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Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

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vendredi 30 avril 2010

CONCLUSION DE LA QUESTION ORALE AVEC DEBAT ADRESSEE A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE PAR L’HONORABLE JEAN LUCIEN BUSSA


Honorable Président,


Honorables Députés et Chers Collègues,


Je voudrais, du haut de cette tribune, féliciter tous les Honorables Députés pour la pertinence de questions posées et l’importance des préoccupations soulevées lors du débat du 21 avril dernier. Le consensus dégagé autour des questions soulevées par les députés nationaux a révélé l’étendue des difficultés auxquelles notre peuple est confronté alors quil attend du gouvernement des réponses concrètes.


Honorables Députés, le programme du Gouvernement approuvé par la majorité parlementaire en octobre 2008 devrait servir de base pour évaluer son action et juger de son efficacité.
En effet, les réponses que vient de donner le Premier Ministre aux préoccupations des Députés ne m’ont pas convaincu et satisfait. Il suffit de les comparer aux objectifs de son propre programme et d’observer la réalité sur terrain pour mesurer l’étendue des contre performances!
L’échec de l’action gouvernementale et l’aveu d’impuissance du chef Gouvernement n’ont d’égal que le manque de volonté politique, l’inefficacité et l’immobilisme qui le caractérise depuis son avènement, de sorte que la couverture de la demande publique demeure insuffisante et non satisfaite.


Excellence Monsieur le Premier Ministre,
La logique de l’Etat minimal que vous venez de soutenir et qui consiste à se contenter juste du minimum, la banalisation des problèmes pourtant d’importance vitale et l’indifférence coupable qui caractérise votre gouvernement me suffoquent tant les conséquences d’une telle pratique du pouvoir sont néfastes.


D’aucuns parmi nous avaient cru que l’état des lieux que vous dressiez lors de la présentation de votre programme en 2008, procédait de la maîtrise par votre Gouvernement des causes profondes de la déliquescence de l’Etat et, par conséquent, les axes stratégiques et les actions prévues dans votre programme apparaissaient comme des remèdes idoines. En réalité, du diagnostic posé par votre
Gouvernement à la mise en oeuvre de son programme, la réalité de terrain qui transparaît du vécu quotidien des congolais prouve à suffisance, s’il en était encore besoin, que ce quil y a de significatif, c’est l’échec.


Regroupées, les questions des Honorables Députés n’ont pas trouvé des réponses satisfaisantes de votre part.


1. Questions liées au domaine politique et réforme institutionnelle


Contrairement à l’optimisme du Gouvernement, les faits attestent :
- le rétrécissement de l’offre démocratique caractérisée par la non consolidation du processus, la remise en question de l’équilibre du pouvoir politique et de l’indépendance du pouvoir judiciaire, le non respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, le rétrécissement de l’espace d’expression par la répression violente des manifestations politiques, le non accès de l’opposition aux médias publiques ;
- l’incapacité, sinon le refus d’organiser les élections municipales et locales ;
- l’incapacité de mettre en oeuvre les dispositions constitutionnelles relatives à la décentralisation, à la gouvernance de proximité, au transfert des compétences et des ressources ;
- l’absence de l’autorité de l’Etat en ce que l’offre des services publics est insuffisante, à savoir que les besoins de sécurité, de justice, de liberté et de paix restent inassouvis ;
- la faiblesse du Gouvernement et son incapacité à se saisir et à exercer tous ses pouvoirs constitutionnels, ce qui laisse la voie libre au redoutable Gouvernement parallèle maintes fois dénoncé de prendre le pays en otage ;


2. Les questions liées à la défense, à la sécurité et à l’ordre public


Alors que le Gouvernement s’était formellement engagé à restructurer de fond en comble l’armée, les services de sécurité et la police nationale, les réponses du Gouvernement renseignent que quatre ans après, le processus est toujours dans sa phase embryonnaire et virtuelle. L’armée nationale et républicaine aux forces dissuasives promise pour 2011 reste une illusion. Le Gouvernement s’est avéré incapable de mettre en oeuvre des réformes conséquentes. Pire encore,
le Premier Ministre renvoie la réalisation de cet objectif à l’échéance de 2024.
Par ailleurs, à travers une politique sélective de réintégration, de réinsertion, de brassage ou de mixage sur base ethnique ou provinciale, c’est-à-dire subjective, doublée des préjugés défavorables nourris contre les ex-FAZ, les ex-ALC et autres, le Gouvernement a exclu plusieurs compatriotes de l’armée, contraint d’autres à l’exil et envoyés plusieurs d’entre eux en prison ou ils y ont passé plusieurs mois sans motif valable ni procès.
Les forces armées de la RDC sont ainsi composées de plusieurs compatriotes dont l’effectif réel n’est pas connu. Mal payés, mal logés, mal soignés ; les militaires congolais vivent dans une misère indescriptible et le Gouvernement n’a rien fait depuis pour améliorer leurs conditions de vie. Il en de même de l’équipement, de la doctrine ou de la discipline qui sont restés aléatoires.
Les services de sécurité sont caractérisés par un dysfonctionnement qui ne peut en rien garantir la souveraineté du pays. La police nationale dont les effectifs restent inconnus comme c’est le cas pour l’armée est totalement démunie et inappropriée pour assurer sa mission. Composée d’éléments disparates, elle ne couvre pas de manière efficiente le territoire national. Incapable de remplir les missions régaliennes prévues dans la Constitution, la police nationale devient de ce fait, elle-même source d’insécurité pour la population. Le pays a à faire à une police conduite par des officiers n’ayant pas toujours le professionnalisme requis et, pour lesquels soit le népotisme, soit le clientélisme ont été le critère de promotion.
Depuis quatre ans, l’insécurité a gagné plusieurs parties du territoire et des conflits localisés du reste mal gérés se sont multipliés et sont en train de fragmenter le pays avec risque de déstructuration sinon de démembrement. Du Sud-Kivu à l’Equateur en passant par le Nord-Kivu et la province Orientale , l’insécurité règne en maître, causée soit par les groupes armés nationaux et étrangers (FDLR, FRF, LRA, MBORORO et autres), soit par les FARDC.
Il est étonnant que le Premier Ministre soutienne sans gêne que la paix règne sur toute l’étendue du territoire national et quil ne reste plus que quelques poches résiduelles d’insécurité.
A l’heure nous parlons, FIZI centre est vidé de sa population qui a fui les affrontements entre les militaires des FARDC de l’ethnie tutsie et les MAI-MAI qui défendent leur territoire, nous rapportent nos
Collègues élus de la province du Sud-Kivu. Des nouvelles menaces pointent à l’horizon avec l’amplification des mouvements dits des braconniers dans la Province de Bandundu, Equateur et Kasaï. Il ne se passe pas un seul jour sans quil n’y ait mort d’homme, des femmes violées, des villages brulés, des jeunes filles enlevées, des populations déplacées à l’intérieur du pays comme à l’extérieur sans que le Gouvernement ne s’en émeuve. Il n’y a aucune approche anticipative ni des réponses opérationnelles adéquates.
S’agissant particulièrement du cas du conflit à l’Equateur, les Gouvernements tant central que provincial assument toute la responsabilité du développement de ce conflit pour n’avoir pas agi au moment Députés, Sénateurs et Autorités coutumières les avaient prévenus et suggérés des voies de sortie de crise alors que le conflit concernait deux villages et, davantage pour n’avoir pas suivi les recommandations de l’Assemblée nationale. La quête des boucs émissaires parmi les Députés et l’arrestation de l’Honorable Oscar MOLAMBO détenu par l’ANR en violation des lois de la République, pour avoir envoyé des tôles pour la construction d’une école dans sa circonscription électorale, n’est quune manière de se donner une justification politique à un problème sécuritaire très mal géré par les autorités politico-militaire de la province d’une part et, d’autre part, une tentative du Gouvernement central de masquer ses failles répétées et son indifférence coupable face à ce conflit comme c’est le cas pour tant d’autres parties du territoire national.


