT d’Ariwara ;
- la construction d’un poste haut de poteau MT/BT, 30/0,4kVA ;
- la construction de 7 km de ligne aérienne BT ;
- l’installation de 50 points lumineux de 150 W, Na, pour l’éclairage public ;
- la réalisation de 500 branchements BT.
Quant à la version d’un réseau définitif, il s’agit de :
- la construction de 36 km de ligne aérienne MT, 33kV, entre la cite d’Aru et la cite d’Ariwara;
- la construction de 5 km de réseau de distribution MT 33kV ;
- la construction de 3 postes hauts de poteau MT/BT, 30/0,4kV, dont 2 de 250 kVA et 1 de 100 kVA ;
- la construction de 10 km de ligne aérienne BT ;
- l’installation de 100 points lumineux de 150 W, Na, pour l’éclairage public ;
- la construction d’un poste haut de poteau MT/BT 30/0,4kV, au centre rural d’Ondolea et réseau BT associé.
2ème question : Le courant arrivera-t-il à Ariwara ?
Réponse : Le concept consiste à mettre à profit le voisinage du réseau MT ougandais pour l’alimentation des cités d’Aru et d’Ariwara en énergie électrique à court terme, et ce en attendant le développement des réseaux SNEL en RD Congo.
Il s’agit ainsi de la construction d’une ligne de transmission MT,33 kV, à partir de Vurra terminale frontalière du réseau Ougandais, ainsi que de la réalisation des réseaux de distribution MT/BT/EP des cités concernées ;
Cette disposition fondamentale se réalisera en deux phases, selon la disponibilité des puissances au niveau du parc de production de l’Ouganda et également selon le plan directeur de développement énergétique de la RD Congo.
En ce qui concerne la cité d’Ariwara, située à plus ou moins 45 km d’Aru, il s’agira d’abord d’une pré-électrification par l’installation d’une centrale thermique à gasoil, disposant d’un groupe de 500kVA, et la construction des réseaux de distribution associés, MT/BT/EP.
3ème question : Le courant importé en Ouganda est-il seulement domestique ? ou à la fois domestique et industriel ?
Réponse : Actuellement, la puissance disponible sur le réseau d’Ouganda à Aru est limitée à 0,5 MW et SNEL a envisagé d’abord l’alimentation minimum d’Aru avec une puissance de 250 kW, en attendant que la centrale hydroélectrique de 3,5 MW en cours de finalisation en Ouganda soit opérationnelle.
4ème question : Quelle structure gère localement ce projet et celle qui gérera l’énergie électrique ?
Réponse : La gestion du projet est assurée présentement par la SNEL, par l’entremise de sa Direction de l’Electrification Rural.
En ce qui concerne la gestion future quotidienne, une entité SNEL, dépendant de la Direction Provinciale de Kisangani, sera mise en place avec l’implication des organisations collectives d’Aru et d’Ariwara. Veuillez agréer, Honorable Sénateur, l’expression de ma considération distinguée.»

