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Chers lecteurs, merci de consulter notre blog. La Republique Democratique du Congo vient sortir d'une guerre de plus de 10 ans qui a fauché la vie à plus de cinq million des personnes; L'Ituri est l'un de ces coins du Congo qui a été le plus devasté par cette guerre; elle a perdu près d'un million des ses fils et filles et son image en est sortie terriblement ternie...Ce blog pose et tente de répondre à quelques questions sur cette tragedie: quelles sont les causes reelles des ces tueries, qui en sont les auteurs, que doit-ont faire pour eviter la répétition de cette tragedie? Nous vous proposons ici des articles des journaux,études fouillées et réflexions des éminents scientifiques sur le drame Iturien.

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mercredi 28 avril 2010

ITURI: Faut-il négocier avec les groupes armés résiduels ?





Le groupe armé FRPI en ITURI, dans le territoire d’IRUMU, en Province Orientale, s’oppose aux forces gouvernementales depuis 2004. En effet, il est en lutte contre les FARDC depuis que celles-ci sont rentrées en ITURI en 2004. Pourquoi donc ce groupe, aux élans patriotiques à ses débuts, s’est mué en un groupe rebelle contre son propre gouvernement ? Répondre à cette question est déjà un grand pas vers la résolution de ce conflit qui n’a que trop duré. Comment est-ce que ce groupe armé en est arrivé à cette rébellion ouverte contre le Gouvernement Central ? Pour comprendre cela, il faut revenir à la genèse du Conflit armé en Ituri, du temps du Feu Laurent-Désiré Kabila. A l’époque, les pays limitrophes, à l’Est du pays, l’avaient aidé à prendre le pouvoir à Kinshasa. Il s’agit notamment du Rwanda et de l’Ouganda qui avaient des affinités avérées avec les Hema, un de groupe ethnique de l’Ituri. Or, ce groupe ethnique Hema était à couteaux tirés avec les Lendu du nord tout comme avec les Lendu du Sud (les NGITI). Voila pourquoi les Lendu, qui craignaient une extermination probable orchestrée par le groupe ethnique qui leur était hostile, avec la complicité des pays voisins susmentionnés, s’étaient lancé dans la lutte armée. Le FRPI est donc un mouvement nationaliste, à l’instar des MAï MAï, engagé dans la défense de l’intégrité territoriale du Congo gravement compromise, et du groupe ethnique les WA LENDU BINDI, autrement appelé les NGITI. On aurait dû s’attendre à ce que ce Mouvement désarme facilement aussitôt que la guerre ethnique en ITURI, de 2000 à 2003, ait pris fin, parce que le FRPI invoquait comme prétexte, pour sa lutte, la protection de l’ethnie. Cela ne fut pas le cas malheureusement pour plusieurs raisons. La première, c’est l’échec des Programmes successifs ‘DDR’, Acronyme signifiant ‘Désarmement, Démobilisation, et Réinsertion ‘. Ici, beaucoup accusent le PNUD, institution chargée de conduire ce programme et la CONADER, l’exécutant. Il y a eu de démobilisés qui ont rejoint l’armée Nationale. Pour ceux-là, il n’y a pas eu des problèmes majeurs. La grande majorité de ces démobilisés est encore dans les rangs des FARDC jusqu’à nos jours et ne posent pas des problèmes majeurs. Cependant, le problème se pose du côté de démobilisés candidats au désarmement et à la réinsertion. Ils ont connu des déboires tels que beaucoup parmi eux ont entendu le signal de certains de leurs commandants déçus parce que le grade leur octroyé, pour leur insertion dans les rangs des FARDC, ne correspondait pas à leur attente. Tenez, un jour au site DDR d’AVEBA, dans la Collectivité de LENDU BINDI, a-t-on appris, sur 2000 ex- combattants qui avaient déjà rendu leurs armes et qui s’attendaient à recevoir un Kit de réinsertion, seuls 500 l’avaient effectivement reçu. La proportion d’insatisfaits, si on s’en tient à ce qui a été rapporté dans ce centre de Réinsertion serait de ¼. Ce qui veut dire que sur les 12.000 hommes faisant partie des FRPI déclarés, outre les 2000 qui ont effectivement rejoint les FARDC, 8000 étaient insatisfaits. Ce sont ceux-là qui sont candidats à la continuation des troubles. On peut donc affirmer que les programmes DDR mal exécutés seraient la raison première de la poursuite de la guerre par le FRPI. D’après certaines informations éparses, l’on peut aussi ajouter l’arrestation de certains d’entre eux depuis 2005, sans jugement, au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-prison centrale de MAKALA et le non respect du cahier des