3. En ce qui concerne la consolidation de la stabilité macroéconomique et de la croissance, la situation macroéconomique demeure encore fragile et les résultats obtenus dans ce domaine se situent en deçà des objectifs du programme.


A. Le taux de croissance du PIB est passé de 6,2% en 2008 à 2,7% seulement en 2009 contre les prévisions respectives de 8 et 5,4%. Ces résultats ne traduisent aucune performance quand on les compare avec les prévisions du programme.
Le caractère restreint de la vision des secteurs porteurs de croissance n’intégrant pas les secteurs tels que l’agriculture, l’industrie, le commerce extérieur, le transport et communication ne permet pas au pays d’exploiter de façon optimale son potentiel de croissance.
L’objectif d’une croissance robuste et durable nécessite l’amélioration du climat des affaires qui implique certes des lois et quelques mesures administratives indispensables. Cependant, sans le désenclavement
des provinces par des réseaux de communication denses et fiables, il n’y a pas de développement des marchés intérieurs, pas de compétitivité nationale, pas d’attrait massif des investisseurs privés, pas de multiplication des revenus.
La non éclosion des zones économiques spéciales appuyées par la SFI pour cause des incohérences des actions des ministères du Gouvernement sont autant des facteurs que votre Gouvernement peine à maîtriser pour améliorer les performances économiques dans notre pays, au lieu de se contenter du moindre effort.
L’immobilisme de votre Gouvernement est encore fort remarquable en ce qui concerne la dynamique d’intégration des marchés. La République Démocratique du Congo a fort à miser sur le développement du commerce et des projets industriels intégrateurs avec les pays de la sous- région de l’Afrique centrale, orientale et australe.
La volonté politique des Chefs d’Etat de la CEEAC et la SADC n’a pas été déclinée en projets économiques, industriels et agricoles nécessaires pour impulser la croissance économique.


B. Le taux de change et l’évolution des prix à la consommation.
Honorables Députés, pour votre gouverne, le taux de change enregistré au 31 décembre 2006, dans un contexte politique gagné par les élections était de 521,25 FC pour un dollar américain. Il est à 567,47 FC le dollar américain en octobre 2008 lorsque le présent Gouvernement est investi par l’Assemblée nationale. Au moment nous concluons ce débat, le taux de change sur le marché de Kinshasa est à 920 FC le dollar américain.
Le prix à la consommation fin période est passé de 10% en 2007, contre respectivement 27,6% et 48,7% en 2008 et en 2009 à cause notamment, de la mauvaise tenue des finances publiques et du manque d’orthodoxie dans la gestion.


4. Les questions liées au développement des provinces


- le Gouvernement a sournoisement refusé de parachever le processus électoral amorcé en 2006 et, de ce fait, il a sciemment étouffé toute initiative locale et tout élan d’auto prise en charge des entités de base ;
- manifestement, le Gouvernement central s’est assigné comme mission de déstabiliser en permanence les institutions de certaines
provinces et d’asphyxier systématiquement le développement de ces dernières. Les exemples les plus flagrants sont ceux de la Province du Sud-Kivu le Gouvernement central, d’après les élus du Sud-Kivu, impose des Gouverneurs de province quil fait tomber par la suite et de la province de l’Equateur un bureau de fait de l’Assemblée provinciale a été imposé en toute irrégularité et le Gouvernement central non seulement a cautionné des voies de fait, mais bien plus, il ne s’est pas empêché de traiter avec ceux qui ont pris le pouvoir en violation de la constitution et des lois de la République ;
- l’exécution sélective des projets de développement des provinces : la plus part de projets inscrits au Budget de l’Etat n’ont jamais connu un début d’exécution de la part du Gouvernement dans certaines provinces, tandis que des fonds débloqués pour la réalisation des travaux dans une province ont été détournés au profit d’une autre sans raison valable (Cas des 13.340.576 USD débloqués pour la construction des logements sociaux) ;
- seules les actions financées par les Bailleurs de fonds et les ONG permettent aux provinces d’espérer, les rétrocessions aux provinces étant gérées sans contrôle et des cas de mauvaise gestion signalés par des Institutions et services compétents sont couverts par le Gouvernement central ;
- l’objectif d’une croissance robuste et durable nécessite l’amélioration du climat des affaires qui implique certes des lois et quelques mesures administratives indispensables. Cependant, sans le désenclavement des provinces par des réseaux de communication denses et fiables, il n’y a pas de développement des marchés intérieurs, pas de compétitivité nationale, pas d’attrait massif des investisseurs privés, pas de multiplication des revenus.