lundi 22 février 2010

Grâce à l’intervention de Kinshasa : Autsai échape à une motion de defiance




Les gouverneurs de province sont sous pression. Dans la plupart des cas, on estime qu’il y a une certaine exagération. Le dernier cas de la brouille entre l’exécutif et le législatif provincial, c’est celui de la Province Orientale. Le conseiller en communication du gouverneur, le confrère Jean Stany Bilangi dans le cadre d’une émission télévisée, a donné des précisions sur cette situation.
Il a commencé par donner la genèse de la crise en précisant qu’il allait parler au nom du gouverneur et non du gouvernement provincial. Répondant aux questions de la presse, il a précisé que le gouverneur de province n’est pas venu précipitamment à Kinshasa dans le but de fuir la motion de défiance lancée contre lui par un député provincial.Par contre, a-t-il précisé, il n’y a pas que le gouverneur qui est à Kinshasa, mais aussi le bureau de l’Assemblée provinciale. Tous ont répondu à l’appel du gouvernement central. Le gouverneur de province est accusé de détournement des fonds, ce qui justifierait la motion de défiance.A cette question, le conseiller en communication du gouverneur a clairement fait savoir qu’il n’y avait jamais eu détournement des biens publics dans la province Orientale. Il a mis au défi l’auteur de ces allégations d’apporter des preuves. Car, a-t-il poursuivi, une chose est d’accuser quelqu’un de détournement, une autre est d’étayer ses accusations par des preuves.Tel n’est pas le cas pour l’auteur de la motion de défiance contre le gouverneur de la Province Orientale.Le gouverneur est accusé de manquer de bilan en ce qui concerne la visibilité des cinq chantiers de la République.Le conseiller en communication a balayé d’un revers de la main ces accusations en alignant des réalisations du gouvernement provincial dans le domaine des cinq chantiers.Il a, à titre purement exemplatif, cité l’acquisition par le gouvernement provincial des engins pour la réhabilitation de la voirie. Ces engins sont arrivés et d’autres sont à l’entrée. Une décision du gouverneur a demandé que des engins arrivés en Ituri par exemple, y restent dès le moment où, pendant ce temps, le gouvernement provincial avait acquis d’autres engins qui pourront servir au chef-lieu de la province.Parmi les réalisations, il a cité la mise à la disposition des responsables de différentes entités de véhicules, soit 58 véhicules acquis sur fonds propres de la province. Certaines entités se voient dotées des bâtiments administratifs.C’est le cas de l’Ituri. A Bunia, il a été lancé un pont, tandis qu’à Aketi et à Buta, il y a réhabilitation du bâtiment administratif. Une université du Haut Uelé dispose désormais d’un bâtiment propre acheté par le gouvernement provincial. Il y a également réhabilitation et construction de deux centres de santé.Il a précisé que tout cela ne se fait pas sans difficultés. La Province Orientale a-t-il rappelé, compte 24 territoires. Cela fait que parfois, ce qu’on fait n’est pas remarquable par tous.En outre, il faut être réaliste, a-t-il conseillé, avant de faire remarquer que le gouverneur n’a pas la prétention de tout faire en un mandat dans une province reconnue par tous comme étant la grande victime de toutes les guerres qu’a connues le pays. Tout est fonction des moyens.Il est reproché au gouverneur de la Province Orientale de n’avoir exécuté aucun budget depuis qu’il préside aux destinées de cette province. Le conseiller en communication s’est montré étonné par telle allégation. Car, s’est-il interrogé, si aucun budget n’a été exécuté avec quoi réalise-t-on tout ce qui vient d’être cité ?Il a fait savoir qu’en cette matière, il n’est pas indiqué de comparer la province Orientale à d’autres provinces du pays. Pendant que les autres provinces avaient commencé la reconstruction, la province Orientale elle, bien que la plus détruite à tel point qu’aucune industrie n’y fonctionne à ce jour, devrait d’abord régler la question de sécurité.En ce qui concerne les engins que le gouverneur a cités parmi ses réalisations, il semble que le vice-gouverneur de province harcelé par les députés qui voulaient connaître la destination de ces engins, a choisi de démissionner. Il semble également que le gouverneur de province tirait les ficèles de ce harcèlement.A cette question, le conseiller en communication du gouverneur a commencé par faire un démenti. Il n’était pas possible que Autsiai tire les ficelles contre son vice-gouverneur qu’il avait choisi lui-même comme colistier.Les députés voulaient savoir pourquoi les engins achetés n’étaient toujours pas en état de marche, le vice-gouverneur qui n’avait pas apprécié, avait choisi de jeter l’éponge. Le gouverneur de province n’y est pour rien, a-t-il insisté.En ce qui concerne la sécurité, la presse a voulu savoir les efforts de la province face par exemple au problème des Mbororo. Le confrère Jean Stany a commencé par faire remarquer que la sécurité du territoire national est du domaine du gouvernement central.Malgré cela, le gouverneur ne croise pas les bras. En ce qui concerne les Mbororo, par exemple, le gouverneur a pris l’initiative de lancer l’opération qui consiste à connaitre le nombre exact des Mbororo. C’est chose faite aujourd’hui. Car, a-t-il enchainé, on ne peut pas parler du rapatriement des Mbororo sans qu’on sache qui sont-ils, d’où viennent-ils et combien sont-ils.Le gouvernement provincial n’attend pas seulement l’aide extérieure pour secourir les citoyens congolais de cette province qui connaissent beaucoup d’actes de destruction. Le gouverneur va partout comme dernièrement à Dungu pour se rendre compte de la situation sécuritaire de la province afin d’en faire rapport à la hiérarchie du pays.Apparemment, le gouverneur de la province Orientale a beaucoup à faire. Mais quelles sont ses priorités ? A cette question, le conseiller en communication a répondu que la priorité du gouverneur, c’est le social notamment avec la construction et la réhabilitation des centres de santé, des écoles et par territoire.Il a fait remarquer que des choses sont faites mais beaucoup restent à faire. Il se pose un vrai problème de moyens. Il a fait remarquer que pour toute l’année 2009, le gouvernement provincial n’a eu la rétrocession que de 8 mois sur 12.Lorsque la rétrocession n’est pas régulière, il faut s’attendre à ce que les salaires notamment ceux des députés soient irréguliers. En conclusion, le conseiller en communication du gouverneur de la province Orientale a justifié la décision du gouvernement central d’appeler en consultation aussi bien l’exécutif que le législatif provincial. Pour lui, la province était au bord de l’implosion avec cette affaire de motion.Tout avait commencé par une pétition qui circulait dans le but de faire tomber le bureau de l’Assemblée provinciale. Brusquement, on parlait de la motion de défiance contre le gouverneur de province. Ce qui était remarquable et dangereux dans ces deux démarches, c’est l’intervention des appartenances.L’auteur de la pétition contre le président de l’Assemblée provinciale est un originaire de l’Ituri, patelin du gouverneur de province. Et l’auteur de la motion de censure contre le gouverneur, est un originaire de la Tshopo dont appartient le président de l’Assemblée provinciale.Le gouvernement central, puisque gouverner c’est prévoir, ne pouvait pas laisser pourrir cette situation. Ceux qui pensent que c’est le gouverneur de province qui a appelé Kinshasa à la rescousse afin de désamorcer la motion de défiance, ne réalisent pas la gravité de la situation dans une province où les querelles tribales ont fait d’innombrables victimes.