charges leur présenté par les Commandants du FRPI L’autre question que l’on peut se poser est celle de savoir si le Gouvernement Central est resté, depuis toutes ces années, insensible à la situation de guerre dans le territoire d’Irumu, terroir des LENDU BINDI ou encore simplement NGITI. Cela serait très peu probable, car on sait le Président de la République très sensible à tout problème sécuritaire à l’Est du pays. Il en est de même du Gouvernement provincial. En fait, le Gouvernement Central et Provincial ont débloqué en leurs temps des fonds afin de faciliter les négociations avec le Groupe Armé. Une enquêté menée a rapporté que les fonds du Gouvernement Provincial n’ont atteint le but qu’une fois par le canal de l’Honorable député ADIRODU DJARI WILSON. Ceci, pour dire que les revendications de ces jeunes gens qui continuent la guerre n’ont jamais été entendues au sommet de l’Etat. Or, il est connu qu’il est préférable de terminer une guerre d’une manière pacifique que par une autre guerre. Voilà une raison de plus qui explique la persistance de cette guerre. L’autre raison de la poursuite de la guerre est qu’il existe quelques hauts responsables à Kinshasa et à Bunia qui ont instrumentalisé le FRPI à leurs propres fins. Certains Politiciens, en effet, ont longtemps tiré de cette guerre des dividendes politiques à Kinshasa. Ils se présentent comme les seules personnes capables de la terminer et obtiennent ainsi un positionnement enviable auprès du Chef de l’Etat et du Gouvernement à cause de leur connaissance du conflit et déclarent connaître les ficelles pouvant la terminer. Il semblerait que, de retour dans leur fief, ces mêmes individus seraient en train de donner de l’argent à ces mêmes combattants pour qu’ils ne déposent pas les armes. Ce groupe armé a été un fond de commerce judicieusement utilisé par ces politiciens véreux. En Décembre dernier, les Commandants FRPI voulaient déposer les Armes. Le fait que ce groupe ait été longtemps réfractaire au désarmement, a attiré tous les fauteurs de troubles de l’Ituri qui ont trouvé dans ce coin du pays un territoire propice à leurs crimes et à des revendications difficiles à satisfaire. On y trouve maintenant des Hema et des Lendu réclamant le relaxe de NGUDJOLO et Thomas LUBANGA de la CPI et ainsi de suite. Enfin, il y a le fait que dans ce groupe ethnique, il y avait un manque criant de leadership, qui aurait fait le travail pédagogique parmi les combattants et parmi les commandants de ceux-ci afin de leur faire ressortir avec clarté toutes les dividendes qu’ils pourraient tirer de la paix. Tous ces facteurs rassemblés ont favorisé la poursuite du conflit jusqu’à ce jour. Puisque les paramètres ont changé, il y a lieu de penser à la négociation. D’abord parce que les Combattants de ce groupe armé semblent essoufflés et fatigués par la guerre. Ils font parvenir par plusieurs moyens des propositions de paix aux autorités qui n’ont pas encore saisi ni exploité cela. Ensuite, leurs déboires militaires ont fait ressortir un affaiblissement de leur potentiel de nuisance. Pour terminer, il y a maintenant des jeunes leaders parmi leurs frères qui offrent leurs services pour conduire les négociations avec eux et les autorités, ces étudiants NGITI qui avaient réussi le mois passé de faire sortir leurs frères et sœurs ethniques piégés par les Combats entre les lignes FARDC et celles du Groupe Armé le mois passé. Les observateurs estiment que les Autorités, aussi bien centrales que provinciales, peuvent tirer profit de ces facteurs pour prendre langue avec les frères NGITI égarés et les ramener à la raison. D’ailleurs, ces étudiants, en l’occurrence MASUMBUKO ADABA, Président du Groupe, Dieudonné BAHATI KYENGA, Aimé SAFARI SINDUKU, MANAS ANGAIKA KOBVU tous, respectivement étudiants de la Faculté de Droit du Centre Universitaire de Kisangani, extension de BUNIA (CUEB) et M. AVALUMA WARA, FAUSTIN MUDJUNGE, étudiants à l’Université SHALOOM, ADIRODU NDEI de l’ISP /BUNIA estiment que 1000 personnes, des civils, sont encore coincées à MUKATO NGAZI. Ils posent la question de savoir qui se portera garant de leur sécurité en cas de reprise des hostilités. Il importe que les Responsables et les autorités endossent la responsabilité de la sécurité de ces personnes parmi lesquelles on compte 300 malades.

ARCHIAS BELABO Correspondance de BUNIA via la prosperité

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