5. Dans le secteur du social et de la prise en charge des questions humanitaires


L’année 2010 a été décrétée par l’Exécutif : « Année du social ».
Cependant, au vu des indicateurs sociaux, le congolais moyen en 2010 est devenu quatre fois plus pauvre quil ne l’a été il y a 4 ans seulement, c’est-à-dire en 2006.
Tenez !
Les salaires des fonctionnaires, des soldats et policiers en valeur constante sont deux fois moins que ceux quils touchaient en 2006. L’huissier, le policier et le soldat touchaient respectivement : 40.638FC, soit 86,38$US ; 21.500FC, soit 45$US et 16.000FC, soit 34$US. Aujourdhui, l’huissier touche 40.638FC, soit 44,6$US ; le policier 34.000FC, soit 37$US et le soldat 41.000FC, soit 45$US.
En effet, le salaire d’Huissier comme celui du Policier et du Soldat ne valent pas un sac de riz qui revient, sur le marché de Kinshasa à 45.750 FC. Celui de l’agent public de l’Etat ayant le grade de Directeur ou équivalent est de 59.923 FC, soit 65$Us, montant inférieur au carton de chinchard 20+ communément appelé THOMSON ou MPIODI qui coûte 60.784FC, soit 66$Us. Qui parmi les membres du Gouvernement peut vivre et subvenir aux besoins de sa famille avec un tel salaire payé irrégulièrement et sans autres avantages prévus dans le statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat.
Ce niveau de salaire de mars 2010 équivaut, en valeur réelle, à la moitié du salaire effectivement payé en janvier 2006. Pourtant, entre 2006 et 2010, le Budget de l’Etat en ressources propres a été multiplié au moins par trois.
Faut-il encore rappelé au Gouvernement que le personnel diplomatique est resté impayé depuis plusieurs mois et que les régies financières attendent leurs rétrocessions de 5 mois.
Au même moment, les prix des produits d’alimentation, de loyer et de transport dans la Ville de Kinshasa ont connu respectivement un accroissement de l’ordre de 333 %; de 200 % et 413 % entre janvier 2006 et mars 2010.
Ainsi que l’indique les données chiffrées, la population congolaise s’est davantage appauvrie en 2010 avec un pouvoir d’achat quatre fois amoindri et des salaires deux fois diminués en valeur réelle pour ceux qui travaillent encore.
Dans le domaine de la santé publique, les infrastructures sanitaires, l’approvisionnement en produits pharmaceutiques, l’administration de soins de qualité, les équipements tant de laboratoire que autres sont totalement déficients et le taux de mortalité ne cesse de croître. Dans ce registre, la situation des provinces est encore pire que celle de la Capitale. Sauf oubli de ma part, aucun hôpital de 150 lits par province sur les 31 prévus dans le programme du Gouvernement n’a été
construit, tout comme aucun centre de santé par territoire sur les 145 prévus.
La réhabilitation de trois écoles par territoire selon le programme du Gouvernement n’a pas connu un début d’exécution. Le nombre important des enseignants non mécanisés et, par conséquent impayés ainsi que des écoles non mécanisées, surtout dans les provinces démontrent la faiblesse de la prise en charge par votre Gouvernement des problèmes récurrents du secteur de l’éducation. De même, les conditions de vie des étudiants dans les universités du pays, notamment la promiscuité, les conditions d’hygiène, l’absence de bibliothèques et de laboratoires, la vétusté des bâtiments et l’irrégularité, sinon l’arrêt de paiement de la bourse d’études sont autant des problèmes que le Gouvernement n’a pas résolu.
Concernant l’habitat, il y a pas de logements sociaux construits pendant que la demande de logement s’est accrue.
Quant à l’emploi, il y a lieu de relever que quelques jeunes de Kinshasa ont accédé à des emplois saisonniers et précaires, mais sur l’ensemble du territoire national, le manque de perspectives en matière d’emploi a plongé les 94% de congolais en quête d’emploi dans une angoisse indescriptible.
En ce qui concerne l’eau et l’électricité, l’approvisionnement en eau potable et la desserte en électricité n’ont pas connu une évolution significative. Même dans la Ville de Kinshasa, dans plusieurs communes, des millions de Kinois vivent tous les jours les cauchemars d’absence d’eau pour certains, et d’approvisionnement irrégulier d’eau potable pour d’autres. De même, l’absence de fourniture en électricité qui plonge chaque jour des parties entières de la Ville dans le noir et la systématisation du phénomène « délestage » illustrent l’échec du Gouvernement à améliorer la qualité de vie des congolais telle que préconisée par les objectifs du millénaire.
Dans le domaine foncier, le Gouvernement s’est montré incapable de résoudre les conflits fonciers de façon opportune. De même, la mauvaise prise en charge des populations déplacées est à la base des conflits fonciers. Ce qui explique le nombre croissant des affrontements entres communautés et villages dans la quasi-totalité de nos provinces.
En ce qui concerne la prise en charge humanitaire, le Gouvernement s’est montré totalement irresponsable, abandonnant les déplacés internes et les refugiés à leur triste sort, lesquels ne doivent
leur salut qu’aux interventions ponctuelles de la communauté internationale.