L’Avenir

Des coupures allant de 1.000 FC à 20.000 Fc et des pièces de 100 Fc bientôt sur le marché




La situation fiduciaire que vit l’économie r-dcongolaise actuellement, caractérisée par la circulation des coupures de 10 Fc, 20 Fc, 50 Fc, 100 Fc et 500 Fc, complique les transactions commerciales des ménages et des entreprises notamment pour la grille des prix des marchandises en dessous de 10 Fc. Au point qu’il est quasiment impossible à un client qui achète une marchandise de recevoir la monnaie d’appoint.
Bien souvent, les vendeurs qui bénéficient de cette pénurie de petites coupures, tirent leur épingle du jeu en remettant des bonbons ou des allumettes en lieu et place de la petite monnaie. Ce qui fâche les catégories sociales de bas revenus. De plus, il faut de grandes quantités de billets de banque pour effectuer des grosses transactions. D’où, la dollarisation rampante de l’économie. Par ailleurs, la Banque Centrale du Congo fait face à un dilemme dans sa politique d’émission de nouvelles grosses coupures. POLITIQUE D’ÉMISSION PRUDENTE. Au motif tel qu’il a été observé empiriquement qu’elle provoque la hausse des prix et le retour du monstre inflationniste. En effet, en R-dC, l’arrivée d’une nouvelle grosse coupure se traduit généralement par le rejet du plus petit billet de banque existant. Les économistes, impuissants à comprendre le phénomène empruntent la loi de Gresham pour l’expliquer. Loi due au lord Gresham, Chancelier de l’Echiquier anglais selon laquelle «la mauvaise monnaie chasse la bonne». Mais, le drame dans notre pays est que la plus grosse coupure d’aujourd’hui, en l’occurrence celle de 500Fc ne représente même pas la valeur d’un dollar américain, c’est à peine 50 cents, alors que lors du lancement de «Mwana Mpwo» - le Franc Masangu, du nom de son gouverneur de Jean-Claude Masangu Mulongo - le 30 juin 1998, 1,38Fc valait un dollar américain. La BCC qui a beaucoup appris des mœurs monétaires et économiques r-dcongolaises est, cette fois-ci, décidée à prendre le taureau par les cornes pour émettre au compte goutte les grosses coupures à partir de 1000 Fc jusqu’à 20.000 Fc. En clair, le marché bénéficiera des billets de 1.000 Fc, de 5.000 Fc, de 10.000 Fc et de 20.000 Fc. Le rythme de l’émission de nouveaux gros billets tiendra compte et de la dépréciation monétaire et des besoins en numéraire de l’économie nationale. C’est en vue de tout cela que des précautions ont été prises pour que les coupures de 10.000 Fc et de 20.000 Fc soient rares sur le marché. Parallèlement à l’émission de ces nouvelles coupures, l’Institut d’émission mettra en circulation des pièces de monnaie: les sous-multiples de 500 Fc, de 100 Fc et de 50 Fc afin de résoudre l’épineux problème de l’échange de billets qui accable les marchands et leur crée des tensions avec la clientèle. Selon notre source d’information, ces nouvelles émissions pourraient intervenir au deuxième trimestre de cette année Néanmoins, elles seront conditionnées par les préalables de la stabilisation du cadre macro économique, en particulier un faible taux d’inflation et des cours de change stables de «Mwana Mpwo». Ce qui s’annonce difficile, car, depuis des années, la BCC n’arrive pas à stabiliser le franc, comme le prouve l’évolution catastrophique des taux de change. Preuve de la patience de la BCC à réussir cette opération, c’est depuis 5 ans que ces billets moisissent dans les coffres-forts. Il est temps que ces billets lubrifient les mécanismes économiques. Cependant, les succès de cette opération dépendra de la manière dont la BCC va sensibiliser la population afin qu’elle manipule avec la même parcimonie qu’elle entoure les devises étrangères.
DM MUWALA-BOL’MAKOB. (le softOnline)

vendredi 5 février 2010

Le Soudan Occupe de nouveau Un Village Kakwa Au Congo


Une partie du village Kimba, frontalier avec le Sud Soudan, est occupée depuis la semaine dernière par des militaires de l'ex-rébellion de SPLA où ils ont déjà érigé un bureau administratif. Selon l'autorité locale, le district Morobu du Sud Soudan, frontalier avec la RDC, révendique la portion occupée de Kimba, rapporte radiookapi.net

L’autorité coutumière de Kimba est formelle : le village de Kimba est totalement en terre congolaise, et se trouve à environ 200 mètres de la limite frontalière entre le Soudan et la RDC et à l'intérieur du Congo, dans le territoire d'Aru, dans le district de l'Ituri. Mais au cours d'une rencontre, mercredi à Morobu, en territoire soudanais, les Soudanais ont officiellement révendiqué la légitimité de cette partie du village de Kimba. Une délégation congolaise composée des membres du comité de sécurité de la collectivité de Kakwa dont dépend ce village, s'était rendue de l'autre côté de la frontière soudanaise pour discuter de la question avec la partie soudanaise. Selon le chef Likambo Araba de Kakwa, le commissaire de district soudanais de Morobu situe la frontière au-delà de la route qui sépare les deux pays à plus de 200 mètres à l’intérieur du territoire congolais. Lundi dernier, les autorités de la province Orientale dénonçaient l’occupation du village Kimba par les militaires de SPLA. Pour sa part, le commissaire de district de Morobu déplore l’inaction de la commission mixte instituée en juillet 2009 au cours d’une bipartite Sud Soudan RDC, à Ariwara pour examiner ce problème de délimitation des frontières. A qui appartient donc le périmètre du village querellé? Le chef de Kakwa estime que la décision de ses collègues du Sud Soudan de construire un bâtiment administratif au village congolais de Kimba est une violation des accords signés à Kaya (au Sud Soudan) entre les deux pays. Entre temps, les autorités soudanaises exigent des pourparlers entre les vieux sages des villages frontaliers de ces deux pays pour décanter cette situation.