6. Questions relatives à la mauvaise gouvernance, à la corruption et à l’enrichissement illicite


- Je tiens le Premier Ministre pour personnellement responsable de l’institutionnalisation de la corruption comme mode de gestion et d’instrumentalisation politique des acteurs. Regardez-moi dans les yeux !
Honorables Députés, dans le cadre du contrôle parlementaire, la Commission Economique Financière de l’Assemblée nationale avait jugé nécessaire d’entendre le 1er Ministre, agissant comme Ministre du Budget d’alors, sur trois dossiers importants qui sentent l’odeur de corruption.
Il s’agit du paiement de 5.856.200 $ Us à la société SODIPRO pour une commande des filets de pêche, des fertilisants et des produits agro-alimentaires; de la lettre de garantie de paiement en faveur de la Banque congolaise relative au marché public en préfinancement conclu entre le Gouvernement congolais et les entreprises du Groupe MIKE « EGM Construct» en date du 02 juin 2007 pour un montant de 10.000.000. $ Us et de l’ordre permanent et établissement des billets à ordre concernant le paiement de la créance de la Banque congolaise sur l’Etat congolais chiffrée à la somme de 68.618.973 $ Us.
A ce sujet, Monsieur le Ministre du Budget de l’époque et actuel Premier Ministre n’a jamais daigné répondre à la lettre de l’Honorable Président de l’Assemblée nationale lui adressée en date du 09 décembre 2009 et l’invitant à se présenter devant la Commission Economique et Financière de l’Assemblée nationale en date du 11 décembre 2009 pour être entendu sur ces 3 dossiers, faisant ainsi obstruction au contrôle parlementaire.
- le manque de volonté politique pour lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite.
- Il est paradoxal de constater qu’au moment où le peuple croupit dans la misère, certains membres du Gouvernement de la République rivalisent de zèle pour s’enrichir sans cause. On nous parle de l’affairisme de certains membres du Gouvernement, et des sources
bien informées attribuent au Premier Ministre les acquisitions suivantes :
 le Cercle ELAÏS à plusieurs millions de dollars américains ;
 la construction en puissance de 40 villas à KINKOLE ;
 la création d’une société aérienne (BAN AIR) dotées de deux avions;
 la construction d’une Salle de fêtes moderne au quartier LIVULU dans la commune de LEMBA ;
 la construction par des ouvriers allemands d’un immeuble de plus de 10 étages au quartier SOCIMAT dans la commune de la Gombe,
 la construction d’un immeuble de 4 étages sur la 3ème Rue LIMETE, Quartier Industriel ;
 la Résidence GAIGA sur le Boulevard du 30 Juin ;
 Un gros bateau géré par la société SAFRICAS , et j’en passe.
Ceci me parait scandaleux ! C’est pourquoi, il serait bon que les dispositions de l’article 99 de la Constitution soient appliquées avec rigueur par la Cour Suprême de Justice.
Comme vous venez de vous rendre compte, Chers Collègues, un grand fossé existe entre le programme du gouvernement et la situation politique, sécuritaire, économique, social et humanitaire. Le contrat qui lie le Gouvernement à l’Assemblée nationale vient ainsi d’être rompu à la suite des mauvais résultats par lui enregistrés. Notre peuple attend de nous des signaux clairs en tant que Représentants de la Nation, pour l’aider à sortir de la crise multiforme dans laquelle il se trouve plonger. Que pouvons-nous faire de mieux et garder la conscience tranquille si nous ne serons jamais capables de sanctionner un Gouvernement dont l’échec est patent et l’aveu d’impuissance avéré.
Pour ma part, le Gouvernement doit être sanctionné.
Pour ce faire, une motion de censure sera déposée dans les heures qui suivent et ce, conformément à l’article 146 de la Constitution.


Fait à Kinshasa, le 28 avril 2010
Honorable Jean-Lucien BUSSA
Député National

mercredi 28 avril 2010

ITURI: Faut-il négocier avec les groupes armés résiduels ?





Le groupe armé FRPI en ITURI, dans le territoire d’IRUMU, en Province Orientale, s’oppose aux forces gouvernementales depuis 2004. En effet, il est en lutte contre les FARDC depuis que celles-ci sont rentrées en ITURI en 2004. Pourquoi donc ce groupe, aux élans patriotiques à ses débuts, s’est mué en un groupe rebelle contre son propre gouvernement ? Répondre à cette question est déjà un grand pas vers la résolution de ce conflit qui n’a que trop duré. Comment est-ce que ce groupe armé en est arrivé à cette rébellion ouverte contre le Gouvernement Central ? Pour comprendre cela, il faut revenir à la genèse du Conflit armé en Ituri, du temps du Feu Laurent-Désiré Kabila. A l’époque, les pays limitrophes, à l’Est du pays, l’avaient aidé à prendre le pouvoir à Kinshasa. Il s’agit notamment du Rwanda et de l’Ouganda qui avaient des affinités avérées avec les Hema, un de groupe ethnique de l’Ituri. Or, ce groupe ethnique Hema était à couteaux tirés avec les Lendu du nord tout comme avec les Lendu du Sud (les NGITI). Voila pourquoi les Lendu, qui craignaient une extermination probable orchestrée par le groupe ethnique qui leur était hostile, avec la complicité des pays voisins susmentionnés, s’étaient lancé dans la lutte armée. Le FRPI est donc un mouvement nationaliste, à l’instar des MAï MAï, engagé dans la défense de l’intégrité territoriale du Congo gravement compromise, et du groupe ethnique les WA LENDU BINDI, autrement appelé les NGITI. On aurait dû s’attendre à ce que ce Mouvement désarme facilement aussitôt que la guerre ethnique en ITURI, de 2000 à 2003, ait pris fin, parce que le FRPI invoquait comme prétexte, pour sa lutte, la protection de l’ethnie. Cela ne fut pas le cas malheureusement pour plusieurs raisons. La première, c’est l’échec des Programmes successifs ‘DDR’, Acronyme signifiant ‘Désarmement, Démobilisation, et Réinsertion ‘. Ici, beaucoup accusent le PNUD, institution chargée de conduire ce programme et la CONADER, l’exécutant. Il y a eu de démobilisés qui ont rejoint l’armée Nationale. Pour ceux-là, il n’y a pas eu des problèmes majeurs. La grande majorité de ces démobilisés est encore dans les rangs des FARDC jusqu’à nos jours et ne posent pas des problèmes majeurs. Cependant, le problème se pose du côté de démobilisés candidats au désarmement et à la réinsertion. Ils ont connu des déboires tels que beaucoup parmi eux ont entendu le signal de certains de leurs commandants déçus parce que le grade leur octroyé, pour leur insertion dans les rangs des FARDC, ne correspondait pas à leur attente. Tenez, un jour au site DDR d’AVEBA, dans la Collectivité de LENDU BINDI, a-t-on appris, sur 2000 ex- combattants qui avaient déjà rendu leurs armes et qui s’attendaient à recevoir un Kit de réinsertion, seuls 500 l’avaient effectivement reçu. La proportion d’insatisfaits, si on s’en tient à ce qui a été rapporté dans ce centre de Réinsertion serait de ¼. Ce qui veut dire que sur les 12.000 hommes faisant partie des FRPI déclarés, outre les 2000 qui ont effectivement rejoint les FARDC, 8000 étaient insatisfaits. Ce sont ceux-là qui sont candidats à la continuation des troubles. On peut donc affirmer que les programmes DDR mal exécutés seraient la raison première de la poursuite de la guerre par le FRPI. D’après certaines informations éparses, l’on peut aussi ajouter l’arrestation de certains d’entre eux depuis 2005, sans jugement, au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-prison centrale de MAKALA et le non respect du cahier des charges leur présenté par les Commandants du FRPI L’autre question que l’on peut se poser est celle de savoir si le Gouvernement Central est resté, depuis toutes ces années, insensible à la situation de guerre dans le territoire d’Irumu, terroir des LENDU BINDI ou encore simplement NGITI. Cela serait très peu probable, car on sait le Président de la République très sensible à tout problème sécuritaire à l’Est du pays. Il en est de même du Gouvernement provincial. En fait, le Gouvernement Central et Provincial ont débloqué en leurs temps des fonds afin de faciliter les négociations avec le Groupe Armé. Une enquêté menée a rapporté que les fonds du Gouvernement Provincial n’ont atteint le but qu’une fois par le canal de l’Honorable député ADIRODU DJARI WILSON. Ceci, pour dire que les revendications de ces jeunes gens qui continuent la guerre n’ont jamais été entendues au sommet de l’Etat. Or, il est connu qu’il est préférable de terminer une guerre d’une manière pacifique que par une autre guerre. Voilà une raison de plus qui explique la persistance de cette guerre. L’autre raison de la poursuite de la guerre est qu’il existe quelques hauts responsables à Kinshasa et à Bunia qui ont instrumentalisé le FRPI à leurs propres fins. Certains Politiciens, en effet, ont longtemps tiré de cette guerre des dividendes politiques à Kinshasa. Ils se présentent comme les seules personnes capables de la terminer et obtiennent ainsi un positionnement enviable auprès du Chef de l’Etat et du Gouvernement à cause de leur connaissance du conflit et déclarent connaître les ficelles pouvant la terminer. Il semblerait que, de retour dans leur fief, ces mêmes individus seraient en train de donner de l’argent à ces mêmes combattants pour qu’ils ne déposent pas les armes. Ce groupe armé a été un fond de commerce judicieusement utilisé par ces politiciens véreux. En Décembre dernier, les Commandants FRPI voulaient déposer les Armes. Le fait que ce groupe ait été longtemps réfractaire au désarmement, a attiré tous les fauteurs de troubles de l’Ituri qui ont trouvé dans ce coin du pays un territoire propice à leurs crimes et à des revendications difficiles à satisfaire. On y trouve maintenant des Hema et des Lendu réclamant le relaxe de NGUDJOLO et Thomas LUBANGA de la CPI et ainsi de suite. Enfin, il y a le fait que dans ce groupe ethnique, il y avait un manque criant de leadership, qui aurait fait le travail pédagogique parmi les combattants et parmi les commandants de ceux-ci afin de leur faire ressortir avec clarté toutes les dividendes qu’ils pourraient tirer de la paix. Tous ces facteurs rassemblés ont favorisé la poursuite du conflit jusqu’à ce jour. Puisque les paramètres ont changé, il y a lieu de penser à la négociation. D’abord parce que les Combattants de ce groupe armé semblent essoufflés et fatigués par la guerre. Ils font parvenir par plusieurs moyens des propositions de paix aux autorités qui n’ont pas encore saisi ni exploité cela. Ensuite, leurs déboires militaires ont fait ressortir un affaiblissement de leur potentiel de nuisance. Pour terminer, il y a maintenant des jeunes leaders parmi leurs frères qui offrent leurs services pour conduire les négociations avec eux et les autorités, ces étudiants NGITI qui avaient réussi le mois passé de faire sortir leurs frères et sœurs ethniques piégés par les Combats entre les lignes FARDC et celles du Groupe Armé le mois passé. Les observateurs estiment que les Autorités, aussi bien centrales que provinciales, peuvent tirer profit de ces facteurs pour prendre langue avec les frères NGITI égarés et les ramener à la raison. D’ailleurs, ces étudiants, en l’occurrence MASUMBUKO ADABA, Président du Groupe, Dieudonné BAHATI KYENGA, Aimé SAFARI SINDUKU, MANAS ANGAIKA KOBVU tous, respectivement étudiants de la Faculté de Droit du Centre Universitaire de Kisangani, extension de BUNIA (CUEB) et M. AVALUMA WARA, FAUSTIN MUDJUNGE, étudiants à l’Université SHALOOM, ADIRODU NDEI de l’ISP /BUNIA estiment que 1000 personnes, des civils, sont encore coincées à MUKATO NGAZI. Ils posent la question de savoir qui se portera garant de leur sécurité en cas de reprise des hostilités. Il importe que les Responsables et les autorités endossent la responsabilité de la sécurité de ces personnes parmi lesquelles on compte 300 malades.