Okapi

mardi 26 janvier 2010

Cafod fustige le projet d’une mine d’or à Mongbwalu


1.Or brut 2. Cité de Mungbwalu. 3. Entrée Mine de (n)Zani







La société sud-africaine AngloGold Ashanti projette d’ouvrir prochainement une mine d’or dans la concession 40 de l’Office d’or de Kilomoto (Okimo) et dans la cité de Mongbwalu, en Province Orientale. Cette réserve est estimée à 83 tonnes. Son exploitation représente-t-elle une opportunité en or ou des faux espoirs pour la population? La question préoccupe le Cafod, une agence de développement de l’Eglise catholique. Elle a publié, lundi à Kinshasa, un rapport qui fustige le flou qui entoure ce projet d’investissement, rapporte radiookapi.net
La réserve convoitée par AngloGold Ashanti est située dans une région post-conflit où le chômage bat son plein. Dans cette zone, des dizaines de milliers de creuseurs exercent une exploitation artisanale de l’or. Cafod craint qu’AngloGold Ashanti ne récupère une grande partie de ces creuseurs, si son projet d’exploitation de l’or se réalise. Situation qui entraînerait des conséquences fâcheuses pour des milliers des familles qui s’appauvriraient davantage. Pire, dénonce le rapport de Cafod, tous ces exploitants artisanaux ne détiennent aucune information sur ce projet d’exploitation d’or par AngoGold Ashanti, l’un des partenaires de l’Okimo. Cette réserve représente un enjeu économique très important. Les 83 tonnes identifiées dans la concession 40 de l’Okimo et dans la cité aurifère de Mongbwalu ont une valeur de plus de 33 milliards 400 millions de dollars américains.L’épineuse question de savoir, que va gagner la population de l’Ituri de cette exploitation, hante la Cafod.De son coté, le coordonnateur du cadre de concertation de l’Ituri sur les industries extractives, inquiet, pense que l’or de Mongbwalu est une malédiction. D’après lui, cette richesse n’a jamais profité à la population depuis plus d’un siècle de sa découverte. C’est pourquoi Cafod plaide pour que la population soit impliquée dans le processus de négociation de ce contrat, et que la multinationale sud-africaine commence déjà à former la main d’œuvre locale pour que l’ouverture de la mine n’accentue pas le chômage. Joint par radiookapi.net, le directeur exécutif d’AngloGold Ashanti estime qu’il y aurait des craintes si le rapport du Cafod accusait AngloGold Ashanti de travailler dans l’illégalité, ce qui n’est pas le cas, selon lui. Concernant les questions soulevées par la population locale, il a indiqué que sa multinationale se trouve encore à la phase d’exploration. A ce stade, les dividendes ne sont pas encore connus, soutient-il, promettant toutefois que lorsque la phase d’exploitation commencera, la population pourra trouver des réponses concrètes à ses préoccupations. Le directeur exécutif d’AngloGold Ashanti a rappelé quelques actions ponctuelles que mène son entreprise, comme la réhabilitation de la route Bunia-Mongbwalu, la prise en charge des enseignants et des médecins de l’hôpital général de Mongbwalu. Des actions qualifiées d’insuffisantes par le panel d’experts du Cafod.
(okapi)

lundi 25 janvier 2010

Qui est MANDRANDELE TANZI ?