ARCHIAS BELABO Correspondance de BUNIA via la prosperité

mardi 27 avril 2010

Les victimes de Bogoro rejoignent enfin leur dernière demeure



Les villageois attendaient pour enterrer leurs proches assassinés pensant que la CPI pourrait avoir besoin des os comme éléments preuve contre les auteurs des crimes.
Les villageois de Bogoro, situé dans la province nord-est de l’Ituri en République démocratique du Congo, RDC, se sont entendu dire qu’ils pouvaient finalement enterrer les restes des personnes décédées dans les massacres de 2003 ayant eu lieu dans la ville, étant donné qu’il est peu probable qu’ils soient nécessaires dans les procès de crimes de guerre à venir.
“La Cour ne mène plus d’enquêtes,” a déclaré Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale, CPI, lors d’une visite dans la région, le 10 juillet dernier.
Bogoro a souffert de terribles atrocités en février 2003, lorsque les miliciens ont tué et violé les civils, laissant certains d’entre eux emprisonnés dans une salle remplie de cadavres.
Les villageois présumaient que la CPI allait avoir besoin des restes des victimes comme preuve afin de traduire les auteurs des crimes en justice. Mais la CPI affirme qu’elle n’a jamais dit aux villageois de ne pas enterrer leurs morts.
Dans une déclaration à l’IWPR, le Bureau du Procureur, BdP, avait déclaré, “Lors des enquêtes, la population de Bogoro avait attiré notre attention sur la présence de sites où des os étaient à l’air libre. Nous leur sommes immensément reconnaissants pour leur soutien et leur dignité. Notre enquête est terminée. Tous les restes peuvent maintenant être enterrés.”
Jusqu’à présent, deux chefs rebelles – Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo – ont été inculpés en lien avec les attaques et devraient être jugés devant la CPI à La Haye à partir du 24 septembre.
Chacun d’entre eux est accusé de six chefs de crimes de guerre et de trois chefs de crimes contre l’humanité. Les chefs comprennent des accusations de meurtre, esclavage sexuel, utilisation d’enfants soldats et actes inhumains.
Samuel Mugeni Bahemuka, le Chef de Bogoro, a exprimé sa satisfaction par rapport aux récentes déclarations de Moreno-Ocampo.
“Des crânes et des os des villageois décédés s’étalent dans les champs,” a-t-il dit à l’IWPR. “Les gens sont contraints de les voir chaque jour et ce n’est pas vraiment une bonne chose.”
“Nous nous sentons toujours très mal quand nous voyons ces os,” explique Amos Tibantura, un habitant de Bogoro qui est hanté par la tragédie. “Quand nous les voyons, nous nous souvenons automatiquement de nos parents, frères et sœurs qui ont été massacrés ici.”
Kezia Mugeni, mère de neuf enfants, a ajouté que le fait de voir les os chaque jour n’était pas bon pour la santé psychologique des survivants.
“Parfois les survivants crient et se rappellent la vie meilleure qu’ils avaient quand leurs proches étaient encore vivants,” explique-t-elle. “Lorsqu’une personne meurt, elle doit être enterrée pour que les gens puissent passer à autre chose. Ce n’est pas le cas ici. Les os sont dehors exposés en permanence au soleil et à la pluie et nous nous imaginons que ceux qui ne sont pas enterrés sont nos proches qui nous ont abandonnés. Cela nous affecte beaucoup.”
Le conflit dans la province de l’Ituri au nord-est de la RDC est le résultat de rivalités historiques entre des groupes tribaux, et surtout les Lendu et les Hema.
Des combats particulièrement brutaux ayant eu lieu entre 1999 et 2003 auraient fait près de 50 000 victimes, selon les Nations Unies.
Le Front nationaliste et intégrationniste, FNI, et la Force de résistance patriotique de l’Ituri, FRPI, affirment combattre les Lendu. L’Union des patriotes congolais, UPC, est alignée sur les Hema.
La CPI indique que Katanga est accusé d’avoir mené le FRPI, alors que Ngudjolo aurait été à la tête du FNI. Le chef de milice rival Thomas Lubanga, dont le procès devant la CPI a commencé le 26 janvier dernier, est l’ancien chef de l’UPC.
“L’Ituri est devenu une nécropole,” explique Pilo Kamaragi, un porte-parole du groupe ethnique Hema en Ituri. “Le district est marqué par des massacres et des actes de cannibalisme. Depuis 1999, des milliers de gens ont été massacrés. Les fœtus ont été extraits des ventres de leurs mères. Les femmes ont été violées en groupe. Les auteurs coupaient les têtes de leurs victimes et paradaient avec au bout de lances dans les rues.”
Le BdP indique qu’il est “passé à une nouvelle phase d’enquête”, concentrant la plupart de ses efforts sur les provinces des Kivu plutôt que l’Ituri. Les réactions de Moreno-Ocampo pourraient donc être perçues par d’autres villages comme un signal pour enterrer eux aussi leurs morts.
Le BdP n’a pas complètement exclu de nouvelles enquêtes en Ituri. “Nous serons guidés par les exigences juridiques de la gravité et de l’admissibilité,” a déclaré le BdP dans un communiqué.
Jean Bosco Lalo, président de la Société civile à Bunia, la capitale régionale, maintient que les enquêtes de la CPI en Ituri n’ont pas été assez étendues.
“Tout l’accent a été mis sur Bogoro et Zumbe, mais le mal fait dans ces endroits est moindre que celui fait à Nyankunde, où les enquêtes n’ont pas encore eu lieu,” a-t-il indiqué à l’IWPR. “Je ne comprend pas pourquoi la CPI ne veut pas parler de ça.”
Nyankunde se trouve à quelques 20 kilomètres au sud-ouest de Bogoro. Selon les organisations des droits de l’Homme, en septembre 2002, les miliciens de l’ethnie Ngiti avaient lancé une attaque sur le village dans lequel des centaines d’hommes et de femmes de l’ethnie Bira furent tués.
Lalo indique que, comme à Bogoro, des os humains sont éparpillés à Nyankunde. Mais ils ne sont pas encore enterrés, au cas où ils seraient nécessaires à des enquêtes futures.
Malgré les inquiétudes locales, Moreno-Ocampo a déclaré aux villageois qu’il n’est pas prêt à commencer de nouvelles enquêtes en Ituri.
“Nous pouvons fournir plus d’informations sur les crimes commis avant 2002, mais nous ne pouvons pas les poursuivre,” a-t-il dit. “Nous ne pouvons pas poursuivre tous les crimes commis après 2002, bien que cela puisse être fait de différentes manières, comme au moyen d’une commission de vérité et réconciliation, de juges nationaux ou d’autres institutions.”
L’utilisation d’os pour apporter des preuves médico-légales dans les procès de crimes de guerre n’est pas un phénomène nouveau. En 1999, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie avait déployé une équipe d’enquêteurs médico-légaux au Kosovo pour ouvrir les charniers et déterminer s’il y avait eu un modèle répété lors des conflits des Balkan dans les années 1990.
“Les fractures sur les os peuvent apporter des preuves sur le moment où le meurtre a eu lieu, et la nature des blessures infligées,” a expliqué un expert médico-légal qui a préféré rester anonyme.
“Si les fractures sont toutes du même type, et qu’elles peuvent être attribuées à la même période, cela pourrait indiquer des meurtres généralisés. Si différents groupes d’os contiennent des dates différentes, cela peut suggérer que les massacres ont eu lieu à un certain nombre d’occasions.”
Même si les os sont inhumés, ils ne perdent pas nécessairement leur valeur médico-légale, s’ils devenaient nécessaires à l’avenir.
“Tout dépend de la manière dont ils sont enterrés,” a expliqué l’expert médico-légal. “Cela peut être influencé par la température du pays, la profondeur de la tombe et par le risque que des animaux les découvrent.”



Jacques Kahorha

lundi 19 avril 2010

ITURI CONTINUE DE PERDRE LES SIENS POUR RIEN!!


Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert un couloir humanitaire pour permettre la sortie de centaines de civils pris entre les feux de l’armée et des milices rebelles dans la Province Orientale, dans le nord-est du pays.


Frères d’armes…Des soldats de l’armée congolaise et des Casques Bleus patrouillent ensemble au sud de Bunia, capitale du district de l’Ituri« Nous avons décidé [d’ouvrir] ce couloir, car nous avons enregistré plusieurs centaines de morts et une morbidité sévère parmi la population civile bloquée entre les milices et les FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo]. Avec ce [couloir], ils vont sortir et rejoindre les zones sécurisées », a dit Rustic Avo, Vice-commissaire de district de l’Ituri. Selon les autorités locales, au moins 5 000 civils sont bloqués depuis décembre 2009 dans la zone de Mukato Ngazi, à environ 100 km au sud de Bunia, suite à une grande offensive du gouvernement contre les rebelles à PotoPoto, Mokato et Tchey, au sud de Bunia, la ville principale du district d’Ituri. « Ils ont soufferts et continuent de souffrir. Les FARDC les prenaient [pour] des milices [rebelles]… et les milices rebelles les [utilisaient] comme boucliers – ils les ont pillés, torturés et violés », a dit un notable Ngity local de la communauté des Walendu bindi qui a préféré garder l’anonymat. Le 12 mars, la société civile des Walendu Bindi a dit que des soldats avaient ouvert le feu sur un groupe de femmes qui se rendaient dans les champs pour chercher des feuilles de manioc afin de nourrir leur famille. Six d’entre elles auraient été tuées, dont deux femmes enceintes. Un groupe d'activistes étudiants, qui s’est rendu dans la région en mars, a exprimé son inquiétude. « Nous [y] avons passé seulement quatre jours et avons enregistré 21 morts, ainsi que plusieurs tombes ici et là. La plupart des morts étaient [des femmes et des enfants] », a dit Adaba Masumbuko, président du groupe. Les étudiants ont également constaté un manque d’infrastructures sanitaires et d’écoles. « J’ai dénombré près de 300 malades, qui ne pouvaient pas se tenir debout », a dit Kobvo Angaika, un autre membre du groupe. Ces personnes et leurs familles ne sont de toute évidence pas en état d'emprunter le couloir humanitaire, a-t-il ajouté. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés a déployé deux camions dans le village d’Ozoba, dans le territoire d’Irumu, pour transporter les personnes déplacées qui sont affaiblies par les longues marches. Des morts en route

Région de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du CongoSelon M. Avo, le Vice-commissaire de district de l’Ituri, environ 10 civils sont morts lors du déplacement. Quatre autres sont morts à Aveba, à 90 km au sud de Bunia. « Nous avions pensé que les [personnes les] plus malades [seraient] évacuées par hélicoptère », a-t-il dit. La Fédération luthérienne mondiale a commencé à distribuer de l’aide alimentaire à environ 47 000 personnes déplacées dans la région. Médecins sans frontières Suisse a également établi une aire médicale de transit à Aveba où les victimes de violences sexuelles sont soignées. Jusqu’ici, la Commission mouvements de population de l’Ituri a recensé 167 000 personnes déplacées, dont 64 pour cent se trouvent à Irumu, au sud de Bunia, où l’armée a affronté le FRPI (Front de résistance patriotique en Ituri) et le FPJC (Front populaire pour la justice au Congo). Selon le programme national de désarmement, environ 2 000 de ces miliciens n’ont pas encore rendu les armes. Les autorités du district constatent toutefois qu’il est difficile de chiffrer le nombre exact de personnes déplacées, certains ayant trouvé refuge en Ouganda. Selon la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC), les milices rebelles essayent de se réapprovisionner en munitions et en nourriture suite aux récentes opérations menées contre elles par l’armée et la MONUC. En ce moment, la zone au sud de Bunia reste dangereuse et une escorte militaire est nécessaire pour y accéder, a dit Jean-Charles Dupin, directeur du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires dans la Province Orientale.
IRIN

lundi 12 avril 2010

6.000 signatures pour réclamer les prisonniers de l’Ituri




A en croire à monsieur John Tinanzabo, plus de 6.000 ressortissants de l’Ituri ont apposé leurs signatures au bas d’une pétition qui exige le jugement des détenus ituriens incarcérés dans des prisons à travers la RDC.Ce secrétaire général de l’UPC a annoncé aux journalistes de Bunia que cela fait plus de cinq ans que quelques ténors des groupes armés de l’Ituri croupissent dans des cellules de prisons à travers le pays. Ces infortunés sont privés de leur liberté sans aucune procédure judiciaire. Ils n’ont jamais été entendus et encore moins condamnés. Cinq ans c’est trop c’est exclamé John Tinanzabo qui ne comprenait pas le mutisme de la société civile de l’Ituri et des organisation de droits de l’homme à cet effet.Son parti politique, l’UPC, a initié une pétition pour réclamer le jugement de ses fils de l’Ituri en vue d’établir la justice, c'est-à-dire condamner les fautifs et élargir des innocents.Aussi, a-t-il invité la société civile de l’Ituri et les organisations de droits de l’homme de se pencher sur cette situation. Recueillir 6.000 signatures, une première de l’histoire des partis politiques en province Orientale, c’est toute la mesure de l’intérêt que les ressortissants de l’Ituri accordent à cette question.Pour John Tinanzabo, le jugement de ces compatriotes permettrait de dissiper certaines zones d’ombres sur ce qui c’est réellement passé en Ituri.Tous ces captifs bénéficient de la présomption d’innocence. Leur détention sans jugement relève de l’arbitraire.(Le milénnaire)






Après Thomas LUBANGA, John TINANZABO le Président a.i de l’UPC réapparaît sur scène tout en invitant les autres Partis politiques à la coalition dans l’opposition
Radio Canal Révélation (Bunia) - Gratien de Saint Nicolas IRACAN
Le Président de l’Union de Patriotes congolais ad interim UPC demande aux autres Partis Politiques nés en Ituri de pouvoir se coaliser pour les prochaines élections locales, législatives et présidentielles en 2011 et 2012. John TINANZABO a fait cette déclaration hier alors qu’il se retrouve encore en vacances parlementaires à Bunia. Pour ce Député provincial une forte union politique permettrait le changement en Province Orientale, vue les différentes difficultés que connaissent la contrée ce dernier temps, bien que la majorité des partis politiques soient alliés à l’AMP, alliance pour la majorité présidentielle, la plate forme actuellement au pouvoir. Par ailleurs John TINANZABO demande aux autorités de la Cour Pénale Internationale de pouvoir médiatiser le procès de Thomas LUBANGA pour une bonne transparence auprès du peuple Iturien. Il demande aussi aux Gouvernement congolais de libérer les prisonniers politiques ituriens arrêtés depuis cinq ans et détenus à la prison de Makala à Kinshasa, sans jugement. John TINANZABO est le Président Intérimaire de l’UPC, un parti politique qui a une origine politico militaire et dont le Président Thomas LUBANGA se retrouve comme première personne arrêtée à la Cour Pénal Internationale, accusé d’avoir enrôlé des enfants soldats entre 2002 et 2003 pour combattre en Ituri, alors que John TINANZABO à l’époque était le Secrétaire Général du Parti...