Nous inaugurons aujourd'hui une nouvelle rubrique dénommée"portrait".Il s'agira de présenter certaines personnalités congolaises d'une façon humoristique et énigmatique, sans méchanceté, en vue de détendre l'atmoshère.Nous invitons tous ceux qui détiendraient certaines histoires insolites sur nos célébrités à nous en filer quelques bribes.Que les parents de ces personnages veuillent ne pas nous en tenir rigueur.MANDRANDELE TANZI Prospère Mandrandele, devenu Mandrandele Tanzi suite aux décisions du Bureau Politique du MPR(Mouvement Populaire de la Révolution),annoncées par lui-même au début des années 70,était un ressortissant de l'Ituri, un des paradis alimentaires en RDC.Au faîte du règne du MPR, l'opinion congolaise fut habituée à entendre la voix monocorde de cet ancien sémirariste rendre compte des importantes décisions du Bureau Politique du Parti Etat "à partir d'aujourd'hui, le drapeau change, l'hymne national change..l'interdiction du port des costumes, de cravatte,de la perruque, du pantalon pour les femmes....." sortirent de sa bouche. De par sa stature et sa carrure (kingo ebende), monsieur Mandrandele, pardon, citoyen Mandrandele inspirait respecté tant à travers le Pays qu'à Kingabwa où il résidait.Il n'était pas du genre "tika mwana".Un quartier porte jusqu'à ce jour son nom " Mandrandele". Il succomba vers 1974,si on ne s'abuse, après une courte maladie qui l'avait frappé lors d'une mission de service à Lubumbashi.Certaines spéculations laissèrent entendre que sa mort fut provoquée par l'absorption d'un poison destiné au Cardinal Malula.Rusé ou informé, le prélat eut la malice de procéder au changement de son assiette minée avec celle du citoyen Mandrandele, lors du toast porté en guise de la reconciliation de l'Etat et de l'église catholique Congolaise.C'est la mort dans l'âme que le vieux Prospère se mit à ingurgiter les succulents plats préparés à cette occasion. Après son décès,de grandioses obsèques eurent lieu. C'est Kitima Bin Ramazani qui se chargea de la lecture de sa biographie.Lors de l'homélie,le cardinal Malula défia de nouveau l'Etat en prénommant Mandrandele: "Prospère mon frère". En pleine période du recours à l'authenticité, où les prénoms chrétiens étaient bannis à jamais, cet affront provoqua un silence de mort dans l'église.Personne n'osa regarder son voisin, de peur d'être répéré par les barbouzes du régime. Quelques mois seulement après sa disparition, sa veuve s'illutra par une certaine liberté qui fut vite exploitée par l'inévitable Luambo Franco.Les chansons Bisalela et bombabomba mabe seraient intimement liées aux aventures de cette brave veuve. Messager (mbokamosika.com)

mercredi 20 janvier 2010

Okimo : 22 ans après, 900 ex-agents pourraient toucher leur décompte final







Le démarrage de l’opération est prévue ce mardi 19 janvier 2 010. Selon l’administrateur délégué général de l’Office des mines d’or de Kilo Moto (Okimo), M. Willy Bafoa, 900 ex-agents de cette entreprise qui avaient presté aussi bien en Ituri que dans le district du Haut Uélé vont toucher leur décompte final, rapporte radiookapi.net
Willy Bafoa explique : « Le paiement d’un décompte final n’est pas un fait exceptionnel. Il est exceptionnel aujourd’hui parce qu’on l’a cumulé. Depuis 22 ans, on n’a jamais payé le décompte final. Nous avons fait un état des lieux, et nous avons cherché les moyens, les voies de sortie pour arriver, progressivement, à élaguer tout le passif social de l’entreprise. »Selon la source, l’opération commence avec les agents décédés, par leurs héritiers ou liquidateurs interposés. Ils sont autour de six cents, a précisé l’Adg de l’Okimo. Ensuite viendra, successivement, le tour des retraités, des agents licenciés, des déserteurs licenciés et des agents révoqués. Toutes ces catégories d’ex-agents de l’Okimo ont des droits au niveau de l’entreprise, a laissé entendre Willy Bafoa.






OKAPI

vendredi 15 janvier 2010

Points Saillants de la Situation humanitaire en Ituri(Fin Déc-début Janvier)-OCHA

Photo archive(Dia-afrique)

En Ituri, des hommes armés venus de Potopoto ont enlevé le 4 janvier huit femmes à Singo et Malo, 60 km au sud de Bunia.
· Les combats entre les FARDC et des groupes armés à la fin du mois de décembre à Potopoto, Kanana et d’autres localités du district de l’Ituri, ont provoqué le déplacement des populations. Une évaluation faite à Aveba a identifié 249 nouveaux ménages déplacés avec des besoins en abris et biens non alimentaires. Toujours en Ituri, les habitants de Nono (6 km de la cité de Aru) ont fui leur village, à la suite d’une attaque des miliciens de l’Union des Révolutionnaires du Congo (URC) dans la nuit du 7 au 8 janvier.
· Un fort taux de malnutrition est signalé à la prison centrale de Bunia. Selon Médecins sans Frontières Suisse (MSF-CH), on y note un taux de malnutrition globale d’environ 13 %, un taux de malnutrition modérée de 12 % et un taux de malnutrition sévère de 1,4 %. MSF-CH intervient dans cette institution pénitentiaire sur le plan sanitaire et d’eau potable depuis décembre dernier. MSF-CH se retirera de cette prison au début du mois de février 2010, et sera relayé par le Comité International de la Croix Rouge.


Point de Presse de la MONUC.