Radio Canal Révélation

vendredi 9 avril 2010

Entre la RDC et l’Ouganda, un ( autre)conflit à venir


LAC ALBERT

Un conflit se profile à l’horizon entre la République Démocratique du Congo et son voisin l’Ouganda sur le tracé de la frontière entre les deux pays. Déjà, la presse internationale aborde des sujets sur le différend qui opposerait Kampala et Kinshasa. Récemment, une chercheuse de l’Autorité nationale ougandaise de gestion de l’environnement (Nema) s’est confiée à l’Agence France presse, Afp, à ce sujet. La chercheuse de Nema a évoqué les vraies raisons de ce tiraillement. D’après elle, les vraies raisons se trouveraient dans le pétrole dont regorgent les sous-sols du bassin du lac Albert et de la rivière Semliki qui séparent les deux pays.

« Nous savons qu’il y a du pétrole autour et sous le lac Albert. Et quand il y a du pétrole en jeu, vous ne savez jamais ce qui peut arriver. Cela peut déboucher sur un conflit », a récemment déclaré la chercheuse de l’Autorité nationale ougandaise de gestion de l’environnement (Nema), à l’AFP.
Si du côté congolais très peu de prospections ont été menées, en Ouganda, des forages et des études sismiques ont révélé des gisements pouvant atteindre 2,2 milliards de barils, une quantité supérieure aux réserves prouvées de la Guinée équatoriale (1,7 milliard de barils) ou encore du Congo-Brazzaville (180 millions de barils). Et il ne s’agit là que des résultats de la prospection de 30 % de la zone, dont la richesse en hydrocarbures ne cesse d’attirer les majors (ENI, Total, Cnooc et récemment Lukoil…).
Pour la RD Congo et l’Ouganda, qui s’accusent mutuellement d’empiéter sur leurs territoires réciproques, chaque portion de terre gagnée correspond à des barils de pétrole supplémentaires. La RD Congo, déjà productrice de pétrole, veut accroître ses réserves actuellement estimées à 1,3 milliard de barils, mais aussi augmenter sa production. L’enjeu est encore plus important pour l’Ouganda. Le pays, qui importe actuellement 600.000 tonnes d’hydrocarbures par an pour plus de 250 millions de dollars, espère couvrir ses besoins domestiques de 11.000 barils par jour (b/j) et devenir exportateur.
La construction d’une raffinerie pouvant produire jusqu’à 200.000 b/j est à l’étude avec des investisseurs étrangers. Le groupe français Total et le chinois Cnooc sont en lice pour développer ces projets dont le besoin en financement est estimé à près de 15 milliards de dollars. D’ici là, les commissions mises en place par chaque pays devront rendre des rapports avec des propositions de tracé de la frontière. « Quoi qu’il arrive, assure le porte-parole du gouvernement congolais, le ministre Lambert Mende, les deux pays se sont mis d’accord pour une exploitation commune des gisements qui se trouveront à cheval sur leur frontière commune. »




D.I.A.

jeudi 1 avril 2010

L'origine du "Poisson d'avril"

Jour saint pour tous les blagueurs, le 1er avril est traditionnellement synonyme de farce. Les professeurs sont souvent les victimes d'élèves ingénieux, les médias diffusent allègrement des canulars et tout le monde y va de son piège. Petit retour sur la plus rigolote des traditions.

A l'origine était Charles IX

Si l'origine du poisson d'avril est controversée, l'hypothèse la plus courante le fait naître au 16ème siècle. En 1564, le roi Charles IX a décidé que l'année ne commencerait plus le 1er avril mais le 1er janvier. Un changement a également décalé les échanges de cadeaux et d'étrennes qui marquaient le passage à la nouvelle année. Pour semer le doute au sujet de la date réelle du nouvel an, certains ont persisté à offrir des présents en avril. Avec le temps, les petits cadeaux d'avril se sont transformés en cadeaux pour rire, en blagues, puis en stratagèmes pour piéger les autres.

Pourquoi le choix du "poisson"

Si les farces sont désormais connues sous le nom de "poisson d'avril", cela remonte là encore à ce cher 16ème siècle. Les cadeaux que l'on s'offrait en avril étaient souvent alimentaires. Cette date étant à la fin du carême, période durant laquelle la consommation de viande est interdite chez les chrétiens, le poisson était le présent le plus fréquent. Lorsque les blagues se développèrent, l'un des pièges les plus courants était l'offrande de faux poissons.


Et dans les autres pays...

La tradition de la blague du 1er avril, au départ occidentale, s'est peu à peu diffusée. Elle s'exprime de différentes manières en fonction des pays. En Angleterre, par exemple, le 1er avril est l' "April's fool day". Les farces ne se font que le matin et si vous êtes piégé, vous êtes "une nouille". En Écosse, soyez deux fois plus vigilant qu'en France car les farceurs peuvent également sévir le 2 avril. Au Mexique, l'unique tour consiste à subtiliser le bien d'un ami. La victime aura en échange des bonbons et un petit mot lui indiquant qu'il s'est fait avoir. Il existe même une version indienne du poisson d'avril : elle a lieu le 31 mars et se nomme la fête d'"Huli

Arrestation de quatre dirigeants syndicaux du SYNCASS/district d'ituri


C’est depuis le samedi 26 mars 2010 que le magistrat Kalombo du district d’Ituri a ordonné l’arrestation de quatre camarades syndicalistes du Comité SYNCASS / d’Ituri dans la province Orientale, suite au memo qu’ils ont adressé au Gouverneur de cette Province en date du 13 mars 2010.
Dans ce memo de trois pages, le Comité du SYNCASS/ Ituri déplore amèrement l’abus du pouvoir, le traitement inhumain et dégradant dont sont victimes les membres de comité SYNCASS/Ituri de la part de Médecin Chef de District Sanitaire de Bunia, ainsi que Les listes de paie contenant à majorité les agents fictifs au détriment des agents travaillant réellement, le détournement de la prime de risque destinée à la paie des agents publics pour payer le personnel de la clinique privée (Freedom) du MCD/Bunia, la haine et inimitié entretenues par le Médecin Chef de District Sanitaire de Bunia entre les agents, les absences répétées de ce dernier « le MCD » dans son bureau à cause de prestations dans sa clinique privée entrainant ainsi la paralysie de l’administration au sein de District sanitaire de Bunia …
Face à cet acte irréfléchi, le SYNCASS dénonce cette nieme violation de la liberté syndicale dont fait l’objet ses membres dans cette partie de la république et exige leur libération sans condition, la securisation des syndicalistes des humeurs des autorités publiques à tous niveaux, une mission contrôle mixte syndicat + administration en Ituri pour établir les faits et proposer les pistes de solutions, l’annulation de la nouvelle affectation de camarade Secrétaire Exécutif Justin TCHETCHU et sa réhabilitation car c’est un délégué en cours de mandat syndical .
Africaefuture